Rechercher : coleridge
”Ma tristesse s'apaisera...
vendredi, 05 décembre 2008 | Lien permanent | Commentaires (3)
”Avec les romantiques, il faut commencer par le paysage.
mardi, 23 décembre 2008 | Lien permanent | Commentaires (2)
Pourquoi la catégorie Coleridge?
Comme beaucoup d'auteurs, découvert pendant mes recherches de maîtrise: mémoire en vente en haut de ce blog.
3. http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/11/10/ma-tristesse-s-apaisera.html
5. http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/10/29/samuel-taylor-coleridge-christabel-extraits.html
6. http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/10/28/le-perce-neige-de-coleridge.html
7. http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/10/15/a-propos-de-coleridge.html
8. http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/10/16/extrait-de-la-ballade-du-vieux-marin.html
9. http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/10/14/la-ballade-du-vieux-marin.html
10. http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/09/26/la-harpe-eolienne-de-coleridge-traduit-par-sainte-beuve.html
vendredi, 19 juin 2009 | Lien permanent
A propos de Coleridge(comme je l'ai lu il y a un moment et non comme je l'ai vu jeudi soir)
Coleridge semble confirmer le mot de Gœthe : "J’appelle classique ce qui est sain et romantique ce qui est malade". Mais n’est-ce pas parce qu’il fut un tempérament essentiellement dispersé, méditatif et fragile qu’il fut aussi l’un des romantiques les plus authentiques ?
Le laudanum avec lequel il a été soigné dès son adolescence n’a pas fait de lui un grand poète, mais a libéré un subconscient sans lequel assurément n’existeraient ni Kubla Khan ni Le Dit du vieux marin.
L’échec de ses premières œuvres, la lassitude, la vie familiale, la tentative de désintoxication le conduiront à une crise de folie lors d’un séjour en Italie. Il abandonnera définitivement la poésie pour se consacrer à la spéculation critique et philosophique, où son génie se réfugiera avec l’aide morale et matérielle d’amis mécènes. Il fut l’un des meilleurs connaisseurs de la littérature allemande de cette période.
L’œuvre de Coleridge est faite essentiellement de textes fragmentaires : parmi les grands projets qu’il caressa, presque tous restèrent à l’état d’utopies ou d’ébauches ; en cela encore, il est proche de certains des plus grands romantiques allemands. Le fragment ne doit plus être considéré comme un inachèvement, un échec, mais plutôt comme une promesse, un signe que l’œuvre parfaite et close est un rêve inatteignable, mais auquel la quête donne sa signification. La postérité a tranché.
"Coleridge est l’esprit le plus vigoureux de la première génération romantique ; il en est aussi, dans quelques morceaux, le poète le plus exquis" (Cazamian).
http://www.jose-corti.fr/auteursromantiques/coleridge.html
mardi, 24 janvier 2012 | Lien permanent | Commentaires (2)
Samuel Taylor Coleridge(tel que l'ai lu en 2009 et pas vu jeudi soir)
La Ballade du vieux marin et autres textes suivi d’extraits de L’autobiographie littéraire
Choix, présentation et traduction de Jacques Darras, édition bilingue
448 p. 9, 80 €
Poésie / Gallimard, n° 436, 2007
haut de page
« Coleridge (1772-1834) est considéré comme le plus romantique de tous les poètes romantiques. Il aime passionnément la nature, dans sa version sauvage du Pays de Galles et des Lacs où il vit avec une parfaite sobriété écologique. Dans le même temps, il ne peut se passer de Londres, dont il aime fréquenter les cafés. Il compose dans les toutes dernières années du XVIIIe siècle un très grand poème en sept chants, La Ballade du vieux marin »
Cette édition bilingue est accompagnée d’un bel appareil, présentation, notes, repères biographiques et bibliographiques.
http://poezibao.typepad.com/poezibao/2007/12/poezibao-a-r...
dimanche, 22 janvier 2012 | Lien permanent | Commentaires (2)
L’imagination délivrée : Coleridge et l’idée de l’œuvre littéraire comme ‘surnature’
http://www.rilune.org/dese/tesinepdf/Steinberg/Steinberg_...
