mardi, 13 février 2007

Un livre répéré au Salon du Livre: François Dupeyron, "Le grand soir"

                                                      
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Une colonne à la une
François Dupeyron raconte Gustave Courbet, condamné pour la chute de la colonne Vendôme.
Par Jean-Baptiste HARANG
QUOTIDIEN : Jeudi 28 septembre 2006 - 06:00
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C'est Courbet, c'est la Commune, c'est de l'énergie pure, de la langue qui court les rues, des couleurs, du monde, de l'espérance et des morts, de grands héros et de petites lâchetés, c'est Dupeyron, le cinéaste, Dupeyron, l'écrivain, ce n'est pas du cinéma, mais les outils sont là, flash-back et travelling urbain, et puis non, la caméra sur l'épaule, dans la foule de Paris qui se lève, dans l'intimité de Gustave Courbet entre jouissance et vieillissement, entre colère et solitude, entre alcool et absinthe, entre génie et tremblement. Mais, pour le Grand Soir, tu repasseras, c'est pas demain la veille, les lendemains déchantent après que les Versaillais leur auront rentré dans la gorge, aux Fédérés, leurs chants communards. Et Courbet sur le flanc, Gustave Courbet, membre du Comité de salut public, le compagnon de Proudhon, l'ami de Vallès, Courbet embastillé, condamné à trop peu pour en faire un martyr, assez pour devoir fuir, on lui reproche d'avoir poussé le peuple de Paris à abattre la colonne Vendôme. On le poursuivra jusqu'en Suisse pour qu'il en rembourse la nouvelle érection. Des francs-or.
 

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02:00 Écrit par laura dans La peinture, Livre | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : le grand soir de courbet | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |