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Jacques Tournier,”Zelda” 2
p.9:"-Bien-sûr,David-mais c'est très difficile d'être deux personnes à la fois, l'une qui veut ne dépendre que d'elle-même, l'autre qui veut ne rien perdre de ce qu'elle trouve si agréable: être aimée,défendue,protégée.
Zelda,"Accordez-moi une valse."
Toutes mes notes "Zelda":
http://www.lauravanel-coytte.com/search/zelda
Jacques Tournier:
mardi, 13 janvier 2009 | Lien permanent | Commentaires (2)
J'ai terminé le 29 novembre 2008: ”Zelda” de Jacques Tournier
Editeur : Grasset
Publication :5/3/2008
« C’est cette volonté de lucidité, qu’elle gardera jusqu’au bout, qui rend si douloureux son combat contre elle-même »
'En 1983, les éditions Belfond m'ont proposé de traduire un recueil de nouvelles de Scott Fitzgerald : 'Love Boat'. Vingt-cinq ans déjà. Trois autres recueils ont suivi (cinquante nouvelles) et deux chefs-d' oeuvre : 'Tendre est la nuit' (1985) et 'Gatsby le magnifique' (1996). Traduire ces livres a fini par faire naître entre nous une sorte de familiarité respectueuse qui s'est vite étendue à Zelda, présente à chaque page. Je me suis laissé prendre à l'image brillante d'un couple symbolisant les années d'or de l'immédiat après-guerre. En déchiffrant phrase à phrase les aveux secrets de 'Tendre est la nuit',j'ai compris que ces apparences étaient vaines, qu'il existait entre Scott et Zelda un amour d'autant plus profond qu'il a résisté à de grandes douleurs et à de longs déchirements, qu'accentuaient la schizophrénie de l'une et l'alcoolisme maladif de l'autre.'
Jacques Tournier
Pour les 60 ans de sa mort, Zelda Fitzgerald revient en tête de gondole après sa renaissance l’an dernier sous la plume de Gilles Leroy. Si ce dernier choisissait de mêler fiction et réalité, révélant une vie d’abnégation en lui offrant une voix, Jacques Tournier s’attache davantage à ne pas trop romancer cette destinée. C’est autour d’extraits de lettres de Zelda et de Scott qu’il choisit de tisser sa biographie. Aussi commence-t-elle par le premier internement de Zelda : la première grande séparation du couple. Toute la force du caractère de cette femme, ballottée entre périodes de troubles psychologiques et lucidité, transparaît avec violence dans ses correspondances. Et l’ardeur immuable de leur amour survit également dans les écrits de Scott. On (re)découvre à quel point Zelda a marqué sa vie et son oeuvre. La muse et le maître aux destins tragiques reprennent vie dans ces souvenirs en sépia que croque Jacques Tournier. Chaque chapitre comme une diapositive se ranime sous la plume de l’auteur, soucieux de restituer un passé singulier, une époque révolue, un destin hors du commun.
Livres hebdo - Daniel Garcia (15 février 2008)
Voilà un petit livre qui risque de passer inaperçu, et ce serait dommage. (.. .) la Zelda dépeinte ici avec un vrai talent est celle des dernières années - la fin du séjour européen, et le retour aux Etats-Unis, quand le couple s'enfonce inexorablement dans une double déchéance cannibale.
Lire - Alexandre Fillon (Avril 2008)
Avec finesse, Jacques Tournier ravive la flamme d'un amour déchiré et intense. Sensible et incarné, son 'Zelda' souligne parfaitement le combat contre elle-même d'une femme ayant gardé jusqu'au bout la volonté d'être lucide.
La première phrase
Je n'ai pas sonné à la grille.
Morceau choisi
'Ma chérie, tu as voulu te mesurer deux fois aux difficultés d'un métier dont on commence probablement l'apprentissage, un long apprentissage, acharné et dévastateur, dès l'âge de sept ans. Je ne mets pas en doute ta 'valeur' en tant qu'être humain, mais je doute de tes capacités à utiliser cette valeur à des fins artistiques. Tu parles constamment de t'exprimer. Ce mot n'a aucun sens. Ce qui s'exprime dans une oeuvre d'art, c'est [... ]
- chapitre : Un double échec - page : 74 - éditeur : Grasset et Fasquelle - date d'édition : 2008 -
http://www.evene.fr/livres/livre/jacques-tournier-zelda-3...
Voir ma note sur l'autre livre sur Zelda:
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/11/17/je-vi...
lundi, 01 décembre 2008 | Lien permanent | Commentaires (4)
J'ai terminé lundi 17 novembre 2008:”Alabama song” de Gilles Leroy(PRIX GONCOURT 2007)
Les garçons des clubs, les jeunes officiers du mess, je les tiens dans ma main gantée de fil blanc. Je suis Zelda Sayre. La fille du Juge. La future fiancée du futur grand écrivain.