J'ai terminé le livre de Coleridge pendant mon dernier voyage dans l'est.
lundi, 24 novembre 2008 | Lien permanent | Commentaires (4)
Je relis:”La harpe éolienne” de Coleridge, traduit par Sainte-Beuve(pour préparer le spectacle de jeudi)
Sainte-Beuve — Les Consolations
XXVII. La Harpe éolienne
À mon ami Victor Pavie ; traduit de Coleridge
La Harpe éolienne
Ô pensive Sara, quand ton beau front qui penche,
Léger comme l’oiseau qui s’attache à la branche,
Repose sur mon bras, et que je tiens ta main,
Il m’est doux, sur le banc tapissé de jasmin,
À travers les rosiers, derrière la chaumière,
De suivre dans le ciel les reflets de lumière,
Et tandis que pâlit la pourpre du couchant,
Que les nuages d’or s’écroulent en marchant,
Et que de ce côté tout devient morne et sombre,
De voir à l’Orient les étoiles sans nombre
Naître l’une après l’autre et blanchir dans l’azur,
Comme les saints désirs, le soir, dans un cœur pur.
À terre, autour de nous, tout caresse nos rêves ;
Nous sentons la senteur de ce doux champ de fèves ;
Aucun bruit ne nous vient, hors la plainte des bois,
Hors l’Océan paisible et sa lointaine voix
Au fond d’un grand silence ;
— et le son de la Harpe,
De la Harpe en plein air, que suspend une écharpe
Aux longs rameaux d’un saule, et qui répond souvent
Par ses soupirs à l’aile amoureuse du vent.
Comme une vierge émue et qui résiste à peine,
Elle est si langoureuse à repousser l’haleine
De son amant vainqueur, qu’il recommence encor,
Et, plus harmonieux, redouble son essor.
Sur l’ivoire il se penche, et d’une aile enhardie
Soulève et lance au loin des flots de mélodie ;
Et l’oreille, séduite à ce bruit enchanté,
Croit entendre passer, de grand matin, l’été,
Les sylphes voyageurs, qui, du pays des fées,
Avec des ris moqueurs, des plaintes étouffées,
Arrivent, épiant le vieux monde au reveil.
Ô magique pays, montre-moi ton soleil,
Tes palais, tes jardins ! où sont tes Harmonies,
Elles, qui, dès l’aurore, en essaims réunies,
Boivent le miel des fleurs, et chantent, purs esprits,
Et font en voltigeant envie aux colibris ?
Ô subtile atmosphère, ô vie universelle
Dont, en nous, hors de nous, le flot passe et ruisselle ;
Âme de toute chose et de tout mouvement ;
Vaste éther qui remplis les champs du firmament :
Nuance dans le son, et ton dans la lumière ;
Rhythme dans la pensée ; — impalpable matière ;
Oh ! s’il m’était donné, dès cet exil mortel,
De nager au torrent de ton fleuve éternel,
Je ne serais qu’amour, effusion immense ;
Car j’entendrais sans fin tes bruits ou ton silence !
Ainsi de rêve en rêve et sans suite je vais ;
Ainsi, ma bien-aimée, hier encor je rêvais,
À midi, sur le bord du rivage, à mi-côte,
Couché, les yeux mi-clos, et la mer pleine et haute
À mes pieds, tout voyant trembler les flots dormants
Et les rayons brisés jaillir en diamants ;
Ainsi mille rayons traversent ma pensée ;
Ainsi mon âme ouverte et des vents caressée
Chante, pleure, s’exhale en vaporeux concerts,
Comme ce luth pendant qui flotte au gré des airs.
