Rechercher : nyons

Route entre Nyons et Die le 27 septembre 2009

GRIGNAN 26 septembre 2009 140.jpg

Photo perso

Précédente note à ce sujet hier

Autre note sur Die:

http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2009/10/08/die-l...

Autres notes sur Nyons:

http://www.lauravanel-coytte.com/search/nyons

 

Lire la suite

mercredi, 09 décembre 2009 | Lien permanent

Route entre Nyons et Die le 27 septembre 2009

GRIGNAN 26 septembre 2009 141.jpgPhoto perso, dans un tunnel

COMS OUVERTS

ABONNEZ-VOUS AU FIL DE DISCUSSION

Autres notes sur Nyons:

http://www.lauravanel-coytte.com/search/nyons

Autre note sur Die:

http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2009/10/08/die-l...

 

Lire la suite

samedi, 14 novembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (3)

Nyons le 27 septembre 2009

nyons 26 septembre 2009 088.jpg

Précédente note à ce sujet:

http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2009/09/28/nyons...

Photos perso

COMS OUVERTS

ABONNEZ-VOUS AU FIL DE DISCUSSION

GRIGNAN 26 septembre 2009 089.jpg

Lire la suite

vendredi, 23 octobre 2009 | Lien permanent | Commentaires (2)

Nyons le 27 septembre 2009

nyons 26 septembre 2009 087.jpg

Nyons (Niom en provençal classique et Nioun selon la norme mistralienne) est une commune française, sous-préfecture du département de la Drôme en région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Nyonsais.

Située en bordure de la vallée du Rhône, côté est, à la latitude de Pierrelatte dont elle est séparée par l'enclave de Valréas, Nyons est une petite ville située dans une cuvette naturelle, au bord de l'Eygues. Elle est environnée de moyennes montagnes (Essaillon, Garde Grosse, Saint-Jaume et Vaux), qui lui procurent son climat si particulier. Surnommée « le Petit Nice » en raison d'un ensoleillement comparable à celui de Nice, elle est un site de villégiature apprécié depuis le XIXe siècle. La commune de Nyons se trouve à environ 1 heure 18 minutes au sud de Valence, préfecture du département.

Elle est située à l'ouest d'une cluse qui marque une des entrées occidentales des Baronnies, région de moyennes montagnes méditerranéennes, située entre le sud de la Drôme et les Hautes-Alpes.

Son vent local, le Pontias, souffle à partir de 10 heures du soir et jusqu'à 10 heures du matin. Ce vent, froid l'hiver mais rafraîchissant l'été, fournit une parfaite aération à la ville. Une légende locale, rapportée dans l'ouvrage de Gervais de Tilbury, le Livre des Merveilles, veut qu'il ait été apporté dans un gant par l'archevêque Césaire d'Arles, au début du VIe siècle. Gabriel Boulé, ancien pasteur et historiographe du roi, en a écrit l'histoire au XVIIe siècle.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nyons

Photo perso

Lire la suite

lundi, 28 septembre 2009 | Lien permanent

Chateau de Grignan(Drôme) le 17 aôut 2009

agen 2009 065.jpgA 26 kilomètres au sud-est de Montélimar, en direction de Nyons et à proximité de Valréas, le château de Grignan couronne le village du même nom.

Ancienne forteresse devenue progressivement un véritable palais à la Renaissance, son nom est lié à celui de la marquise de Sévigné dont la fille était mariée au seigneur du lieu.

Site touristique exceptionnel de par sa situation et la qualité remarquable de son architecture, lieu de mémoire, musée aux riches collections, le château est aussi ouvert à la création contemporaine. Il organise les « Fêtes nocturnes », un festival qui offre à un public très nombreux (de 25 à 30 000  entrées) une création théâtrale chaque été.

Il propose aussi des rencontres littéraires, un festival de jazz en novembre et une saison de concerts classiques au cours de l’hiver.

http://www.ladrome.fr/fr/le-tourisme/les-chateaux-de-la-d...

Photo perso

Lire la suite

lundi, 07 septembre 2009 | Lien permanent

Drôme

Département français (26) connu pour son sol boueux et collant, il est dit souvent à propos de celui-ci que la Drôme adhère. Annexé en 2007 par la République Indépendante de l'Isère, il faisait auparavant partie de la région Rhône-Alpes.

Modifier Particularismes régionaux (section)Modifier Particularismes régionaux

La Drôme compte un nombre incalculable de communes aux noms farfelus comme Salles-sous-bois, Mirabel-aux-Baronnies,Chatuzange-le-Goubet, Charmes-sur-l'Herbasse, Saint-Donat-Sur-L'Herbasse, Saint-Pantaléon-les-Vignes, Chantemerle-les-Blés, Eygluy-Escoulin, Penne-le-Sec, Pierrelongue, Pierrelatte, Marsanne, Cléon d'Andran, Sauzet, Les Tourettes, La Coucourde, Saint-Paul-Trois-Chateaux, La-Garde-Adhemar ou Saint-Ferréol-Trente-Pas ou encore Le Pègue. Ceci n'empêche pas les drômois d'habiter bêtement en majorité à Montélimar, Romans ou même Valence et de ricaner à l'évocation du lac Titicaca ou du Popocateptl. Sans oublier que la Drôme adhère...

La Drôme est le département français le plus riche en acides gras poly-insaturés et en oméga 3.

Les Drômois adorent traiter leurs voisins Ardéchois de "BEDOS", de PEKNO, ou de "PD d'Ardéchois" (qu'ils ne sont pas forcément), voir de "Gros Cons d'Ardéchois" (ce qui est plus fréquement vrai), sans parler de l'espèce canine "Ardéchiens" ! Mais ceux-ci leur rendent la pareille bien évidemment en les traitant frequemment de "dromois de merde" ou bien Dromadaires et donc par extension "ventres jaunes".

Mais secrètement les Dromois adorent ces voisins là, surtout au mois de janvier quand passe le rallye de "Monte eh ! Carlo" et l'échange de vin chaud y est trés chaleureux. Tous les drômois sont d'ailleurs supporter de Jean-Marie CUOQ.

Le drômois aime les expériences scientifiques, comme essayer de tenir l'ardèchois à l'apèro... L'ardèchois a d'ailleurs scientifiquement établi que c'était impossible !

Villes

http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Dr%C3%B4me

Lire la suite

mardi, 08 mars 2011 | Lien permanent

Gastronomie en Rhône-Alpes

pognes.jpgLa gastronomie en Rhône-Alpes est une gastronomie spécifique à une région de France.

L'Alsace, la Provence, le vaste Sud-Ouest, le Pays basque et d'autres régions ont leur "gastronomie" aux accents locaux (traduire : leurs produits, leurs recettes, leurs habitudes... et leurs vanités). Il en va ainsi du Lyonnais, qui dut beaucoup de sa réputation aux "mères", aux Vettard, Nandron, Lacombe père, puis fils, à un Paul Bocuse universellement connu (restaurant triplement étoilé de Collonges-au-Mont-d'Or, brasseries lyonnaises), à Piette Orsi et quelques autres, plus jeunes. La région fut longtemps pauvre, et ne se régala pas tous les jours au temps des canuts, mais elle se situe à un croisement de grands itinéraires, a accueilli beaucoup d'étrangers, a connu un considérable essor économique. "A Lyon, on n'avait pas beaucoup d'autres choses que les bugnes,

 NB:les bugnes sont les beignets chez moi dans l'est et les oreilletes en Ariège où j'ai vécu

constatait avec humour Paul Boccuse. mais les produits arrivent de partout quand il y a des clients capables de payer".

Avec les restaurants, brasseris et bistrots de Lyon, que l'on proclama souvent " capitale mondiale de la gastronomie", et la soixantaine d'établissements de la région étoilés sur le guide Michelin, Rhône-Alpes se targue d’être une très grande région gastronomique. Elle compte 5 chefs honorés des 3 étoiles considérées en France comme la distinction suprême : Michel Troisgros, successeur de Pierre et Jean, à Roanne, Paul Bocuse, Marc Veyrat,

Avec son grand chapeau noir, je l'ai vu une fois de loin

 à Annecy-Veyrier du Lac, Georges Blanc à Vonnas et Anne-Sophie Pic à Valence (la seule femme en France à obtenir cette distinction).

