lundi, 09 novembre 2009

Mur de Berlin : notre sélection littéraire

De nombreux ouvrages analysent ce séisme qui préfigure la fin du «rêve» communiste.

Levez la barrière, levez la barrière !» Voilà vingt ans, le mur de Berlin s'effondrait, entraînant la fin du «rêve» communiste. Commémorer un tel événement ne relève pas seulement de l'exercice historique classique, tant cette chute touche aussi à la plus brûlante actualité. Qu'avons-nous fait de cette liberté si chèrement acquise et tant espérée par des générations de dissidents, de combattants de l'ombre et de victimes de la répression bolchevique ? La question mérite autant d'être posée que les circonstances de la chute supposent d'être rappelées. D'où les deux types de publications qui se côtoient actuellement dans les rayons des libraires. Celles qui, non sans intérêt, reviennent par le menu sur l'enchaînement des événements cruciaux de cet automne 1989 qui ont conduit à la chute finale. Citons parmi tant de livres le récit de Jean-Marc Gonin et d'Olivier Guez qui ont procédé à une enquête précise, sur fond de témoignages et d'archives, de ces deux mois de 1989.

Cela commence le 6 octobre 1989, lorsque la RDA reçoit Gorbatchev pour célébrer les 40 ans de sa création. Les dirigeants sont encore confiants. Un mois plus tard, le tourbillon de l'Histoire emporte ce régime sans une goutte de sang. Le mur de Berlin tombe dans la nuit du 9 au 10 novembre. Pendant ces quelques semaines, Gonin et Guez montrent ce qui se joue en coulisses. Ils sont des dizaines à affronter la Stasi au prix de leur liberté. À un moment, la pression est trop forte et le régime cède, comme une digue, sous la pression de la foule.

 

Formidable promesse

 

C'est aussi ce que montre Georges Marion dans Berlin 1989 où, à travers une série de portraits des acteurs de l'époque, on comprend comment un État totalitaire finit par plier face à la détermination des masses. Car, contrairement à tant de fausses « révolutions » qui viendront après, dans certains pays de l'Est, c'est la rue qui, à Leipzig ou à Berlin, a pris son sort en main.

On lira aussi les récits de Cyril Buffet et de Michel Meyer sur toutes ces péripéties. Bien entendu, pour bien saisir les véritables causes de cette chute, il faut remonter longtemps en amont car la chute du Mur marque aussi la fin d'une époque, celle de la guerre froide, que Frederick Taylor illustre avec beaucoup de talent dans son Mur de Berlin (1961-1989). Spécialiste de l'Allemagne, cet historien de renom retrace certainement la plus passionnante histoire du Mur depuis sa création jusqu'à sa chute.

Mais, au fond, ce qu'il y a de plus intéressant dans cet événement, c'est la formidable promesse dont il a été porteur et les bouleversements géopolitiques qu'il a engendrés.

De ce point de vue, on lira avec intérêt l'essai de Pierre Grosser, qui, malgré son titre (1989. L'année où le monde a basculé), ne se limite nullement à une seule année. C'est au contraire une histoire de la mondialisation qui a suivi. Car, plus que 1989, c'est finalement 1990 qui structure le nouveau monde avec, cette année-là, l'adoption du « consensus de Washington » dont on sait combien les principes inspirés par le néolibéralisme anglo-saxon (privatisation, déréglementation, ajustements structurels) vont contribuer à dessiner les contours de la nouvelle planète. L'analyse de Pierre Grosser est complète, à une lacune près, très fréquente chez les géopoliticiens : l'ignorance de ce que les criminologues appellent « le contexte criminogène » généré par cette mondialisation financière. Désormais, vingt ans après la chute du Mur, le monde n'a peut-être jamais été aussi instable et dangereux. Et ce n'est pas le moindre paradoxe de voir, moins de vingt ans après Berlin, « le retour des murs », comme le soulignait la revue Cités en 2007 (à Gaza, à Ceuta et Melilla, à Bagdad, etc.) (1). Ces nouvelles barrières, même si elles ont des causes différentes, visent toutes à répondre au regain de la peur. Vingt ans après la chute du mur de Berlin, c'est un point qui assombrit fortement ce bel anniversaire.

«La chute du mur» d'Olivier Guez et Jean-Marc Gonin - Fayard, 360 p., 21,90 €.

«1989, l'année où le monde a basculé» de Pierre Grosser, Perrin, 606 p., 25,50 €.


(1) Revue Cités, n° 31, 2007.

À LIRE AUSSI

«Berlin 1989» de Georges Marion, Seuil, 246 p., 19 €.

«Histoire secrète de la chute du mur de Berlin» de Michel Meyer, ­Odile Jacob, 346 p., 21 €.

«Le jour où le Mur est tombé» de Cyril Buffet, Larousse, 296 p., 18 €.

«Le mur de Berlin 1961-1898» de Frederick Taylor, traduit de l'anglais par Sabine Boulongne et Philippe Bonnet, Lattès, 620 p., 25 €.

