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Montparnasse bienvenue
Critique
Les vertes années 20 du Canadien John Glassco, quand Paris était un apéritif géant
jeudi, 10 juin 2010 | Lien permanent
Il y a 140 ans mourait Baudelaire
Un an après son retour à Paris, le 31 août 1867, Baudelaire meurt à l'âge de quarante-six ans. Il est inhumé le 2 septembre au cimetière Montparnasse.
http://www.linternaute.com/histoire/jour/31/8/a/1/1/index...
vendredi, 31 août 2007 | Lien permanent | Commentaires (4)
Montparnasse
Photo développée et scannée(mal cadrée) depuis la note ci-dessous.
Cf. autres notes à ce sujet:
http://www.lauravanel-coytte.com/search/montparnasse
Voyage à Paris 4: Déambulations
Mardi 10 février 2009 : Déambulations
Du jardin du Luxembourg, on voit la tour Montparnasse :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tour_Montparnasse
En continuant à marcher, je vois :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Closerie_des_Lilas
L'ENA :
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_nationale_d%27adm...
L'Institut d'Art et d'Archéologie, Université Paris IV, Sorbonne
L'Université Paris V, Paris Descartes
L'observatoire de Paris
http://www.obspm.fr/implantation.fr.shtml
Le Val de Grâce
http://fr.wikipedia.org/wiki/Val-de-Gr%C3%A2ce
Beaucoup d'autres lieux, monuments et rues au fil de mes pas.
Et le soir, un repas indien passage Brady :
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/02/26/il-y-...
Anecdote : nous avions envie d'une bonne bière mais nous avions choisi le seul restaurant du passage où on ne sert pas d'alcool.
Ca nous a rappelé le Maroc....
Récapitulatif complet du voyage:
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2009/02/17/recap...
jeudi, 23 avril 2009 | Lien permanent | Commentaires (5)
30. Voyage à Paris 30. Cimetière Montmartre.
Le cimetière du Nord, communément appelé cimetière de Montmartre à la suite de la restructuration du quartier Montmartre entre 1818 et 1824, fut ouvert le 1er janvier 1825. Le cimetière de Montmartre est situé au 20, avenue Rachel, dans le XVIIIe arrondissement. Il est installé à l'emplacement des anciennes Carrières de Montmartre, réputées pour leur gypse dont on fit un plâtre utilisé sur grande échelle dans la capitale.
Hors des limites de la capitale furent créés le cimetière de Montmartre au nord, le cimetière du Père-Lachaise à l'est, le cimetière du Montparnasse au sud et, au cœur de la ville, le cimetière de Passy.
Le cimetière de Montmartre couvre environ 11 hectares, soit la même superficie que le cimetière des Batignolles, ce qui en fait ex-æquo le troisième plus vaste cimetière intra muros après le Père-Lachaise et Montparnasse. Aujourd'hui le cimetière de Montmartre compte plus de 20 000 concessions et 500 personnes environ y sont inhumées chaque année.
La tombe de Dalida, avec sa sculpture taille réelle et ses rayons dorés, est la plus visitée et la plus fleurie du cimetière.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cimeti%C3%A8re_de_Montmartre
J'ai bien vu cette dernière tombe et celle de Balzac(entre autres) mais je n'ai pas retrouvé celle de François Truffaut.
Récapitulatif du voyage de mars 2009... dans l'ordre :
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2009/03/10/recap...
mardi, 10 mars 2009 | Lien permanent | Commentaires (6)
Je suis en train de lire:Modigliani, ses portraits exposés à Paris
Par Véronique Prat Publié le 03/05/2012 à 15:17

Modigliani n'a peint aucune nature morte et seulement deux modestes paysages. Son oeuvre est une suite de très beaux nus et de portraits. Crédits photo : Pinacothèque de Paris
C'est à Montparnasse, autour de La Ruche, que se sont rassemblés, pendant l'entre-deux-guerres, de jeunes artistes venus du monde entier. À la Pinacothèque, plus de 120 toiles et dessins évoquent l'effervescence créatrice de ce quartier quand Modigliani et Soutine y travaillaient.