La région est l'une de celles qui se caractérisent par la diversité de sa production et la richesse de plusieurs terroirs. Citons par exemple la volaille de Bresse, les poissons de la Dombes ou du Léman,

Les filets de fera, miam... et les fritures de perche

 la charcuterie dite lyonnaise,

et ardéchoise; je me rattrape après le Maroc où il n'y avait pas beaucoup de choix...

l’olive de Nyons ou les truffes du Tricastin. Pour les fromages, le plateau est "à la hauteur" avec les beaufort, abondance, reblochon des Alpes et autres picodons, bleu de Bresse ou fourme de Montbrison.

Là aussi, je me rattrape!!!...

Avec la fourme, on peut faire une sorte de tartiflette avec la râpée forézienne...

Les fruits de la Drôme et de l’Ardèche, la myrtille et la châtaigne, le nougat de Montélimar et la noix de Grenoble sont autant de notes inégalement sucrées pour un dessert "aux couleurs de la région".

Beaucoup de cerisiers, d'abricotiers, de pruniers, des melons, des mûres en pagaille...

Dans l’Ardèche et la Drôme, c’est une cuisine du sud qui est proposée avec les nombreux produits à base d’olive ou de plantes aromatiques (la Drôme est le premier département producteur de plantes aromatiques et médicinales). A Lyon, dans les fameux « bouchons », restaurants typiques, le menu est souvent composé d’une salade de cervelas, d’andouillette, de charcuterie et de « cervelle de canut », tout cela arrosé d’un « pot » de Beaujolais ou de Côte du Rhône.

Le "tablier de sapeur"....

En montagne, fromage oblige, on vous servira la traditionnelle tartiflette (spécialité de Haute-Savoie à base de pomme de terre et de reblochon) ou le farcement (gâteau de pomme de terre avec lardons et pruneaux). Toutes les préparations à base de châtaigne (cousina, castagnou… ) seront dégustées à juste titre en Ardèche, département leader en matière de production. En Isère, le gratin dauphinois tient le haut du pavé tandis que dans la Drôme, ce sont les ravioles de Romans.

Beaucoup de restaurants avec des ravioles à toutes les sauces...

La table est une véritable institution dans l’Ain avec la célèbre poularde demi-deuil de Georges Blanc et la galette au sucre de Pérouges.

Le chapitre Vins est important. Les vignobles des côtes du Rhône septentrionales s'étirent le long de la vallée, au sud de Lyon (AOC condrieu, saint-joseph, cornas, côte rôtie, hermitage, etc). Le vignoble du Beaujolais offre 10 crus de renom, les AOC morgon, mrouilly, fleurie, juliénas… Les vins de Savoie, du Bugey, les vins d’Ardèche (Côte du Vivarais), les coteaux du Tricastin, les Côtes du Forez et la Côte Roannaise complèter le tableau viticole de Rhône-Alpes.

Le Saint-Joseph, c'est tout près de chez moi ainsi que les "Crozes-Hermitage"; il y aussi le Saint-Péray un pétillant comme la Clairette de Die que je n'aime pas trop.

La région n'est pas "brassicole" à la manière de l'Alsace ou du Nord, mais compte, comme d'autres, nombre de micro-brasseries artisanales? Certaines élaborent des bières aromatisées aux produits du terroir : à la châtaigne, à la myrtille, aux noix, "à l’eau des glaciers" dans les Alpes ou encore au Génépi !

Une distillerie aussi à 10 km de chez moi...

Et pour accompagner tous ces plats, l’eau n’est pas en reste en Rhône-Alpes avec les eaux minérales d’Evian, de Thonon et les eaux pétillantes de Vals ou de Saint-Galmier (la Badoit !). Rhône-Alpes est la première région productrice d’eaux minérales et compte plus de 30 sortes d’eaux minérales.

