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”Fou de peinture” par Olivier Cena
mardi, 28 octobre 2008 | Lien permanent | Commentaires (2)
Picasso,1887
p.24 du Télérama hors-série, "Picasso et ses maîtres"
"Le 30 octobre, naissance de Maria de la Concepcion Ruiz y Picasso,dite Conchita,seconde soeur du peintre. Victime de fortes fièvres à la fin de l'année 1894, elle morra de la diphtérie le 10 janvier 1895. Son père en restera profondément affecté. Pablo, qui l'adorait,aurait,selon la légende,fait le voeu d'arrêter la peinture si sa petite soeur survivait."
mercredi, 19 novembre 2008 | Lien permanent | Commentaires (2)
Picasso et le cirque
Les liens que Picasso a entretenus avec le monde du cirque ont été très fréquents tout au long de sa carrière. Dans la Barcelone du tournant du XIXe siècle, Picasso va voir les cirques de passage dans la ville, bien qu'il ne reste aucune trace de ce moment dans son œuvre. Plus tard, les cirques ambulants des boulevards de Paris deviendront un lieu de rendez-vous habituel pour le jeune Picasso et ses amis lors de leurs premiers séjours dans cette ville. C'est à la fin de l'année 1904 et en 1905 que le cirque – le Medrano est un point de référence dans sa vie et dans son œuvre – s'érige le thème central de ses compositions de l'époque. L'artiste crée une scène fictive où des acrobates et des équilibristes – qui apparaisent déjà dans la tradition littéraire et picturale du romantisme pour symboliser la solitude et la souffrance humaine – jouent des rôles de la vie quotidienne, expriment leurs problèmes personnels, leur solitude et l'incompréhension à laquelle leurs sentiments sont en butte. Les scènes de famille où les saltimbanques et les arlequins deviennent les véritables protagonistes de cette période sont l'héritage des groupes familiaux qui ont leurs racines dans la période bleue. Ces compositions seront à l'origine d'un grand tableau auquel Picasso pensait depuis longtemps, La Famille de saltimbanques, réalisé en 1905. Comme le Minotaure le sera dans les années 1930, l'Arlequin devient l'alter ego de l'artiste. Ce personnage, qui renvoie aux personnages marginaux de la période bleue, sera le véritable héros de ce que l'on appelait la période rose.
Pendant les années du cubisme, la famille d'Arlequin réapparaît de façon isolée dans un ensemble d'huiles réalisées en 1909. On la distingue en arrière-plan dans la nature morte Pains et compotier aux fruits sur une table. La disposition des éléments de ce tableau renvoie à une composition précédente, Carnaval au bistrot, dont les personnages font l'objet d'une métamorphose qui a pour résultat les différents éléments composant la nature morte en question. En 1915, Picasso effectue une série de recherches où il poursuit son analyse de la représentation d'Arlequin. Elle aboutissent au tableau Arlequin, propriété du Museum of Modern Art de New York, qu'accompagne toute une série d'aquarelles et qui, selon l'artiste lui-même, constitue le couronnement de son interprétation d'Arlequin. Ce genre d'exercice intensif se répétera deux ans plus tard à l'occasion de Parade, sa première et très audacieuse collaboration théâtrale. La recréation de la vie d'une baraque foraine sera prétexte à une série d'expérimentations plastiques. De cette façon, les acquis cubistes alterneront avec un naturalisme qui annonce le classicisme monumental qu'il développera au cours des années suivantes et où le personnage d'Arlequin continuera d'occuper une place centrale.
A partir de 1920, le thème de Pierrot et Arlequin revient en force et, faisant le lien avec les personnages de 1917, on voit apparaître les deux grandes versions décisives des Trois musiciens – où l'artiste se représente à nouveau en Arlequin – qui constituent un splendie aboutissement des influences issues de son voyage en Italie.
Les cinq magnifiques portraits monumentaux du peintre Jacint Salvadó, toujours représenté en Arlequin, réalisés en 1923, constituent une autre preuve de l'intérêt de Picasso pour la Commedia dell'Arte et de la trace qu'elle a laissée chez lui.
Dans les années 1930, la personnalité du Minotaure, auquel l'artiste s'identifie au point d'en faire aussi son alter ego, supplante progressivement celle d'Arlequin pour finir par recueillir sa dépouille dans un dessin symbolique : La Dépouille du Minotaure en costume d'Arlequin.
La trace du monde du cirque reste présente tout au long de sa vie. Dans ses dernières œuvres, le spectacle du cirque prend une importance particulière et l'artiste exorcise les numéros de cirque de sa jeunesse. Les amazones et les clowns resurgissent dans un exercice riche et varié où son œuvre défie l'inexorable fugacité de la vie. Picasso n'hésite pas à se laisser photographier à de nombreuses reprises sous les traits d'un clown, symbole de sa personnalité à la fois triste et héroïque. Ses amis photographes, David Douglas Duncan, André Villiers et Edward Quinn, nous en ont laissé de magnifiques témoignages.
http://www.gianadda.ch/wq_pages/fr/expositions/picasso-et...
mardi, 28 octobre 2008 | Lien permanent
Lu dans la presse:Picasso, Gaudi, Céline, le trio gagnant du XXe siècle
Par Valérie Duponchelle
11/05/2010 | Mise à jour : 16:26
Les Demoiselles d'Avignon de Pablo Picasso. Crédits photo : AFP
SONDAGE - Les internautes du figaro.fr ont élu ces trois géants, bousculant quelques idées reçues sur l'art, l'architecture et la littérature.
