vendredi, 20 octobre 2006
Sylvia Kristel.Ne l'appelez plus Emmanuelle
Elle fut un fantasme planétaire, une icône de la révolution sexuelle. Rescapée du chaos où la célébrité l'avait précipitée, l'ex-actrice vit aujourd'hui à Amsterdam. Et raconte le combat d'une femme à qui la vie avait tout donné… avant de tout reprendre.
| Il était une fois une jeune Hollandaise aux cheveux coupés courts et au regard transparent dont Just Jaeckin, qui la déshabilla sur les écrans du monde entier, dit aujourd'hui qu'elle semblait comme «éclairée de l'intérieur». Pendant plus de dix ans, sur les Champs-Elysées, cette beauté candide et, pour l'époque, terriblement provocante toisera le chaland à l'affiche du bien nommé cinéma le Triomphe. Alanguie sur son trône en osier, Sylvia Kristel, vêtue d'un collier de perles, d'une paire de bottines et de sa peau de lait, régnait alors sur le box-office et sur le désir des hommes. C'est ainsi qu'à la mi-temps des années 1970, de Reykjavik à Buenos Aires, Emmanuelle (ou les galipettes initiatiques d'une madone androgyne sur fond d'exotisme Roche Bobois) émoustille près de 100 millions de spectateurs et devient le film le plus vu dans les salles, derrière Autant en emporte le vent. Dans la sémillante URSS du camarade Brejnev, un père de famille est condamné à trois ans de goulag pour avoir rapporté de voyage une copie de l'œuvre impie. |
12:25 Écrit par laura dans Des femmes comme je les aime, L'érotisme, Livre | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : EMMANUELLE |
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