Thonon, que de souvenirs!

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gastronomie_en_Rh%C3%B4ne-Al...

Image de Pognes:

http://www.pascalis.com/

Le site d'un des pâtissiers de Romans.

Et mes notes en orange.

Cette note a été selectionnée par Lartino:

http://www.lartino.fr/gastronomie-en-rhone-alpes-pn1115.h...

Lire la suite

mardi, 23 juin 2009 | Lien permanent | Commentaires (3)

Ligue des champions : Lyon-Bordeaux en quart de finale

LEMONDE.FR | 19.03.10 | 12h22  •  Mis à jour le 19.03.10 | 14h35

Lisandro retrouvera les Girondins en Ligue des champions.
AFP/PHILIPPE MERLE
Lisandro retrouvera les Girondins en Ligue des champions.

Pour la première fois depuis 2004 et l'AS Monaco, il y aura un club français en demi-finale de la Ligue des champions. Le sort a en effet désigné un quart de finale franco-français avec un choc fratricide entre l'Olympique lyonnais et les Girondins de Bordeaux. Le champion de France en titre aura la chance de recevoir au match retour.

En demi-finale, le vainqueur de cet affrontement rencontrera le Bayern Munich ou Manchester United. Les deux autres quarts de finale opposent l'Inter Milan au CSKA Moscou et Arsenal au FC Barcelone, tenant du titre. Les matches aller se joueront les 30 et 31 mars, les matches retour les 6 et 7 avril. C'est la première fois que deux clubs de L1 s'affrontent en Ligue des champions. Lyonnais et Bordelais vont par conséquent se croiser à trois reprises en moins de trois semaines puisque le match retour de championnat est prévu le 17 mars à Chaban-Delmas. A l'aller, les Girondins s'étaient imposés à Gerland par 1-0 sur un but de Chamakh.

LES FINALES DE 1999 ET 2006

Le champion de France bordelais, qui recevra au match retour, partira donc avec un léger avantage psychologique, mais les Lyonnais ont montré, en écartant le Real Madrid de Ronaldo et Kaka, qu'ils étaient désormais capables des plus grands exploits en Coupe d'Europe. "C'est très particulier, a reconnu Jean-Michel Aulas, le président lyonnais. "La Champions League avec ses vertus européennes ne laissait pas présager un duel franco-français. Mais cela veut dire qu'il y aura un club français en demi-finale. Ce sera aussi l'affrontement entre le champion en titre et le champion de la saison d'avant." Sentiment mitigé également pour Jean-Louis Triaud, le président de Bordeaux. "C'est un match que l'on souhaite amical et convivial entre deux équipes qui se respectent", a-t-il déclaré.

Laurent Blanc n'a pas caché sa déception tout en pointant aussi des avantage à cette confrontation franco-française. "Il y avait six équipes qui souhaitaient à mon avis tomber contre Bordeaux. Lyon prend Bordeaux, j'aurais préféré tomber sur un autre club. Après, on accepte le tirage et on se dit que le coup sera jouable... Comme doit se le dire l'Olympique lyonnais", a-t-il dit en conférence de presse. "Barcelone était pour moi l'épouvantail de la compétition et on l'a évité." Les choses deviendront autrement plus compliquées en demi-finales puisque le vainqueur de cet affrontement franco-français pourrait croiser la route du Manchester United de Wayne Rooney, qui partira favori face au Bayern Munich de Ribéry et Robben. Mais le club français survivant aura la chance de recevoir au retour en demi-finales.

Ce Bayern-Manchester aura d'ailleurs un parfum de revanche pour les Bavarois, qui restent encore marqués par le terrible dénouement de la finale de la C1 en 1999 et les deux buts inscrits par les Red Devils dans les arrêts de jeu (2-1). Mais le choc des quarts opposera Barcelone à Arsenal. Le champion d'Europe devra être à la hauteur de sa réputation pour éviter la sortie de route contre des Gunners en pleine forme. Arsène Wenger, qui n'a jamais digéré la finale perdue contre les Catalans (2-1) en 2006, devra simplement espérer que les blessures à répétition qui ont touché son club sont désormais de l'histoire ancienne. Ce sera également un match spécial pour Thierry Henry, ex-idole d'Arsenal et désormais sous tunique blaugrana.