Qu'est-ce qu'un chef-d'œuvre? Le président de la République, qui a inauguré ce mardi matin le Centre Pompidou-Metz et visité «en petit comité» l'exposition «Chefs-d'œuvre?», a pu embrasser les multiples réponses de l'histoire de l'art. Qui a cru la culture et ses débats hors d'actualité dans la France en crise se trompe. En soumettant «Les chefs-d'œuvre du XXe siècle» au vote de ses lecteurs et de ses internautes depuis le 3 mai, Le Figaro a pu mesurer combien cette question de fond dépassait sa forme ludique de Trivial Pursuit. Ils ont été 3650 à se prononcer en arts plastiques, 1147 en architecture et 1619 en littérature, argumentant souvent leurs choix avec passion. «Un chef-d'œuvre a toujours l'air d'une espèce de miracle, et voilà pourquoi on les admire tant», prédisait Charles Dantzig, auteur du Dictionnaire égoïste de la littérature française, l'un des commissaires de cette exposition totale dans le dernier-né des musées français.
Dans le musée imaginaire de nos lecteurs, comme à Metz avec L'Aubade, huile spectaculaire du 4 mai 1942, comme chez Christie's à New York la semaine dernière avec le Nu au plateau de sculpteur parti au prix record de 82 millions d'euros, Picasso est le roi. Contre toute attente pour qui se méfie du cubisme et de son nouvel ordre, Les Demoiselles d'Avignonse sont imposées très vite (37,32% des votes), loin devant La Danse langoureuse et splendide de Matisse (23,78%). Très loin devant la Marilyn embaumée dans l'or des icônes par Andy Warhol (5,78%) et devant la Roue de bicyclette de Marcel Duchamp, qui tourne ironiquement depuis 1913 (4,11%). À quelques années-lumière de Barnett Newman, trop lointain cousin d'Amérique, et de sa pesanteur inversée dans Broken Obelisk (1,51%).
Le beau garde son impact
«Un chef-d'œuvre est l'œuvre qui vous laisse sans voix, échappe aux critères habituels et crée un nouveau langage», estime Guy Tosatto, directeur du Musée de Grenoble, qui a accroché six chefs-d'œuvre, six cas d'école, sur ses cimaises. Comme cet historien d'art, nombre d'internautes ont voté pour Picasso le révolutionnaire, mais plutôt pour celui de Guernica (1937) pour sa force prémonitoire et la virtuosité de sa grisaille monumentale. Ou La Femme qui pleure, comme Jean de Loisy, électron libre de la planète art. Parmi les artistes manquants sont souvent revenus Giacometti, Lucian Freud, Munch et Kandinsky, voire Xavier Veilhan pour les fans de Versailles.
En architecture, le beau garde son impact théâtral et le cœur du public. Surtout lorsque le monument est grandiose comme La Sagrada Familia, de Gaudi (23,10%). Inachevée, elle bat pourtant l'Opéra de Sydney, ovni des antipodes né de l'observation d'une graine par le Danois Jorn Utzon (18,83%). Dans la même logique, le poisson d'argent du Guggenheim planté par Frank Gehry à Bilbao (13,95%) séduit plus que Le Nid prodigieux du duo Herzog & de Meuron à Pékin (1,48%). Et bien plus que Beaubourg, paquebot à la résille futuriste de conduits dessiné par Renzo Piano et sir Richard Rogers, planté au cœur du vieux Paris (4,88%). Les visiteurs de Pompidou-Metz jugeront sur maquettes les plus beaux musées français exposées comme des sculptures.
En littérature, le temps a joué contre Proust, qui emportait les premiers suffrages: À la recherche du temps perdu reste au royaume des rêves abandonnés, comme le scénario du maestro Visconti (25,39%). C'est le Voyage de Céline, sa sauvagerie et sa modernité, qui se sont imposés aux dernières heures de ce sondage (26,19%). Un triomphe posthume pour cet «écrivain maudit» passé ainsi du purgatoire au panthéon. Soljenitsyne et son observation aiguë du totalitarisme reste dans les esprits (10,56%), loin devant le merveilleux de Gabriel Garcia Marquez et l'amour fou selon Solal et sa belle du seigneur (ex aequo, à 7,47%). Les temps sont durs.