Du jour où je l’ai vu, je n’ai plus cessé d’attendre.
Et d’endurer, pour lui, avec lui, contre lui.
Montgomery, Alabama, 1918. Quand Zelda, « Belle du Sud », rencontre le lieutenant Scott Fitzgerald, sa vie prend un tournant décisif. Lui s’est juré de devenir écrivain : le succès retentissant de son premier roman lui donne raison. Le couple devient la coqueluche du tout New York. Mais Scott et Zelda ne sont encore que des enfants : propulsés dans le feu de la vie mondaine, ils ne tardent pas à se brûler les ailes…
Gilles Leroy s’est glissé dans la peau de Zelda, au plus près de ses joies et de ses peines. Pour peindre avec une sensibilité rare le destin de celle qui, cannibalisée par son mari écrivain, dut lutter corps et âme pour exister…
Mêlant avec brio éléments biographiques et imaginaires, Gilles Leroy signe ici son grand « roman américain ».
http://www.mercuredefrance.fr/titres/Alabamasong.htm
Gilles Leroy est l'auteur notamment de Machines à sous (prix Valery Larbaud 1999), L'amant russe (2002) et Grandir (2004) et Champsecret (2005)..
Zelda la magnifique
60e ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE ZELDA FITZGERALD
Sophie Lebeuf pour Evene.fr - Juillet 2008
Le 10 mars 1948 disparaissait Zelda Fitzgerald, épouse et muse de Francis Scott Fitzgerald. A l'automne dernier, la Belle du Sud offrait à Gilles Leroy le prestigieux prix Goncourt. Cette année, elle réapparaît dans une biographie signée Jacques Tournier. Hommage à cette icône des Années folles qui fit de son couple sa plus grande oeuvre d'art.
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En novembre dernier, quelques jours après la remise du Goncourt, Gilles Leroy explique que Zelda Fitzgerald était une femme "extraordinaire dans le sens "extra" ordinaire, qui sort vraiment du commun" (1). La fille du juge de la Cour suprême de Montgomery avait tous les atouts pour faire de sa vie une légende dorée. Mais la destinée de Zelda flirte d'avantage avec les rives de l'enfer. Portrait d'une femme qui tourbillonna, toute sa vie durant, dans un grand élan d'amour, de déraison et d'illusions.
Une séductrice incomparable
Elle fait partie de ces femmes qui laissent un "on-ne-sait-quoi" de désinvolte et d'attirant dans leur sillage. Qui marquent les esprits et dominent les hommes. Zelda Fitzgerald est de cette trempe-là. Choyée dans le cocon familial, rassurée par la figure d'un père austère mais respecté, la benjamine de la famille Sayre est très rapidement courtisée de tous côtés par les garçons de la région. Mi-ange, mi-démon, la jeune vampe s'exhibe, jure comme un homme et aguiche de son regard innocent. Entre bals, rendez-vous et maisonnée, la vie de Zelda coule doucement dans cette torpeur unique du Sud des Etats-Unis. Jusqu'au jour de sa rencontre avec un jeune lieutenant en cargaison près de Montgomery : Scott Fitzgerald. Malgré les admirateurs qui n'ont de cesse de la séduire, Zelda lui assure son amour et son respect pour ses premiers écrits. Rappelé par l'armée, Scott doit partir. S'installe alors entre les amants une correspondance où le mot mariage apparaît sans retenue. Mais au-delà de l'amour qu'elle porte à Scott, ce n'est pas un besoin exacerbé de sentimentalité qui conduit la jeune femme à se faire épouser. Ce mariage, vécu comme un salut, lui permet d'échapper à un milieu familial très pesant. Ce puritanisme lui coûte, comme l'oisiveté dans laquelle elle évolue. Plus tard, elle écrit d'ailleurs : "Oh papa ! Je suis tellement lasse de n'avoir rien d'autre à faire dans la vie que de m'asseoir sous la véranda, de donner des rendez-vous et de regarder pourrir les choses." (2)
Besoin d'ailleurs
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Et c'est grâce à cette union avec le jeune écrivain, en passe de devenir une icône générationnelle, que Zelda s'envole. "J'ai été mise au monde pour toi, c'est une évidence - comme si tu avais passé commande de moi - et je viens de t'être livrée pour que tu me portes – et je veux que tu me portes devant le monde entier, comme on porte une montre ou une paire de boutons de manchettes" (3). Scott lui offre la gloire, l'insolence, le faste, la démesure. Les premières années de leur union a l'éclat d'un feu d'artifice. Une petite Scottie les unit à jamais. Mais la chute, inévitable, est brutale. Modèle d'une jeunesse dorée anticonformiste, le couple s'enferme petit à petit dans un ennui arrosé d'alcool, entrecoupé de fêtes sans fin et de flirts adultères. Ils redoutent le déclin de leur jeunesse et tentent de transformer leur mariage en "performance vivante, amoureuse et glamour dont le monde serait la scène", comme le décrit Francis Scott Fitzgerald dans 'Les Heureux et les damnés' (4).
