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  • J'ai visité le 18 juillet 2016:le Musée des Beaux-Arts de Rouen

    D'origine révolutionnaire, le musée des Beaux-Arts de Rouen a été créé par le décret Chaptal de 1801 mais les premiers récolements en vue de la constitution d'une collection publique remontent à 1790. Le musée trouve un premier abri dans l'église des Jésuites et accueille le public dès 1799, avant un transfert dans le nouvel Hôtel de Ville où il est inauguré en 1809 avec un catalogue de 244 peintures. L'enrichissement des collections est spectaculaire au cours du XIXe siècle. Le Démocrite de Velázquez entre avec la collection du peintre Gabriel Lemonnier, l'un des fondateurs du musée; Delacroix demande le dépôt à Rouen de son chef-d'œuvre, La Justice de Trajan en 1844 ; on recherche les œuvres des enfants du pays : Poussin, Géricault. Les achats et dons (Clouet, Van Dyck, Puget, Ingres, Moreau, Traversi…) comptent bientôt plus dans la collection que les saisies napoléoniennes envoyées en 1803 (Gérard David, Véronèse, Rubens).

    La collection passe de 300 tableaux en 1823 à 600 « de premier mérite » en 1878, dans un musée désormais cité comme « le plus complet de France après celui de Paris ».

    Le besoin d'un nouveau bâtiment est devenu impérieux. Le maire demande en 1873 à l'architecte Louis Sauvageot un projet qui aboutit en 1880 à l'ouverture d'une première aile, et en 1888 à celle de l'ensemble qui abrite encore aujourd'hui le musée et la bibliothèque. Cent ans plus tard, une rénovation complète s'engage. Achevée en 1994, elle restitue sous la houlette d'Andrée Putman la qualité architecturale d'un bâtiment malmené par le XXe siècle, tout en augmentant habilement sa superficie. Au cours de ce siècle la collection a changé d'échelle grâce à des donations exceptionnelles (les impressionnistes de François Depeaux en 1909, le fonds Jacques-Emile Blanche en 1921, l'incroyable donation Baderou de près de 400 tableaux et 5000 dessins en 1975, les Modigliani de la famille Alexandre en 1988-2001), mais aussi des achats très heureux : Caravage en 1955, Poussin en 1975.

    Les collections

    Le musée des Beaux-Arts abrite l'une des plus prestigieuses collections publiques de France qui réunit peintures, sculptures, dessins et objets d'art de toutes écoles, du XVe siècle à nos jours. Pérugin, Gérard David, Clouet et Véronèse constituent les premiers grands jalons d'un parcours qui se prolonge avec un ensemble exceptionnel de peintures du XVIIe siècle : il compte des chefs-d'œuvre de Rubens, Caravage, Velázquez, Vouet, La Hyre, Poussin, Le Sueur... Les salles consacrées à l'art du XVIIIe siècle confrontent des peintures de Fragonard, Boucher et Hubert Robert, des sculptures et des objets d'arts. Par la richesse du fonds, par l'ampleur des mouvements artistiques représentés, par la présence d'œuvres de référence des plus grands maîtres d'Ingres à Monet, le musée est un temple de la peinture du XIXe siècle : Géricault, Delacroix, Corot, Gustave Moreau, Degas ou Monet y sont représentés par certains de leurs chefs-d'œuvre, alors que la donation de François Depeaux (1909) a établi à Rouen la première collection impressionniste de France hors de Paris. Modigliani, Dufy et les frères Duchamp ouvrent les collections du XXe siècle, qui se développent essentiellement autour du groupe de Puteaux, puis de l'abstraction (Vieira da Silva, Dubuffet, Nemours). Avec des œuvres ambitieuses de Delvoye ou Varini, l'art du XXIe siècle est désormais entré au musée.

    Régulièrement exposés, souvent prêtés à l'extérieur, les dessins du musée des Beaux-Arts contribuent depuis longtemps au rayonnement de l'institution. Jouant de la complémentarité avec le fonds conservé à la Bibliothèque municipale, le cabinet d'arts graphiques riche de quelque huit mille feuilles bénéficie d'une réputation internationale, largement redevable à l'exceptionnelle donation d'Henri et Suzanne Baderou en 1975 : avec plus de cinq mille dessins, ce sont des pièces majeures de Vouet, Tiepolo, Ingres ou Degas qui ont alors rejoint le musée. Plusieurs évènements ont permis de dévoiler au moins partiellement la richesse du fonds rouennais, notamment à l'étranger : mentionnons notamment l'exposition anthologique présentée à Washington, New York, Minneapolis et Malibu en 1980-1981 (French master drawings from the Rouen Museum : from Caron to Delacroix). Les dessins italiens ont fait l'objet d'une luxueuse publication (Grandi disegni italiani delle collezioni pubbliche di Rouen, 2003), réalisée à la demande de Silvana Editoriale.

