samedi, 24 mars 2007

Fernando Pessoa, "Le livre de l'intranquillité."

medium_pessoa.jpgJe ne sais pas si vous avez regardé "La nuit du livre" sur France 5 jeudi soir. Pour ma part, j'en ai regardé une bonne partie.

A la fin de la première partie qui était une sorte de café littéraire (à la Picouly ou à la Taddéi sur France 3), un comédien français (que je connais mais dont je ne saurais vous dire le nom) a lu un extrait du "Livre de l'intranquillité" de Fernando Pessoa.

C'était tellement beau (et bien lu, dit), fort et triste qu'une jeune femme dans le public avait les larmes aux yeux et que moi-même, je n'en menais pas large.

VOILA LA PRESENTATION DE CE LIVRE DANS BIBLIO MONDE:

 

Christian Bourgois
Langue d'origine : portugais
Traduit par Françoise Laye
1999, 570 p., 27 euros

ISBN : 2267015161

Écrit entre 1913 et 1935 sous forme de pensées, de maximes, d’aphorismes notés sur des carnets, ce livre passe pour être le chef-d’œuvre de l’auteur et même le livre majeur de toute la littérature portugaise. « Le Livre de l’intranquilité est le récit du désenchantement du monde, la chronique suprême de la dérision et de la sagesse mais aussi de l’affirmation que la vie n’est rien si l’art ne vient lui donner un sens. L’art, ici même, est poussé à son paroxysme. » (François Busnel, Le Magazine littéraire, mars 2000)

Ce livre, paru en français en deux volumes (en 1988 et 1992) chez le même éditeur, avait connu un grand succès. Cette nouvelle édition a été entièrement refondue. Elle est due à Richard Zenith (publié en portugais en 1998 par Assírio & Alvim. Elle comprend 549 fragments et autres textes, remarquablement traduit par Françoise Laye. Richard Zenith a rajouté des inédit par rapport à l’édition de 1982 (en portugais) et modifié l’ordre des textes pour une meilleures cohérence de l’ensemble. Titre original : Livro do desassossego

« Le Livre de l’intranquillité est le journal intime que Pessoa attribue à son double, l’employé de bureau Bernardo Soares; mais les paysages urbains y sont si présents qu’on peut le lire aussi comme le roman géopoétique de la ville avec laquelle il entretient un rapport singulier, un peu comme Baudelaire avec Paris ou Joyce avec Dublin. » (Robert Bréchon)

« C'est peu dire que Bernardo Soares, alias Fernando Pessoa, est intranquille. Mieux vaudrait parler d'errance infinie à travers ses limbes tourmentés ou de la plainte insensée d'un banni de l'existence. Au fil de ce journal intime, Fernando Pessoa inspecte l'intérieur aux mille facettes d'un de ses nombreux hétéronymes, c'est-à-dire d'une de ces "proliférations de soi-même" dont chacun de nous est construit. Ces pensées "décousues" dénotent une supra-conscience des êtres et de l'existence, le plus souvent douloureuse, presque insoutenable, mais qui suscite aussi curieusement, parfois, une douceur indicible, un bercement insondable au cœur de ce ciel où, déclare-t-il "je me constelle en cachette et où je possède mon infini". » (Laure Anciel)

Ce livre est le tome II des œuvres de Fernando Pessoa éditées par Christian Bourgois, sous la direction de Robert Bréchon et d’Eduardo Prado Coelho.

Dans BiblioMonde

Ses autres œuvres en prose :

Chronique de la vie qui passe

Le Banquier anarchiste

http://www.bibliomonde.com/pages/fiche-livre.php3?id_ouvr...

SUR PESSOA, CF. AUSSI MA NOTE SUR LE SALON DU LIVRE A CASABLANCA du 3/03/20007.

Commentaires

Bonjour Laura, ce serait donc un récit de lui-même en double, décrivant sa vie au bureau, terne, et sa vraie vie, chez lui dans l'intimité ? Ce que l'on a vécu en gros quand on a déjà une bonne expérience du milieu du travail.
Merci pour ce coup de coeur.

Ecrit par : elisabeth | samedi, 24 mars 2007

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En fait, Pessoa avait plusieurs identités(cf. autre note sur lui) et je ne pense pas que l'expérience du monde du travail ait quelque chose à voir là -dedans...

Ecrit par : Laura | samedi, 24 mars 2007

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