Critique
Journaux et carnets révèlent une jeunesse avide de liberté
Par ALICE KAPLAN historienne américaine
Susan Sontag Renaître : Journaux et Carnets (1947-1963) Préface de David Rieff, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Anne Wicke. Christian Bourgois, 385 pp., 23 €.
On a souvent reproché à Susan Sontag, figure de proue de l’intelligentsia new-yorkaise, d’être restée, comme on dit, «dans le placard», au moment où un mouvement pour les gay rights battait son plein. Connue pour ses prises de position sur le nouveau roman, sur le Vietnam, la Bosnie, le 11 Septembre, sur Leni Riefenstahl et Roland Barthes…, elle n’avait rien à dire sur sa vie privée. Et voilà que sept ans après sa mort, ce placard se trouve grand ouvert.