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Daho,un père et gagne

Chanson. Entre mélancolie amoureuse et lettre au père, le bel ami nous revient avec un neuvième album en studio.
GÉRARD LEFORT
QUOTIDIEN : mardi 6 novembre 2007
 

Ami-chemin de l’album l’Invitation, planté comme un pieu dans le cœur de Dracula pour empêcher qu’il se réveille jamais, cette chanson censément exorciste : Boulevard des capucines. Qui dit, au refrain, «Quelle erreur, quelle perte de temps/Si je n’ai pas su te dire à temps/Que je pensais à toi, tout le temps/Mon guerrier, mon roi, mon petit prince» . Qui parle ? A qui ? Et de quoi ? Tous les sens sont permis, sans dessus dessous. Un amant repentant ? (C’est froid). Un vieux parlant à son jeune ? (C’est chaud). Un père à son fils ? (Ça brûle !).

Crève-cœur. Contre toutes attentes, il s’agit en effet d’une lettre de Daho à Daho, de père en fils – ou l’inverse. Ce qui trouble plus que de raison. Car tout de même, écrire ainsi, en y insistant, cette complainte d’homo erectus, copulation astrale avec Daddy Daho (à l’Olympio !) : «Mais tu ignores mes signes, toi mon cruel funambule/Alors je crache ces lignes, fracassé et somnambule.» Et la semer en chanson à tous vents, sont-ce bien des façons ? Tout le reste est sous influence de ce déchirement crève-cœur. Alors oui, on se sent le droit, pas gêné mais un peu quand même…, de s’adresser à son tour au «garçon».

Etienne, vous le savez, vous nous importez, corps et âme. Damoiseau depuis si longtemps, hanté par la jeunesse depuis que vous étiez jeune, entre Epaule Tatoo (ouh ?) en jean déchiré, et Week-end à Rome, vacances cinématographiques sur le scooter de référence (un Vespa sinon rien), tout chaud serré contre Gregory Peck au guidon puisque vous avez déclaré que votre mère, qui fut abandonnée par Papa, est un sosie d’Audrey Hepburn.

A l’aurore des années 80, vous étiez ce héros pour lycéen en phase terminale (A) de province extrême, quand, entre Hubert-Félix Thiéfaine et Francis Lalanne, pour s’identifier on n’avait pas d’autre solution que vous. Mythomane d’entrée de jeu (1981), puis matelot de quincaillerie érotique, plus Querelle que Billy Budd, portant beau le pull à rayures bretonnant pour les enchâssants Pierre et Gilles sur la couverture en mousse de la Notte , la notte (1984). Plus de vingt ans déjà. Et après ?

Un peu perdu de vue mais toujours à l’œil. Bien qu’il ait fallu endurer quelques égarements sur lesquels mieux vaut ne pas revenir sauf à aimer les scènes de ménage. Ce qui semble être votre cas, qu’on en juge, quand sous prétexte de célébrer Un merveilleux été, vous dites à quelqu’un : «Tu pleures en secret toutes les larmes de ton corps/Fais comme si j’étais mort.»

Cantharide. Mais quel homme êtes-vous donc ? Artiste et invivable, vous chantez ce pléonasme dans Cet air étrange qui fut la première chanson écrite pour l’album. Où l’on entend aussi, que «si tu flirtes avec les cimes, tu entrevois aussi l’abîme». Aimerait-on à cet égard être votre ami ? Mieux vaut sans doute ne pas vous connaître, écouter vos chansons en restant bons copains. D’ailleurs on est prévenu par un Toi jamais, toujours où Brigitte Fontaine, en coup de main-coup d’écriture, nous abreuve de maux délicieux : «Satan de soie», «crapaud de Dieu», «tubéreuse mortelle» ou «cantharide acide». Hein ? Cantharide ? Une décoction de coléoptères aux vertus aphrodisiaques. On qualifie aussi de «cantharide» une allumeuse. Plus que jamais une Invitation, donc.

Qui fait un carton «clappé» en guise d’ouverture. Sur un air flamenco, c’est une auberge espagnole où la vie est un banquet entraînant. Les convives, assassins et poètes, sont idéalement excitants, mais s’il venait l’envie de se lever de table pour taper à son tour du talon, c’est «pieds nus sur du verre». Et vous vous (nous) emballez au final tout en décharges d’adrénalines. Fort bien. Et du calme. Pour un tête à tête entre vous et toi, où s’ouvrent les gouffres de la sexualité («Ça fait très, très peur mais aussi très envie»), prétexte aussi à une première bouffée de violonades qui, en arrière-monde, font penser aux déambulations de Gainsbourg dans la maison close de Melody Nelson.

