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Musée Chagall
Parlant de ses tableaux, Marc Chagall disait :"J’ai voulu les laisser dans cette maison pour que les hommes essaient d’y trouver une certaine paix, une certaine religiosité, un sens à la vie (...) Peut-être dans cette maison viendront les jeunes et les moins jeunes chercher un idéal de fraternité et d’amour tel que mes couleurs et mes lignes l’ont rêvé (...) Je voudrais aussi qu’en ce lieu on expose des oeuvres d’art et des documents de haute spiritualité de tous les peuples, qu’on entende leur musique et leur poésie guidée par le cœur"
vendredi, 20 octobre 2006 | Lien permanent | Commentaires (2)
Comme un barbare
Là où se pressent des maisons courbées
Là où monte le chemin du cimetière
Là où coule un fleuve élargi
Là j’ai rêvé ma vie
La nuit, il vole un ange dans le ciel
Un éclair blanc sur les toits
Il me prédit une longue, longue route
Il lancera mon nom au-dessus des maisons
Mon peuple, c’est pour toi que j’ai chanté
Qui sait si ce chant te plaît
Une voix sort de mes poumons
Toute chagrin et fatigue
C’est d’après toi que je peins
Fleurs, forêts, gens et maisons
Comme un barbare je colore ta face
Nuit et jour je te bénis
Marc Chagall (1930-1935), Poèmes, Cramer éditeur, Genève, 1975.
vendredi, 20 octobre 2006 | Lien permanent | Commentaires (6)
”Parade au cirque” de Marc Chagall
Marc Chagall
Parade au cirque
Clown à la chèvre jaune
La Parade
1980
Lithographie
Donation Sorlier, 1988
Musée national Message Biblique Marc Chagall
J'ai vu hélas dans la vie un cirque ridicule
Quelqu'un tonitruait pour effrayer le monde, et
Un tonnerre d'applaudissements lui répondait .
J'ai vu aussi comment on se pousse vers la gloire et
Vers l'argent : c'est toujours le cirque
Une révolution qui ne conduit pas vers son idéal
Est, peut être aussi, un cirque .
Je voudrais toutes ces pensées et ces sentiments
Les cacher dans la queue opulente d'un cheval
De cirque et courir après lui, comme l'autre petit clown
En demandant la pitié afin qu'il chasse la tristesse
Terrestre
Marc Chagall POEMES
Cramer éditeur Genève
http://ombrescontrevents.hautetfort.com/archive/2005/10/2...
Les musiciens et artistes nomades font partie intégrante de la civilisation Yiddish d’Europe de l’Est, et Chagall garde de son enfance le souvenir ébloui du violoniste et de ceux qui l’accompagnaient. Il renoue avec le cirque à son arrivée à Paris. Il est en effet invité, comme beaucoup d’autres artistes, dans la loge de Vollard, grand marchand d’art pour qui il travaille, au Cirque d’hiver. Son goût pour les lumières, le mouvement, la magie du cirque est fortifié par le sentiment de parenté qu’il éprouve à l’égard des saltimbanques et des musiciens, artistes comme lui. Tableaux et illustrations lithographiques en grand nombre témoignent de cette passion pour le cirque.
Chagall découvre la lithographie en 1946, alors qu’il est encore en exil à New York. A son retour à Paris, l’artiste travaille la lithographie dans l’atelier Mourlot, où se sont retrouvés les plus grands artistes du siècle, Braque, Picasso, Miro. Dans ce travail, qui prend peu à peu une place importante dans son œuvre, il est assisté par le lithographe Charles Sorlier.
Ce dernier, qui a constitué une importante collection de lithographies de Chagall, en lègue une partie au musée en 1988. Parmi celles-ci, le cirque, bien entendu, a une place importante.
jeudi, 01 février 2007 | Lien permanent | Commentaires (3)
Mais quel cirque!
Chagall au pays des cercles en action
samedi 19 novembre 2011-
lundi 30 janvier 2012
lundi, 19 décembre 2011 | Lien permanent
Expo:Chagall et Tériade, l’empreinte d’un peintre au musée Matisse du Cateau -Cambresis jusqu'au 28 février 2007
| Chagall : la donation d’Alice Tériade | |
Dans le cadre de l’opération Feuille à Feuille qui rassemble 12 expositions sur le thème des collections de gravures des musées du Nord-Pas de Calais, le Musée départemental Matisse du Cateau-Cambrésis a choisi de mettre en valeur les livres gravés par Marc Chagall et édités par Tériade provenant de la donation qu’Alice Tériade a faite au musée en 2000. Madame Tériade a en effet choisi le Musée départemental Matisse pour recevoir l’ensemble des 27 livres édités par Tériade avec les plus grands artistes du XX° siècle, les 500 gravures originales issues des publications et les 26 numéros de Verve, une des plus belles revue d’art du XXe siècle.