Cette agonie des premières heures abîme leur rêve et les entraîne dans une valse diabolique où l'autodestruction prime sur la complicité des premiers temps. Malgré l'amour passionné que Zelda porte à son mari ("Elle aimait tant cet homme, elle se sentait tellement proche de lui que sa vision en était déformée, comme si elle avait pressé son nez sur un miroir en essayant de se regarder dans ses propres yeux. (...) elle se sentait toute petite et extatique. Alabama était amoureuse.") (2), Zelda ne supporte plus de vivre dans l'ombre de cet homme qui l'empêche d'écrire. Elle doit lui laisser la primeur de cet art et ne pas entacher sa carrière. Une concurrence tacite s'immisce dans leur quotidien au début des années 1930 quand Zelda se lance finalement dans l'écriture. La haine et l'amour se répondent. Chacun se retranche dans ses failles. L'alcool abreuve l'écriture de Scott, quand la fragilité psychologique de Zelda se fait de plus en plus grande. Sa santé mentale se détériore et elle doit en 1932 se faire hospitaliser dans une clinique spécialisée à Phipps. C'est sa seconde hospitalisation...
(1) Extrait d'une interview de Gilles Leroy pour Evene.fr en novembre 2007
(2) Extrait de 'Accordez-moi cette valse' de Zelda Fitzgerald - Editions Pavillons poche Robert Laffont
(3) Extrait de 'Zelda' de Jacques Tournier aux éditions Grasset
(4) Transfuge hors-série sur Scott Fitzgerald
mercredi, 19 novembre 2008 | Lien permanent | Commentaires (2)
Le cahier livres de Libé
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Les lettres du philosophe avant et après le saut dans la folie
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Livres. Mort de Dominique Desanti 
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Du Vercors à "Lieux de mémoire", la biographie d'un homme au coeur de la vie des idées
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Le lien malade-praticien disséqué par une figure de la psychanalyse
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Une Russie de sucre et de sang 
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Des nouvelles de Vladimir Sorokine, démembreur de la langue, sur la vie quotidienne en 2028 à Moscou
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Une plume dans le ventre 
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Livre à voix haute Jacques Tournier lit un extrait de la Maison de Thé (Le Seuil, 2011)....
jeudi, 14 avril 2011 | Lien permanent
Gloire et déboires des anciens Prix Goncourt
21/01/2008 | Mise à jour : 15:56 | Commentaires
Treize anciens lauréats du Goncourt publient un livre, cinq, dix, trente ans après avoir obtenu la prestigieuse récompense. Qu'ont-ils fait de leur gloire ?
Il y a trente ans, en 1978, Patrick Modiano décrochait le Goncourt avec Rue des boutiques obscures. En octobre dernier, il a publié Dans le café de la jeunesse perdue. Toute la presse en a parlé. Le livre s'est très bien vendu, près de 100 000 exemplaires. En 1979, la lauréate du Goncourt s'appelait Antonine Maillet; elle l'emportait avec Pélagie-la-Charrette. Caméras et micros se bousculaient à la sortie du restaurant Drouant pour parler de cette femme qui évoquait avec exotisme l'Acadie. Aujourd'hui, la romancière vit toujours au Canada. En France, combien sont-ils à la connaître? Son dernier ouvrage, paru en mars 2007, n'a pas dépassé les 500 exemplaires vendus.
Modiano, Maillet, deux symboles d'un destin après le Goncourt. Treize anciens lauréats du prix, pas moins, publient ces temps-ci un nouveau livre. Que deviennent-ils, après que les projecteurs se sont éteints sur une gloire de quelques mois . Il y a ceux qui n'ont plus rien publié, tel Jean-Jacques Schuhl, le grand silencieux : aucun roman ni essai depuis son prix de l'année 2000. Plus dur, ceux que le Goncourt a «tués». Jean Carrière (Goncourt 1972 avec L'Épervier de Maheux) est décédé en mai 2005. Il ne s'était jamais remis de ce prix. Son livre posthume qui a été publié par Les Presses littéraires, une petite maison d'édition, installée à Saint-Estève (Pyrénées-Orientales), est passé complètement inaperçu. Cet ancien secrétaire de Jean Giono avait tout dit dans Le Prix d'un Goncourt, où il affirmait que la récompense l'avait «dépossédé», «disloqué», et que l'on ne mesurait pas assez «l'ampleur d'un séisme qu'est la consécration dans la vie d'un homme».