Bien que l'on ait reproché à Modigliani son style répétitif (yeux en amande...), ce shéma ne nuit pas à l'expression de la personnalité des modèles (Fillette en bleu 1918). Crédits photo : Pinacothèque de Paris
A Montparnasse, on entendait parler russe, italien, anglais, espagnol, polonais, et même japonais quand Foujita débarqua un jour de 1913. On entendait aussi parler peinture, beaucoup. L'atmosphère ressemblait à celle de Montmartre quelques années plus tôt, quand les artistes se retrouvaient autour du Bateau-Lavoir, mais l'attrait de Montmartre avait fait son temps. Picasso quitte le boulevard de Clichy pour celui de Raspail. Othon Friesz et Fernand Léger travaillent rue Notre-Dame-des-Champs, Chagall et Zadkine sont tous les jours au Dôme ou à La Rotonde. On y croise aussi Blaise Cendrars. Certains fréquenteront La Ruche, hameau d'ateliers de guingois, accolés les uns aux autres, extravagants et misérables, rue de Dantzig. Modigliani dîne à crédit Chez Rosalie, rue Campagne-Première. «Voici le quartier qui est devenu pour les peintres et les poètes ce que Montmartre était pour eux il y a quinze ans: l'asile de la belle et libre simplicité», dira Apollinaire, devenu lui aussi un fidèle de Montparnasse.
Ceux que la guerre a dispersés reviennent en masse après l'armistice, on voit des étrangers, surtout des Américains: Gertrude Stein, Hemingway, Dos Passos, Fitzgerald, Man Ray, Calder. Et Joyce. On discute, on danse, on s'amuse à Montparnasse. Pas une semaine sans fête costumée, sans bal comme le Bal Nègre de la rue Blomet où Desnos emmène ses amis surréalistes. On y voit aussi Cocteau, Paul Morand, Kisling, Pascin, Foujita. Chez le comte Etienne de Beaumont, les artistes et les mondains se côtoient et au Bal Proust du prince de Faucigny-Lucinge on croise Cocteau (encore lui!), Picasso, Tzara. A Montparnasse, constate un habitué, «on boit et on danse, on fume et on fait l'amour, on écrit et on peint. On ne vivait pour de bon qu'ici, librement. Voilà le grand mot lâché: l'amour libre, l'art libre».
Ignoré de son vivant, adulé aujourd'hui

Modigliani, Elvire au col blanc, 1918. L'arabesque cerne les volumes avec une grâce parfaite. Crédits photo : Pinacothèque de Paris
Ce Montparnasse de l'entre-deux-guerres est le thème de l'actuelle exposition de la Pinacothèque. A cela, une bonne raison: Marc Restellini, le directeur du musée, a obtenu des héritiers de Jonas Netter, amateur brillant mais discret, le droit d'exposer sa collection de maîtres de l'école de Paris jusque-là jalousement tenue secrète. Netter lui-même était inconnu du grand public tant il répugnait à se mettre en avant. C'est donc en marge des galeries avant-gardistes, des ventes huppées, des réseaux officiels que cet homme réservé avait constitué sa collection. Fasciné par Modigliani, il parviendra à rassembler une quarantaine de ses toiles (dont la très poétique Elvire au col blanc de 1918) qu'il n'avait montrées qu'à quelques amis proches qui s'étaient d'ailleurs étonnés de le voir acheter «de pareilles horreurs».
