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Ce livre propose la « biographie d'un lieu », Le Brady, dernier cinéma de quartier parisien. L'auteur, qui y fut projectionniste dans les années 2000, a tiré de cette expérience un texte foisonnant, drôle et informé. Il met en scène ses collègues, l'increvable propriétaire J.-P. Mocky, les fondus de films « bis » (fantastique, gore, kung-fu, western-spaghetti voire moussaka, porno), mais aussi d'autres spectateurs atypiques (sans-logis, retraités maghrébins, amateurs de brèves rencontres), et tous les riverains occasionnels (prostituées, coiffeurs afro, soiffards). Le Brady, cinéma des damnés reconstitue la mémoire des années turbulentes d'une salle obscure inclassable, comme le documentaire subjectif qui s'en inspire. Une somme inventive et attachante qui satisfera la curiosité de ceux qui croient encore que l'aventure est au coin de la rue.
Nous logions comme depuis presque treize ans (sauf rares exceptions) dans un hôtel du dixième arrondissement, pas loin de la gare de l’Est. Un hôtel très bien et pas trop cher (pour Paris), un hôtel où l’on est accueilli comme les habitués que nous sommes( ce qui est très agréable à Paris où l’accueil n’est pas toujours…) même si ces derniers temps, la fréquence de nos visites s’est beaucoup ralentie… Un hôtel chargé de (bons et mauvais) souvenirs puisque nous y allons depuis notre rencontre. Le quartier (calme et vivant en même temps) est aussi plein de souvenirs puisque je suis arrivée pendant des années à la gare de l’Est qui était souvent donc un lieu de rendez-vous pratique. En arrivant le soir, nous n’avons pas réfléchi longtemps à ce que nous voulions manger. Direction le passage Brady et ses restaurants indiens.
Et les deux midis où j’étais seule, j’ai encore mangé indien dans ce passage ou dans les rues en montant vers la Gare de l’Est.
Les inévitables nan et leurs multiples déclinaisons : nature, au fromage, à l’ail, à la viande…. Les curry et tandoori de bœuf, d’agneau… Les oignons frits (en entrée). Les accompagnements de riz, épinards etc. gargantuesques. La sauce au concombre. Etc. Tout ça accompagné d’un laasi, d’une bière ou d’un vin indien selon les circonstances.
Et le dernier jour de mon séjour à Paris, j’ai fait provision d’ingrédients pour cuisiner indien au Maroc à l’épicerie du passage Brady où se mêlent l’alimentaire, les encens, parfums etc.
A deux pas du métro Château d’eau, entre les rues du Faubourg St Martin et du Faubourg St Denis, le passage Brady nous offre une belle bouffée de nostalgie voyageuse au cœur du sub-continent indien.
Ouvert en 1828, son promoteur, le commerçant Brady, voulait en faire une des plus longue rue couverte de Paris. Malheureusement son projet n'aboutira pas et le passage deviendra un vulgaire bazar à friperies jusqu'en 1973 date à laquelle M. Ponnoussamy, originaire de Pondichéry, installera le tout premier restaurant indien. Il sera rejoint très vite par de nombreux compatriotes. Sous 200m de verrière rafistolée, le passage abrite aujourd'hui une kyrielle de restaurants indo-pakistanais, des épiceries, des coiffeurs… tout ce petit monde cohabitant harmonieusement dans cet envoûtant microcosme au dépaysement garanti.
Plus haut que la gare de l'Est, en remontant la rue du Faubourg St Denis jusqu'aux abords du métro la Chapelle, on découvre une autre indiatown. Il s'agit ici des Pakistanais fuyant le thatchérisme du début des années 80 auxquels viendront s'ajouter d'abord des indiens et des Tamouls du nord du Sri Lanka puis des Bangladeshi. Dans les commerces de saris, des femmes en tunique de couleurs vives déballent de somptueux coupons rehaussés de fils d'or. Les coiffeurs barbiers exécutent, pour la modique somme de 7.5€ une coupe à l'ancienne plus ou moins réussie. Les loueurs de vidéos proposent non moins de 500 comédies musicales à l'eau de rose et autres mélos-sirop kitsch... La rue du Faubourg St Denis vaut à elle seule un aller-retour pour Bombay !
L'ensemble des verrières, des sols et des façades intérieures de la partie couverte, les deux pavillons encadrant le passage au 33 et 33 bis boulevard de Strasbourg et le porche d'entrée avec sa grille au 46 rue du Faubourg Saint-Denis. Ce passage a été construit en 1828 par le commerçant Brady. Il a été amputé en 1854 de sa partie centrale par le percement du boulevard de Strasbourg.La partie qui relie la rue du Faubourg Saint-Denis au boulevard de Strasbourg est couverte, celle qui va de ce boulevard vers la rue du Faubourg Saint-Martin ne l'est pas. À l'origine, le passage formait un ensemble homogène avec une élégante rotonde qui compensait le léger travers de son tracé.