Le Goncourt demande des nerfs solides. Car, au lendemain de sa proclamation, il se passe un phénomène curieux: la critique peut se faire plus méchante, voire violente. La gloire suscite agacement, jalousies. C'est un fait que connaissent les auteurs à succès. Éric-Emmanuel Schmitt n'a-t-il pas dit «à 4 000 exemplaires, vous êtes un génie, à 40 000 exemplaires, vous êtes suspect, à 400 000 exemplaires, vous devenez nul»? Pascal Lainé, Goncourt 1974, avait comparé le système des prix à l'élection d'une Miss: belle d'un jour. Lainé, qui avait écrit Sacré Goncourt ! pour… dénoncer le système, n'a jamais réussi à intéresser à nouveau. En fait, l'image des gagnants du Loto est plus juste. Certains se retrouvent déstabilisés face à leur bonne fortune médiatique et financière. Cet aspect psychologique, les jurés du Goncourt s'en soucient. Un éditeur confie qu'avant la proclamation des résultats (son auteur faisait partie de la dernière liste), un membre de jury l'a contacté pour mieux connaître la force mentale de l'écrivain. «Est-ce que le prix ne le bouleversera pas trop?», «Pourra-t-il très vite se remettre à écrire?» étaient quelques-unes des questions qui lui étaient posées… François Nourissier, lorsqu'il était le secrétaire général du prix, affirmait qu'«il faudrait tracer le portrait psychologique du candidat» . Ce n'était pas une boutade, il ajoutait «plus la personnalité est fragile, plus le Goncourt devient un traumatisme». Ce que confirme Nathalie Heinich, sociologue, chercheur au CNRS, qui a étudié ce phénomène. Dans L'Épreuve de la grandeur, prix littéraires et reconnaissance (La Découverte), elle a sondé sept lauréats (Jean Rouaud, Michel Tournier, Andreï Makine, Jacques Chessex, Jean Carrière…) et analysé la façon dont ils ont vécu leur nouvelle célébrité. Le constat est édifiant: la jouissance peut être souffrance; la renommée, la pire des épreuves. Pour passer le cap, Patrick Rambaud, Goncourt 1997, a eu recours à deux conseils: celui de Maurice Druon (Goncourt 1948) et celui de Jean-François Revel. Il raconte que le soir même de son sacre, le premier lui a prodigué des conseils immobiliers et le second intimé l'ordre de s'adjoindre un expert fiscal. Comment s'en sortir? La première méthode est de se remettre vite au travail. C'est de cette façon-là que Van Cauwelaert, Rouaud, Grainville, Rambaud ont passé le cap du succès soudain pour «s'installe». Ensuite, il convient de s'inventer ou de poursuivre d'autres centres d'intérêts. Orsenna s'adonne à la politique et au bateau, Rufin a continué son engagement dans l'action humanitaire : Action contre la faim, avant sa nomination comme ambassadeur au Sénégal. Dernier conseil : ne jamais «cracher dans la soupe». Car cette inélégance (parfois tentante), le milieu littéraire ne la pardonne jamais.
http://www.lefigaro.fr/livres/2008/01/17/03005-20080117AR...
dimanche, 03 février 2008 | Lien permanent | Commentaires (2)
”Des mystifications littéraires”, de Jacques Finné : écrivains farceurs ou faussaires
L'histoire des lettres abonde en mystifications, plus ou moins subtiles, plus ou moins drôles, auxquelles Jacques Finné consacre un ouvrage érudit, fruit d'innombrables lectures : 500 pages bien tassées, nourries de notes, qu'un style caustique évite de rendre indigestes. Si l'auteur puise beaucoup d'exemples dans la littérature fantastique, dont il est un spécialiste, aucun genre ni aucun siècle ne sont oubliés. Ce traducteur émérite, passionné de masques, ordonne sa moisson avec beaucoup de soin : parties, sections, chapitres, sous-chapitres... Cette classification très soignée n'empêche pas le lecteur d'être un peu désorienté, avec le sentiment d'avoir plusieurs livres dans la main.
Mille et une traductions
Mystifier, c'est faire passer pour vrai ce qui ne l'est pas. Prosper Mérimée, farceur à ses heures, publia en 1827 un Choix de poésies illyriques recueillies dans la Dalmatie, la Bosnie, la Croatie et l'Herzégovine. Ce recueil de vingt-huit ballades, accompagnées de commentaires historiques et de notes philologiques fut très bien accueilli, et même traduit en russe par Pouchkine. On ne voulut pas croire l'auteur de Colomba quand il affirma que c'était une blague. La supercherie ne fut officiellement établie qu'en... 1908 par un spécialiste des langues slaves.