Gamin. Mélodie en sous-sol, plutôt, qui est aussi le titre d’un film de Verneuil (1963) avec Beau Delon. Ça coule à pic, la fin des années 60 cogne à la porte. Car, ce qui fait surtout écho souterrain à l’arrière-plan de votre Invitation, c’est le Velvet. Vous chantez, Etienne, tandis que ne manquent au rappel ni tambourin ni ligne à haute tension des guitares électriques, comme Nico. Pas faux non, mais… Une voix de gamin, de Petit Prince si vous y tenez, poseur mais posé, qui tinte à nos oreilles comme celle d’un enfant de chœur qui chercherait ses basses dans If, le film soixante-huitard de Lindsay Anderson. Autant dire «gâté pourri», prêt à tirer dans le tas en aube sanglante.

Comment peut-on chanter français sur un son aussi anglo-saxon ? D’autant qu’autre fantôme, comme une chatte Motown dans la gorge, Diana Ross vous hante. Or, ça colle. Et vous en donnez la preuve dans Sur la terre comme au ciel. Sur des vers boiteux à se ramasser, voilà que tout en montée vers un septième ciel de fantaisie, la voix rapido caracole, de «poussière» en «esprit» jusqu’à un pic de «poésie», juste avant de dévaler d’une octave pour valdinguer «sur terre». Cette galvanique incantation nous cueille et nous terrasse.

C’est bientôt la fin, le chant du départ. Un Cap Falcon qui est sans conteste le nom d’une pointe aux environs d’Oran (Algérie), histoire d’un retour à rebours, bouffée d’enfant pied-noir inconsolable qui naquit «là-bas» un 14 janvier 1956. Mais aussi, parce qu’un amour d’antan est appelé Lit de Roses, impossible de se quitter sans évoquer Jean Genet-Génie, Notre-Dame-des-Fleurs et des fêlures répandant sa fragrance dans les Fleurs de l’interdit où vos «aubiers» sont à deux doigts des aubépines de Proust. Ce qui vous fait fredonner, cher garçon : «Comme le nectar assassin, tiens, tiens, prends ma main…» Soit. Mais où ?

http://www.liberation.fr//culture/musique/289424.FR.php?u...

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mardi, 06 novembre 2007 | Lien permanent | Commentaires (6)

J'écoute en boucle: Tombés pour Daho(que j'ai ramené de France)

1150075411.jpgUn tribute à Etienne Daho sorti le 25 février 2008.

http://www.tombespourdaho.com/ POUR EN SAVOIR PLUS

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vendredi, 04 avril 2008 | Lien permanent | Commentaires (3)

J'écoute en boucle: L'invitation(ramené de France)

1642295956.jpgAlbum pop rock de l'année aux Victoires de la musique 2008.

http://www.etiennedaho.com/ POUR EN SAVOIR PLUS

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mardi, 18 mars 2008 | Lien permanent | Commentaires (4)

”L'invitation ” d'Etienne Daho(dans l'album éponyme)

Ah je brûle je brûle, les tentacules m'attrapant du fond des enfers
me donnent la cruelle sensation de marcher pieds nus sur du verre.
La bonté de ta main généreuse et parfaite qui me fait signe d'avancer,
me donne l'aimable sensation d'être à la vie de nouveau convié, convié.

A la table des convives, convives
Qu'on vive jusqu'à ce que repu l'on en meurt.
Tu m'invites à prendre ma place à partager le miel des honneurs de ton coeur.
Volontiers j'accepte le meilleur traitement
Que l'on réserve tout exclusivement
Aux invités le festin nu, qui fait les langues au soir se délier, se délier

Oh je brûle je brûle de goûter à présent à tous ces nectars affolants,
dont le poison noir et pourpre fait battre indécent le sang des amants.

Ton baiser confiant m'appelle à tout autre destin adoré,
me donne l'aimable sensation d'être à la vie de nouveau convié, convié.
Convié

A qu'y puis à qu'y puis je, la liqueur volatile je veux toute la partager,
à la table des poètes, des assassins, tout comme moi ici conviés.

Volontiers j'accepte le meilleur traitement
Que l'on réserve tout exclusivement
Aux invités le festin nu, qui fait les langues au soir se délier, se délier.

http://www.chansons-paroles.com/Etienne-Daho-509/paroles-...

Sur ce site, on peut aussi visionner le clip.

 

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mercredi, 30 avril 2008 | Lien permanent | Commentaires (6)

Benjamin Biolay et Elli Medeiros chante ”Les bords de seine” d'Etienne Daho dans l'album ”Tombés pour Daho”

http://iphone.dailymotion.com/Selisa/video/x3v8kn_les-bor... pour le Daho Show (décembre 2007).

Album: Eden
Year: 1996
Title: Les Bords De Seine
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Correct


Sur les bords de Seine
le septième jour de la semaine
avec toi j'aime bien traîner, traînée
à paris plage, paris paresseuse, les soirs d'été sont chauds
paris eldorado sur l'eau
luar estrellas mil
ouro e prata, brilho no breu
vasto ceu que nos ve
abençoa, eu e voce
sur les bords de Seine,
les amants se surpassent et se foutent que l'on surprenne leur cérémonie sacrée
à paris plage, paris parisienne, comme des oiseaux planer
on enverrait tout valser
luar benta luz
mansa noite que nos seduz
briza cheirando a flor
paraiso do nosso amor
luar estrellas mil
oura e prata
brilho no breu
vasto ceu que nos ve
abençoa eu e voce
paris eldorado sur l'eau
paraiso do nosso amor.
[Les Bords De Seine Lyrics on
http://www.lyricsmania.com/ ]


Etienne Daho Lyrics

http://www.bestofparoles.com/cachev2/9/etienne_daho_les_b...

