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<title>Laura Vanel-Coytte:ce que j'écris,ce(ux)que j'aime - la_langue_francaise</title>
<description>La vie, les mots...</description>
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<lastBuildDate>Fri, 03 Jul 2009 11:55:22 +0200</lastBuildDate>
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<title>Lu dans la presse aujourd'hui:Chez les Grecs</title>
<link>http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2009/02/26/lu-dans-la-presse-aujourd-hui-chez-les-grecs.html</link>
<author>noreply@lauravanel-coytte.com (laura)</author>
<category>La langue française</category>
<pubDate>Thu, 26 Feb 2009 18:21:38 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lauravanel-coytte.com/media/00/00/1813032541.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lauravanel-coytte.com/media/00/00/821652653.jpg&quot; alt=&quot;grece.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1604819&quot; name=&quot;media-1604819&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Claude Duneton&lt;br /&gt; 26/02/2009 | Mise à jour : 10:36 |&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Platon, ce grand fou, s'occupait passionnément de la chose publique - res publica. Dans son étude des modes de gouvernement, il distinguait la timocratie, belle chose d'après timès, «marque d'honneur» et kratos, le «pouvoir». Cette timocratie est le «nom du régime où commandent ceuxqui cherchent avant tout les honneurs», explique Jacqueline de Romilly, de l'Académie française, l'auteur d'un excellent Petites Leçons sur le grec ancien (Stock) . Mais n'est-ce pas ce que nous vivons dans notre monde moderne, la timocratie ? Connaît-on un personnage en vue qui rechigne à se montrer à la télévision pour haranguer de virtuelles foules ? Il faut adopter d'urgence ce mot grec ! J'attendrai cette réplique dans un débat : «Monsieur le ministre, vous êtes un timocrate !» Et pan !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>Lu dans la presse le 19 février 2009:Allons voir les roses</title>
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<author>noreply@lauravanel-coytte.com (laura)</author>
<category>La langue française</category>
<pubDate>Sun, 22 Feb 2009 00:03:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lauravanel-coytte.com/media/02/00/1998655937.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1591993&quot; src=&quot;http://www.lauravanel-coytte.com/media/02/00/216491940.jpg&quot; alt=&quot;roses.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1591993&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Claude Duneton&lt;br /&gt; 19/02/2009 | Mise à jour : 11:28&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Les gens sont formidables, ils veulent faire le bonheur de l'humanité. J'emploie «formidable» à la fois au sens édulcoré d'« épatant », et dans son sens fort d'origine, « effrayant », celui que l'on entend dans « un orage formidable » - qui fait peur. Oyez plutôt : il existe un organisme plus ou moins officiel, sans doute greffé sur les droits de l'homme, qui a pris la longue dénomination de « Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité », siglé par commodité la Halde. Ce mot bizarre entre vaguement en résonance avec « Halte » et avec « Halle », « Halte aux abus », et « La halle aux bons sentiments »… C'est tellement généreux de prôner l'égalité - très à la mode aussi - que l'on éprouve un mouvement instinctif de sympathie pour cet acronyme. La Halde doit être composée d'hommes et de femmes sensibles et droits, humanitaires comme on les aime, tellement qu'il est dommage qu'ils restent anonymes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>L'art des contraires</title>
<link>http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/06/19/l-art-des-contraires.html</link>
<author>noreply@lauravanel-coytte.com (laura)</author>
<category>La langue française</category>
<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 02:56:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;sign&quot;&gt;Claude Duneton&lt;br /&gt; 18/06/2008&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;texte&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;sign&quot;&gt;Lorsqu'on dit&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Il fait noir comme dans un four&amp;nbsp;», on fait une comparaison simple, à la portée de tous, le four ayant toujours figuré un lieu privé de tout éclairage&amp;nbsp;; mais lorsqu'on dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ce monsieur est aimable comme une porte de prison&amp;nbsp;», on fait une comparaison négative, chargée d'ironie, qui dit l'inverse de ce qu'elle est censée signifier&amp;nbsp;: la personne n'est pas aimable du tout. Il s'agit d'une manière de s'exprimer par le contraire, une surenchère de l'antiphrase&amp;nbsp;; elle suppose un esprit moqueur et exige de l'interlocuteur une rectification, un léger décodage. D'ailleurs, on emploie spontanément ces antiphrases renversées pour exercer la sagacité des petits enfants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a là la permanence d'un humour ancien&amp;nbsp;: dire le contraire pour provoquer une réaction, un rire naïf. «&amp;nbsp;Il est fin comme du gros sel&amp;nbsp;», se dit de quelqu'un de lourdaud, obtus, ou bien maladroit dans ses propos &amp;nbsp;quelqu'un de pas subtil du tout. Ces comparaisons renversées étaient particulièrement fréquentes dans le langage populaire d'autrefois&amp;nbsp;; elles se retrouvent en abondance dans les langues minoritaires de France en voie de disparition. Feuilletant un petit livre consacré aux expressions limousines collectées par un excellent occitaniste, Yves Lavalade, je suis frappé de voir combien cet art des contraires était en honneur dans la langue du Limousin, issue de celle des poètes troubadours. Nos gens disaient d'un trait mal tiré, d'un alignement raté «&amp;nbsp;C'est droit comme la jambe d'un chien&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: drech coma la jamba d'un chen, ce qui me faisait rire, car la jambe des chiens est irrémédiablement tordue, coudée… L'allitération ajoutait du cocasse car jamba se prononce tsàmba, et chen fait tsi. Reste que c'est le «&amp;nbsp;renversement&amp;nbsp;» qui séduit, car si l'on disait&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Tordu comme la jambe d'un chien&amp;nbsp;», cela tomberait à plat &amp;nbsp;l'évidence n'est pas drôle. On disait aussi drech coma mon cobde quand me moche, «&amp;nbsp;droit comme mon coude quand je me mouche&amp;nbsp;», mais ce n'était pas aussi riant que le chien, aux pattes toujours en mouvement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour quelqu'un de squelettique, on disait gras coma un peisel, «&amp;nbsp;gras comme un piquet de vigne&amp;nbsp;» (ce serait en français classique «&amp;nbsp;sec comme un cotret&amp;nbsp;»)&amp;nbsp;; le peisel évoquait à la fois la minceur, l'élancement, et la sécheresse de l'individu. Pour un impotent on pouvait dire jusqu'à l'absurde&amp;nbsp;: leste coma una roda de molin, «&amp;nbsp;leste comme une roue de moulin&amp;nbsp;», ou encore mieux, pour la légèreté, avec un redoublement de malice qui plaisait aux enfants&amp;nbsp;: legier coma l'ausel qu'appellen lo buèo, «&amp;nbsp;léger comme l'oiseau qui s'appelle bœuf&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ah&amp;nbsp;! on en disait des choses au bord des chemins de terre creusés d'ornières de charrettes &amp;nbsp;nervos coma una goga, «&amp;nbsp;vif comme un boudin noir&amp;nbsp;», et dans ce même esprit des images en creux, Se rit quand se burla, «&amp;nbsp;il rit quand il se brûle&amp;nbsp;», pour évoquer un être rébarbatif, austère et déplaisant. Pour la maigreur d'un personnage osseux &amp;nbsp;il en existait beaucoup à ces époques de rationnement forcé&amp;nbsp;: qu'es pas la graisa que l'entraupa, «&amp;nbsp;ce n'est pas graisse qui le fera trébucher&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Yves Lavalade commente un peu cavalièrement ces formulations des vieux âges&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il faut avoir l'esprit bizarrement tourné pour dire le contraire de ce qu'on veut signifier.&amp;nbsp;» Non, je ne trouve pas. Il faut avoir l'esprit mutin, sans doute, assez taquin&amp;nbsp;; nos anciens prenaient leurs images au plus près de la vie &amp;nbsp;ils disaient&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Je suis souple comme un verre de lampe&amp;nbsp;» à une époque pas si reculée où le long verre de la lampe à pétrole se montrait d'une fragilité redoutable. Il s'agit d'un temps où les couteaux mal aiguisés coupaient «&amp;nbsp;comme mon genou&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela étant, M. Lavalade nous en livre des joliment rigolotes de nos vieux terroirs&amp;nbsp;; «&amp;nbsp;il pleuvait à queue de vache&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; on tenait à une chose «&amp;nbsp;comme à ses deux yeux&amp;nbsp;» &amp;nbsp;et à ce sujet oculaire une expression bien avisée préfigurait malicieusement l'idée du clonage&amp;nbsp;: sembla sa mair coma si li avià sautat per un uelh&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;il ressemble à sa mère comme s'il lui était sorti par un œil&amp;nbsp;»… C'est tout de même plus fort que la goutte d'eau&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Trésor des expressions limousines&lt;/strong&gt;, de Yves Lavalade. Éd. Lucien Souny, 80&amp;nbsp;p., 10&amp;nbsp;€.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- google_ad_section_end() --&gt; &lt;div id=&quot;outils&quot;&gt; &lt;form method=&quot;get&quot; action=&quot;/mailami/mailami.php&quot; name=&quot;mailamifo&quot; id=&quot;mailamifo&quot;&gt;&lt;input name=&quot;cle&quot; type=&quot;hidden&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;javascript:document.mailamifo.submit();&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/livres/2008/06/19/03005-20080619ARTFIG00008-l-art-des-contraires.php&quot;&gt;http://www.lefigaro.fr/livres/2008/06/19/03005-20080619ARTFIG00008-l-art-des-contraires.php&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;javascript:FigaroPrint();&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/form&gt; &lt;/div&gt; 
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<title>Un mot redécouvert en lisant les &quot;Poèmes et légendes&quot; d'Henri Heine(cf.note)</title>
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<author>noreply@lauravanel-coytte.com (laura)</author>
<category>La langue française</category>
<pubDate>Wed, 14 May 2008 10:38:46 +0200</pubDate>
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&lt;h1 class=&quot;firstHeading&quot;&gt;Tudesque&lt;/h1&gt; &lt;div id=&quot;bodyContent&quot;&gt; &lt;h3 id=&quot;siteSub&quot;&gt;Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.&lt;/h3&gt; &lt;div id=&quot;contentSub&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;jump-to-nav&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;L'adjectif &lt;b&gt;tudesque&lt;/b&gt; est un mot d'&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/wiki/Ancien_fran%C3%83%C2%A7ais&quot; title=&quot;Ancien français&quot;&gt;ancien français&lt;/a&gt; utilisé pour désigner tout ce qui est d'origine germanique (apparenté à l'&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/wiki/Allemand&quot; title=&quot;Allemand&quot;&gt;allemand&lt;/a&gt; &lt;i&gt;Deutsch&lt;/i&gt;), ou, en &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/wiki/Fran%C3%83%C2%A7ais_moderne&quot; title=&quot;Français moderne&quot; class=&quot;mw-redirect&quot;&gt;français&lt;/a&gt;, tout ce qui est d'origine germanique au &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/wiki/Haut_Moyen_%C3%83%C2%82ge&quot; title=&quot;Haut Moyen Âge&quot; class=&quot;mw-redirect&quot;&gt;Haut Moyen Âge&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On pense notamment au texte écrit en &lt;i&gt;tudesca lingua&lt;/i&gt;, opposée à la &lt;i&gt;romana lingua&lt;/i&gt;, des &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/wiki/Serments_de_Strasbourg&quot; title=&quot;Serments de Strasbourg&quot;&gt;Serments de Strasbourg&lt;/a&gt; (en 842).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a title=&quot;Etymologie_compar.C3.A9e&quot; name=&quot;Etymologie_compar.C3.A9e&quot; id=&quot;Etymologie_compar.C3.A9e&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;h1&gt;&lt;span class=&quot;mw-headline&quot;&gt;Etymologie comparée&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-weight: normal; font-size: xx-small; float: none&quot; class=&quot;editsection&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/w/index.php?title=Tudesque&amp;amp;action=edit&amp;amp;section=1&quot; title=&quot;Modifier la section&amp;nbsp;: Etymologie comparée&quot;&gt;modifier&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt; &lt;p&gt;Le radical de l'adjectif &lt;i&gt;deutsch&lt;/i&gt; provient du &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/w/index.php?title=Vieil_allemand&amp;amp;action=edit&amp;amp;redlink=1&quot; title=&quot;Vieil allemand (page inexistante)&quot; class=&quot;new&quot;&gt;vieil allemand&lt;/a&gt; «&amp;nbsp;theudisko-z&amp;nbsp;», qu’on peut définir par &lt;i&gt;relatif au peuple, à la nation&lt;/i&gt;, dérivé de &lt;i&gt;theudo&lt;/i&gt;, «&amp;nbsp;peuple, nation&amp;nbsp;». Le