Dès 1831, c'est un bazar à friperies, les revendeurs y abondent ainsi que les cabinets de lecture. Les plans de l'époque montrent la présence de bains. Au début du XXe siècle il fut délaissé.Depuis les années 1970-1980, il s'est orienté vers les commerces indiens et pakistanais.Le passage menacé par manque d'hygiène et d'entretien est en cours de restauration (verrière).
Ce samedi, j'ai à peine à vu l'image car à la lecture du mot "Jodhpurs", j'avais une représentation mentale. Et avec elle une cohorte d'autres images d'un paysage imaginaire de l'Inde où mon mari était allé pour son travail. De son propre aveu et indépendamment de sa volonté, il avait surtout vu l'aéroport et l'usine de textile indienne qui était le but de son voyage. La suite là-bas
Découvrez une collaboration entre le Musée d'Art Moderne, le Lycée Simone Weil et la BU !
Dans le cadre de la Nuit des Musées qui aura lieu le 17 mai 2025, les lycéens de terminale spécialité Anglais du Lycée Simone Weil lisent des extraits d’œuvres relatives à la condition féminine devant des œuvres exposées au Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne.
Découvrez ces lectures les jeudis 1er mai, 8 mai, 15 mai, 22 mai et 29 mai à 19h.
Jeudi 1er mai
>La servante écarlate de Margaret Atwood
Jeudi 8 mai
>I want a wife de Judy Brady
Jeudi 15 mai
>La Belle au bois dormant de Charles Perrault
Jeudi 22 mai
>Roméo et Juliette / La mégère apprivoisée de William Shakespeare
Jeudi 29 mai
>Beaucoup de bruit pour rien de William Shakespeare
Le dernier rapport annuel «Art Basel and UBS Survey of Global Collecting» met en lumière les différences de genre et de génération en matière de goûts et de comportements dans le domaine de la collection.
Le titre choisi par le collectionneur Jean-Michel Attal donne le ton de cette deuxième exposition de groupe dédiée aux artistes qu’il défend au LAC Loukoums & Art Contemporain, à Paris.
L'alliance des arts numériques et de la performance pour penser le musée du futur
À l’honneur avec un mapping vidéo ponctuant l’accrochage permanent du MMVI, à Rabat, le Collectif Pixylone prépare un spectacle interrogeant la place du musée dans les pays du Maghreb et de la région MENA.
Florence Bourgeois est nommée directrice de la FIAC et de Paris Photo
Par Anna Brady & Alexandre Crochet.
Elle remplacera l’ancienne directrice de la FIAC Jennifer Flay qui, selon la rumeur, rejoindrait Art Basel, qui s’apprête à lancer une nouvelle foire au Grand Palais à Paris.
À lire dans le Daily numérique du vendredi 4 février 2022.
Cecilia Alemani dévoile son projet pour la 59e Biennale de Venise
Par Gareth Harris.
L’exposition comprendra «des artistes non conformes au genre qui remettent en question la figure de l’homme comme centre de l’univers».
À lire dans le Daily numérique du jeudi 3 février 2022.
Agnès Thurnauer: «Le Langage, c'est politique !»
Propos recueillis par Anaël Pigeat.
Le LaM, à Villeneuve-d’Ascq, ouvre «A comme boa», une exposition d’Agnès Thurnauer. Rencontre avec l’artiste franco-suisse dans son atelier à Ivry-sur-Seine.
À lire dans le mensuel The Art Newspaper de février 2022.
À São Paulo, l'art résiste face aux adversités
Par Philippe Régnier.
L’une des scènes artistiques les plus actives d’Amérique du Sud, riche de nombreuses galeries et institutions, redouble de dynamisme face à la politique culturelle agressive du gouvernement de Jair Bolsonaro. État des lieux.
À lire dans le mensuel The Art Newspaper de février 2022.
Rencontre surréaliste en Dalí et Freud à Vienne
Par Martin Bailey.
Le Belvédère inférieur (UB), à Vienne, consacre une exposition aux influences du fondateur de la psychanalyse sur l’artiste espagnol, et à leur rencontre à Londres en 1938.
À lire sur le site Internet www.theartnewspaper.fr
À Berlin, une exposition de Bernar Venet à Tempelhof fait polémique
Par Catherine Hickley.
En Allemagne, l’attribution temporaire de l’ancien aéroport à la Kunsthalle Berlin, une fondation privée qui y propose une exposition de Bernar Venet, suscite des critiques parmi les artistes de la capitale.
À lire dans le Daily numérique du mercredi 2 février 2022.