    Expositions

    http://mbarouen.fr/fr/le-musee-des-beaux-arts

  • Nous nous sommes baladés au Pays des Impressionnistes il y a 15 jours Encore beaucoup à voir

    Logo de l'organisation
    Logo du Pays des Impressionnistes
    Carte de l'organisation
    Carte montrant la boucle de la Seine

    Le Pays des Impressionnistes est un label créé par le syndicat intercommunal à vocations multiples des Coteaux de Seine en 2001 afin de valoriser le patrimoine culturel de cette région d'accueil touristique1. Neuf communes du département des Yvelines qui longent la boucle de la Seine et où, au cours du xixe siècle, des peintres impressionnistes ont exercé leur art sont associées à cette création : Bougival, Carrières-sur-Seine, Chatou, Croissy-sur-Seine, Le Pecq, Le Port-Marly, Louveciennes, Marly-le-Roi et Noisy-le-Roi2,3. On y trouve le Chemin des Impressionnistes, quatre parcours pédestres jalonnés de reproductions de peintures témoignant du caractère encore remarquable des paysages des sites impressionnistes, proposés à l'inscription au Patrimoine mondial de l'humanité depuis 2009. Rueil-Malmaison, situé dans le département des Hauts-de-Seine, les a rejoint en 20104, année où huit de ces communes confient la mission de développement touristique du Pays des Impressionnistes à l’Office de Tourisme de Marly-le-Roi, qui propose des croisières impressionnistes le long des berges de la Seine, et des visites d'ateliers de peintres contemporains.

    De tous les Impressionnistes, Alfred Sisley séjourna le plus longtemps dans la boucle de la Seine et y réalisa le plus grand nombre de tableaux5.

    En 1994, les communes regroupées en syndicat intercommunal à vocations multiples des Coteaux de Seine inaugurent le « Chemin des Impressionnistes »2, un parcours pédestre gratuit où sont exposés une série de plaques émaillées figurant des reproductions de tableaux impressionnistes, là où ils furent créés un siècle plus tôt. Cette série fut complétée en 1997 par une seconde, puis en 2000 par deux plaques au Pecq qui rejoint alors le SIVOM. En tout, il y a 35 reproductions de tableaux. Rassemblant dans une région réduite un nombre important de tableaux célèbres, ces communes réussirent à mettre en lumière une page fondamentale de l'histoire de l'art, donnant une seconde vie à une histoire locale méconnue6. Les paysages des berges de la Seine ont en effet inspiré Gustave Courbet, Jean-Baptiste Camille Corot, Édouard Manet2, Camille Pissarro, Claude Monet ou encore Alfred Sisley. Des reproductions de leurs tableaux balisent l'itinéraire de Carrières à Chatou, en passant par Louveciennes7, aboutissant à l'île des Impressionnistes, ancien refuge des peintres et des poètes, qui abrite de nos jours le Musée Fournaise et sa collection de peintures, là ou Auguste Renoir peignit son célèbre Déjeuner des canotiers8,9.

    En 2001, pour entretenir l'héritage culturel laissé par les Impressionnistes, neuf communes riveraines de la Seine, Carrières-sur-Seine, Chatou, Croissy-sur-Seine, Bougival, Louveciennes, Marly-le-Roi, Le Port-Marly, Le Pecq et Noisy-le-Roi, crèent le label et la structure « Pays des Impressionnistes » présidée par Pierre Lequiller10. Ce label, déposé à l'Institut national de la propriété industrielle, a été reconnu par la Fédération Nationale des Pays d'accueil touristique11.

    Le SIVOM des Coteaux de Seine12 est l'établissement public qui promeut le développement touristique et fluvial du Pays des Impressionnistes. Dans cette perspective, un réseau de 5 haltes fluviales à Bougival, Chatou, Croissy et Carrières-sur-Seine a été créé en 200613,14. L'architecte malienne Sirandou Diawara a été responsable de ce projet d'aménagement des berges15,16.

    En 2009, le président du Pays des impressionnistes rejoint un mouvement visant à inscrire l'ensemble des sites impressionnistes du monde à l'Unesco, au Patrimoine mondial de l'humanité17.

    En 2010, Rueil-Malmaison rejoint le Pays des Impressionnistes18, et avec les autres communes décident de confier la mission de développement de l'activité touristique à l’Office de Tourisme de Marly-le-Roi19, une association loi 190120.

    • ous les eaux25.
    • Le circuit Monet est un parcours de 4.25 km, partant de Chatou, passant par Croissy-sur-Seine et arrivant à Bougival. Il comporte 5 reproductions : Le pont du chemin de fer à Chatou (1881) et La Grenouillère (1869) par Pierre-Auguste Renoir, Bain à la Grenouillère (1869) et Le pont de Bougival(1869-1870) par Claude Monet, et Bords de Seine (1883) par Berthe Morisot28. La berge de la Grenouillère, à la limite de Chatou et de Croissy, comporte un alignement de vieilles bâtisses dont l'architecture du style de la Belle Époque rappelle l'ambiance de la fin du xixe siècle, c'est le lieu le plus emblématique du Pays des Impressionnistes29.

    Les toiles montrent, en creux, qu’avec le temps ces berges de la Seine se sont industrialisées, perdant leur aspect bucolique qui attirèrent les artistes, depuis les précurseurs dont Charles-François Daubigny et