mot était utilisé en anglais et en allemand pour désigner la langue du peuple différente du latin ou des langues romanes&amp;nbsp;; on les qualifiait de «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/wiki/Barbare&quot; title=&quot;Barbare&quot;&gt;barbares&lt;/a&gt;&amp;nbsp;»&lt;sup id=&quot;cite_ref-0&quot; class=&quot;reference&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#cite_note-0&quot;&gt;&lt;span class=&quot;cite_crochet&quot;&gt;[&lt;/span&gt;1&lt;span class=&quot;cite_crochet&quot;&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'adjectif &lt;i&gt;dutch&lt;/i&gt; du &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/wiki/Vieil_anglais&quot; title=&quot;Vieil anglais&quot; class=&quot;mw-redirect&quot;&gt;vieil anglais&lt;/a&gt; en est dérivé, et, après avoir eu le sens d'«&amp;nbsp;allemand&amp;nbsp;», a dérivé pour signifier «&amp;nbsp;néerlandais&amp;nbsp;». Le nom &lt;i&gt;Dutchman&lt;/i&gt; veut encore dire Néerlandais en bon &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/wiki/Anglais&quot; title=&quot;Anglais&quot;&gt;anglais&lt;/a&gt;. Aux &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/wiki/%C3%83%C2%89tats-Unis&quot; title=&quot;États-Unis&quot;&gt;États-Unis&lt;/a&gt;, cet adjectif est aussi utilisé pour désigner les &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/wiki/Amish&quot; title=&quot;Amish&quot;&gt;Amish&lt;/a&gt; vivant dans les Appalaches, appelés les «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/wiki/Pennsilfaanisch&quot; title=&quot;Pennsilfaanisch&quot;&gt;Pennsilfaanisch&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» (Pennsylvaniens), originaires du Nord de l’Allemagne. En revanche, l'adjectif &lt;i&gt;duits&lt;/i&gt;, qui en &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/wiki/N%C3%83%C2%A9erlandais&quot; title=&quot;Néerlandais&quot;&gt;néerlandais&lt;/a&gt; correspond à l'anglais &lt;i&gt;dutch&lt;/i&gt;, a le sens d'«&amp;nbsp;allemand&amp;nbsp;». En danois «&amp;nbsp;&lt;i&gt;tysk&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» (le y se prononce [y]) signifie «&amp;nbsp;allemand&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;Le radical &lt;i&gt;theuda&lt;/i&gt; a été conservé jusqu’au moyen anglais sous le nom de &lt;i&gt;theude&lt;/i&gt;, mais a été remplacé par l’équivalent romain de &lt;i&gt;people&lt;/i&gt; et de &lt;i&gt;nation&lt;/i&gt;.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;L’&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/wiki/Italien&quot; title=&quot;Italien&quot;&gt;italien&lt;/a&gt; utilise le dérivé &lt;i&gt;tedesco&lt;/i&gt;. De nos jours, la forme italienne &lt;i&gt;tedesco&lt;/i&gt; traduit l'adjectif &lt;i&gt;allemand&lt;/i&gt; dans ses principales acceptions françaises actuelles. &lt;i&gt;Tedesco&lt;/i&gt;, masculin singulier, devient &lt;i&gt;tedesca&lt;/i&gt; au féminin singulier et &lt;i&gt;tedeschi&lt;/i&gt;/&lt;i&gt;tedesche&lt;/i&gt; au pluriel masculin/féminin respectivement.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;Le français utilise les dérivés variés qui recouvrent des réalités distinctes&amp;nbsp;: adjectif &lt;i&gt;thiois&lt;/i&gt;&amp;nbsp;; adjectif &lt;i&gt;tudesque&lt;/i&gt;.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;D'autres indications linguistiques permettent d'apparenter &lt;i&gt;tudesque&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;teuton&lt;/i&gt;&amp;nbsp;; voir à ce sujet l'introduction de l'article &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/wiki/Teuton&quot; title=&quot;Teuton&quot; class=&quot;mw-redirect&quot;&gt;Teuton&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au cours du Moyen Âge, une étymologie populaire tendait à conférer à la racine &lt;i&gt;theuda&lt;/i&gt; une origine noble en la rattachant au grec theos, &lt;i&gt;Dieu&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a title=&quot;Notes&quot; name=&quot;Notes&quot; id=&quot;Notes&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;h1&gt;&lt;span class=&quot;mw-headline&quot;&gt;Notes&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-weight: normal; font-size: xx-small; float: none&quot; class=&quot;editsection&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/w/index.php?title=Tudesque&amp;amp;action=edit&amp;amp;section=2&quot; title=&quot;Modifier la section&amp;nbsp;: Notes&quot;&gt;modifier&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt; &lt;div style=&quot;font-size: 85%&quot;&gt; &lt;ol class=&quot;references&quot;&gt; &lt;li id=&quot;cite_note-0&quot;&gt;&lt;span class=&quot;renvois_vers_le_texte&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#cite_ref-0&quot;&gt;↑&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; Souvent le mot barbare fait penser à des hommes primitifs, mais il désigne seulement les peuples ne sachant pas parler le latin. La racine du mot «&amp;nbsp;barbare&amp;nbsp;» se retrouve dans le mot dérivé du grec «&amp;nbsp;borborygmes&amp;nbsp;» [borbor-], gargouillements du tube digestif, devenu au figuré synonyme de &lt;i&gt;propos incompréhensibles&lt;/i&gt;, avec une connotation péjorative.&lt;br /&gt; Voir à ce sujet l'article &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/wiki/Barbare&quot; title=&quot;Barbare&quot;&gt;Barbare&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ol&gt; &lt;/div&gt; &lt;!--  NewPP limit report Preprocessor node count: 287/1000000 Post-expand include size: 2105/2048000 bytes Template argument size: 655/2048000 bytes Expensive parser function count: 2/500 --&gt;&lt;!-- Saved in parser cache with key frwiki:pcache:idhash:563941-0!1!0!!fr!2 and timestamp 20080509164948 --&gt; &lt;div class=&quot;printfooter&quot;&gt;&lt;span dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/wiki/Cat%C3%83%C2%A9gorie:Wikip%C3%83%C2%A9dia:%C3%83%C2%A9bauche_linguistique&quot; title=&quot;Catégorie:Wikipédia:ébauche linguistique&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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<title>Un mot découvert en lisant la revue poésie 1:&quot;Jaculatoires&quot;</title>
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<author>noreply@lauravanel-coytte.com (laura)</author>
<category>La langue française</category>
<pubDate>Mon, 31 Mar 2008 02:36:00 +0200</pubDate>