Ces toiles, qui n'ont jamais été exposées auparavant, sont la révélation de l'exposition. Collectionneur dans l'âme, Jonas Netter se prend aussi de passion pour Soutine, peintre tourmenté aux oeuvres exacerbées, à la palette ardente (et auquel le musée de l'Orangerie consacrera une rétrospective en octobre prochain). Suzanne Valadon (Nu se coiffant, 1916), Kisling, Utrillo, Kremègne font également partie de ce groupe d'artistes qui, vers 1920, va bouleverser le cours de la peinture. Au début du siècle, toute une «génération perdue» de peintres maudits s'installe en effet à La Ruche, attirée par l'effervescence intellectuelle qui y régnait. Les ateliers y sont glacés l'hiver, étouffants l'été, mais ce n'est pas le pire, ils sont envahis par les punaises et les rats. Soutine se plaindra un jour du rongeur qui lui a volé la nature morte qu'il était en train de peindre, un beau hareng luisant. On rencontre aussi à La Ruche un poète suisse, esprit ardent et bourlingueur, qui avait séjourné à Saint-Pétersbourg et comprenait le russe: Blaise Cendrars. Il se lie d'amitié avec Chagall, à qui il présente Apollinaire. Ensemble, ils assistent à la violence chromatique du fauvisme finissant, au style radical des cubistes, à l'explosion des manifestes futuristes. Chagall toutefois se refusera toujours à rejoindre les groupes d'artistes inféodés à tel ou tel système. Il reste farouchement indépendant, en marge de tous les mouvements d'avant-garde.
L'un des artistes les plus chers du monde

Modigliani est indifférent aux avant-gardes qui se développent autour de lui et reste fidèle à son style. (Portrait de Jeanne Hébuterne,1918).
Le cas de Modigliani est plus insolite. L'essentiel de sa carrière, qui se déroule entre tumulte et ivresse, fureur et passion, s'échelonne sur une dizaine d'années seulement. Dans son oeuvre, aucune nature morte, deux modestes paysages, mais une longue suite de nus féminins et une multitude de portraits qui dépassent la mièvrerie par leur approche lucide, désabusée, tragique. Lorsqu'il arrive de son Italie natale à Paris, Modigliani a 22 ans. Il est au coeur du milieu artistique le plus stimulant du siècle, il voit Picasso peindre Les Demoiselles d'Avignon. Cela ne lui fait rien. Le choc considérable que le tableau produit sur Braque, sur Derain, n'atteint pas Modigliani. Mais il découvre l'art nègre auquel il empruntera ses élégantes déformations: yeux en amande sous des sourcils fortement arqués se prolongeant dans la ligne longue et forte du nez, cou allongé démesurément (Portrait de Jeanne Hébuterne, 1918). La mort prématurée de Modigliani va auréoler de légende son oeuvre, pourtant peu appréciée de son vivant. L'existence de ce prince ivrogne, consumée et sublimée par les excès, dont un Gérard Philipe plus romantique que jamais a distillé jusqu'au cinéma le mythe de l'artiste maudit aura fait beaucoup pour la fable de Montparnasse.S'il demeure indifférent aux grands problèmes de l'art de son temps, Modigliani fréquente pourtant les autres artistes de La Ruche: Lipchitz, Brancusi, et surtout Soutine, le compagnon des jours de misère. Leurs expressions picturales sont aux antipodes l'une de l'autre: teintée d'une grâce à la Botticelli pour l'Italien, d'une tristesse profonde et torturée chez le Russe, mais tous deux sont des travailleurs acharnés de la toile.
Soutine racontait que son enfance pétrie de souffrances avait fait de lui un être humilié et révolté. Aussi vilain que Modigliani était beau, son visage aux traits épais, aux paupières lourdes, aux cheveux hirsutes n'était pas avenant (Autoportrait au rideau 1917). On l'avait surnommé «le bûcheron de la peinture» et quand le milliardaire américain Barnes lui achètera l'ensemble de ses tableaux existants, Soutine ne cherchera pas à vivre comme un dandy et restera dans les parages de Montparnasse. Sa peinture, de même, n'évoluera guère: le choix virulent des couleurs, le travail agressif de la pâte le placent d'emblée à l'écart. Tout cela sent la fin d'une époque. Bientôt, l'avant-garde annonce des mouvements qui ne se réfèrent ni aux volumes de la nature ni aux élans de l'émotion. Cette évolution va de pair avec le cours du temps, comme l'écrit Fernand Léger: «1918. L'homme exaspéré, tendu pendant quatre ans, enfin lève la tête, ouvre les yeux, regarde, reprend goût à la vie. Un déchaînement de forces vives emplit le monde, un désordre coloré fait éclater les murs.» A la révolution par la couleur va succéder la révolution par les formes. Mais c'est une autre histoire...