» DOSSIER SPECIAL - La chute du Mur, 20 ans après

http://www.lefigaro.fr/livres/2009/11/05/03005-20091105AR...

Jamais je n'ai pensé voir le Mur s'ouvrir de mon vivant»

TEMOIGNAGE VIDEO - Grand reporter au Figaro Magazine, Jean-Marc Gonin était à Berlin en 1989 lors de la chute du mur de Berlin. Pour lefigaro.fr, il raconte aujourd'hui «son» 9 novembre 1989.

A voir ici:

http://www.lefigaro.fr/international/2009/10/29/01003-200...

Il y a vingt ans, la liberté

Il y a vingt ans, la liberté

Il y a vingt ans, la liberté

EN IMAGES - Le 9 novembre 1989, le Mur de Berlin tombait, entraînant le communisme dans sa chute. Sélection de moments forts.
» DOSSIER SPECIAL - La chute, 20 ans après

Texte et suite ici:

http://www.lefigaro.fr/international/2009/10/30/01003-200...

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vendredi, 30 octobre 2009

Les 50 ans d'Astérix

astérix.jpgAstérix en 20 questions : le gros quix

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00:48 Ecrit par laura dans Des anniversaires | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : les 50 ans d'astérix, anniversaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

vendredi, 11 septembre 2009

1959, une année jazzy

miles-davis_201.jpgOutre la sortie de Kind of Blue, l'année 1959 marque un tournant dans l'histoire du jazz : des albums innovants et les disparitions de quelques grands. C'était il y a 50 ans...

http://www.lexpress.fr/culture/musique/jazz/1959-une-anne...

15:07 Ecrit par laura dans Des anniversaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 1959, une année jazzy, des anniversaires | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mardi, 23 juin 2009

Il y a 50 ans mourait Boris Vian(à 39 ans)

Le 23 Juin 1959, à 10 heure, Boris se rend au Petit Marbeuf près des Champs-Élysées, et meurt dès les premières scènes, trop d'émotions, trop de tapages...

Au cimetière de Ville-d'Avray, les employés des pompes funèbres sont en grève, ses amis doivent eux-même mettre le cercueil en terre, scène digne d'un bon roman de Vian.



Sullivan a tué Vian, ou plutôt est-ce l'inverse ?
Les pisses-copies n'ont pas vu Vian mais seulement Sullivan, ce qui faisait mieux vendre. Ils préféraient taper sur Gainsbar qu'applaudir Gainsbourg...
Vian était en avance sur son temps, ce ne sera que dans les années 60 que l'on découvrira Boris Vian, surtout en 68 quand on dira "Faites l'amour, pas la guerre !"

Pour en savoir plus, allez voir mon site source:

http://www.borisvian.fr/sommaire.php?to=poemesintro.html

et ma bibliothèque Babelio:

http://www.babelio.com/livres/Vian-Cent-sonnets/6128

10:00 Ecrit par laura dans Des anniversaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinquantenaire, mort, boris vian | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mardi, 02 décembre 2008

Lu dans la presse le 27 novembre 2008:Lévi-Strauss, de l'Amazonie

Il est le plus grand penseur français vivant. Itinéraire d'un savant hors norme dont l'œuvre, honorée ces jours-ci partout dans le monde, a bouleversé les sciences humaines.
» VIDEOS INA - Claude Lévi-Strauss, à la rencontre de l'autre lévi strauss.jpg

Lire la suite ici:

http://www.lefigaro.fr/livres/2008/11/27/03005-20081127AR...

14:30 Ecrit par laura dans Des anniversaires | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, claude lévi-strauss | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 05 mars 2008

