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Théo VAN RYSSELBERGHE, l'instant sublimé - exposition 9 juin - 21octobre 2012

Le Musée de Lodève propose du 9 juin au 21 octobre 2012, une exposition en hommage à Théo VAN RYSSELBERGHE (1862-1926), peintre belge majeur du 20ème siècle et principal représentant du néo-impressionnisme en Belgique.

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Centrée autour d'un choix d'oeuvres des années 1882-1920,
l'exposition permet de porter un regard sur la manière dont
Théo Van Rysselberghe sublime ses sujets, traités comme des
instantanés presque photographiques.

L'Entrée du port de Roscoff, 1889, huile sur toile, 50 x 61 cm, Paris, musée d'Orsay

Grâce à une sélection ciblée, le parcours chronologique sera
rythmé par les grandes étapes stylistiques mises en oeuvre par
le peintre : du réalisme à l'impressionnisme en 1886, adoption
de la touche divisionniste
en 1888 jusqu'à son apogée dans la
fin des années 1890, puis expression d'un style plus personnel à
partir de 1903.

 

Portrait de Mathilde Vereecken, 1891, huile sur toile, 65,5 x 54,5 cm, collection particulière.

 

L'exposition s'achève avec les années de guerre durant
lesquelles, à l'image de nombreux peintres de sa génération,
Van Rysselberghe entame un retour vers un classicisme plus
tranché.

Un cabinet de dessin mettra en avant le rapport privilégié que Van Rysselberghe entretint avec ses amis peintres, poètes et écrivains.

La Pointe Saint Pierre, 1896, huile sur toile, 35 x 46 cm, collection particulière


Commissariat général de l'exposition : Ivonne Papin-Drastik,
conservateur du patrimoine, directrice du musée de Lodève.

Commissaire associé : Nicole Tamburini, historienne de l'art, auteur du catalogue raisonné des oeuvres d'Achille Laugé.

 

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dimanche, 21 octobre 2012 | Lien permanent

Pour préparer une éventuelle prochaine visite, j'ai lu:L'Estampille/L'Objet d'Art hors-série n° 62

acheter ce numéro

L'Estampille/L'Objet d'Art hors-série n° 62 - Mai 2012

Le musée de Lodève aime à prêter ses cimaises aux tableaux de peintres ayant œuvré à l’orée du XXe siècle, lorsque naît l’art moderne. Aussi accueille­­-t-il cet été les toiles et dessins de l’artiste belge Théo Van Rysselberghe (1862-1926), méconnu en France et célébré dans son pays natal comme l’un des maîtres du néo-impressionnisme. Quelque quatre-vingts œuvres éclairent la façon dont il interpréta ce mouvement dans des compositions enjouées, ­baignées d’une lumière sans pareille et de couleurs éclatantes.

 

Articles

  • Entretien avec Ivonne Papin-Drastik, directrice du musée de Lodève et commissaire de l’exposition
  • Van Rysselberghe et son temps
  • Van Rysselberghe ou la promesse du bonheur
  • Le groupe des XX et la Libre Esthétique
  • Arrêt sur une oeuvre : Portrait d'Alice Sèthe
  • Saisir les nuances de la pensée
  • Le néo-impressionnisme en Belgique
  • Arrêt sur une oeuvre : Madame Théo Van Rysselberghe (dans une blouse à pois)
  • Hymnes à la lumière
  • Arrêt sur une oeuvre : L’Entrée du port de Roscoff
  • Un « prétexte à lignes et gammes joyeuses »
  • Arrêt sur une oeuvre : Le Ruban écarlate
  • Art et poésie en harmonie

Numéro précédent : L'Estampille/L'Objet d'Art n° 479 - Tintoret à Rome
Numéro suivant : L'Estampille/L'Objet d'Art n° 480 - Dodin, peintre virtuose de la manufacture de Vincennes-Sèvres

http://www.estampille-objetdart.com/numero-62/theo-van-ry...

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dimanche, 16 septembre 2012 | Lien permanent

Suite à une note d'Elisabeth

http://boulevarddesresistants.hautetfort.com/archive/2011...