Un linguiste écossais, James MacPherson, s'amusa, lui, à se venger des critiques littéraires qui avaient méprisé son oeuvre en publiant entre 1762 et 1765 une masse de poésies attribuées à Ossian, "barde gaélique du IIIe siècle". Le mystificateur fut complètement dépassé par le succès de cette publication, raconte Jacques Finné : "il mit en branle un vaste mouvement d'intérêt pour les littératures celtiques et, surtout, une prise de conscience d'une nation gaélique qui devait engendrer de terribles conséquences".
Avec Les Mille et Une Nuits, nous changeons de registre. Là, il s'agit d'un produit délicieusement frelaté. Jacques Finné passe en revue les traductions successives de ce texte oriental, d'origine inconnue, en montrant comment il n'a cessé d'être trahi, avec de bonnes ou de mauvaises intentions. Galland, homme de cour, a donné un texte admirable de clarté, de beauté et de pudeur. Le puritain Lane en a rédigé une version expurgée, pour bigotes, tandis que Mardrus a allongé et pimenté les passages érotiques, les jugeant trop fades. A l'inverse, le méticuleux Littmann s'est employé à traduire mot à mot, illustrant une vieille boutade machiste : "La traduction littéraire ressemble à une femme : belle, elle est infidèle ; fidèle, elle n'est point belle."
On reste dans l'orientalisme avec l'affaire Elissa Rhaïs, mais pour parler cette fois d'un nègre caché. En 1919, une musulmane née en Algérie débarque à Paris avec ses enfants et son secrétaire, Raoul Dahan. Elle va publier, en deux décennies, douze romans qui feront d'elle la coqueluche des salons parisiens. Jusqu'au jour où l'on s'apercevra qu'elle n'a pas vraiment vécu dans un harem, n'est pas musulmane mais juive, que ces livres n'ont pas été écrits par elle mais par son secrétaire... Elissa Rhaïs, de son vrai nom Leila Rosine Boumendil, est d'ailleurs illettrée, comme va le découvrir avec stupéfaction son éditeur, Plon. Le plus beau, souligne Jacques Finné, est que Leila se persuada peu à peu qu'elle avait écrit elle-même ces romans et que, dans la foulée, Raoul finissait par les considérer comme les oeuvres de sa maîtresse...
Jacques Finné ne consacre pas moins d'une centaine de pages à l'Américain Howard Phillips Lovecraft (1890-1937), qui tient une place unique dans les mystifications littéraires, comme créateur et comme gourou. Ses récits surnaturels ont fait de lui un démiurge. C'est l'inventeur d'Abdul Alhazred, auteur présumé du Necronomicon, pour lequel le British Museum reçoit encore des demandes de prêt et se voit accusé de dissimuler des grimoires maudits. A cette "source de mystifications" se sont "voluptueusement abreuvés une vingtaine d'assoiffés - sans parler des touristes de passage", souligne l'auteur. C'est la souris qui accouche d'une montagne.
Dans l'assiette du voisin
Naturellement, une bonne partie du livre de Jacques Finné est réservée au plagiat. Autrement dit, aux voleurs de mots ou d'idées, ces auteurs qui picorent en cachette dans l'assiette du voisin, par paresse, désir de gagner du temps, cupidité ou envie. Il définit ainsi ce délit: "Une citation sans permission, sans guillemets et sans référence."
Certains genres (polar, science-fiction, fantastique...) s'y prêtent particulièrement. Et, après les facilités de la photocopie, c'est désormais Internet qui pousse à la faute des auteurs indélicats. D'innombrables textes circulent sur la Toile. Il suffit de copier-coller puis d'arranger un peu...
Si le plagiat remonte à la plus haute Antiquité, les procès pour plagiat ne se sont multipliés qu'au XXe siècle. Auparavant, ces affaires ne donnaient lieu qu'à des discussions de salon, un échange de noms d'oiseaux dans les journaux ou des transactions privées. Le XIXe siècle n'a connu qu'un seul procès retentissant, en 1842, à propos d'un plagiat posthume du Manuscrit trouvé à Saragosse de Jean Potocki, qui reste l'une des grandes énigmes de la littérature.
Le plagiat manque d'une vraie définition légale. Est-ce seulement pour cela que"ce geste odieux" trouve rarement "la punition qu'il mérite" ? La renommée de certains coupables leur confère "une forme d'immunité littéraire", remarque Jacques Finné. Les exceptions sont rares. Ainsi, Henry Troyat fut condamné pour "contrefaçon partielle" à propos de son livre sur Juliette Drouet, paru en 1996.