Guignol, 200 ans de satire et d'amusement

Réalisation : Bernard Vasseur - Coproduction : France 3 / CLC

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En 2008, Guignol aura 200 ans. Quelle longévité pour un simple morceau de bois sculpté par un gône de Lyon : Laurent Mourguet !
Certainement illettré, mais vif d’esprit, cet ancien canut au chômage devient arracheur de dents et saltimbanque. Avec des ustensiles rudimentaires, il extirpe les dents malades, provoquant d’atroces douleurs. Afin d’attirer la clientèle, il harangue les badauds, mais ce n’est pas suffisant. Une idée lui vient en tête : utiliser des marionnettes : Polichinelle, Arlequin et autres pupazzi italiens, très en vogue à l’époque.
Rencontrant un vif succès, Laurent Mourguet crée un théâtre et s’adjoint un compère, le père Thomas, «un peu trop porter sur la bibine» et souvent absent. Mourguet invente donc un nouveau personnage Gnafron, le père Thomas en marionnette puis arrivera Guignol, créé à son image.
Le duo a aujourd’hui 200 ans… et son succès est toujours aussi présent.
Pourtant Guignol a vécu des périodes multiples et parfois difficiles.
Du spectacle de rue commentant l’actualité, aux premiers théâtres - qu’on disait mal famé -mais surtout très satiriques et critiques du pouvoir et des bourgeois - au spectacle pour enfants que nous avons tous en mémoire, il a survécu à la censure, aux parodies, à la concurrence du cinéma puis de la télévision.
Quel est donc son secret ?
Tout d’abord, l’amour. Eh oui, sans l’amour de Laurent Mourguet, son créateur, Guignol n’aurait jamais connu une telle vie.
Et puis le talent, bien sûr. Talent en premier de Laurent Mourguet puis de tous les «pères spirituels» que Guignol rencontra tout au long de salongue carrière.
Il a eu la chance d’être servi durant ces 200 années par des gens talentueux.
Laurent Mourguet bien sur mais ensuite ses fils et filles, ses gendres. Onofrio un magistrat a compilé les premiers textes. Puis ensuite des auteurs des parodies, et la famille Neichtauser au début du 20e siècle. Aujourd’hui, Jean-Guy Mourguet qui a longtemps dirigé un théâtre Guignol.
Il sera l’un des témoins de cette aventure extraordinaire aux côtés d’historiens, de collectionneurs de metteurs en scène, d’artistes, de conservateurs de musée qui - tous à leur façon - rendent hommage au quotidien à Guignol.
Image symbole de la ville de sa naissance, parlant Lyonnais, Guignol, cette petite marionnette sculptée dans un peu de bois de tilleul, habillée par quelques bouts de chiffon et portant une coiffure en cuir aura bien 200 ans en 2008.
Eh non, vous ne rêvez pas… 200 ans!
Et ce n’est pas fini…
Guignol est toujours aussi jeune. Il a su au fil du temps conserver son esprit frondeur et satirique, sans jamais perdre sa bonté et son sens aigu de la justice.

 Guignol, 200 ans de satire et d'amusement (extrait émission)

 

http://rhone-alpes-auvergne.france3.fr/emissions/cotedocs...

15:11 Ecrit par laura dans Des anniversaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guignol, 200 ans de satire et d'amusement | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Pyramide du Louvre : 20 ans déjà

847180477.jpgLa grande pyramide du Louvre a 20 ans ! L’œuvre de l’architecte Ieoh Ming Pei construite au milieu du Carrousel du Louvre, à Paris, a été réceptionnée le 4 mars 1988. Retour sur un élément emblématique du musée qui a drainé en 2007 quelque 8,3 millions de visiteurs.

Le musée le plus visité au monde fête les 20 ans de sa pyramide. En effet, l’œuvre de l’architecte Ieoh Ming Pei, lauréat du prix Pritzker en 1983, a été réceptionnée le 4 mars 1988, mais elle ne sera inaugurée qu’en 1989, année du bicentenaire de la révolution française.

Connue dans le monde entier et voulue par François Mitterrand, la pyramide de Pei a déclenché à l’époque de son édification une vive polémique. De nombreux observateurs y voient un style trop futuriste tranchant avec le classicisme de la cour Napoléon au milieu duquel se trouve le nouvel édifice. Mais les partisans de la pyramide apprécient au contraire le contraste apporté par la cohabitation de ces deux styles.

De verre et d’acier
La grande pyramide de verre est constituée de poutres en acier, et près de 700 losanges de verre. Elle est entourée de trois répliques bien plus petites, et une cinquième pyramide, inversée cette fois, a été construire sous le Carrousel du Louvre.

La construction de la pyramide fait partie du projet du grand Louvre, qui a vu également la restauration de l'arc de triomphe du carrousel l'extension du musée aux derniers bâtiments de la cour Napoléon. Ceux-ci étaient occupés par le ministère des finances, lorsque ce dernier a déménagé dans le quartier de Bercy.



03/03/2008

http://www.batiactu.com/data/03032008/03032008-172902.html

15:05 Ecrit par laura dans Des anniversaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pyramide du louvre : 20 ans déjà | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

jeudi, 28 février 2008

Bon Anniversaire

Les célébrations et commémorations en tous genres sont à la mode, et il est coutume de s'en plaindre. Passéisme, dit-on... Pourtant, ces anniversaires sont aussi l'occasion de découvrir ou relire des auteurs. Alors, faut-il vraiment gémir si cette année 2008 est l'occasion d'entendre évoquer pêle-mêle Simone de Beauvoir (née en 1908), Françoise Dolto et Maurice Merleau-Ponty (ils seraient centenaires, eux aussi), Barbey d'Aurevilly et Gérard de Nerval (nés en 1808), John Steinbeck (mort en 1968), Francis Carco et Roger Martin du Gard (décédés il y a 50 ans) — et avec eux, encore, John Steinbeck, Guillaume Apollinaire, Joseph Delteil, Tennessee Williams... ◆ Na.C.

Source: Télérama.fr

11:45 Ecrit par laura dans Des anniversaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bon anniversaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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