«Modigliani, Soutine et l'aventure de Montparnasse», Pinacothèque de Paris, 28, place de la Madeleine, 75008 Paris, jusqu'au 9 septembre 2012. Catalogue sous la direction de Marc Restellini. Le meilleur livre sur le sujet est celui de Valérie Bougault, «Paris Montparnasse», Editions Terrail.
http://www.lefigaro.fr/culture/2012/05/03/03004-20120503A...
Je précise que cette article n'est pas de moi (lien vers la page citée et si possible son auteur)mais que je suis auteure et que vous pouvez commander mes livres en cliquant sur les 11 bannières de ce blog
lundi, 14 mai 2012 | Lien permanent
Jean-Claude Brialy incarne Max Jacob
vendredi, 01 juin 2007 | Lien permanent | Commentaires (2)
Décès de l'humoriste et comédien belge André Valardy
samedi, 05 mai 2007 | Lien permanent | Commentaires (3)
Charles Baudelaire meurt le 31 août... 1867 ...

Charles Baudelaire naît à Paris le 9 avril 1821, perd son père à l'âge de six ans et après des études secondaires à Lyon, puis au lycée Louis le Grand à Paris, mène une vie marginale et de bohème dans le Quartier latin...
En 1841, sous la pression de sa famille, il embarque pour les côtes d'Afrique et de l'Orient. Il séjourne à l'île Bourbon, appelée aujourd'hui île de la Réunion et, en rentrant à Paris en 1842, écrit ses premiers textes. C'est alors qu'il s'éprend de l'actrice Jeanne Duval, qu'il a rencontré au théâtre de la Porte Saint-Antoine. Baudelaire est maintenant majeur et il reçoit l'héritage paternel de 75 000 francs, ce qui serait équivalent à plusieurs millions d'aujourd'hui. Il entame une vie dorée de bohème riche et il use et abuse de l'opium et du haschich (Les paradis artificiels).
En 1844, sa famille s'indigne de sa vie de débauche. Baudelaire devient alors journaliste, critique d'art et critique littéraire.
En 1857, l'année de publication des “Fleurs du Mal”, Baudelaire est attaqué en justice pour “immoralité” et il est condamné. Plusieurs poèmes sont retirés du recueil et Beaudelaire doit payer une amende. Très affecté par cet échec il sombre dans la misère et dans la maladie. Le poids des dettes s'ajoutant aux souffrances morales, Baudelaire est frappé en 1866 d'un malaise qui le rendra paralysé et aphasique. Il meurt le 31 août 1867, dans les bras de sa mère, à l'âge de quarante-six ans et est inhumé le 2 septembre au cimetière Montparnasse.
Ce poète maudit est aussi le traducteur des oeuvres d'Edgar Allan Poe, “Les histoires extraordinaires”, “Les nouvelles histoires extraordinaires” et “Les aventures d'Arthur Gordon Pym”.
A lire absolument !!!
http://gegedu74.pointblog.fr/Charles-Baudelaire-meurt-le-...
lundi, 31 août 2009 | Lien permanent
Le TGV a trente ans ! Une fierté française
On ne prend plus le train, mais le TGV, qui fait désormais partie du paysage de notre pays et qui s'est révélé un outil extraordinaire pour remodeler le territoire national.