"Le plagiat est la base de toutes les littératures, excepté de la première, qui d'ailleurs est inconnue", disait Giraudoux. Jorge Luis Borges va plus loin : "Toutes les oeuvres sont l'oeuvre d'un seul auteur, qui est intemporel et anonyme." Jacques Finné commente avec scepticisme : "Toute oeuvre littéraire n'existerait pas en soi, mais appartiendrait à un Grand Tout illimité où les notions de temps et d'attribution sont illusoires." C'est, selon lui, un encouragement au plagiat.
Encore faut-il s'entendre sur les mots. Rien n'interdit de partir d'un chef-d'oeuvre pour en faire un autre, en s'y référant explicitement. Personne ne songerait à traîner en justice Michel Tournier, lecteur de Robinson Crusoé, pour avoir écrit Vendredi ou les limbes du Pacifique, lui qui a dit : "Je suis comme la pie voleuse. Je ramasse à droite et à gauche tout ce qui me plaît pour l'entasser dans mon nid. Le problème, c'est de remuer toutes ces choses hétéroclites jusqu'à ce qu'il en sorte un livre."
En refermant l'ouvrage de Jacques Finné, on a envie de prolonger le débat. Toute fiction n'est-elle pas illusion, avec la complicité du lecteur ? Un romancier n'a pas besoin de tricher pour autant. Où s'arrête la fiction ? Où commence la mystification ?
DES MYSTIFICATIONS LITTÉRAIRES de Jacques Finné. José Corti, "Les essais", 518 p., 25 €.
"Il serait vain d'aligner les écrivains qui, à coup sûr, se sont vu accusés de picorer dans l'écuelle du voisin : Euripide, Aristophane, Horace, Virgile (qui tirait gloire de ses emprunts), les poètes de la Renaissance, qui prouvaient un peu trop leur amour de l'Antiquité, Rabelais, aspirateur de miettes, voire de quignons, les élisabéthains, club de joyeux drilles qui jonglaient avec les textes comme des échangistes avec les femmes, Corneille (qui aurait, juste retour des choses, écrit quelques pièces de Molière), Racine, Pascal, Molière, La Fontaine (qui n'aurait rédigé que quelque vingt fables de son cru), La Rochefoucauld (mais son style vitriolé n'appartient qu'à lui), Lesage, Beaumarchais, Jean-Jacques Rousseau, Voltaire (...), Dumas père (qui ne se contentait pas d'employer une cargaison de nègres), Baudelaire (dont les "Œuvres complètes", en prime, comportaient des nouvelles de Poe qu'il a traduites), Balzac, Zola, Apollinaire, Alphonse Daudet (il suscita la haine viscérale de Léon Bloy, qui ne mâchait ni ses mots ni ses syllabes : "C'est l'homme-orchestre de la littérature qui s'assimile tous les instruments"). Hors concours avec prix d'excellence : Nodier et Stendhal."
("Des mystifications littéraires", p. 101-102.)
lundi, 14 juin 2010 | Lien permanent
Exposition Portraits d'écrivains de 1850 à nos jours
Les photographies de la Maison de Victor Hugo présentent des portraits du poète, de son entourage et des images des lieux où il vécut.
Son exil à Jersey entre 1852 et 1855 marque sa véritable rencontre avec la photographie. Dans les clichés de l’Atelier de Jersey, il se met en scène avec une grande liberté. Les portraits d’Edmond Bacot des années 1860 à Guernesey témoignent d’un Victor Hugo au statut social et politique retrouvé. Ceux de Nadar saisissent la force et la sérénité du grand homme, génie littéraire et conscience politique de son temps. Autre grande portraitiste du XIXe siècle, Julia Margaret Cameron, s’inspire directement de la littérature. En écho, le reportage d’Olivier Mériel en 1998 à Hauteville House, maison d’exil d’Hugo à Guernesey, renvoie l’un vers l’autre écrivain et photographe.
Les collections Roger-Viollet offrent un contrepoint journalistique. Créée en 1938 par Hélène Roger et Jean Fischer, l’agence Roger-Viollet se lance après la guerre dans une politique d’acquisition. Les collections se portent aujourd’hui à quelque six millions d’œuvres, léguées à la Ville de Paris en 1985. L’ensemble exceptionnel de portraits d’artistes et d’écrivains en est l’un des fleurons. Les portraits d’Albert Harlingue, Henri Martinie, Henri Manuel, Laure Albin-Guillot, Pierre Choumoff , Bernard et Boris Lipnitzki nous invitent à découvrir le travail des reporters et photographes de studio du début du XXe siècle à la fin des années 1950, montrant une facette plus intime des écrivains.