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&lt;div class=&quot;définition1&quot;&gt; &lt;p class=&quot;définition1Contenu&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Jaculatoire&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; Nature : adj.&lt;br /&gt; Prononciation : ja-ku-la-toi-r'&lt;br /&gt; Etymologie : Lat. jaculatorius, de jaculari (voy. ).&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/citation_littre/15325/Jaculatoire.php&quot; class=&quot;lv8bk&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#2779AC&quot;&gt;Voir les citations du mot Jaculatoire&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div class=&quot;définition&quot;&gt; &lt;p class=&quot;définitionContenu&quot;&gt;Terme d'hydraulique. Fontaine jaculatoire, fontaine qui lance un jet d'eau à une grande hauteur et par la force d'une pression.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;définition&quot;&gt; &lt;p class=&quot;définitionContenu&quot;&gt;Fig. Terme de dévotion. Oraison jaculatoire, prière courte qu'on adresse au ciel avec un vif mouvement de coeur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;définitionContenu&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dicocitations.com/definition_littre/15325/Jaculatoire.php&quot;&gt;http://www.dicocitations.com/definition_littre/15325/Jaculatoire.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; cf. mes notes: &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: black&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;du 27/03/2008&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: black&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: black&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: black&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: black&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;.&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/03/27/je-viens-de-lire-poesie-1-numero-51-de-l-hiver-2007-2008.html&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/03/27/je-viens-de-lire-poesie-1-numero-51-de-l-hiver-2007-2008.html&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;et du 29/03/2008&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/03/29/suite-de-ma-note-du-27-03-2008-1.html#comments&quot;&gt;http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/03/29/suite-de-ma-note-du-27-03-2008-1.html#comments&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt; 
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<title>Semaine de la langue française du 14 au 24 mars 2008</title>
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<author>noreply@lauravanel-coytte.com (laura)</author>
<category>La langue française</category>
<pubDate>Thu, 06 Mar 2008 01:28:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lauravanel-coytte.com/media/02/01/715398875.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lauravanel-coytte.com/media/02/01/715398875.png&quot; alt=&quot;715398875.png&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-887189&quot; name=&quot;media-887189&quot; /&gt;&lt;/a&gt;PROGRAMME EN FRANCE ET A L'ETRANGER:&lt;a href=&quot;http://www.semainelf.culture.fr/programme/gdRDV-France.php#&quot;&gt;http://www.semainelf.culture.fr/programme/gdRDV-France.php#&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dis-moi 10 mots:&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li style=&quot;margin-top: 10px&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/10mots/mot1.php&quot;&gt;Apprivoiser&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li id=&quot;ssmenu12&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/10mots/mot2.php&quot;&gt;Boussole&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li id=&quot;ssmenu13&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/10mots/mot3.php&quot;&gt;Jubilatoire&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li id=&quot;ssmenu14&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/10mots/mot4.php&quot;&gt;Palabre&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li id=&quot;ssmenu15&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/10mots/mot5.php&quot;&gt;Passerelle&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li id=&quot;ssmenu16&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/10mots/mot6.php&quot;&gt;Rhizome&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li id=&quot;ssmenu17&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/10mots/mot7.php&quot;&gt;S’attabler&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li id=&quot;ssmenu18&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/10mots/mot8.php&quot;&gt;Tact&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li id=&quot;ssmenu19&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/10mots/mot9.php&quot;&gt;Toi&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li id=&quot;ssmenu20&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/10mots/mot10.php&quot;&gt;Visage&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.semainelf.culture.fr/programme/gdRDV-France.php&quot;&gt;http://www.semainelf.culture.fr/programme/gdRDV-France.php&lt;/a&gt;#&lt;/p&gt; 
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<title>Le plaisir des mots</title>
<link>http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/12/le-plaisir-des-mots.html</link>
<author>noreply@lauravanel-coytte.com (laura)</author>
<category>La langue française</category>
<pubDate>Thu, 18 Oct 2007 10:37:10 +0200</pubDate>
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&lt;div id=&quot;signature&quot;&gt;Par Claude Duneton.&lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;date&quot;&gt;&amp;nbsp;Publié le 11 octobre 2007&lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;datemaj&quot;&gt;Actualisé le 11 octobre 2007 : 12h45&lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong style=&quot;color: #666666&quot;&gt;L’amour, toujours&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;visibility: hidden&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;!-- DEB TEXTE --&gt;FAUT-IL L’AVOUER ? Beaucoup de mots français flottent d’un genre à l’autre. Certains parce qu’ils ont changé de genre entre le XVIe siècle et nos jours, la langue populaire ayant conservé longtemps leur sexe d’origine – c’est le cas des grosses légumes, ou de la poison. D’autres&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;visibility: hidden&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;continuent à être en suspens ; le mot perce-neige, par exemple, est porté féminin par tous&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;visibility: hidden&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;les dictionnaires, continûment jusqu’à aujourd’hui, alors qu’on l’emploie au masculin depuis&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;visibility: hidden&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;la Restauration. Une chanson de 1807 s’intitule La Perce-neige, une autre de 1830 Le Perce-neige. Le Robert relève les deux genres, en 2001, sans broncher.