J'ai eu envie d'en savoir plus et j'ai lu un hors série de revue d'art tel que celle-ci:

Valtat à l’aube du fauvisme


 

Lodève, Musée Fleury, du 1er juin au 16 octobre 2011

Louis Valtat (1869-1952)
Femme au cabaret ou L’Estaminet, 1896
Huile sur toile - 136 x 191 cm
Angers, Musée des Beaux-Arts
Photo : Musée des Beaux-Arts d’Angers
© ADAGP Paris 2011

Alors que le musée Fleury de Lodève consacre une importante exposition à Louis Valtat (commencée le 2 juin), le musée Paul Valéry, à Sète, présentait (jusqu’au 7 mai) les œuvres de… Louis Valtat. Il n’y a eu apparemment aucune concertation entre les responsables de ces deux manifestations organisées pourtant à quelques kilomètres l’une de l’autre et à quelques semaines d’intervalle. C’est d’autant plus étonnant (mais peut-être ceci explique-t-il cela ?) que Maïté Vallès-Bled, conservatrice du musée de Sète, a été jusqu’en 2009 à la tête du musée de… Lodève, dont l’actuelle directrice, Ivonne Papin, travaillait à l’époque avec elle comme conservatrice adjointe.
Il est bien dommage que les deux musées n’aient pas réussi à s’entendre pour conjuguer leurs efforts, car la plupart des œuvres visibles à Sète, issues notamment de deux importantes collections privées, n’ont pas été montrées à Lodève et réciproquement. Les deux expositions auraient pu au moins se dérouler en même temps et en partenariat. Par ailleurs, deux catalogues ont été publiés. Celui de Lodève reproduit 190 œuvres, mais n’a malheureusement aucune notice ; l’absence d’index et l’agencement thématique assez complexe rendent par ailleurs sa consultation difficile. Pourtant les archives ont été méticuleusement dépouillées pour cette exposition, tandis qu’Ivonne Papin a pisté des tableaux dans des ventes aux enchères et obtenu les prêts de nombreuses œuvres inédites issues de collections privées européennes et américaines, en plus de celles de collections publiques (Orsay, le Centre Pompidou, le musée des Beaux-Arts de Bordeaux...).

 

 

Le parcours, à la fois thématique et chronologique, privilégie les années 1892-1914 et met en avant les grands motifs qui ponctuent l’œuvre du peintre. Une première partie intitulée « Fin de siècle » réunit quelques chefs-d’œuvre des années 1892-1896 où perce l’influence de Toulouse-Lautrec (avec qui Valtat collabora pour un décor au théâtre de l’Œuvre) à travers le thème des filles de joie, les unes patientant Sur le boulevard, les autres dans un Estaminet (ill. 1), tableau dont on a trouvé une étude préparatoire dans une collection particulière. Des toiles comme Les Parapluies rouges, Mère et enfant ou La Lecture, très belle peinture du Musée de Bernay, relèvent davantage des recherches esthétiques des Nabis que Valtat a fréquentés.
Une deuxième partie aborde les arts décoratifs : Valtat orna des céramiques d’André Metthey qui furent exposées au Salon d’automne de 1907, puis s’essaya à la sculpture en 1909 et 1910, avant de réaliser en 1922-1923 des cartons de tapisseries pour Aubusson ; il exposa enfin en 1932 Les Mahonias, tapisserie de basse lisse. Certaines toiles révèlent elles aussi le talent décoratif du peintre, marquées par un contraste de couleurs vives et des touches larges, tel le Coin de massifs fleuri dans un jardin de Provence (prêté par les Arts décoratifs de Paris) qui n’est pas sans rappeler les tapisseries de Maillol.
La section consacrée aux dessins (où l’on retrouve le monde du cabaret et du théâtre notamment) et aux estampes est particulièrement séduisante. Bois gravé, lithographie, eau-forte, Valtat expérimenta toutes les techniques et collabora avec les revues de son temps. Une série de dessins aquarellés et de pastels évoque ses séjours à Arcachon (1895-1896) au cours desquels apparut un motif cher à l’artiste, les écaillères d’huitres, comparable au thème des paysannes que Gauguin peignit à Pont-Aven.


Louis Valtat (1869-1952)
Les Rochers rouges à Agay, 1903
Huile sur toile - 65 x 81 cm
Collection Fondation Regards de Provence
Photo : Fondation Regards de Provence
© ADAGP Paris 2011