La collection de la Maison Européenne de la Photographie est représentative de la photographie internationale des années 1950 à nos jours. Les nombreux portraits d’écrivains, souvent devenus des œuvres majeures de l’histoire de la photographie, témoignent de la complicité entre gens de plume et gens d’image : celle de Robert Doisneau et de Jacques Prévert ou d’Édouard Boubat avec Antoine Blondin et Michel Tournier. Parmi les plus grands portraitistes, Irving Penn et Richard Avedon ont photographié le gotha culturel pour Vogue ou Harper’s Bazaar. Carlos Freire effectue ses portraits sur commande ou lors de rencontres tandis que ceux d’Allen Ginsberg ou d’Hervé Guibert traduisent les liens souvent intimes entre photographie et littérature. A l'instar de Gisèle Freund, les portraits de Keiichi Tahara et Marc Trivier expriment quelque chose de la littérature à travers le regard du photographe.
Tous ces portraits attestent des relations intenses et de la forte reconnaissance mutuelle entre écrivains et photographes du XIXe puis du XXe siècle. Ils révèlent la persistance de la démarche artistique des photographes vers les écrivains et comment les maîtres de la littérature ont souvent pressenti la qualité d’artistes des photographes.
Ouvert de 10h à 18h du mardi au dimanche sauf lundis et jours fériés.
Adultes (6€), réduit (4,5€), jeune (14-26 ans) (3€), gratuit pour les - 14 ans
Maison Victor Hugo
Métro: Bastille, Saint-Paul ou Chemin-vert
Bus: 20,29,69,76,96
Vélib: 27 bd Beaumarchais, 26 rue Saint-Gilles, 36 rue de Sévigné, 11 rue de la Bastille
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| Album sans titre |
Entrée des collections permanentes gratuite.
Entrée de l'exposition payante.
http://www.paris.fr/portail/loisirs/Portal.lut?page_id=58...
jeudi, 25 novembre 2010 | Lien permanent
Le cahier livres de Libération
Monde 21 avr. 0h00
L’innocent aux maintes peines 
Passion et déraison dans l’Istanbul d’Orhan Pamuk
- DOSSIER Le cahier Livres de Libé
Monde 21 avr. 0h00
L’innocent aux maintes peines 
Passion et déraison dans l’Istanbul d’Orhan Pamuk
- DOSSIER Le cahier Livres de Libé
Livres 21 avr. 0h00
Chronique des années de bled … 
Une enquête de Gyps et Dahmani
- DOSSIER Le cahier Livres de Libé
Livres 21 avr. 0h00
Livres. Vient de paraître... 
Une sélection du service Livres de Libération
- DOSSIER Le cahier Livres de Libé
Livres 21 avr. 0h00
Edward James de face 
Critique
Sur les traces mexicaines de l’esthète anglais peint par Magritte
- DOSSIER Le cahier Livres de Libé
Livres 21 avr. 0h00
sur libération.fr 
Livre à voix haute Jacques Tournier lit un extrait de la Maison de thé (Le Seuil) ...
- DOSSIER Le cahier Livres de Libé
Livres 21 avr. 0h00
Sartre à huis clos 
Critique
Conversations inédites entre le philosophe et son «non-filleul»
- DOSSIER Le cahier Livres de Libé
Livres 21 avr. 0h00
Beaumord et bien vivant 
Critique
Alain Corbin dans les habits d’un instit de la fin du XIXe
- DOSSIER Le cahier Livres de Libé
Livres 21 avr. 0h00
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jeudi, 21 avril 2011 | Lien permanent
Trois candidats au Goncourt sous l'étoile de Jérôme Lindon, par Pierre Assouline
LE MONDE DES LIVRES | 29.10.09 | 12h22 • Mis à jour le 29.10.09 | 12h23
Si l'on ne saura jamais au juste où finit le début d'un roman (disons quelque part entre l'incipit et l'excipit et n'en parlons plus), on sait à peu près quand s'achève la rentrée littéraire : la semaine prochaine avec la distribution des prix. Jusque-là, on va encore dire, et même écrire que jusqu'au bout les éditeurs auront été à la manoeuvre. Pourtant, celui qui a d'ores et déjà remporté la Drouant's Cup est irréprochable, et pour cause : cela fait huit ans que Jérôme Lindon n'est plus de ce monde.
Sa haute silhouette et son allure austère n'en planent pas moins sur le plus attendu des grands prix d'automne. Le fait est que, des quatre auteurs sélectionnés sur la dernière liste du Goncourt (Marie NDiaye, Jean-Philippe Toussaint, Laurent Mauvignier et Delphine de Vigan), les trois premiers doivent quelque chose de l'ordre de la reconnaissance au directeur des Editions de Minuit.