Le tirage

 

Quarts de finale
Lyon - Bordeaux
Bayern Munich - Manchester United
Arsenal - Barcelone
Inter Milan - CSKA Moscou
Matches aller les 30/31 mars, matches retour les 6/7 avril

Demi-finales
Bayern Munich/Manchester United - Lyon/Bordeaux
Inter Milan/CSKA Moscou - Arsenal/Barcelone
Matches aller les 20/21 avril, matches retour les 27/28 avril

 

Benfica-Liverpool en Ligue Europa

 

Benfica Lisbonne-Liverpool constituera le choc des quarts de finale de l'Europa League, qui proposent également une confrontation espagnole entre Valence et l'Atletico Madrid, après le tirage au sort qui a eu lieu vendredi à Nyon, siège de l'UEFA.

Quarts de finale (matches aller 1er avril, retour 8 avril):
Benfica Lisbonne (POR) - Liverpool (ENG)
FC Valence (ESP) - Atletico Madrid (ESP)
Fulham (ENG) - Wolfsburg (GER)
Hambourg SV (GER) - Standard de Liège (BEL)

Demi-finales (matches allers 22 avril, retours 29 avril):
Hambourg SV ou Standard de Liège - Fulham ou Wolfsburg FC
Valence ou Atletico Madrid - Benfica Lisbonne ou Liverpool

http://www.lemonde.fr/sport/article/2010/03/19/ligue-des-...

 

 

Lire la suite

samedi, 20 mars 2010 | Lien permanent

Lu dans la presse:Tout sur Godard, ou presque...

Anthony Palou
04/03/2010 | Mise à jour : 11:14 

Le realisateur francais vers 1960 . (©Suddeutsche Zeitung/Rue des Archives)
Le realisateur francais vers 1960 . (©Suddeutsche Zeitung/Rue des Archives)

Une monumentale biographie rassemble enfin les différentes vies du réalisateur culte de la nouvelle vague.

À l'orée des 80 ans de Jean-Luc Godard, l'historien et critique du cinéma Antoine de Baecque lui offre un somptueux cadeau : une biographie de plus de 800 pages. Des livres sur le cinéaste culte de la nouvelle vague, il y en eut des charrettes - c'est fou comme il a pu tracasser ses contemporains ! -, mais celui-ci fera sans doute date.

Un véritable travail de fourmi universitaire : 80 ans d'histoire du cinéma car Godard est le cinéma. Il en incarne la quintessence. Des Cahiers à son dernier film, Socialisme, qui sortira cette année, Antoine de Baecque traque l'impossible Godard qui toujours échappe. De son enfance, pas de photos, ah si, une seule qu'il reprit fugacement dans sa magistrale Histoire (s) du cinéma (1988-1998).

Né suisse à Paris, rue Cognacq-Jay le 3 décembre 1930, d'un père médecin et d'une mère issue d'une riche dynastie protestante industrielle et politique (les Monod), le jeune Jean-Luc ne semble pas à plaindre, baignant dans un monde intellectuel raffiné. Ainsi croisa-t-il Paul Valéry, ami de son grand-père pétainiste. Ballotté entre Paris et la Suisse, l'enfant Godard se partage entre les livres et le sport dont il reste un adepte. Mais l'équilibre familial se brise lorsque ses parents divorcent en 1952 et, surtout, lorsque sa mère meurt prématurément en 1954.