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;visibility: hidden&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Ongle fut autrefois masculin ou féminin selon les gens ; Bossuet met indifféremment aigle à l’un et l’autre genre, disant tantôt « ainsi qu’une aigle volante » dans une oraison funèbre, tantôt « avec la vitesse d’un aigle » dans une autre. La Fontaine l’aimait bien femelle : « On fit entendre à l’aigle qu’elle avait tort »…Or, tandis que le masculin gagnait du terrain pour l’oiseau vivant, l’aigle en effigie, sur des étendards, demeurait féminine ; on ne parle que de l’aigle romaine, et l’usage veut que l’on ait conservé « les aigles impériales ».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;visibility: hidden&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Question délicate : faut-il dire une couple de pigeons, comme l’affirme votre vieil oncle lettré&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;visibility: hidden&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;pendant les repas de famille où on les sert avec des petits pois du jardin ? Oui, on le peut, c’est joli. Mais contrairement à ce que croit votre parent, on n’est pas obligé… Bien sûr couple devrait être féminin de par son origine latine copula. Il l’a été longtemps : « Belle couple, heureuse union », dit Du Bellay. « Comme une couple de chevaux attelés », dit Montaigne.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;visibility: hidden&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;La question n’était pas tranchée au XVIIe siècle ; Ménage accepte indifféremment un ou une couple de pigeons. Il ajoute (c’est essentiel) : « Comme disent les femmes ». Cette remarque en dit long : le féminin se sera perpétué en catimini aux cuisines. « Marguerite nous préparera&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;visibility: hidden&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;une couple de pigeons pour le baptême ! » Cela sent les raffinements de la cuisine bourgeoise de Mme Saint-Ange ; votre vieil oncle a raison !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;visibility: hidden&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Mais on peut dire aussi une couple de boeufs, une couple d’heures – sauf si les boeufs sont attelés ensemble au joug, alors on dira une paire de boeufs. Ô nuance !…Pour Richelet (en 1694), couple est masculin en parlant des personnes, féminin en parlant d’animaux ou de choses – ce qui paraît d’un systématisme un peu exagéré. Au fond, au temps jadis, c’était surtout au choix du client ; ajoutons que dans certains cas l’usage a séparé les sens : une pendule donne l’heure, un pendule donne…des frissons : «Et l’amour, dites-moi ? »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;visibility: hidden&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Oh ! l’amour, grande affaire intime ! Pour Vaugelas (1647) : « Il est masculin et féminin,&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;visibility: hidden&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;mais non pas toujours indifféremment, car quand il signifie Cupidon, il ne peut être que masculin, et quand on parle de Dieu. » L’amour est divin, et pas divine. « On dit fort bien, continue le grammairien de Savoie, l’amour des pères et des mères pour leurs enfants est si pleine de tendresse, ou bien si plein de tendresse, et ainsi de tous les autres. » Cependant, pour lui-même, Vaugelas préfère le féminin, « selon l’inclination de notre langue qui se porte d’ordinaire au féminin plutôt qu’à l’autre genre ». Il donne enfin pour exemple : « La petite amour parle, et la grande est muette. » C’est vrai, au fond, comme la douleur…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;visibility: hidden&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;D’autres auteurs du siècle classique suggéraient que l’amour fût masculin en prose, et féminin dans les vers ; ce qui paraît bizarre, mais que l’on peut comprendre à une époque où l’on portait la poésie plus haut que tout. Nous aurions des amours rimées et des amours prosaïques… Thomas Corneille, le petit frère du « Grand », a énoncé la règle qui a prévalu, couci-couça, dans le monde moderne : « Quand l’amour est pluriel, dit-il, et qu’il signifie des commerces de passion, il doit être féminin. » Oui, l’amour fou, mais de folles amours. Les amours enfantines sont de beaux attachements éprouvés dans l’enfance; des « amours enfantins » désignerait un sentiment niais, un peu simplet. Ah ! que j’aime, pour ma part, ces fluctuations au gré des humeurs : des « amours printaniers » seraient au mieux des Cupidons précoces ; tandis que les amours printanières s’en vont main dans la main, vêtues de robes claires, le long de chemins herbus. C’est la richesse d’un idiome de pouvoir se plier à des caprices d’auteur. Pour vous vanter encore la beauté de notre langue, il me faudrait une couple d’heures, au moins !&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/litteraire/20071011.WWW000000398_le_plaisir_des_mots.html&quot;&gt;http://www.lefigaro.fr/litteraire/20071011.WWW000000398_le_plaisir_des_mots.html&lt;/a&gt;&lt;!-- FIN TEXTE --&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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<title>« Blogueur » et « géolocalisation » font leur entrée dans le dictionnaire</title>
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<author>noreply@lauravanel-coytte.com (laura)</author>
<category>La langue française</category>
<pubDate>Fri, 31 Aug 2007 02:25:00 +0200</pubDate>
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&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lauravanel-coytte.com/media/00/01/190a36a44f644665e80e11135e2df224.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-522834&quot; src=&quot;http://www.lauravanel-coytte.com/media/00/01/190a36a44f644665e80e11135e2df224.jpg&quot; alt=&quot;190a36a44f644665e80e11135e2df224.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-522834&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;Les nouvelles éditions du Petit Larousse et du Petit Robert intègrent, cette année, beaucoup de nouveaux mots liés aux nouvelles technologies.&lt;br /&gt; &lt;!-- **************************************************************************** //--&gt;&lt;!-- ************************************************* //--&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;font color=&quot;#9C9C9C&quot; style=&quot;font-size: 11px; color: #9c9c9c; text-decoration: none&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;mailto:commentaires@01net.fr?SUBJECT=Commentaire%20sur%20l'article%20%C2%AB%C2%A0Blogueur%C2%A0%C2%BB%20et%20%C2%AB%C2%A0g%C3%A9olocalisation%C2%A0%C2%BB%20font%20leur%20entr%C3%A9e%20dans%20le%20dictionnaire%20de%20H%C3%A9l%C3%A8ne%20Puel,%2001net.