25 septembre 1990 : le premier TGV arrive en gare de Bordeaux-Saint-Jean. Désormais, la capitale aquitaine est à plus ou moins trois heures de la capitale tout court. Le Sud-Ouest oublie le chemin d'Austerlitz au profit de Montparnasse. archives michel lacroix
Quand George Pompidou, peu de temps avant sa mort ,a donné en 1974 le feu vert au concept de TGV, il a pris une décision qui a marqué l'histoire de la France pour longtemps. En fait, c'était une idée géniale que lui avait proposée la SNCF, et qui a permis de relancer et de modifier l'image du transport ferroviaire pour longtemps. Premier choc pétrolier
Alors que la France était en proie au premier choc pétrolier, il s'agissait de construire de nouvelles lignes pour y faire circuler des trains à grande vitesse capables cependant d'emprunter le réseau existant avec leur alimentation électrique.
La compatibilité totale des nouvelles rames permettait en effet d'adapter progressivement les nouvelles infrastructures à la grande vitesse.
Inauguration en 1981
Ainsi la nouvelle liaison Paris-Lyon, inaugurée en septembre 1981, quatre ans après la décision de Georges Pompidou, n'empruntait une nouvelle voie que sur 150 kilomètres et permettait de gagner 1 h 5 sur un trajet qui durait alors 3 h 50. Les rames, orange à l'époque, roulaient à 260 km/h de moyenne. Il fallut attendre 1983 pour que le TGV relie Paris à Lyon sur une voie nouvelle en deux heures.
Endettement
À l'époque, la SNCF, pressée de promouvoir une façon de moderniser l'usage du train, avait décidé de financer seule la voie nouvelle et elle a dû emprunter sur le marché européen des capitaux, dégradant pour longtemps sa situation financière.
Face au succès inouï de la ligne Paris-Lyon, l'État décida de ne pas en rester là et de couvrir peu à peu le territoire d'un réseau à grande vitesse, en aidant la SNCF dans le financement. La seconde branche de l'étoile fut déployée en direction de Tours afin de lancer la desserte de Bordeaux et du Sud-Ouest, ainsi que de Nantes et de la Bretagne. La première rame TGV arriva en gare de Bordeaux-Saint-Jean en 1990. De Paris-Montparnasse, devenue aussi la gare du Sud-Ouest, on rejoignait Bordeaux en quelque trois heures et Nantes en deux heures.
On poursuivit l'équipement du territoire avec la LGV Nord qui permit de joindre Lille et Bruxelles puis Londres, grâce au nouveau tunnel sous la Manche inauguré en 1993.
Malgré l'aide de l'État et la concession de ce tunnel à une société privée créée pour l'occasion, l'endettement de la SNCF avait atteint des niveaux insupportables, même pour une société nationale. En 1997, le gouvernement d'Alain Juppé, encouragé par les autorités européennes, décida donc de séparer la gestion des infrastructures, confiée à un établissement public, RFF (Réseau ferré de France) et la gestion des transports ferroviaires, dont la responsabilité était maintenue à la SNCF.
La dette de RFF atteignait 27,4 milliards d'euros en 2010 et celle de la SNCF, 7,2 milliards d'euros.
Néanmoins, la demande en faveur de voies nouvelles était maintenue et on ouvrit en 2001 la LGV Méditerranée vers Avignon et Marseille
Construction contre entretien
En fait, la priorité accordée à la construction de voies nouvelles ne permit plus de cacher l'état désastreux du réseau traditionnel, qui n'était plus suffisamment entretenu.
Alors que les régions, devenues autorités organisatrices de transport, commençaient à se plaindre de l'état du réseau qui rejaillit aussi sur les TGV (lire ci-contre), un audit, commandé par Dominique Perben, montra en 2005 qu'un effort renouvelé pour l'entretien était aussi nécessaire que les nouveaux projets.