S'ensuit une adolescence de dérive, marginale : il devient cleptomane. Il pique tout. De l'argent, bien sûr, mais aussi des livres y compris ceux de son grand-père. Il est alors banni de la famille Monod, fera même quelques jours de prison et un séjour en hôpital psychiatrique. Très tôt, le cinéma s'impose à lui. Il devient critique aux Cahiers, y rencontre les jeunes Hitchcoco-Hawkiens, Truffaut et Chabrol, vit misérablement de ses larcins. Son histoire est en marche. Le cinéma ne s'attend pas encore à la vague nouvelle qui déferlera sur ses calmes rives. On connaît la suite… À bout de souffle (1959-1960), Le Mépris (1963), Pierrot le Fou (1965), les années maos, l'aventure Dziga Vertov, l'expérience de la vidéo.

 


 

 

Mélancolie et bagarres 

 

Si on savait deux ou trois choses lui - ses femmes successives, son terrible accident de moto en 1971 qui lui valut trois ans d'hospitalisation… -, de Baecque nous en apprend beaucoup d'autres. Sa constante mélancolie, ses tentatives de suicide, ses bagarres physiques avec le producteur Georges de Beauregard…

Aussi des choses que l'on avait peu ou prou oubliées : l'admiration d'Aragon pour ce «génie» du cinéma, sa relation chaotique avec Anna Karina qu'il repéra dans une pub pour Monsavon et Palmolive, les vraies scènes de torture dans Le Petit Soldat (1960) - l'acteur Michel Subor subira sur la demande du réalisateur le supplice de la gégène et de la baignoire ! -, film que l'on considéra comme un éloge de l'Algérie française (Godard ne signera pas le Manifeste des 121 pour des raisons toutes singulières), son goût de la paresse, ses froides relations avec Bardot, la sortie épique d'Une femme mariée (1964) - tentative de censure, nous sommes sous Peyrefitte alors ministre gaulliste de l'Information -, ses retrouvailles avec son père, Paul, en 1964, qu'il n'a pas vu depuis une dizaine d'années… Où l'on apprend aussi que, pour Le Mépris, il avait songé à Frank Sinatra et Kim Novak, que pour Pierrot le Fou, il rêvait de Richard Burton, puis à Michel Piccoli et Sylvie Vartan !

Les vies de « JLG » ne se laissent pas facilement empailler. Le biographe, ce taxidermiste, cherche la cohérence d'une vie à l'œuvre. Antoine de Baecque, chapeau bas, y est presque arrivé.


 

 

Les années «cahiers»

Les fameux Cahiers du cinéma naissent début avril 1951. Rédacteur en chef : Jacques Doniol-Valcroze. Principal critique : André Bazin. Le premier article de Godard date de janvier 1952. Il encense le jeu des acteurs américains pour mieux régler ses comptes avec un comédien français qu'il déteste : Gérard Philipe. «Il joue bien ? Quelle erreur !», lance-t-il, sûr de lui dans la provocation qui deviendra son mode de pensée, de vie. Il signe sous un pseudonyme, Hans Lucas. Son petit jeu ? Taquiner Bazin en défendant, par exemple, Hitchcock qui n'est pas encore panthéonisé. Le garçon a l'art de la formule, de l'aphorisme. Après avoir dérobé la caisse de la revue fin 1952, il quitte la France et se «réfugie» en Suisse. Il revient à Paris trois ans plus tard comme attaché de presse à la Fox. Il y restera deux ans. Il réintègre les Cahiers en 1957 où il se plaît à huiler les rouages de son esprit paradoxal.

 


 

 

Expérimentation et classicisme

Ces trente dernières années, Godard n'a cessé de penser, de repenser le cinéma. Il a fait avec la collaboration d'Anne-Marie Miéville l'expérience de la vidéo (Ici et ailleurs, 1974, Numéro deux, 1975) et de la télévision (Six fois deux, 1976, France-tour-et-détour-deux-enfants, 1979) pour mieux la détourner. Dans les années 1980, il revient au cinéma plus «classique», en salles, avec des stars du grand écran qu'il n'a jamais cessé de désirer : Sauve qui peut (la vie) avec Isabelle Huppert et Jacques Dutronc (1979), Passion (1982), Prénom Carmen avec Maruschka Detmers (1983), Détective avec Nathalie Baye et Johnny Hallyday (1985) King Lear avec une apparition de Woody Allen (1987), le burlesque Soigne ta droite avec les Rita Mitsouko (1987), Nouvelle vague avec Alain Delon (1990), Hélas pour moi avec Gérard Depardieu (1993). Mais le chef-d'œuvre de cette période est sans conteste sa monumentale Histoire(s) du cinéma qu'il a mis dix ans à réaliser (1988-1998).