%20(357394)&amp;amp;BODY=Mon%20avis%20sur%20'%C2%AB%C2%A0Blogueur%C2%A0%C2%BB%20et%20%C2%AB%C2%A0g%C3%A9olocalisation%C2%A0%C2%BB%20font%20leur%20entr%C3%A9e%20dans%20le%20dictionnaire'&quot; style=&quot;font-size: 11px; color: #9c9c9c; text-decoration: none&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;Hélène Puel&lt;/font&gt;&lt;/a&gt; &lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;,&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://www.01net.com/nous_ecrire&quot; style=&quot;font-size: 11px; color: #9c9c9c; text-decoration: none&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;01net.&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;, &lt;font style=&quot;font-size: 11px; color: #9c9c9c; text-decoration: none&quot;&gt;le 30/08/2007 à 17h15&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; color=&quot;#000000&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; class=&quot;normal&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Mais non, je n'ai pas transféré les podcasts de ton blog sur mon iPod&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Cette phrase est-elle bien française&amp;nbsp;? La réponse est oui, et vous pourrez l'employer sans faire rougir un agrégé de lettres. Le terme podcast,&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;de Ipod et de l'anglais&lt;/i&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;broadcast,&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;i&gt;émission&amp;nbsp;»,&lt;/i&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;figure dans la dernière édition du&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;i&gt;Petit Larousse illustré.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Quant à blog, il avait déjà fait son apparition dans&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;i&gt;Le&amp;nbsp;Petit Robert&lt;/i&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;l'année dernière.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; color=&quot;#000000&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; class=&quot;normal&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.01net.com/article/215474.html&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;u&gt;Comme tous les ans,&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;les équipes des dictionnaires ont sélectionné des dizaines de nouveaux mots ou locutions dont la présence a été jugée nécessaire dans leurs pages. Une centaine d'entre eux font ainsi leur apparition dans le millésime&amp;nbsp;2008 du&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;i&gt;Petit Larousse.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Quelques-uns concernent les nouvelles technologies, comme blogueur, rétroéclairage ou encore géolocalisation.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; color=&quot;#000000&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; class=&quot;normal&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Quant à la nouvelle édition du&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;i&gt;Petit Robert,&lt;/i&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;elle accueille 472&amp;nbsp;nouveaux mots ou nuances de sens, et n'est pas en reste dans le domaine de l'informatique. Pêle-mêle s'y trouvent&amp;nbsp;: antipiratage, infobulle, podcaster, joystick ou encore mobinaute pour&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;un internaute qui utilise des terminaux mobiles pour accéder à Internet&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;font-size: 14px&quot;&gt;&lt;b&gt;Nouvelles définitions adaptées à la high-tech&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; color=&quot;#000000&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; class=&quot;normal&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Certains mots usuels des dictionnaires s'enrichissent, eux, d'une définition high-tech. C'est le cas de format, qui peut aussi aujourd'hui se comprendre comme une&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;structure de la couche magnétique d'un support de données permettant le stockage et l'organisation des informations. Définir le format d'une disquette&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Idem pour bannière, un&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;espace publicitaire sur une page Web renvoyant vers le site de l'annonceur&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; color=&quot;#000000&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; class=&quot;normal&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Un mot entre dans le dictionnaire quand il correspond à une réalité sociale nouvelle ou appartient au langage courant,&lt;/i&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;explique un porte-parole des dictionnaires Le&amp;nbsp;Robert.&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;i&gt;Notre service documentation épluche les médias, Internet et transmet les néologismes ou nouveaux sens à nos lexicographes. Réunis en comité, ce sont eux qui définissent, parmi les 60&amp;nbsp;000&amp;nbsp;mots étudiés chaque année, ceux qui entreront dans le dictionnaire.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; color=&quot;#000000&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; class=&quot;normal&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Petit test&amp;nbsp;: selon vous, quel mot correspond à la définition&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;effectuer des opérations de traitement, d'échange et de stockage d'informations sans recours au support papier, ces opérations conservant toute leur valeur juridique&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&amp;nbsp;? Dématérialiser, selon&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;i&gt;Le&amp;nbsp;Petit Larousse illustré&amp;nbsp;2008.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.01net.com/editorial/357394/-blogueur-et-geolocalisation-font-leur-entree-dans-le-dictionnaire/&quot;&gt;http://www.01net.com/editorial/357394/-blogueur-et-geolocalisation-font-leur-entree-dans-le-dictionnaire/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Livre à lire:&quot;La Révolte des accents&quot; par Erik Orsenna(clin d'oeil à Monette)</title>
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<author>noreply@lauravanel-coytte.com (laura)</author>
<category>La langue française</category>
<pubDate>Tue, 12 Jun 2007 02:15:00 +0200</pubDate>
