samedi, 06 décembre 2008

Lu dans la presse le 5 décembre 2008:5 millions d'euros pour un Seurat perdu

toulouse4.jpgCela faisait soixante-huit ans qu'on se demandait où un superbe dessin de Seurat, Au Divan japonais, était passé. Depuis sa dernière exposition, au Metropolitan Museum de New York, en 1941, il avait disparu. Les limiers du Musée d'art moderne de New York (MoMA) n'avaient pu le retrouver pour le faire figurer dans leur belle rétrospective des dessins de Seurat, en 2007. Ce petit format (31,5 × 23,5 cm) a été vendu aux enchères 4,99 millions d'euros, mercredi 3 décembre, chez Sotheby's, à Paris. Ce qui constitue un record pour un dessin de l'artiste.


800px-Georges_Seurat_031.jpgGeorges Seurat (1859-1891) est l'inventeur du divisionnisme, ce mouvement qui succéda à l'impressionnisme en prétendant le rationaliser par l'application des théories du physicien Chevreul sur la loi des contrastes simultanés. Des petits points de couleur non plus mélangés, mais juxtaposés, à charge pour l'oeil du spectateur de recréer le ton local. L'ancêtre du pixel, en quelque sorte.


RÉVOLUTIONNAIRE


Cette technique est si laborieuse que durant sa vie, Seurat, mort à 31 ans, ne réalisa que sept grands tableaux et une soixantaine de plus petits. On conserve de lui, en revanche, près de 500 dessins. Certains sont des esquisses, d'autres des études pour peintures. D'autres enfin sont des oeuvres à part entière.

Seurat les exposait ainsi, d'ailleurs, comme en 1888, au Salon des indépendants, où il expédia plus de dessins - dont Au Divan japonais - que de peintures, et les mit au même niveau. C'est que la technique qu'il utilisait était révolutionnaire. Ses dessins doivent tout - outre au talent - au papier et au crayon ! Le papier est une feuille épaisse, faite à la cuve, aux grains saillants. Le crayon est le fameux Conté, dont la mine noire est un mélange à base de graphite, substance minérale naturellement grasse. Le crayon, passé doucement sur la feuille, n'adhère qu'aux grains saillants, laissant le blanc du papier sourdre des creux. Seurat appliquait un peu de fixatif pour stabiliser son premier jet, et passait ensuite à la couche suivante, là où il voulait des noirs plus denses.

On veut croire que c'est cet aspect des choses qui séduisit son premier propriétaire connu (le vendeur est anonyme), le baron Gourgaud. Ce dernier était-il intéressé, aussi, par le sujet de ce dessin - des gourgandines levant la gambette dans un cabaret louche de la rue des Martyrs ? Seurat fréquentait l'endroit, où il faisait halte après le dîner chez ses vieux parents, pour trouver des sujets propres à exciter son goût de la composition.

Harry Bellet


Article paru dans l'édition du 05.12.08.

http://www.lemonde.fr/culture/article/2008/12/04/5-millio...

Ci-dessus:"Le divan japonais par Toulouse-Lautrec"(je n'ai pas trouvé celui de Seurat)

http://peintres.celebres.free.fr/TOULOUSE/index-04.php

"Un dimanche après-midi sur l'île de la Grande Jatte" de Seurat

http://fr.wikipedia.org/wiki/Seurat

 

00:32 Écrit par laura dans La peinture | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : peinture, seurat | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Commentaires

J'adore ces affiches !

Écrit par : ABC | lundi, 08 décembre 2008

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Ce n'est pas le sujet de la note mais moi aussi...

Écrit par : laura | lundi, 08 décembre 2008

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ce dessin est connu

Écrit par : scoobydu41 | vendredi, 23 janvier 2009

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Lequel?

Écrit par : laura | vendredi, 23 janvier 2009

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Les commentaires sont fermés.