 


 

Les années Mao

C'est avec les remous provoqués par Une femme mariée (1964), film interdit aux moins de 18 ans et qui a risqué la censure pure et simple, que Godard est considéré comme un artiste de gauche, lui qui baigna dans la littérature hussarde et l'anarchisme de droite, lui qui écrivit dans le magazine Arts dirigé par Jacques Laurent. Un an avant Mai 68, Godard tourneLa Chinoise avec sa nouvelle compagne, Anne Wiazemski, petite-fille de François Mauriac. Elle déclarera : «On me prend pour une militante alors que je ne pensais pas un mot de ce que je débitais (…) Le petit livre rouge, non merci.» S'ensuivront Week-end, (1967), Le Gai savoir (1968), Vent d'Est (par le groupe Dziga Vertov, 1969) ou encore Tout va bien (coréalisé avec Jean-Pierre Gorin, 1972).

 


 

 

Jean Luc Godard avec Jean-Paul Belmondo, Jean Seberg en 1959 pendant le tournage du film A Bout de Souffle. (©Cauchetier/Rue des Archives)
Jean Luc Godard avec Jean-Paul Belmondo, Jean Seberg en 1959 pendant le tournage du film A Bout de Souffle. (©Cauchetier/Rue des Archives)

 

La nouvelle vague

L'expression a été inventée par Françoise Giroud, dans L'Express en octobre 1957, à propos d'une enquête sur la jeunesse. Cette appellation s'appliquera très vite au renouveau du cinéma français : Truffaut, Chabrol, Rohmer, Varda, Godard… De quoi s'agit-il ? D'un affranchissement des techniques traditionnelles jusque-là très lourdes, de la narration classique, du sujet, des lieux… Si l'on devait résumer l'art de Godard, on dirait peut-être que, à l'instar de Van Gogh, il a compris une chose : l'un s'est aperçu qu'avec l'invention des tubes de peinture on pouvait quitter son atelier et peindre assis dans un champ de tournesols ; l'autre, qu'avec une caméra légère on pouvait filmer la rue. C'est le début de la « caméra-stylo » (expression inventée par Alexandre Astruc en 1948) : on tourne comme on écrit. Le film emblématique de la nouvelle vague reste, sans aucun doute, À bout de souffle, sorti en 1960. Le mythe est né. JLG a à peine 30 ans.

 


 

 

Le vilain petit canard

«Godard a-t-il été petit ?» s'est demandé un jour un des plus grands connaisseurs du réalisateur, Alain Bergala. Ce que l'on sait du jeune garçon ? Sa passion pour le sport (il pratique hardiment le football, le ski et le tennis). Sa seconde passion est d'ordre religieux. «La religion fait partie de mon enfance. Je n'ai pas cherché la religion, mais je suis tombé. Je viens d'une famille autrefois très protestante. Je ne me sens d'aucune confession mais quand on va au fond des choses, on est forcé de revenir à son enfance.» Scolarité classique : collège de Nyon en Suisse, lycée Buffon à Paris. C'est un élève doué mais médiocre. Aimerait devenir peintre. Il préfère fréquenter la Cinémathèque et pratiquer le larcin. Il vole tout le monde, ses copains, ses copines, sa famille, des inconnus… Rejeté par sa famille, le petit héritier commence alors une vie de bohème.

Antoine de Baecque, Godard, Grasset, 935 p., 25 euros. À paraître le 10 mars. Alain Fleischer, Morceaux de conversation avec Jean-Luc Godard, coffret de 4 DVD, éditions Montparnasse, 40 euros.

Lire la suite

vendredi, 05 mars 2010 | Lien permanent

Page : 1