Valtat découvrit aussi la lumière du Sud, d’abord à Banyuls en compagnie de George-Daniel de Monfreid et d’Aristide Maillol en 1894-1895 puis à La Ciotat et à Marseille en 1902. Les vues qu’il peignit sont construites par la couleur et ses touches morcelées relèvent du néo-impressionnisme.
Il voyagea ensuite à Milan et Venise, puis Alger en 1906, dont il rapporta esquisses et tableaux pittoresques. Mais il s’attacha aussi au charme des plages de Normandie, et de Ouistreham notamment, à la poésie du lac du Bois de Boulogne lorsqu’il s’installa avenue de Wagram en 1914, et à la grâce de la vallée de Chevreuse lorsque il acquit en 1924 une propriété à Choisel. Valtat peignit également des natures mortes, parmi lesquelles on retiendra Pomme et tulipes qui s’inspire des recherches cézaniennes, ainsi que des femmes occupées à coudre ou à broder, autre thème cher au peintre qui cherchait à traduire ce monde domestique paisible et clos.
L’exposition s’achève sur Agay et Anthéor, où l’artiste séjourna régulièrement entre 1899 et 1914 ; les rochers rouges d’Agay, motifs qui inspirèrent aussi Georges d’Espagnat ou Guillaumin, constituent une véritable série. Des silhouettes féminines se fondent parfois dans des paysages escarpés ou luxuriants, exprimant une symbiose de l’homme et de la nature. A Anthéor, Valtat côtoya Renoir qui se trouvait à Cagnes et Signac qui habitait Saint-Tropez. Il fréquenta également Théo van Rysselberghe, Henri Edmond Cross et Georges d’Espagnat avec qui il séjourna à Magagnosc près de Grasse. Renoir le recommanda à Vollard qui devint son marchand exclusif entre 1902 et 1911 ; quelque 680 œuvres du peintre furent notées dans l’inventaire après décès du marchand. Il faut dire que si Valtat ne fut guère bavard sur son art, il fut prolifique ; il sombra pourtant dans l’oubli et l’on tente aujourd’hui de le ranger tant bien que mal dans un mouvement ou dans un autre. Les tons purs et les couleurs éclatantes de ses œuvres d’Arcachon encouragèrent certains à en faire un précurseur du fauvisme. Pourtant Georges Duthuit ne l’intègre pas dans son livre de 1949 et dans le catalogue de l’exposition, Claudine Grammont rappelle que les préoccupations de Valtat ne sont pas celles de Matisse ou de Derain : il est loin de l’art tribal et du primitivisme. Ses vues d’Agay en revanche, ont probablement eu un impact sur les fauves, présentant quelques similitudes avec les vues de Collioure de Matisse et Derain.
Valtat se laisse surtout attirer par le néo-impressionnisme comme en témoigne des tableaux tels que Femme au bord de mer(vers 1904) et il expose en 1900 aux côtés de Signac, Luce, Cross, Van Rysselberghe. L’exposition tente d’illustrer ces amitiés et ces affinités artistiques en présentant ça et là les œuvres d’autres artistes comme Maximilien Luce, Georges d’Espagnat, George-Daniel de Monfreid, Henri-Edmond Cross, Aristide Maillol, Armand Guillaumin… Malheureusement leurs peintures dispersées dans le parcours ne sont pas clairement séparées de celles de Valtat ce qui peut provoquer certaines confusions auprès du visiteur distrait.


Collectif, Louis Valtat à l’aube du fauvisme, Editions midi-pyrénéennes, 2011, 350 p., 42 €. ISBN : 9782953760217.

Commissaire général : Ivonne Papin-Drastik. Commissaires scientifiques : Claudine Grammont et Ivonne Papin-Drastik.

Informations pratiques : Musée Fleury, Square Georges Auric, 34700 Lodève. Tél : +33 (0)4 67 88 86 10. Ouvert tous les jours sauf le lundi de 10 h à 18 h, le mardi du 4 juillet au 23 août jusqu’à 22 h. Tarif : 7 € (réduit : 5 €).

 

 

Comme j'ai gagné 2 entrées gratuites pour cette expo...

 

 
 

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lundi, 08 août 2011 | Lien permanent

Les Nabis s’installent à Lodève

 

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Gros plan sur un mouvement composé de disciples de Gauguin nommés Denis, Sérusier, Maillol… En hébreu, "nabis" signifie "prophètes". En 1888, de jeunes disciples qui entourent Paul Gauguin durant ses séjours à Pont-Aven composent un groupe pour inventer la peinture du futur.



Gros plan sur un mouvement composé de disciples de Gauguin nommés Denis, Sérusier, Maillol… En hébreu, "nabis" signifie "prophètes". En 1888, de jeunes disciples qui entourent Paul Gauguin durant ses séjours à Pont-Aven composent un groupe pour inventer la peinture du futur.

Un tableau de Paul Sérusier, Le Talisman, devient leur étendard. Maurice Denis est leur théoricien : « Un tableau, avant d’être un cheval de bataille, une femme nue, ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en certain ordre assemblées. »

Foin du naturalisme ou de l’impressionnisme alors dominant ! Les Nabis prônent une liberté à la fois graphique et chromatique qui annonce le fauvisme et même l’abstraction comme l’illustrent

Bretonnes au goémon d’Emile Bernard, le Paysage décoratif de Jan Verkade, ou encore deux étonnants petits paysages bretons du Danois Mogens Ballin, compagnon de route d’un éphémère mouvement dont les signatures ont souvent une postérité limitée.

