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Sébastien Japrisot

  • Les "Romans policiers" de Sébastien Japrisot

    Romans policiers

    « Un roman policier, c'est, dans le théâtre du quotidien, le lent cheminement d'un secret, jusqu'au moment où surgissent, enfin, les raisons d'un drame, la vérité d'un étrange et fascinant cadavre... » écrit Sébastien Japrisot (1931-2003) dans l'avant-propos à Compartiment tueurs, son premier polar, en 1961. Jusque-là, Japrisot s'appelle Jean-Baptiste Rossi. A 18 ans, il a publié un roman, Les Mal Partis, une histoire d'amour passionnel entre un collégien et une jeune religieuse qui l'a fait comparer par la critique au Radiguet du Diable au corps, avant de devenir le traducteur de J.D. Salinger, et aussi publicitaire. Quand Rossi décide de changer de vie, il change d'abord de nom, prend pour pseudonyme l'anagramme de son nom. Cela pour publier coup sur coup, en 1962 et 1963, Compartiment tueurs et Piège pour Cendrillon.

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  • Le Passager de la pluie

    Le Passager de la pluie

    Interdit aux moins de 12 ans

    Un soir, un inconnu surprend Mélancolie Mau seule chez elle et la viole. Folle de terreur, elle le tue et se débarrasse du cadavre. Mais peu de temps après, un mystérieux Américain la harcèle de questions. Refusant d'avouer le meurtre, elle se retrouve alors impliquée dans une lutte sans merci avec son inquisiteur.

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  • Une musique secrète

    Japrisot passe derrière la caméra pour adapter son premier roman et revient à la littérature en 1978 avec L'Eté meurtrier qui récolte le prix des Deux-Magots. On se souvient du choc provoqué par le film de Jean Becker avec Isabelle Adjani et Alain Souchon.

    VIDÉO INA - L'interview d'Isabelle Adjani sur L'Été meurtrier, en mai 1983 :

     

    Un roman (La Passion des femmes), un film (Juillet en septembre), un autre roman (Un long dimanche de fiançailles, prix Interallié en 1991), deux nouvelles collaborations avec Jean Becker (Les Enfants du marais et Un crime au paradis) parachèvent l'œuvre protéiforme de celui qui, frappé d'un cancer, meurt le 4 mars 2003 avant que Jean-Pierre Jeunet fasse d'Un long dimanche de fiançailles un film rassemblant des millions de spectateurs.

    Auteur populaire salué par la critique et consacré par les prix, Japrisot était de ces artistes qui n'emploient jamais le mot art, se promettant juste d'essayer d'écrire un livre meilleur. Ses romans mêlent complexité et fluidité, narration éclatée et suspense, réalisme et merveilleux, le pas de côté ou la bizarrerie et la mécanique implacable du récit. Nulle surprise que le créateur de ces histoires labyrinthiques eût pour œuvre de chevet Alice au pays des merveilles.

    Amnésie, changement d'identité, vengeance, machination diabolique: autant de motifs bien connus auxquels Sébastien Japrisot donnait un nouveau relief au gré d'intrigues parallèles qui s'entrecoupent en nous rappelant que la quête compte autant que la résolution d'une énigme ou la découverte d'un assassin. Ainsi, derrière les prouesses de l'auteur assaisonnant passions et crimes des charmes de l'insolite, résonne une musique plus secrète. «Si j'ai choisi d'écrire des histoires policières, c'est parce qu'elles sont un alibi commode pour dire ce dont, par nature, je ne voudrais parler qu'à voix basse. Les événements y font un tel vacarme qu'on peut crier et chanter à tue-tête. Seuls les plus près de vous entendent», confessait-il. Le roman sur lequel il travaillait avant de mourir s'appelait Là-haut les tambours. Sous les tambours de la virtuosité, posez votre oreille…


     

    Isabelle Adjani : «Il disait que j'étais lui au féminin»

    L'actrice se souvient de l'écrivain qu'elle a côtoyé pendant le tournage de L'Été meurtrier.

    Pour L'Été meurtrier, il voulait vraiment que je fasse le rôle. Lui m'avait dans l'esprit. Il avait même commencé un scénario, mais Jean Becker lui avait conseillé d'écrire d'abord le roman. Il disait que j'étais lui au féminin. Il était très sauvage. Il s'identifiait à ma forme de sauvagerie à moi. Il pensait qu'on avait la même misanthropie. Il disait: “Éliane, c'est moi. Donc c'est toi.” Ça ne m'étonne pas qu'il ait traduit L'Attrape-cœurs. C'était quelqu'un de très difficile à connaître. Il faisait semblant d'être hédoniste, bon vivant. Tu parles ! On a même eu ensemble un projet de remake de La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil . Quand je repense à lui, je revois l'image qu'il avait de lui-même: il disait “Je suis une chèvre”. C'est l'animal le plus endurant, qui ne soit pas dans la jungle. Il détestait beaucoup de monde, comme le personnage de L'Été meurtrier. Il était tout le temps sur le tournage. Lui était persuadé que le film serait un succès. Il était très tactique, très diplomate. Il faisait partie de ces gens qu'on croit avoir toujours sur son chemin. Lui, c'était: “Allez, on y va !” Il t'embarquait. Pourtant, il était bourré d'états d'âme. Il m'aidait bien.» (Propos recueillis par Éric Neuhoff)

    Romans policiers de Sébastien Japrisot, «Collection Quarto», Gallimard, 1036 p., 25 €.

    http://www.lefigaro.fr/livres/2011/06/08/03005-20110608ARTFIG00605-japrisot-au-plus-pres-de-l-ecran.php

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