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&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lauravanel-coytte.com/media/02/00/ba39ccb499f4a0d3669496fc29d7db22.gif&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lauravanel-coytte.com/media/02/00/ba39ccb499f4a0d3669496fc29d7db22.gif&quot; alt=&quot;ba39ccb499f4a0d3669496fc29d7db22.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class=&quot;gttbub&quot;&gt;Le sauveur de saveurs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img width=&quot;1&quot; src=&quot;http://www.hautetfort.com/img/common/1pixel.gif&quot; height=&quot;5&quot; /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;pttxtrg&quot;&gt;&lt;b&gt;par Delphine&amp;nbsp;Peras&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img width=&quot;1&quot; src=&quot;http://www.hautetfort.com/img/common/1pixel.gif&quot; height=&quot;5&quot; /&gt;&lt;br /&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;ptxtnrj&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;b&gt;L'académicien publie La Révolte des accents, troisième volet de sa croisade contre ceux qui s'acharnent à nous ôter le goût de la langue française. Rencontre avec un touche-à-tout passionné.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;ptxtnrj&quot;&gt;Surprise: Erik Orsenna a rasé sa moustache! Il la portait «depuis toujours», assure- t-il. Alors? Cupidon est passé par là... A 60 ans tout ronds, l'académicien, élu en 1998, est amoureux comme un jouvenceau. Un vrai coup de foudre pour une femme médecin, il y a quelques mois. L'écrivain n'en dira pas plus. Mais le lien est tout trouvé avec son nouveau livre, La Révolte des accents, aujourd'hui en librairie, dont le message peut se résumer ainsi: aimer, c'est accentuer sa vie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;ptxtnrj&quot;&gt;Ce joli conte plein de fantaisie et de poésie imagine en effet à quel point l'existence devient morne le jour où les accents, mais aussi les épices, prennent la poudre d'escampette. «En partie à cause d'Internet et de l'influence de l'anglais, on n'utilise plus les accents et ça me rend furieux», tempête Erik Arnoult (pour l'état civil) - il a emprunté Orsenna à Julien Gracq dans Le Rivage des Syrtes. «Or les accents sont révélateurs de l'esprit français. Même s'ils ont été inventés il n'y a pas si longtemps, dans les années 1550, notamment par un certain Jacques Dubois, ancien prof de lettres qui passait ses journées à disséquer les cadavres!»&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;ptxtnrj&quot;&gt;Voilà le genre d'anecdotes qui ravit cet esprit curieux de tout, tout le temps. D'où un curriculum qui donne le vertige, de son titre de docteur en économie, spécialiste des matières premières, à ses postes de conseiller en tout genre, aussi bien à l'Elysée auprès de Mitterrand qu'aux Affaires étrangères avec Roland Dumas. Sans oublier l'Ecole nationale supérieure du paysage, à Versailles, ou encore le Centre de la mer à la Corderie royale de Rochefort, qu'il préside. Actuellement en disponibilité du Conseil d'Etat, où il a été nommé en 1985, ce voyageur impénitent, géographe de surcroît, est aussi l'auteur de moult essais, dont le célèbre Voyage au pays du coton (Orsenna prépare un deuxième tome sur l'eau), récits, romans, parmi lesquels L'Exposition coloniale, qui lui valut le prix Goncourt en 1988.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;ptxtnrj&quot;&gt;La Révolte des accents est le troisième volet de sa promenade dans la langue française entamée en 2001 avec La grammaire est une chanson douce, un best-seller inattendu: 500 000 exemplaires vendus, toutes éditions confondues. Ce succès, qui l'a «totalement surpris», Erik Orsenna l'explique par un sentiment partagé: «Comme moi, les parents ne comprenaient pas pourquoi ils ne saisissaient pas les questions qu'on posait à leurs enfants en classe de français. Il y avait là une dérive jargonneuse très étrange.»&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;ptxtnrj&quot;&gt;Une dérive incarnée par le personnage de Mme Jargonos, l'enseignante trop savante que l'on retrouve dans Les Chevaliers du subjonctif, publié en 2004, puis dans cette suite sur les accents. Tout comme on y retrouve la jeune Jeanne et son frère Thomas, porte-parole candides de leur créateur, qui planche maintenant sur un dernier épisode, consacré à la ponctuation. «Je me sens avant tout pédagogue, passeur. Je ressens une espèce d'ivresse à apprendre et à transmettre», explique Orsenna. Message reçu par ses innombrables lecteurs, qui l'accompagnent avec ferveur dans cette croisade linguistique. «J'ai reçu un immense courrier après la sortie de La grammaire est une chanson douce. Les gens se sont littéralement approprié le livre, les écoliers l'ont prolongé par des spectacles, des comédies musicales.»&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;ptxtnrj&quot;&gt;Rebelote avec Les Chevaliers du subjonctif: 150 000 exemplaires vendus. «La preuve qu'il existe une vraie curiosité pour la langue française.» Intarissable sur le sujet, Erik Orsenna ne craint pas de mettre les pieds dans le plat: «La langue est le lien social et républicain par excellence. Ce qui implique le devoir de parler français, mais aussi le droit de l'apprendre, notamment pour les communautés d'origine immigrée, où les femmes sont souvent maintenues par leur mari en état de dépendance linguistique, c'est-à-dire de dépendance totale. J'ai toujours défendu cette articulation droits-devoirs, ce qui a fait grogner dans mon camp.»&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;ptxtnrj&quot;&gt;Comprendre: le clan socialiste, auquel il appartient de longue date. «En cette époque de ralliements, je préfère être en colère dans mon groupe plutôt que dans l'autre. C'est ce que j'ai dit à Sarkozy il y a quatre mois, quand il m'a gentiment proposé de travailler avec lui.» Co-rédiger un rapport sur la grammaire demandé par Gilles de Robien, ou diriger l'Observatoire national de la lecture sur la proposition de François Fillon, oui. Intégrer un gouvernement de droite et être solidaire de son action, non. Autant dire que l'homme est moins versatile qu'il n'y paraît: «Je suis d'accord avec Sarkozy quand il dit des choses de bon sens. Mais quand il se plaint de voir figurer La Princesse de Clèves au programme du concours d'attaché d'administration, je suis triste de le savoir président de la France. Ce chef-d'œuvre de la littérature française devrait même être lu dans les quartiers difficiles. Car la plupart des jeunes qui y vivent n'ont qu'une seule patrie, la langue.»