mercredi, 29 mai 2013
Adieu - Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou
L’amour est libre il n’est jamais soumis au sort
O Lou le mien est plus fort encor que la mort
Un cœur le mien te suit dans ton voyage au Nord
Lettres Envoie aussi des lettres ma chérie
On aime en recevoir dans notre artillerie
Une par jour au moins une au moins je t’en prie
Lentement la nuit noire est tombée à présent
On va rentrer après avoir acquis du zan
Une deux trois A toi ma vie A toi mon sang
La nuit mon coeur la nuit est très douce et très blonde
O Lou le ciel est pur aujourd’hui comme une onde
Un cœur le mien te suit jusques au bout du monde
L’heure est venue Adieu l’heure de ton départ
On va rentrer Il est neuf heures moins le quart
Une deux trois Adieu de Nîmes dans le Gard
4 fév. 1915
Adieu - Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou
21:24 Écrit par laura dans CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, CEUX QUE J'AIME, Des poèmes, Guillaume Apollinaire | Lien permanent | Envoyer cette note |
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mardi, 17 janvier 2012
Guillaume Apollinaire
18:51 Écrit par laura dans Guillaume Apollinaire | Lien permanent | Envoyer cette note |
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mardi, 22 février 2011
"La chanson du mal aimé" de Guillaume Apollinaire (Alcools)
- À Paul Léautaud
- Et je chantais cette romance
- En 1903 sans savoir
- Que mon amour à la semblance
- Du beau Phénix s’il meurt un soir
- Le matin voit sa renaissance.
14:44 Écrit par laura dans CDI Collège Saint-Joseph à Saint-Bonnet le Château, Guillaume Apollinaire | Lien permanent | Envoyer cette note |
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jeudi, 18 novembre 2010
Guillaume Apollinaire,O ma jeunesse abandonnée
Ô ma jeunesse abandonnée
Comme une guirlande fanée
Voici que s'en vient la saison
Et des dédains et du soupçon
Le paysage est fait de toiles
Il coule un faux fleuve de sang
Et sous l'arbre fleuri d'étoiles
Un clown est l'unique passant
Un froid rayon poudroie et joue
Sur les décors et sur ta joue
Un coup de revolver un cri
Dans l'ombre un portrait a souri
La vitre du cadre est brisée
Un air qu'on ne peut définir
Hésite entre son et pensée
Entre avenir et souvenir
Ô ma jeunesse abandonnée
Comme une guirlande fanée
Voici que s'en vient la saison
Des regrets et de la raison
Guillaume APOLLINAIRE, Vitam Impendere Amore (1917)
Pour le jeudi en poésie chez Harmonie:
00:43 Écrit par laura dans Guillaume Apollinaire | Lien permanent | Envoyer cette note |
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vendredi, 16 avril 2010
Peintres et poètes sous les obus
Apollinaire, lui-même dessinateur et peintre à ses heures, fut l'ami, l'allié militant des artistes qui vont révolutionner l'art moderne à la veille de la Grande Guerre. Ses frères sont Derain, Picasso, Braque, Delaunay… Un bataillon de génies. Et c'est la correspondance que le poète entretient avec eux jusqu'à sa mort qui vient d'être éditée. Laurence Campa et Peter Read ont fourni un travail minutieux, nourri de notices biographiques et de commentaires éclairants qui restituent toute l'atmosphère et les enjeux esthétiques d'une époque.
Bien sûr, les lettres phares émergent d'une foule de billets de circonstance. Cela va de : « Chez Luce la botte de navets coûte 1 f 20 » jusqu'à des textes qui constituent de véritables manifestes cubistes, futuristes, simultanéistes. La grande ombre héroïque et macabre de la guerre plane sur cette poussière d'invitations à dîner, de calculs, de protestations d'amitié, de sollicitations, de commandes, de tractations. Le versant matériel double le versant spirituel. La vie d'artiste.
Les lettres du front que s'envoient Derain, Braque et Apollinaire sont bouleversantes. Apollinaire écrit : « Je vis complètement avec mes hommes, braves ouvriers des régions envahies », « j'attends le grog à la gnole qui nous réchauffe dans les tranchées », « l'ombre est douce sur la neige ». C'est, avec Rimbaud et Hugo, le plus grand poète français. Il est en première ligne sous les obus. Et Derain lui répond que ses amis meurent autour de lui. Apollinaire partage la même intimité terrible avec Braque. Quelques kilomètres de front les séparent. Tous deux viennent d'enterrer l'impressionnisme au profit du cubisme. Apollinaire a rédigé la préface du catalogue de la première exposition du peintre organisée par Kahnweiler. Le soldat Braque écrit au poète : « Mon cher ami, je vous serre fraternellement les mains dans les tranchées. Vive la France. » Quelle noblesse !
Dans un style plus familier, la correspondance avec le dessinateur André Rouveyre est une merveille d'amitié spontanée. Les deux hommes échangent lettres, dessins, foule de poèmes. Les chefs-d'œuvre croisent la trajectoire des balles. Autre longue missive magnifique des tranchées qu'Apollinaire adresse au peintre Alberto Magnelli. C'est un écho des sublimes lettres à Lou. Cette alchimie inouïe d'Éros et de tuerie.