Le musée de Lodève leur consacre une exposition très documentée. Les œuvres majeures sont rares mais la profusion de toiles, lithographies, correspondances, objets décoratifs, permet de comprendre l’évolution d’un courant qui prend sa source dans "l’art de la synthèse" enseigné par Gauguin. Dont le primitivisme est ici représenté par une belle série de bronzes à la patine noire, réalisés d’après ses fameuses sculptures polynésiennes en bois. Les deux tableaux de Gauguin accrochés dans la même salle ont en revanche peu de rapport avec le style nabi.

Un peintre se détache tout au long du parcours chronothématique : Maurice Denis (1870-1943). Logique puisque l’organisation de l’exposition a été confiée au Musée Maurice-Denis de Saint-Germain-en-Laye. Les Saintes femmes au tombeau témoignent du mysticisme du peintre et de l’influence de la Renaissance italienne. Avec Régates à Perros-Guirec, Maurice Denis livre une œuvre audacieuse qui déforme la perspective et télescope les couleurs. Les visages des Bretonnes sont ici sans traits.

Avant que le symbolisme n’alourdisse sa peinture, Maurice Denis révèle beaucoup d’inventivité pour les arts décoratifs (gouaches pour papiers peints, projets de vitraux). C’est là une caractéristique des Nabis qui voulaient mettre de l’art dans le quotidien de la vie. Le Paravent aux lapins de Pierre Bonnard est une pièce précieuse, plus délicate que la naïve Tentation de Saint-Antoine de Paul Ranson, proche de l’imagerie d’Epinal. Mais l’estampe, japonaise surtout, est une référence des Nabis.

On découvre encore parmi eux un Aristide Maillol, portraitiste élégant de jeunes femmes qu’il ne dénude pas encore. Au fil de l’exposition, l’académisme s’infiltre. Les vastes compositions qui bouclent l’exposition sont d’esprit pompier. Les Nabis se diluent au début du XXe siècle. Les Fauves rugissent déjà.



Jean-Marie GAVALDA

Musée de Lodève jusqu’au 14 novembre. 04 67 88 86 10

 http://www.midilibre.com/articles/2010/06/12/CULTURE-LOIS...

 

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jeudi, 22 juillet 2010 | Lien permanent

Les Nabis s’installent à Lodève

 


Gros plan sur un mouvement composé de disciples de Gauguin nommés Denis, Sérusier, Maillol… En hébreu, "nabis" signifie "prophètes". En 1888, de jeunes disciples qui entourent Paul Gauguin durant ses séjours à Pont-Aven composent un groupe pour inventer la peinture du futur

Un tableau de Paul Sérusier, Le Talisman, devient leur étendard. Maurice Denis est leur théoricien : « Un tableau, avant d’être un cheval de bataille, une femme nue, ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en certain ordre assemblées. »

Foin du naturalisme ou de l’impressionnisme alors dominant ! Les Nabis prônent une liberté à la fois graphique et chromatique qui annonce le fauvisme et même l’abstraction comme l’illustrent

Bretonnes au goémon d’Emile Bernard, le Paysage décoratif de Jan Verkade, ou encore deux étonnants petits paysages bretons du Danois Mogens Ballin, compagnon de route d’un éphémère mouvement dont les signatures ont souvent une postérité limitée.

Le musée de Lodève leur consacre une exposition très documentée. Les œuvres majeures sont rares mais la profusion de toiles, lithographies, correspondances, objets décoratifs, permet de comprendre l’évolution d’un courant qui prend sa source dans "l’art de la synthèse" enseigné par Gauguin. Dont le primitivisme est ici représenté par une belle série de bronzes à la patine noire, réalisés d’après ses fameuses sculptures polynésiennes en bois. Les deux tableaux de Gauguin accrochés dans la même salle ont en revanche peu de rapport avec le style nabi.

Un peintre se détache tout au long du parcours chronothématique : Maurice Denis (1870-1943). Logique puisque l’organisation de l’exposition a été confiée au Musée Maurice-Denis de Saint-Germain-en-Laye. Les Saintes femmes au tombeau témoignent du mysticisme du peintre et de l’influence de la Renaissance italienne. Avec Régates à Perros-Guirec, Maurice Denis livre une œuvre audacieuse qui déforme la perspective et télescope les couleurs. Les visages des Bretonnes sont ici sans traits.