Le musée expose, pour la première fois dans leur quasi totalité, les cinq livres réalisés par Chagall et édités par Tériade qui condensent tous les thèmes que privilégiera Chagall : Les Âmes mortes, texte de Nicolas Gogol, 1948, Les Fables de la Fontaine, 1952, La Bible, 1956, Daphnis et Chloé, texte de Longus, 1961, Cirque, texte de Chagall, 1967, les éditions de Verve réalisées avec les œuvres de Chagall dont celui sur Les Contes de Boccace de la Bibliothèque de l’Arsenal.
http://www.ac-amiens.fr/pedagogie/arts_plastiques/pages/8apamiens285.htm
mardi, 06 février 2007 | Lien permanent | Commentaires (5)
Notes précédentes sur ces sujets
Aix:http://www.lauravanel-coytte.com/search/aix-en%20provence
Cézanne:
http://www.lauravanel-coytte.com/search/cézanne
Chagall:
http://www.lauravanel-coytte.com/search/chagall
La représentation des bohémiens:
http://www.lauravanel-coytte.com/search/bohémiens
et notamment le cirque:
http://www.lauravanel-coytte.com/search/cirque
Fernand Léger:
http://www.lauravanel-coytte.com/search/fernand%20léger
samedi, 11 février 2012 | Lien permanent
La Cour Chagall
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En 1964 pour agrémenter sa demeure parisienne, Ira Kostelitz commande à Marc Chagall une mosaïque monumentale ainsi que les deux sculptures Oiseau et Poisson. Quelque quarante ans plus tard, le mari d’Ira offre ces œuvres à Annette et Léonard Gianadda qui les exposent dans le Parc de sculptures de la Fondation Pierre Gianadda. Un pavillon est reconstitué à l’identique dans les Jardins pour accueillir définitivement La Cour Chagall. Ce don exceptionnel contribue à embellir le Parc de la Fondation, véritable panorama de la sculpture du XXe siècle. Il s‘agit de la première mosaïque de la collection de la Fondation, mais également de l’arrivée d’un nouvel artiste prestigieux, Marc Chagall, dans le Panthéon déjà renommé du Parc de sculptures. Les mosaïques sont peu nombreuses dans l’œuvre de Chagall. Celle-ci, montrée pour la première fois en public, a été inaugurée le 19 novembre 2003, jour du 25e anniversaire de la Fondation. Pouvait-on rêver d’un plus beau cadeau pour ce jubilé ? | |
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jeudi, 22 décembre 2011 | Lien permanent
SENS DESSUS DESSOUS
20 JUIN-11 OCTOBRE 2010
Inauguration le samedi 19 juin à 11h
Cette exposition, organisée par les musées nationaux des Alpes-Maritimes, rend hommage à Marc Chagall à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de sa disparition.
20 juin au 12 octobre 2010
L’observation des œuvres de Chagall permet de repérer ce que l’univers de l’artiste présente de singulier. Les personnages, les animaux, les objets, présents dans des paysages complexes, défient souvent la loi de la gravitation. Ils virevoltent de tout côté et forment des images « sens dessus dessous » qui transgressent souvent l’ordonnancement des représentations habituelles. Ce monde renversé est sans doute le fruit d’une vision qui s’est construite autour de plusieurs axes. La religion juive en est un, avec ses récits fondateurs où le chaos initial, l’exode des foules errantes et d’autres épisodes célèbres semblent anticiper les bouleversements de l’histoire récente, ses exils et les diasporas contemporaines qui lui sont liées. La révolution d’Octobre à laquelle Chagall prit part est le second. Les images que l’artiste crée redonnent aux mots « révolution » et « renversement » sa pleine acception physique. Les données culturelles et artistiques sont une troisième source. Entre les traditionnelles gravures populaires russes, les loubkis, et les images dérivantes du Surréalisme, l’œuvre de Chagall trouve aisément à s’inscrire, prouvant à l’évidence qu’elle reçoit autant qu’elle initie.
Téléchargez le communiqué de presse
Téléchargez le dossier de presse
Commissariat de l’exposition
Maurice Fréchuret,
Directeur des musées nationaux du XXème siècle des Alpes-Maritimes
Elisabeth Pacoud-Rème,
Chargée des collections au musée national Marc Chagall
mardi, 13 juillet 2010 | Lien permanent
Chagall, Kupka, deux visions du Cantique des Cantiques.