Avant Lou et la guerre, il y a eu la passion pour Marie Laurencin. Il écrivait : «Je baise vos mains habiles.» Elle répondait : «Aime ta zozo, ta petite fille, ta môme.» C'étaient des galanteries de temps de paix… Bien sûr, des bisbilles éclatent entre le poète et ses peintres. Le Douanier Rousseau entreprend un double portrait de Marie et de Guillaume, mais il ne peut plus payer le marchand de couleurs. Apollinaire lui déclare que l'idée du tableau n'est pas venue de lui et qu'il n'a pas d'argent ! On n'est pas grandiose tout le temps ! Fernand Léger envoie à Apollinaire une requête pour figurer au niveau de Delaunay dans ses Méditations esthétiques, car le poète est aussi le critique d'art influent de L'Intransigeant. Les chapelles se chamaillent sur la pertinence des qualificatifs de « cubiste », de « futuriste » attribués à tel ou tel. Chirico, moins susceptible, écrit au poète une lettre très belle sur la nuit qui semble le résumé de ses tableaux magnétiques et surnaturels : « Et chaque nuit le rêve, à l'heure la plus profonde du repos, nous montre le passé égal au futur, le souvenir se mêlant à la prophétie en un hymen mystérieux. » Voilà la grande beauté retrouvée.
«CORRESPONDANCE AVEC LES ARTISTES (1903-1918)» de Guillaume Apollinaire, édition établie, présentée et annotée par Laurence Campa et Peter Read, Gallimard, 960 p., 35 €.
http://www.lefigaro.fr/livres/2009/12/10/03005-20091210AR...
16:31 Écrit par laura dans Guillaume Apollinaire | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : lu dans la presse aujourd'hui:peintres et poètes sous les obus |
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jeudi, 19 novembre 2009
Guillaume Apollinaire, Correspondance avec les artistes
La foisonnante correspondance d’Apollinaire avec les artistes de son temps témoigne de l’extraordinaire effervescence créatrice qui règne dans le Paris cosmopolite de la Belle époque. Paris, capitale des arts, n’a peut-être jamais mieux porté son nom. Lettres, cartons, billets, télégrammes, cartes postales, affluent de toutes parts, traversant les rues, les fleuves et les mers vers Apollinaire, l’ami, le poète, le critique d’art, et le passeur.
14:47 Écrit par laura dans Guillaume Apollinaire | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : guillaume apollinaire, correspondance avec les artistes |
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jeudi, 11 décembre 2008
"Les Dessins de Guillaume Apollinaire" : Apollinaire en couleurs
LE MONDE DES LIVRES | 11.12.08 | 12h43 • Mis à jour le 11.12.08 | 12h43
C'est en août 1914 qu'Apollinaire, influencé par le futurisme et le cubisme, lance une souscription pour faire paraître, à tirage limité, un ensemble d'"idéogrammes lyriques et coloriés" sous le titre Et moi aussi je suis peintre. Cette publication originale aurait dû inaugurer les activités éditoriales des Soirées de Paris, revue dont le poète avait pris la direction quelques mois plus tôt. La guerre empêchera ce projet de se réaliser. Mais, en même temps, elle donnera à celui-ci une autre ampleur et perspective. A l'issue des quatre années terribles, ce sera le fameux recueil des "Poèmes de la paix et de la guerre", Calligrammes, qui paraîtra en avril 1918, quelques mois avant la mort de Guillaume Apollinaire, le 9 novembre.
00:23 Écrit par laura dans Guillaume Apollinaire | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : "les dessins de guillaume apollinaire" : apollinaire en couleurs |
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jeudi, 06 novembre 2008
Extrait des "Lettres à Lou" de Guillaume Apollinaire
1914. Mobilisation générale. La France est en guerre. Le Polonais Apollinaire fait sa demande de naturalisation pour s'engager auprès des soldats français. L'offensive allemande menace Paris et en attendant l'issue de ses démarches administratives, Apollinaire part pour Nice où résident plusieurs de ses amis. Là, il fait la connaissance d'une jeune femme qui, dès l'abord, le fascine. Elle s'appelle Louise de Coligny-Châtillon. Pour lui, elle sera Lou.
Dès lors, de Nice où ils se sont rencontrés, puis de Nîmes où il a rejoint le 38e régiment d'artillerie et enfin du front où il s'est porté volontaire, Apollinaire se lance dans une folle correspondance. Ces lettres témoignent de son amour pour Lou. Un amour passionné et fulgurant.
Gérard Desarthe donne vie à cette magnifique correspondance. Avec une force et une énergie captivantes, il retranscrit avec justesse et émotion le caractère entier d'Apollinaire, passant de la confiance et de l'enthousiasme à l'abattement total. Instants magiques et troublants.
Extrait à écouter ici:
http://www.ecoutezlire.gallimard.fr/detail.asp?id=48307
00:08 Écrit par laura dans Guillaume Apollinaire | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : en ce mai de fous messages, j'ai un rendez-vous dans l'air |
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jeudi, 31 juillet 2008
Dans ma lecture de "Mes 66 plus belles poésies"
00:03 Écrit par laura dans Guillaume Apollinaire | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : poésie, apollinaire |
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vendredi, 25 juillet 2008
Dans ma lecture de"Mes 66 plus belles poésies"
17:31 Écrit par laura dans Guillaume Apollinaire | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : poésie, appolinaire |
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