LIRE AUSSI :
» Pour son ouverture, Pompidou-Metz fait le plein de chefs-d'œuvre
» Dossier spécial : Les chefs-d'oeuvres du siècle soumis au vote
vendredi, 14 mai 2010 | Lien permanent
Les périodes bleues et roses de Picasso
La période Bleue s'est étalée de 1900 à 1904. Picasso a effectué deux voyages à Paris entre 1900 et 1902, et s'y est établi en 1904. Il s'inspire des bas-fonds de Toulouse-Lautrec, qui sont pour lui misère et mélancolie, représentant ainsi le mal qui père sur le genre humain. Ainsi cette période correspond à un Picasso très pauvre et très soucieux et triste (notamment en raison du suicide de son ami le peintre Casagemas).
Le bleu, ajouté aux visages émaciés et aux figures allongées, donne une note pathétique à ses oeuvres. Il a peint durant cette période des scènes de Paris sous son plus mauvais jour : des mendiants, des bohémiens, et des prostituées, sont les thèmes de ses oeuvres. La misère de ces personnages est encore accentuée par Picasso, qui utilise un bleu sombre et triste.
Ex : la Grande chambre bleue, 1901
En 1904, Picasso se fait de nouveaux amis, Apollinaire et Salomon, qui lui apportent un soutien moral important. De plus, il rencontre Fernande Olivier, qui sera sa première compagne à influencer le style, le thème et l'humeur de son oeuvre. Picasso s'égaye alors, cesse de peindre la misère, en bleu, et voit la vie sous un jour beaucoup plus agréable. C'est la période rose, qui durera deux ans (1905 et 1906).
Pendant cette période, Picasso utilise une palette de roses et de rouges, couleurs beaucoup plus vives et gaies. Il peint des Saltimbanques, des acrobates, des arlequins...
Ex : les Saltimbanques, 1905(ci-dessus)
samedi, 31 janvier 2009 | Lien permanent | Commentaires (2)
Je viens de finir le Télérama Hors série sur l'expo”Picasso et les maîtres”
lundi, 27 octobre 2008 | Lien permanent | Commentaires (3)
Picasso à ses débuts
Les deux premiers dessins de Picasso réellement conçus pour la presse, parurent dans Joventut (Jeunesse), une autre revue catalane, fondée six mois après Pèl y Ploma. Cette publication, officiellement consacrée à " la Littérature, aux arts et aux sciences ", était en réalité davantage vouée à la défense de la cause catalane qu’aux arts plastiques. Joventut allait devenir la tribune des différents courants esthétiques européens. Picasso fut invité à illustrer deux poésies du poète Joan Oliva Bridgman. Le premier poème El Clam des verges (la Plainte des vierges) fut publié le 19 juillet 1900. Le texte exprimait la souffrance des jeunes filles en mal d’amour et leur désir d’émancipation pour échapper aux " lois abhorrées qui rendent esclaves ". La deuxième poésie, Ser o no ser (Être ou ne pas être), publiée le 16 août 1900, exhortait les artistes d’avant-garde à forger leur propre voie, loin du conformisme et des peurs engendrées par la grande aventure de la création. La collaboration de Picasso avec Joventut s’arrêta là.
http://www.humanite.fr/PICASSO,230809
Toutes mes notes "Picasso":
lundi, 08 juin 2009 | Lien permanent | Commentaires (3)
106,4 millions de dollars
C'est le montant d'un tableau de Picasso, Nu au plateau de sculpteur (1932), adjugé mardi chez Christie's à New York. Ce prix est le plus élevé atteint pour une toile du peintre espagnol, et un record mondial pour une vente aux enchères publique.
Le monde de mercredi
jeudi, 06 mai 2010 | Lien permanent
Picasso et Arles
C'est sa passion d'Andalou pour la corrida, et plus encore la présence de Vincent Van Gogh, une figure obsédante, qui attira Picasso à Arles.
Une première exposition, organisée au musée Réattu par Jean-Maurice Rouquette en 1957, avait contribué à réactiver les liens que l’artiste avait toujours entretenus avec Arles.
L’année suivante, à Vauvenargues, Picasso entreprend la série des huit portraits de Jacqueline en Arlésienne, écho amplifié des Arlésiennes réalisées en 1912, puis à nouveau en 1937, avec cette fois Lee Miller comme modèle, qui, pas plus que Jacqueline, n’a à aucun moment revêtu le costume, mais puise aux jaunes virés des portraits de Madame Ginoux.
C’est en 1971, deux ans avant sa mort, que Picasso scelle cet attachement, en offrant au musée un ensemble soigneusement choisi de cinquante-sept dessins.
mercredi, 16 mai 2012 | Lien permanent
Piero Crommelynck , graveur
de Picasso à Alechinsky
Pablo Picasso
Jean-Michel Alberola
Pierre Alechinsky
Avigdor Arikha
Gérard Titus Carmel
Jim Dine
Alex Katz
Richard Hamilton
Jean Le Gac
Marino Marini
André Masson
Jean-Michel Meurice
Jean-Pierre Pincemin
Sam Szafran
Claude Viallat
Not Vital
Exposition du 7 mars au 2 juin 2012
Art Paris
Grand Palais
29 mars – 1 avril 2012
Stand D7
Communiqué de presse – Piero Crommelynck, Graveur
vendredi, 13 avril 2012 | Lien permanent


