Avant que le symbolisme n’alourdisse sa peinture, Maurice Denis révèle beaucoup d’inventivité pour les arts décoratifs (gouaches pour papiers peints, projets de vitraux). C’est là une caractéristique des Nabis qui voulaient mettre de l’art dans le quotidien de la vie. Le Paravent aux lapins de Pierre Bonnard est une pièce précieuse, plus délicate que la naïve Tentation de Saint-Antoine de Paul Ranson, proche de l’imagerie d’Epinal. Mais l’estampe, japonaise surtout, est une référence des Nabis.

On découvre encore parmi eux un Aristide Maillol, portraitiste élégant de jeunes femmes qu’il ne dénude pas encore. Au fil de l’exposition, l’académisme s’infiltre. Les vastes compositions qui bouclent l’exposition sont d’esprit pompier. Les Nabis se diluent au début du XXe siècle. Les Fauves rugissent déjà.



Jean-Marie GAVALDA

Musée de Lodève jusqu’au 14 novembre. 04 67 88 86 10

 

http://www.midilibre.com/articles/2010/06/12/CULTURE-LOIS...

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mardi, 13 juillet 2010 | Lien permanent

Ouverture du musée Pierre Bonnard au Cannet le 25 juin 2011

 

Le 25 juin 2011, le premier musée au monde consacré à Pierre Bonnard ouvre ses portes au Cannet, ville de prédilection du peintre. A cette occasion, une exposition inaugurale est organisée “Bonnard et Le Cannet. Dans la lumière de la Méditerranée”.

 

 

Le Cannet comme une évidence

Tout comme Giverny pour Claude Monet, Nice pour Matisse, Le Cannet était un lieu prégnant pour Pierre Bonnard. Il y acheta en 1926 la villa Le Bosquet et y passa plus de vingt ans. Véritable source d’inspirations, lieu de recueillement artistique... la ville et l’environnement de sa maison l’inspira au point qu’il y réalisa ses plus belles oeuvres. Encore trop méconnu du grand public, Bonnard a fait partie des 7 artistes qui ont représenté la France à l’exposition universelle de Shanghai en 2010. C’était donc légitime que Le Cannet célèbre Bonnard en lui offrant son premier musée.

Un hommage pérenne

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Pierre Bonnard, Autoportrait (Le Boxeur), 1931 huile sur toile, 54 x 74 cm, Paris, musée d’Orsay, don de la Fondation Meyer, 2000 © Adagp, Paris 2011 © RMN (Musée d’Orsay) / Michèle Bellot

Tout en prenant en compte la totalité de la carrière de Pierre Bonnard, le contenu scientifique du musée est essentiellement centré sur sa période du Cannet (1922-1947). En dehors de l’exposition inaugurale « Bonnard et Le Cannet. Dans la lumière de la Méditerranée » le musée met en place deux expositions par an, une exposition d’envergure et une exposition de type dossier. Enrichissement de la collectio n Les oeuvres de Pierre Bonnard sont trés recherchées et donc rares sur le marché. Chaque année un budget est consacré à l’acquisition d’oeuvres. A ces achats, s’ajoutent des dons qui sont une belle preuve de confiance de la famille du peintre d’une part, et de mécènes d’autre part, tels que la Fondation Meyer pour le développement artistique et culturel.

L’exposition inaugurale : Bonnard et Le Cannet, Dans la lumière de la Méditerranée

26 juin – 25 septembre 2011 - inauguration le 25 juin

« Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication/Direction générale des patrimoines/Service des musées de France. Elle bénéficie à ce titre d’un soutien financier exceptionnel de l’État » Le thème de la première exposition s’est naturellement imposé par rapport au territoire, mais aussi parce que les oeuvres réalisées au Cannet entre 1922 et 1947 constituent la singularité et la marque de Pierre Bonnard. Elle réunira une quarantaine de peintures et près de 20 oeuvres sur papier réparties autour de 4 chapitres, et se déploiera sur l’ensemble des espaces d’exposition. Des chefs-d’oeuvre aussi incontournables que L’Autoportrait en boxeur, l’Atelier au mimosa, La Terrasse ensoleillée, Baignoire ou L’Amandier en fleurs feront partie de ce premier événement.

« Ce peintre », écrira son neveu Charles en 1927, « qui ne veut peindre que des bonheurs n’est pas l’homme gai que l’on pourrait croire. […]. Il promène sur le monde un regard qui ne lui laisse échapper aucune de ses douleurs, aucune de ses incompréhensibles lois. » Aucune des deux guerres mondiales qu’il a connu comme la crise économique des années 30, ne sont évoquées dans cette oeuvre magistrale qui se déroule en parallèle au temps qui passe.

L’oeuvre inclassable de Bonnard est intemporelle et détachée du temps. Sa relecture et la création d’un musée qui lui est dédié participent à sa reconnaissance.