Du 4 décembre 2010 - 14 mars 2011 la direction des musées nationaux du XXème siècle des Alpes-Maritimes présente l'exposition Chagall, Kupka, deux visions du Cantique des Cantiques réalisée grâce à un partenariat exceptionnel avec le Musée d’art et d’histoire du Judaïsm ; l’exposition propose aux visiteurs de mettre en perspective l’évocation du Cantique des Cantiques peinte par Marc Chagall entre 1955 et 1966 et une autre lecture du texte, celle de Franz Kupka, qui y travaille de 1905 à 1931 pour une édition illustrée.
Ce chant d’amour considéré comme sacré par les juifs et par les chrétiens et inséré dans les versions définitives de l’Ancien Testament a en effet suscité au cours des siècles de très nombreuses interprétations littéraires et picturales. Autour des tableaux de Chagall sont donc réunis des dessins préparatoires, souvent au pastel et très rarement montrés du fait de leur grande fragilité. L’inspiration du peintre se développe à partir des trois dimensions du poème, charnelle, musicale et bien entendu religieuse.
Le travail de Kupka est, quant à lui, présenté grâce au prêt généreux du Musée d’art et d’histoire du Judaïsme. Il comporte en particulier deux séries de gouaches : la suite des illustrations en français et la suite hébraïque, l’artiste ayant appris l’hébreu pour compléter ses dessins par le texte calligraphié.
Marquées par le symbolisme qui caractérise les débuts de Kupka, ainsi que par ses liens avec la Sécession viennoise, parfois inspirées des recherches archéologiques contemporaines au Moyen-Orient, ces oeuvres au caractère à la fois érotique et poétique font preuve de l’intérêt passionné et durable de l’artiste pour ce projet.
Kupka y met en scène les personnages du Cantique des Cantiques dans le contexte aux références historiques et géographiques d’un Orient babylonien dont le caractère imaginaire reste cependant évident.
Chagall, au contraire, mêlant à son habitude son histoire et celle du peuple juif, dépeint les amants du Cantique dans un Paradis rêvé où les références sont personnelles, comme le souligne la dédicace à « Vava, ma femme », et religieuses, avec la répétition de motifs comme Jérusalem et le roi David. L’appartenance des cinq tableaux du Cantique des Cantiques au cycle du Message Biblique renforce évidemment leur dimension religieuse.
L’exposition réunira dans une première salle une soixantaine d’oeuvres de Kupka, dessins, gouaches et livres, mises à disposition par le Musée d’art et d’histoire du Judaïsme. A proximité immédiate des peintures de Chagall, dans la salle du Cantique, sera présentée une quarantaine de dessins préparatoires, pastels, encre de Chine et gouaches de l’artiste.
Informations pratiques :
Musée national Marc Chagall
Avenue Docteur Ménard
06 000 Nice
Tél. + 33(0) 4 93 53 87 20
Accès handicapés
Ouvert tous les jours de 10h à 17h sauf le mardi, le 25 décembre et le 1er janvier
Accès:Aéroport de Nice Côte d’Azur, Gare SNCF, Bus n°15 et 22, arrêt musée Chagall
www.musee-chagall.fr
http://www.culture.fr/fr/sections/themes/peinture_dessin_...
jeudi, 03 mars 2011 | Lien permanent
J'ai vu
Marc Chagall, "Le violoniste bleu"
http://www.postershop.fr/Chagall-Marc/Chagall-Marc-Le-Vio...
J’ai vu un homme à tête de chèvre
Sa tête était jaune et son corps rouge
J’ai vu des maisons et des personnages
A l’envers, aux couleurs bizarres
Et aux proportions irréalistes
J’ai vu un poète à la tête verte
« Un génie fendu comme une pêche »(Cendrars à propos de Chagall)
J’ai vu des bœufs verts et roses
Un violoniste orange
Et un autre violet à la tête verte
Et au violon orange
J’ai vu des époux qui s’envolent
Le jour de leur anniversaire
J’ai vu un peintre
Toucher la lune
J’ai vu une femme
Chevaucher un coq immense
J’ai vu des amoureux dans le lilas rose
Et blanc, une acrobate, plus grande
Que les maisons du village
J’ai vu une vache
Jouer d’un violon jaune
J’ai vu des noces
Dans un ciel de fleurs blanches
J’ai vu un coq bleu et rouge
Des mariés bleus dans une ambiance
Verte et rouge
J’ai vu une vache à ombrelle
Une maison à l’œil vert, un ange rouge
Un traîneau qui s’envole
J’ai vu dans les toiles
De Marc Chagall ce monde
Poétique qui nourrit mon âme.
Pour lire d'autres poèmes de moi, cf.mes 2 recueils présentés ci-dessus.
jeudi, 29 janvier 2009 | Lien permanent | Commentaires (9)





