Ce choix de visite (notamment)à cause de cette femme et d'une autre, Séraphine de Senlis auquel le musée consacre une expo temporaire, prolongée jusqu'au 30 mars 2009 :
L’exposition de la copie de la Joconde du musée du Prado, à Madrid, apporte un nouvel éclairage sur l’original. Selon de nouvelles recherches, son auteur, un assistant non identifié de Léonard de Vinci, a également copié la Sainte Anne et le Salvator Mundi.
À New York, Guillaume Kientz prépare la renaissance de l’Hispanic Society
Par Judith H. Dobrzynski.
L’Hispanic Society, située au nord de Manhattan, renaît sous la houlette du Français Guillaume Kientz, son nouveau directeur, qui prépare un programme ambitieux.
Malgré le succès de la première édition post-pandémie d’Art Basel, certaines galeries s’interrogent sur leur future organisation, remettant en question leur participation à un nombre pléthorique de foires chaque année.
Depuis cinq ans, la jurisprudence dessine les nouveaux contours d’une possible mise à l’écart de la nullité d’une vente aux enchères publiques pour les adjudicataires professionnels.
Enquêtes au long cours, portraits fouillés, reportages immersifs, récits photographiques, chroniques de l’époque… Chaque dimanche, retrouvez le regard décalé de M Le magazine du Monde sur l’actualité.
De Pasquale + Maffini Pour « M Le Magazine Du Monde »
La Scala, théâtre des passions italiennes
Aureliano Tonet,Allan Kaval
Article réservé aux abonnés
Récit|L’actuel surintendant de l’opéra milanais, le Français Dominique Meyer, devra passer la main début mars. Il sera remplacé par un Italien, comme c’est le cas dans beaucoup d’institutions culturelles du pays depuis l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite de Giorgia Meloni. Symbole national, le temple de l’art lyrique n’a jamais cessé d’être un lieu d’intrigues et de scandales.
Au Royaume-Uni, les espoirs et les désillusions des exilés : « En Afghanistan, on nous parle de Buckingham Palace et du Tower Bridge, pas de la banlieue de Manchester »
Partis d’Irak, de Syrie, d’Afghanistan ou d’Erythrée, ils ont pris tous les risques pour rejoindre l’Angleterre, à bord d’un canot ou cachés dans un poids lourd. Sur le sol britannique, Srwa, Boubacar, Rishan ou Samir ont compris que leur périple vers une vie meilleure était loin d’être terminé.
Le cinéaste Brady Corbet, un extraterrestre à Hollywood
Le réalisateur et acteur américain sort avec éclat de l’anonymat avec « The Brutalist », un ovni artistique épique et radical, tourné en pellicule, qui vient de remporter trois Golden Globes et est nommé dans dix catégories aux Oscars. Sortie le 12 février.
A Damas, l’art sort de l’ombre : « On se sent libres et en même temps on a toujours peur. Mais on ne sait pas encore de quoi »
La chute de Bachar Al-Assad a permis au centre d’art Zawaya de sortir d’une semi-clandestinité. Exilé en France, le cinéaste Oussama Mohamed a même pu revenir en Syrie pour y projeter son premier film, interdit par le régime. Mais derrière la joie de cette liberté retrouvée, chacun s’inquiète de savoir si les islamistes au pouvoir vont la faire perdurer.
La guerre en Ukraine : « Etre arrêté par la police dans la rue, c’est le pire appel au front qu’un homme puisse subir »
Depuis le début de l’invasion russe, Olga et Sasha Kurovska, deux sœurs trentenaires ukrainiennes, dont l’une vit à Paris et l’autre à Kiev, donnent régulièrement de leurs nouvelles dans « M Le magazine du Monde ». Elles y livrent, sous forme de lettres, le récit intime de leur vie bouleversée par la guerre.
Courtesy Jennifer Sakai. United States National Archives
En Arizona, la vie entre rêve et cauchemar des Américains d’origine japonaise durant la seconde guerre mondiale
Claire Guillot
Article réservé aux abonnés
En images|A partir de clichés laissés par sa grand-mère, la photographe Jennifer Sakai retrace l’histoire de ses aïeux, internés durant la seconde guerre mondiale, en raison de leurs origines japonaises, dans le camp de Poston. Elle mêle à ce passé des images contemporaines célébrant, malgré les épreuves, la beauté de la vie.
Le camp d’extermination où ont été assassinées 1,1 million de personnes, dont 90 % de juifs, a été évoqué pour la première fois le 8 février 1945 dans le quotidien, au détour d’une dépêche, sous son nom polonais « Oswiecim ».
Les patrons fayots : « Nous n’aurions pas pu faire ça sans vous, Monsieur le président Trump »
Les milliardaires de la Silicon Valley se sont rangés comme un seul homme derrière le nouveau président américain, accompagnant leur revirement d’une surenchère de flatteries de haute volée.