1 . La Découverte du Midi

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Pierre Bonnard, Sur la côte, Antibes, 1912, huile sur toile, 29 x 35 cm, bequest 1932 by Föreningen för inköp av svensk och fransk konst the Nationalmuseum, Stockholm © Adagp, Paris 2011 © The Nationalmuseum, Stockholm

Pierre Bonnard découvre le Midi très tôt, dès 1904 à Saint-Tropez où séjournent ses amis Édouard Vuillard et Ker-Xavier Roussel. Il rend visite à Valtat et Signac, lequel reçoit la même année celle de Matisse et Derain en route vers le Fauvisme. Invité par Manguin, Bonnard reviendra à Saint-Tropez durant un plus long séjour à l’été 1909 qui lui permettra de peindre quelques toiles. Il ne cessera d’alterner des voyages entre Paris, la Normandie et le Midi jusqu’en 1914. Dans le Midi, Bonnard découvre une lumière et une végétation qu’il ne connaît pas ; la couleur des eucalyptus, oliviers, amandiers et mimosas se révèle sous la lumière de la Méditerranée. L’impact sur Bonnard est immédiat ; il écrira à sa mère une phrase désormais célèbre : « J’ai eu un coup des Mille et Une Nuits. La mer, les murs jaunes, les reflets aussi colorés que les lumières ... ».

2. La Vie intérieure – Nus, natures mortes et intérieurs

« La peinture doit revenir à son but premier, l’examen de la vie intérieure des êtres humains ». P. Bonnard Pierre Bonnard choisit Le Cannet dès 1922 pour venir passer plusieurs mois par an et s’imprégner de l’atmosphère de sa lumière et de ses couleurs en différentes saisons. Mais ce n’est qu’en 1926 qu’il acquiert Le Bosquet, une maison sur les hauteurs de la ville qui lui offre une vue dominante sur la baie de Cannes et le massif de l’Estérel.

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Pierre Bonnard, Le Bain ou Baignoire, 1925 huile sur toile, 86 x 120,6 cm, Tate, Londres : Presented by Lord Ivor Spencer Churchill through the Contemporary Art Society, 1930 © Adagp, Paris 2011 © Tate, Londres, 2011

Cette maison, dans laquelle il réalise plusieurs transformations, telles que la création d’une salle de bains, d’un atelier, d’un balcon etc. - sera un environnement privilégié et lui fournira le sujet de nombreuses compositions. Certaines font partie des standards de sa peinture. Récurrence de certains thèmes, jeux de miroirs et de reflets, atmosphère habitée, etc, tout est là pour signifier la profondeur des sentiments et le silence des attitudes.

3. Paysages - Un monde de sensations

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Pierre Bonnard, La Forêt de pins, 1924, huile sur toile, 56 x 47 cm, Fondation Bemberg, Toulouse © Adagp, Paris 2011

« J’ai acquis une âme de paysagiste ayant fini par me débarrasser du pittoresque, de l’esthétique et autres conventions dont j’étais empoisonné [...] » écrit Bonnard à son ami Vuillard en 1935. Le paysage a joué un rôle très important dans la pratique picturale de Bonnard. C’est par ce genre que le peintre se distingue des différents mouvements d’avant-garde. Ses premiers paysages peints au Cannet montrent combien le peintre a une vision classique et moderne à la fois , peu à peu gagnée par la synthèse. En 1940, il distinguera 4 types de paysages : « paysage à espace avec fonds intéressants, paysage intime avec objets expressifs, paysage effet de lumière prédominant, paysage décoratif peu de ciel et meublé ». Chaque tableau rend compte de son originalité face au sujet, au format rarement standard, à l’importance donnée à la couleur et à la lumière, tout comme à l’expression de la sensation.

4. La couleur a le pouvoir de l’abstraction - OEuvres ultimes

- Paysages et autoportraits Les paysages ultimes de Bonnard peints en pleine guerre ne contiennent aucune trace du drame que l’Europe traverse. Dans ce contexte particulièrement sombre, et comme pour conjurer la réalité, il n’y a jamais eu autant de jaune et d’éblouissement coloré dans sa peinture. À l’opposé, ses autoportraits faits pour lui seul indiquent « sa part d’ombre ». « Celui qui chante n’est pas toujours heureux » écrit-il trois ans avant sa mort. 15 autoportraits scandent l’analyse qu’il fait de lui-même de 1889 à 1946, à chaque fois, à des moments clefs de l’évolution de sa pensée et de sa peinture, souvent des moments de crise. Quatre de ces autoportraits seront présentés à l’exposition. À la différence du corps de Marthe, le corps représenté de Bonnard vieillit, trahit les traces du temps et des songes. Restant à la surface de la peau chez Marthe, il entre dans les plis et les rides de son propre corps, comme pour mieux entrer en lui. Ces autoportraits sont à juste titre des références incontestées de ce genre dans l’histoire de l’art du xxe siècle. Qu’il apparaisse face au spectateur, en boxeur, le poing levé, les pinceaux à la main, ou en ermite, le regard absent ou si profond, que chaque autoportrait dit l’intensité de ses réflexions et l’opacité de l’être. Bonnard livre un combat avec lui-même et avec la peinture, tout en continuant à s’émerveiller à coup de taches colorées devant la beauté des paysages du Cannet qui l’entourent, et son paradis, sa maison. « Le tableau est une suite de taches qui se lient entre elles et finissent par former l’objet, le morceau sur lequel l’oeil se promène sans aucun accroc. » déclarait Bonnard à Tériade en 1942.