Et qui sait si nous-même, épars dans la nature,
Ne sommes pas des luths de diverse structure
Qui vibrent en pensers, quand les touche en passant
L’esprit mystérieux, souffle du Tout-Puissant ?
Mais je lis dans tes yeux un long reproche tendre,
Ô femme bien-aimée ; et tu me fais entendre
Qu’il est temps d’apaiser ce délire menteur.
Blanche et douce brebis chère au divin Pasteur,
Tu me dis de marcher humblement dans la voie ;
C’est bien, et je t’y suis ; et loin, loin, je renvoie
Ces vieux songes usés, ces systèmes nouveaux,
Vaine ébullition de malades cerveaux,
Fantômes nuageux, nés d’un orgueil risible ;
Car qui peut le louer, Lui, l’Incompréhensible,
Autrement qu’à genoux, abîmé dans la foi,
Noyé dans la prière ? — Et moi, — moi, — surtout moi,
Pécheur qu’il a tiré d’en bas, âme charnelle
Qu’il a blanchie ; à qui sa bonté paternelle
Permet de posséder en un loisir obscur
La paix, cette chaumière, et toi, femme au cœur pur !
Octobre 1829.
Pour voir, ce qu'est une harpe éolienne:
http://ventcourtois.com/harpe_eolienne/cor_harpe_eolienne...
mardi, 17 janvier 2012 | Lien permanent | Commentaires (4)
Samuel Taylor Coleridge : Christabel (extraits)
"Christabel", bien qu'inspiré par "Lenore" de Bürger (1773), ne semble pas clairement à propos d'un vampire (Lady Geraldine pourrait aussi bien être un fantôme ou un esprit), mais il est apparenté au vampirisme par certains aspects de la Partie I.
Partie I (extraits)
La jeune Christabel, fille du baron Leoline, alors qu'elle prie dans les bois, rencontre la fragile Geraldine.
There she sees a damsel bright,
Drest in a silken robe of white,
That shadowy in the moonlight shone :
The neck that made that white rode wan,
Her stately neck, and arms were bare;
Her blue-veined feet unsandal'd were,
And wildly glittered here and there
The gems entangled in her hair.
I guess, 'twas frightful there to see
A lady so richly clad as she -
Beautiful exceedingly!
Celle-ci lui dit qu'elle a été enlevée et qu'elle vient tout juste d'échapper à ses ravisseurs, et lui demande de la protèger. Christabel accepte et la ramène avec elle au chateau de son père, qui est malade et qu'il vaut mieux ne pas réveiller en pleine nuit; les filles entrent donc en secret. Néanmoins, Geraldine a quelques problèmes pour passer la porte (recouverte de fer de chaque côté, le fer étant connu pour repousser les esprits) du chateau seule, et Christabel doit la porter.
The lady sank, belike through pain,
And Christabel with might and main
Lifted her up, a weary weight,
Over the threshold of the gate
Then the lady rose again,
And moved, as she were not in pain.
Une fois à l'intérieur, Geraldine est remise de son malaise. Elles traversent la cour, ou le chien se met à gémir dans son sommeil au passage de Geraldine. Puis elles traversent le hall, ou des flammes renaissent des cendres froides et se reflètent dans les yeux de Geraldine. Christabel se demande un peu pourquoi, mais est bien plus préoccupée par le fait de ne pas réveiller son père. Elles atteignent enfin la chambre, partagent un peu de vin, fait par la mère de Christabel, dont le fantôme semble avoir une conversation avec Geraldine (?) et finit par renoncer devant la volonté de cette dernière. Christabel et Geraldine se déshabillent et se couchent, Christabel est subjugée par la beauté de sa compagne. Geraldine touche la poitrine de Christabel, y laissant sa marque (morsure?).
'In the touch of this bosom there worketh a spell,
Which is lord of the utterance, Christabel!