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jeudi, 01 mai 2008 | Lien permanent | Commentaires (5)

L'invitation

J’ai accepté l’invitation

A faire une danse

Sur cet air étrange

Comme une obsession :

L’adorer et goûter encore

Avec lui les fleurs

De l’interdit, flâner des heures

Sur le Boulevard des Capucines

 

Toi jamais toujours

 

Te savourer

 

Un merveilleux été

 

A  faire l'amour

 

 

 

La vie continuera

 

Sur la terre comme au ciel

 

Avec nos merveilles

 

Tu chanteras

 

Pour lire d'autres textes de moi, cf. mes 7 livres en vente sur ce blog.
 
Entre vos Rondes des si et Vos mélodies, le plaisirs des mots se déguste sans modération et avec gourmandise.
  
C'est Laura, aujourd'hui, qui  répond à notre invitation  par  celle  d'Etienne  Daho & son tout dernier album. Elle vous offre sa participation ici avec en cadeau le lien pour découvrir en ligne, les extraits de cet album.

Avec les titres du dernier album d’Etienne Daho, mon chanteur préféré , « L’invitation »:

1.L'Invitation
2 Cet Air Étrange
3 Obession
4 L'adorer
5 Les fleurs de l'interdit
6 Boulevard des Capucines
7 Toi jamais toujours
8 Un merveilleux été
9 Sur la terre comme au ciel
10 La vie continuera
11 Cap Falcon

http://www.etiennedaho.com/

 

J’ai accepté l’invitation

A faire une danse

Sur cet air étrange

Comme une obsession :

L’adorer et goûter encore

Avec lui les fleurs

De l’interdit, flâner des heures

Sur le Boulevard des Capucines

 

Toi jamais toujours

 

Te savourer

 

Un merveilleux été

 

A  faire l'amour

 

 

 

La vie continuera

 

Sur la terre comme au ciel

 

Avec nos merveilles

 

Tu chanteras

 

Pour lire d'autres poèmes de moi, cf. mes 2 recueils présentés ci-dessus.
 

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mardi, 30 mars 2010 | Lien permanent | Commentaires (4)

J'écoute:Etienne Daho,”Paris ailleurs”

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Cette note a été selectionnée par Paperblog:

http://www.paperblog.fr/990182/j-ecoute-en-ce-momentetien...

 

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mardi, 19 août 2008 | Lien permanent | Commentaires (3)

J'écoute, je regarde et je vibre...

daho.jpg

 

Image:

http://nefercath.free.fr/forum/viewtopic.php?p=73465

Un forum consacré à Daho.

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mercredi, 10 septembre 2008 | Lien permanent | Commentaires (5)

Nous avons nos billets ...

daho 2.jpg... pour le concert d'Etienne Daho au mois de novembre!!!!!

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lundi, 15 septembre 2008 | Lien permanent | Commentaires (3)

Etienne Daho:”Réévolution”

daho.jpgLe clip:

http://fr.youtube.com/watch?v=0bbY6huOvt8

Les paroles:

Paroles: Etienne Daho. Musique: Christian Fradin, Etienne Daho   2003  "Réévolution"
© Satori song
  

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 Regarder la Vidéo
Soldats de la rue ou anges déçus
Que tous les cœurs vaillants oubliés
Et les âmes pures revêtent l'armure
Dans un monde réévolué
Réécrire l'histoire, à nos étendards
De quel côté l'épée va frapper
Pour un peu d'amour, au son des tambours
Dans un monde réévolué
Puisque l'avenir, dépend de notre foi
De notre irrépressible, envie de vivre
Le futur s'ra bien plus que parfait
Ooh, debout et le poing levé !

 

Pour la vérité, pour la liberté
Le spirituel et la beauté
Les arts et les sciences et la différence
Dans un monde réévolué
Puisque l'avenir, dépend de notre foi
De notre irrépressible, envie de vivre
Le futur s'ra bien plus que parfait
Ooh, debout et le point levé !
Soldats de la rue ou anges déçus
Que tous les cœurs vaillants oubliés
Et âmes pures revêtez l'armure
Dans un monde réévolué
Puisque l'avenir, dépend de notre foi
De notre irrépressible, envie de vivre
Le futur s'ra bien plus que parfait
Ooh, debout et le point levé !
Puisque l'avenir, dépend de notre foi
De notre irrépressible, envie de vivre
Le futur s'ra bien plus que parfait
Ooh, debout et le point levé !

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lundi, 27 octobre 2008 | Lien permanent | Commentaires (2)

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