&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;ptxtnrj&quot;&gt;L'Académie française est un tantinet à la traîne... «Elle est un peu sage, en effet», regrette l'occupant du fauteuil n° 17, qui fut celui de l'éminent Littré et du commandant Cousteau. Très assidu aux séances du dictionnaire, le jeudi, leur successeur s'y amuse beaucoup: «Nous en étions récemment au mot &quot;repu&quot;. Il y avait un exemple: &quot;repu d'honneurs&quot;. Je demande la parole pour dire que ma fréquentation de l'espèce humaine ne m'a jamais fait rencontrer une seule personne repue d'honneurs.» A ce moment-là, Valéry Giscard d'Estaing lève la main et déclare: «Ma propre fréquentation de l'espèce humaine me fait confirmer la remarque judicieuse d'Erik Orsenna.» Lequel s'empresse d'ajouter: «Je suis l'exception qui confirme cette règle. Moi, je suis repu d'honneurs et je n'en veux plus.» Il ne veut rien que du bonheur...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;ptxtnrj&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Révolte des accents&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Erik Orsenna&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;ptxtnr&quot;&gt;éd. STOCK&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;ptxtnr&quot;&gt;136 pages&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;ptxtnr&quot;&gt;13,5 €&lt;br /&gt; 88,55 FF&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;ptxtnrj&quot;&gt;&lt;strong&gt;Source:&lt;a href=&quot;http://livres.lexpress.fr/portrait.asp/idC=12794/idR=5/idG=3&quot;&gt;http://livres.lexpress.fr/portrait.asp/idC=12794/idR=5/idG=3&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Etymologie: nos racines arabes</title>
<link>http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/05/18/etymologie-nos-racines-arabes.html</link>
<author>noreply@lauravanel-coytte.com (laura)</author>
<category>La langue française</category>
<pubDate>Fri, 18 May 2007 02:45:00 +0200</pubDate>
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&lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;leadDoc&quot;&gt;Bougie, guitare, tulipe ou épinard... Un ouvrage recense près de 300 mots français issus de la langue arabe.&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;infosDoc&quot;&gt;Par Natalie LEVISALLES&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;infosDocEsp&quot;&gt;QUOTIDIEN : vendredi 18 mai 2007&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; class=&quot;infosDocEsp&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; class=&quot;infosDocEsp&quot;&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;firstPara&quot;&gt;I &lt;em&gt;l y a deux fois plus de mots français d'origine arabe que de mots français d'origine gauloise»,&amp;nbsp;&lt;/em&gt;nous apprend Salah Guemriche. Peut-être même trois fois plus. Pour une centaine de mots gaulois, donc, on a près de trois cents mots arabes dans le français d'aujourd'hui, les plus anciens arrivés il y a six ou sept siècles, les plus récents datant de la colonisation de l'Afrique du Nord, et de ses conséquences. Dans le &lt;em&gt;Dictionnaire des mots français d'origine arabe (et turque et persane)&amp;nbsp;&lt;/em&gt;(1), Salah Guemriche recense tous ces mots et nous raconte leur étymologie (certaine ou probable) et leur métamorphose progressive. En linguiste amateur et enthousiaste (il est romancier et journaliste), il a compilé différents dictionnaires ( &lt;em&gt;Trésor de la langue française, Dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientale&amp;nbsp;&lt;/em&gt;...), acceptant souvent leurs hypothèses, en proposant parfois d'autres. Comme l'indique la parenthèse du titre, et comme la lecture le confirme, une bonne partie de ces mots arabes sont eux-mêmes des importations du turc, et surtout du persan.&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; class=&quot;firstPara&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; class=&quot;firstPara&quot;&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;Si l'origine de certains ­ «caravane», «bazar», «macache», «kif-kif», «maboul»... &lt;em&gt;­&amp;nbsp;&lt;/em&gt;est transparente, il y a bien d'autres mots dont la présence dans cette liste est inattendue. Au hasard (de &lt;em&gt;az-zahr&amp;nbsp;&lt;/em&gt;, le coup de chance) et fissa (de l'arabe maghrébin &lt;em&gt;fissa'a&amp;nbsp;&lt;/em&gt;, illico) : «arobase», «amiral», «avanie», «albatros», «bougie», «carat», «douane», «guitare», «houle», «luth», «mage», «mesquin», «mortaise», «raquette», «truchement» ou «vérin». On remarquera que la langue arabe a généreusement alimenté certains domaines du vocabulaire : équitation, astronomie, botanique, mais aussi cuisine («café», «pilaf», «sirop», «sorbet», «sucre»), chimie («alambic», «alchimie», «alcool») ou navigation («patache», «récif», «calfater»).&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;Parmi les découvertes les plus surprenantes, on apprend que «crouillat» (ou «crouille»), ce terme violemment raciste, vient de l'arabe dialectal &lt;em&gt;khouya&amp;nbsp;&lt;/em&gt;, qui signifie «mon frère». De même que «bicot», autre terme raciste, vient de &lt;em&gt;l'arbi&amp;nbsp;&lt;/em&gt;(l'arabe), d'où «arbicot», puis «bicot». Autre étonnement : le nombre de doublets (mots différents qui ont une étymologie commune). «Azimut» et «zénith» viennent tous deux de &lt;em&gt;as-samt&amp;nbsp;&lt;/em&gt;(la direction), «turban» et «tulipe» de &lt;em&gt;tülbent&amp;nbsp;&lt;/em&gt;(turban en turc), «azur» et «lapis-lazuli» de l'arabe &lt;em&gt;lazurd&amp;nbsp;&lt;/em&gt;, emprunté au persan &lt;em&gt;lazward&amp;nbsp;&lt;/em&gt;, (bleu clair et intense), «tambour» et «timbale» du persan &lt;em&gt;tabir&amp;nbsp;&lt;/em&gt;(tambour). Mais le record est battu par &lt;em&gt;qirmiz&amp;nbsp;&lt;/em&gt;(cochenille) qui, à lui seul, a donné trois mots : «carmin», «cramoisi» et le médicament ancien «alkermès».&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;Calligraphie Hassan Massoudy&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;(1) &lt;em&gt;Dictionnaire des mots français d'origine arabe,&amp;nbsp;&lt;/em&gt;Salah Guemriche, Seuil, 878pp.&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;Hassan Massoudy est aussi l'auteur de &lt;em&gt;ABCdaire de la calligraphie arabe,&amp;nbsp;&lt;/em&gt;Flammarion et de &lt;em&gt;Calligraphie pour l'Homme,&amp;nbsp;&lt;/em&gt;Alternatives.&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;J'ai trouvé cet article sur ce site: &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr//culture/254562.FR.php?utk=008b428a&quot;&gt;http://www.liberation.fr//culture/254562.FR.php?utk=008b428a&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;Mes propres textes sont en capitales dans la liste des catégories.&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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