Thou knowest to-night, ans wilt know to-morrow,
This mark of my shame, this seal of my sorrow;
But vainly thou warrest,
For this is alone in
Thy power to declare,
That in the dim forest
Thou heard'st a low moaning,
And found'st a bright lady, surpassingly fair;
And didst bring her home with thee in love and in charity,
To shield her and shelter her form the damp air.'
mercredi, 29 octobre 2008 | Lien permanent | Commentaires (2)
BONNE ANNEE A TOUS AVEC COLERIDGE(que je vais écouter le 19)et MES LIVRES!!!!!
dimanche, 01 janvier 2012 | Lien permanent | Commentaires (2)
”Le perce-neige” de Coleridge
"Ce sont des plages aimés des elfes
Où les Lys soumis au Zéphir
Se penchent pour s'embrasser eux-mêmes,
Images floues tremblant dans l'eau:-
C'est là, la nuit, que dort Laura,
Sommeil magique levant son sein:
Vagabond blanc des Harpes, son bras
Sous sa joue,plié, tient.
Le poème en entier et enb anglais ci-dessous:
Coleridge's "The Snow-Drop" was composed in December 1797. It's remarkable in that it only directly references the flower in the first stanza; the other eight are very obviously about the poet Mary Robinson, whom he correctly identifies as the fragile being actually referenced through Robinson's own symbolic flower. Printed below is the 1993 Everyman's Poems of Samuel Taylor Coleridge edition:
The Snow-Drop
Fear no more, thou timid Flower!
Fear thou no more the winter's might,
The whelming thaw, the ponderous shower,
The silence of the freezing night!
Since Laura murmur'd o'er thy leaves
The potent sorceries of song,
To thee, meek Flowret! gentler gales
And cloudless skies belong.
Her eye with tearful meanings fraught,
She gaz'd till all the body mov'd
Interpreting the Spirit's thought-
The Spirit's eager sympathy
Now trembled with thy trembling stem,
And while thy droopedst o'er thy bed,
With sweet unconscious sympathy
Inclin'd the drooping head.
She droop'd her head, she stretch'd her arm,
She whisper'd low her witching rhymes,
Fame unreluctant heard the charm,
And bore thee to Pierian climes!
Fear thou no more the Matin Frost
That sparkled on thy bed of snow:
For there, mid laurels ever green,
Immortal thou shalt blow.
Thy petals boast a white more soft,
The spell hath so perfumed thee,
That careless Love shall deem thee oft
A blossom from his Myrtle tree.
Then, laughing at the fair deceit,
Shall race with some Etesian wind
To seek the woven arboret
Where Laura lies reclin'd.
All them whom Love and Fancy grace,
When grosser eyes are clos'd in sleep,
The gentle spirits of the place
Waft up the insuperable steep,
On whose vast summit broad and smooth
Her nest the Phoenix Bird conceals,
And where by cypresses o'erhung
The heavenly Lethe steals.
A sea-like sound the branches breathe,
Stirr'd by the Breeze that loiters there;
And all that stretch their limbs beneath,
Forget the coil of mortal care.
Strange mists along the margins rise,
To heal the guests who thither come,
And fit the soul to re-endure
Its earthly martyrdom.
The margin dear to moonlight elves
Where Zephyr-trembling Lilies grow,
And bend to kiss their softer selves
That tremble in the stream below:-
There nightly borne does Laura lie
A magic Slumber heaves her breast:
Her arm, white wanderer of the Harp,
Beneath her cheek is prest.
The Harp unhung by golden chains
Of that low wind which whispers round,
With coy reproachfulness complains,
In snatches of reluctant sound:
The music hovers half-perceiv'd,
And only moulds the slumberer's dreams;
Remember'd LOVES relume her cheek
With Youth's returning gleams.
D'autres "perce-neige" en anglais:
http://www.clas.ufl.edu/users/pcraddoc/chancey.htm#Geneol...
et en français:
mardi, 28 octobre 2008 | Lien permanent | Commentaires (2)



















