jeudi, 29 juillet 2010
Êtes-vous Larousse ou Robert ?
Par Sebastien Lapaque
28/07/2010 | Mise à jour : 18:42
DUELS AU SOLEIL (16) - D'un côté, pages roses, petits drapeaux et une orthographe immuable, ou presque. De l'autre, les mystères de l'alphabet phonétique et le souvenir des dissertations difficiles. C'est le jour et la nuit.

Le lecteur du Petit Larousse, c'est d'abord quelqu'un qui aime retrouver son enfance et ces longs après-midi méditatifs passés dans les pages de la fin, avec la reproduction en couleur des drapeaux de tous les pays du monde. Qui s'en souvient? C'était l'époque où l'on apprenait à voyager autour de sa chambre en s'appliquant à reproduire le drapeau du Vanuatu, de la Syrie, du Zimbabwe ou du Pakistan.
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mardi, 27 juillet 2010
Un coup de Chiflet
Claude Duneton
28/05/2009 | Mise à jour : 12:01
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http://recherche.lefigaro.fr/recherche/access/lefigaro_fr...
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vendredi, 07 mai 2010
La Belgique malade de ses langues
EN SAVOIR PLUS - Vous avez souhaité que la rédaction du figaro.fr approfondisse le thème de la crise belge. D'où vient le conflit linguistique entre Flamands et Wallons? Une scission du pays est-elle possible? Le figaro.fr vous donne des clés pour mieux comprendre les enjeux.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/05/06/01003-201...
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vendredi, 29 janvier 2010
60 e anniversaire de la mort d'Orwell
L'auteur, disait encore cet éditeur, est un « vrai écrivain ». Non pas un bon écrivain, ou un écrivain génial, un vrai.
Il nous revient encore que ce « vrai écrivain », aux dires de l'éditeur, avait effectué un remarquable « travail sur la langue », ce qui le différenciait de l'« écriture blanche » de quelques-uns de ses confrères. En langue de bois, l'« écriture blanche » est une expression commode pour dissimuler la platitude du style et le « travail sur la langue », une formule passe-partout qui habille d'un trait avantageux le moindre récit amphigourique.
Nos défenses cédèrent quand notre interlocuteur, pour justifier un livre habité par quelque drame intense, se fit rassurant : «C'est raconté “sans pathos” » : s'il maniait le grec, ma sœur, on pouvait lui faire confiance…
Quelques semaines plus tard, on s'enquit poliment du sort de son «vrai écrivain» dont il ne nous avait pas semblé que son « texte exigeant » avait bénéficié de l'attention générale. On s'entendit alors répondre d'un ton docte : «Il n'a pas trouvé son public.»
Et l'on retourna, songeur, à la lecture de Molière et d'Orwell.
http://www.lefigaro.fr/livres/2009/10/08/03005-20091008AR...
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jeudi, 10 décembre 2009
Lu dans la presse aujourd'hui:Les délices de Capoue
C'est au milieu de ce triomphe que le Carthaginois commit une erreur : au lieu d'aller sur-le-champ prendre Rome apeurée, affaiblie par ce désastre, il songea à donner du repos à ses troupes qui, en effet, venaient de loin. Et quel repos ! Il s'empara de la ville de Capoue afin d'y passer son hiver - car le climat, dans ce premier millénaire à rebours, était encore rude dans la Péninsule. Capoue, au nord de Naples, était alors la ville la plus riche et la plus luxueuse d'Italie, le séjour par excellence de toutes les délices. Les reîtres gaulois, africains, espagnols et numides qui composaient la troupe d'Hannibal se vautrèrent soudain dans le stupre : « Les soldats carthaginois qui avaient résisté à toutes les souffrances, dit Tite-Live, succombèrent sous l'effet des plaisirs et des jouissances. » Le vin, les bains, les courtisanes eurent bien vite raison de leur humeur farouche : « Ils ramollirent leur âme et leur corps. » Capoue, c'était la dolce vita avant l'heure, la folie du farniente ! Il en ressortit, au printemps de 215, une armée alanguie, veule, ayant perdu toute combativité sur les couches molles des festins.