En 2007, pour la première fois, avec la LGV Est, on inaugura une participation financière des collectivités territoriales qui allaient en bénéficier, en allant jusqu'à tendre la sébile en direction de l'État luxembourgeois. La LGV Rhin-Rhône, qui sera ouverte en septembre prochain, a également été financée de cette manière. Ce sera le cas également de la section Tours-Bordeaux de la LGV Sud Europe Atlantique, qui devrait rapprocher Paris et Bordeaux de près d'une heure en réduisant le temps du trajet à deux heures.
L'heure de TGV
C'est d'ailleurs un effet du TGV constaté par tous : on compte désormais les distances en heures de TGV et non plus en kilomètres. Les villes qui sont éloignées de moins de trois heures de TGV, comme Paris et Bordeaux ou Paris et Lyon actuellement, voient leurs dessertes aériennes péricliter, sauf en cas de correspondance avec un vol international. Cela a aussi un effet sur le prix de l'immobilier, comme on a pu le constater à Marseille et dans les Cévennes à proximité de la gare d'Avignon.
http://www.sudouest.fr/2011/04/19/le-tgv-a-trente-ans-une...
mardi, 19 avril 2011 | Lien permanent
Kiki de Montparnasse par Man Ray(Pour Monette)
Violon d'Ingres, épreuve photographique aux sels d’argent rehaussée de crayon et encre de Chine, 28,2 cm x 22,5 cm. A propos de l'expression "Violon d'Ingres": Jean Auguste Dominique Ingres (1780-1867) était un fabuleux peintre et dessinateur. A ses élèves, il disait : Il y a trois principes à respecter pour réussir dans la peinture : 1/ le travail, 2/ le travail, 3/ le travail. Quand il ne travaillait pas, Ingres avait un passe-temps : il jouait du violon. D'où l'expression bien connue. http://laboiteaimages.hautetfort.com/archive/2005/03/27/v... A propos de Man Ray: En 1924, Man Ray, photographe d'origine américaine, réalise ce célèbre Violon d'Ingres. Man Ray, l'Homme Rayon (de son vrai nom Emmanuel Rudnitsky), commence à travailler dans la publicité et le graphisme. Il se lie à Marcel Duchamp et au groupe Dada en 1915, s'initie à la photographie, pratique des collages, etc. Puis il s'installe à Paris en 1919 et rejoint le groupe des Surréalistes qui lui devront beaucoup. C'est le célèbre modèle Kiki de Montparnasse qui posa pour ce Violon d'Ingres. On la voit assise de dos, ses bras sont invisibles, sa tête est tournée vers la gauche. Sur son corps sont dessinées, au crayon et à l'encre de Chine, deux ouïes de violon. La forme de son dos rappelle cet instrument, son crâne enturbanné évoque le haut du manche appelé communément tête. Nous avons donc l'image d'une femme-violon qui nous rappelle le passe-temps d'Ingres et aussi, peut-être, son grand intérêt pour les femmes. Sans parler de celui, non feint, que Man Ray portait à la sublime Kiki. Mais la chose ne s'arrête pas là. La position de Kiki, ainsi que son turban, rappellent directement Le bain turc qu'Ingres peignit en 1862 (visible au Musée du Louvre).
Il est à noter que la femme de dos joue d'un instrument, qui n'est pas le violon… Les surréalistes avaient repris à leur compte une phrase issue des Chants de Maldoror (écrits par Isidore Ducasse, dit Comte de Lautréamont, 1846-1870), qui leur servait à qualifier leur mouvement : beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie. La rencontre de Kiki et d'un violon n'a, on l'a vu, rien de fortuit. Elle reste néanmoins l'une des plus belles oeuvres surréalistes jamais produites. http://laboiteaimages.hautetfort.com/archive/2005/03/27/v... cf. aussi mes notes peinture sur Ingres et ma note d'hier sur Kiki.
samedi, 07 avril 2007 | Lien permanent | Commentaires (5)
