Même si Marie NDiaye vogue désormais sous pavillon NRF, crème à liseré rouge, elle a été découverte par cet éditeur qui ne transigeait pas sur son absolu de la littérature, au point de ne jamais modifier son cap en un demi-siècle de barre. A 17 ans, Marie NDiaye avait envoyé son premier roman, Quant au riche avenir, à trois éditeurs. Jérôme Lindon fut le plus rapide car, n'ayant pas de comité de lecture, il était du genre à lire toutes affaires cessantes les manuscrits qu'il retenait. Un samedi matin, il l'attendait à la sortie du lycée Lakanal à Sceaux pour lui faire signer son contrat. Un éditeur, c'est ça. Quelqu'un qui vous attend à la sortie de l'école pour vous publier sous la même couverture que Robert Pinget.
NDiaye, Toussaint, Mauvignier ont en commun de s'être reconnus dans une maison d'édition animée par un grand lecteur, qui avait repéré Jean Echenoz avant de les repérer eux, et avant encore Samuel Beckett. S'il y a une école du regard, c'est là et pas ailleurs. Jérôme Lindon était vif, curieux, pressé. Un intéressant mélange de douceur (voix, gestes) et de détermination (jugements littéraires). Il tenait qu'un écrivain se doit de consacrer la totalité de ses travaux et de ses jours à l'écriture, ce qui excluait l'ivresse des voyages, le vertige médiatique, le mariage et les enfants, la corruption par le cinéma. Sans Jérôme Lindon, ces romanciers auraient tout de même écrit et publié. Peut-être pas tout à fait la même chose ni de la même manière.
Aujourd'hui, sa fille, Irène Lindon, tient bon la barre à Minuit. Elle n'a pas seulement su entretenir l'héritage, ce qui serait déjà beaucoup, mais elle a également su le faire prospérer.
Les Goncourt se réuniront donc en conclave lundi prochain, le 2 novembre, lendemain de la Toussaint, pour proclamer leur choix. Un signe ? Mardi dernier, Toussaint a obtenu autant de voix que Marie NDiaye. Leurs deux noms sont ceux qui sont apparus en tête de la sélection de chacun des neuf présents. Cela s'annonce donc serré, même s'il ne faut jurer de rien avec un tel jury, les outsiders conservant toutes leurs chances s'il s'avérait impossible de départager les favoris.
Sarcasmes des gazettes
Marie NDiaye a tout pour elle : un bon roman (Trois femmes puissantes) déjà en tête des meilleures ventes, et dont les droits ont été achetés dans une dizaine de pays ; une oeuvre cohérente derrière et devant elle ; ses origines mêlées entre Dakar, Pithiviers et Antony, plaidant en sa faveur en un temps où la diversité est une panacée ; enfin, c'est une femme. Un coup d'éclat fut même envisagé avec l'élaboration d'une liste exclusivement féminine (Marie NDiaye, Delphine de Vigan, Véronique Ovaldé, Justine Lévy), ce qui eût été effectivement historique mais sentait trop l'effet d'annonce.
N'empêche que les Goncourt n'ont couronné que huit femmes en cent trois ans, et que l'argument a été avancé lors de leurs débats de mardi. Au fond, Marie NDiaye n'a qu'un handicap : elle est publiée chez Gallimard, maison dont les auteurs ont été régulièrement laurés par les Goncourt ces dernières années, directement ou à travers ses filiales. Passeront-ils outre les sarcasmes des gazettes en se félicitant du signal fort lancé par le choix de leur élue en plein débat sur l'identité nationale ? Nous voilà loin de la littérature.
Jean-Philippe Toussaint a les mêmes atouts, mais c'est un homme, ce qui ne pardonne pas en temps de parité. Notez qu'il est belge, ce qui rouvre les portes de la francophonie. Lui n'est pas handicapé par son éditeur, au contraire, même si des jurés ont pu grogner à l'idée que soit distinguée une maison qui, de longue date, ne daigne pas spontanément leur envoyer ses livres ès qualités. Alors ? On n'en sait rien. Michel Tournier est sans aucun doute le plus fantasque, celui dont le vote est, jusqu'au dernier moment pour ses camarades de jeux, le plus inattendu. Françoise Mallet-Joris aussi, mais pour des raisons de santé. Il ne devrait pas y avoir de surprise de dernière minute avec un nouveau nom sorti du chapeau.
Le secrétaire général de l'académie Goncourt sonnera peut-être les douze coups de Minuit lundi, peu avant 13 heures chez Drouant. Le président Chirac, habitué des comices agricoles, appelait cela "avoir son tour de bête". Il parlait des candidats aux élections, mais aurait tout aussi bien pu dire qu'après POL, c'était au tour de Minuit. Jacques Chirac est un expert à plus d'un titre : la semaine prochaine, à la Foire du livre de Brive, il sera sans aucun doute l'auteur le plus plébiscité. Payé pour savoir que la gloire est un effort constant, on serait étonné qu'il ne plaçât pas ce mot de Renard (Jules) : "En littérature, il n'y a que des boeufs."
vendredi, 27 novembre 2009 | Lien permanent
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