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- Pierre Bonnard, La terrasse ensoleillée, 1939-46, huile sur toile, 71 x 236 cm, collection particulière © Adagp, Paris 2011

Informations pratiques

4 473 553 € : Coût des travaux de réhabilitation, d’extension et de muséographie. Le conseil général des Alpes-Maritimes participe à 30 % dans le cadre du contrat de plan département-ville du Cannet. Le conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur pour 10 %

1. Le musée Bonnard en quelques dates

- 1983 Michèle Tabarot, Adjoint à la culture de la ville du Cannet noue les premiers liens avec la famille de l’artiste.
- 1995 Michèle Tabarot est élue Maire du Cannet.
- 1998 Acquisition par la ville de l’Hôtel Saint-Vianney. 2001 Exposition Pierre Bonnard sous la lumière du Cannet à l’Espace Bonnard. Suivent chaque année des expositions consacrées à Pierre Bonnard où son environnement artistique.
- 2003 Le Conseil municipal approuve le principe de création d’un musée sur le site de l’Hôtel Saint-Vianney. Premières acquisitions de la Ville du Cannet et premiers soutiens. Création d’un Comité scientifique placé sous l’égide de Françoise Cachin, honorée Directeur des musées de France.
- 2004 Renaud Donnedieu de Vabres - Ministre de la Culture et de la Communication, lors de sa visite sur le site de l’Hôtel Saint-Vianney, exprime son soutien au projet.
- 2005 Un concours de maîtrise d’oeuvre est lancé.
- 2006 1er trimestre : L’équipe d’architectes est retenue : Frédéric Ferrero et Sylvie Rossi sont associés à Birgitte Fryland pour la muséographie et Jérôme Mazas, paysagiste. Décembre : Sur proposition du Haut Conseil des musées de France, le musée Bonnard obtient le label musée de France. Le musée reçoit par l’entremise de la Fondation Meyer pour le développement culturel et artistique, une première promesse de dépôt de l’État : Paysage soleil couchant, Le Cannet, v. 1923 Le musée prête 3 oeuvres à l’exposition Del Complesso del Vittoriano à Rome.
- 2007 Mars : La maison de Bonnard, Le Bosquet et son jardin sont classés Monuments historiques.
- 2008 Seconde promesse de dépôt de la Fondation Meyer : Vue du Cannet, 1927 Achat de la ville du Cannet avec l’aide de l’État de la peinture Les Baigneurs à la fin du jour, v. 1945, anc. Coll. Tériade

Historique du musée

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ndré Ostier, Portrait de Pierre Bonnard (Le Cannet), 1941, épreuve gélatino-argentique d’époque, musée Bonnard, Le Cannet, achat 2006

- 2009 Janvier : La ville du Cannet participe au vernissage de l’exposition Bonnard The Late Still Lifes and Interiors au Metropolitan Museum à New-York et annonce l’ouverture prochaine du musée Bonnard. Des liens privilégiés sont créés avec la Collection Phillips à Washington. Juillet : Début du chantier. Novembre : Accord de principe pour le dépôt du musée d’Orsay, La Salle à manger au Cannet, 1932 Prêt de 5 oeuvres à l’exposition Bonnard, guetteur sensible du quotidien au musée de Lodève.
- 2010 Janvier : Achat par la ville du Cannet avec l’aide de l’État et du mécénat privé, Nu de profil, v. 1917. Mars : Achat par la ville du Cannet d’un rare exemplaire de La Promenade des nourrices, frise de fiacres, lithographie en 4 panneaux. Septembre : Le musée Bonnard prête deux oeuvres majeures à l’exposition Bonnard Magier der Faber au Von der Heydt Museum à Wuppertal. Décembre : Identité visuelle par Vincent Hanrot, agence Bik et Book, Marseille.
- 2011 Samedi 25 juin : inauguration du musée Bonnard, premier musée au monde consacré à cet artiste, avec l’exposition Bonnard et Le Cannet. Dans la lumière de la Méditerranée.

2. De la villa du Bosquet au musée Bonnard : une profonde légitimité

« Dans la lumière du Midi, tout s’éclaire et la peinture est en pleine vibration. Portez votre tableau à Paris : les bleus deviennent gris. » P. Bonnard , 1946 Bonnard a séjourné au Cannet par intermittence de 1922 à 1947. Il loue trois villas entre 1922 et 1926 avant d’acquérir en 1926 Le Bosquet, une maison sur les hauteurs de la ville où il se retire définitivement de 1939 à sa mort. Les paysages du Cannet et la lumière du Midi sont pour lui des sources d’inspiration inépuisables. C’est durant cette période qui dure près de 22 ans qu’il peint ses tableaux les plus inspirés, ceux dont les spécialistes s’accordent à dire qu’ils sont ses plus belles oeuvres. Le paysage environnant agit en profondeur sur Bonnard au même titre que la Sainte-Victoire pour Cézanne ou Giverny pour Monet, comme des territoires prégnants. C’est cette histoire de lien et d’identité entre Bonnard et Le Cannet qui donne sa profonde légitimité au musée.

3. Le Bâtiment

Un des derniers témoignages de l’architecture Belle Époque, l’Hôtel Saint-Vianney, 1908. Typique des constructions du début du siècle, cette villa porte le nom du fondateur de l’église Sainte Philomène, Jean-Marie Vianney - patron de tous les curés - canonisé en 1925. Construite en 1908 par M. Lauthaume, elle sert d’habitation à usage privé jusqu’en 1935. 11 dossier de presse du musée Bonnard Une société immobilière en fait l’acquisition et confie à l’architecte Briet le soin d’en modifier la façade et de surélever la partie ouest. La villa devient alors une pension de famille, puis de 1943 à 1947, un commissariat de police et reprend son activité hôtelière jusqu’en 1990. Sauvée de la démolition par l’intervention de l’architecte des Bâtiments de France, la ville du Cannet l’achète en 1998 dans l’intention de créer un musée. L’implantation du musée vient s’intégrer dans un projet urbain plus vaste qui prévoit une requalification des abords. Un projet de parking attenant est en cours de consultation.

4. Le Musée

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Projet © Frédéric Ferrero/Rossi

Le musée Bonnard a un statut municipal, il bénéficie du label musée de France. À ce titre, il est contrôlé par l’État. Intégralement climatisé et accessible aux handicapés, le musée se développe sur cinq niveaux avec d’importants espaces d’accueil du public, comprenant boutique, salle pédagogique, salle de projection ainsi qu’une terrasse ouverte sur le jardin. Les collections se déploieront sur les trois niveaux d’exposition. Durant les expositions temporaires, une partie ou l’ensemble de cet espace sera investi. Chaque salle sera équipée de fiches de salle et il sera possible de louer un audio-guide multimedia avec une version spécifique pour le jeune public ainsi qu’une version en langue des signes française. Des écrans multimédias permettront de consulter les carnets ou agendas de Pierre Bonnard.

5. Le Parti architectural

Le projet s’inscrit dans un maillage urbain et paysagé à partir d’une logique multi-sites structurée comme une promenade sur les pas de Bonnard. La réhabilitation du site de la villa Hôtel Saint-Vianney développe près de 890 m2 de surface utiles, dont 495 m2 à partir du bâtiment existant. Une extension correspondante aux surfaces supplémentaires (395 m2) est réalisée dans le dénivelé du terrain et permet de créer un important espace d’accueil, une salle pédagogique et une boutique ainsi qu’une vaste terrasse. La façade est largement ouverte sur le boulevard Sadi Carnot et marque l’entrée du musée. L’édification d’une colonne vitrée, contenant une cage d’escalier et un ascenseur décollés du bâtiment existant par une passerelle, permet l’accès aux personnes handicapées, tout en offrant une vue imprenable sur le paysage. La structure interne de la villa Hôtel Saint-Vianney est reprise dans sa totalité, les espaces sont redistribués afin d’offrir des espaces d’accrochage les plus importants possibles. Les installations techniques (gestion de la température, de l’hydrométrie et de l’éclairage) répondent aux exigences muséales édictées par la Direction des musées de France et sont conformes aux réglementations internationales. Le parti pris préserve l’esprit des lieux.

6. Parcours pédestre Sur les pas de Bonnard….

Le sentier de découverte du canal de la Siagne constitue un élément important du projet muséographique du musée Bonnard. Outre sa vocation de

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vendredi, 01 avril 2011 | Lien permanent

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