C'est au XVIIe siècle que les délices de Capoue entrèrent dans la phraséologie, symbole des dangers du luxe et du bien jouir. Les moralistes du XIXe en firent grand usage ; le père Lacordaire écrivait : « L'histoire de tous les succès est l'histoire d'Hannibal à Capoue. » Cela mérite réflexion dans le monde où nous vivons : « On s'oublie, on s'endort, on s'enivre ; le poison lent de la mollesse détend tous les ressorts de l'activité ; et l'être, qui n'est rien que par l'activité, se dissout peu à peu dans l'ignominie d'un lâche sommeil. »
Décidément, je n'aurais pas pu raconter tout cela à Patricia - ainsi se nommait par hasard ma voisine de chaise - le récit nous eût entraînés bien au-delà des vers de Brassens dans un débat de société qu'il est préférable de laisser de côté. Nous vivons aujourd'hui dans des conditions matérielles qui feraient paraître bien rudes et grossières les délices de la Capoue d'antan…
Aussi la locution s'est-elle raréfiée : nous n'avons plus rien à envier à ces Latins de grande cuisine.
Alors… joyeux Noël !
http://www.lefigaro.fr/livres/2009/12/10/03005-20091210AR...
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Ma patrie, c'est la langue française (Albert Camus). Discours de Mme Hélène Carrère d’Encausse, Secrétaire perpétuel.
SÉANCE PUBLIQUE ANNUELLE
le jeudi 3 décembre 2009
PARIS PALAIS DE L’INSTITUT
![]()
esdames,
essieurs de l’Académie,
Le général de Gaulle se plaisait à caractériser la France comme le pays des trois cent soixante-cinq fromages, c’est-à-dire comme le pays d’une prodigieuse diversité, diversité des opinions, des aspirations, des goûts et des comportements. Il rejoignait par là l’analyse de Fernand Braudel démontrant dans sa magistrale étude de l’identité de la France que l’histoire de notre pays était celle de divisions anciennes et puissantes, assemblage hétéroclite de peuples et de civilisations, de parlers, de coutumes et de modes de vie. De cette diversité, le démographe Hervé Le Bras concluait que « la France ne devrait pas exister » ou, mieux encore, qu’il aurait fallu l’inventer et ajouterons-nous, la réinventer toujours. Car, et c’est encore Braudel qui parle, « le passé, ce passé de diversité agresse le présent ». Quelle actualité dans ce propos !
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jeudi, 26 février 2009
Lu dans la presse aujourd'hui:Chez les Grecs
Claude Duneton
26/02/2009 | Mise à jour : 10:36 |
Platon, ce grand fou, s'occupait passionnément de la chose publique - res publica. Dans son étude des modes de gouvernement, il distinguait la timocratie, belle chose d'après timès, «marque d'honneur» et kratos, le «pouvoir». Cette timocratie est le «nom du régime où commandent ceuxqui cherchent avant tout les honneurs», explique Jacqueline de Romilly, de l'Académie française, l'auteur d'un excellent Petites Leçons sur le grec ancien (Stock) . Mais n'est-ce pas ce que nous vivons dans notre monde moderne, la timocratie ? Connaît-on un personnage en vue qui rechigne à se montrer à la télévision pour haranguer de virtuelles foules ? Il faut adopter d'urgence ce mot grec ! J'attendrai cette réplique dans un débat : «Monsieur le ministre, vous êtes un timocrate !» Et pan !
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dimanche, 22 février 2009
Lu dans la presse le 19 février 2009:Allons voir les roses
Claude Duneton
19/02/2009 | Mise à jour : 11:28
Les gens sont formidables, ils veulent faire le bonheur de l'humanité. J'emploie «formidable» à la fois au sens édulcoré d'« épatant », et dans son sens fort d'origine, « effrayant », celui que l'on entend dans « un orage formidable » - qui fait peur. Oyez plutôt : il existe un organisme plus ou moins officiel, sans doute greffé sur les droits de l'homme, qui a pris la longue dénomination de « Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité », siglé par commodité la Halde. Ce mot bizarre entre vaguement en résonance avec « Halte » et avec « Halle », « Halte aux abus », et « La halle aux bons sentiments »… C'est tellement généreux de prôner l'égalité - très à la mode aussi - que l'on éprouve un mouvement instinctif de sympathie pour cet acronyme. La Halde doit être composée d'hommes et de femmes sensibles et droits, humanitaires comme on les aime, tellement qu'il est dommage qu'ils restent anonymes.
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jeudi, 19 juin 2008
L'art des contraires
Claude Duneton
18/06/2008
Lorsqu'on dit : « Il fait noir comme dans un four », on fait une comparaison simple, à la portée de tous, le four ayant toujours figuré un lieu privé de tout éclairage ; mais lorsqu'on dit : « Ce monsieur est aimable comme une porte de prison », on fait une comparaison négative, chargée d'ironie, qui dit l'inverse de ce qu'elle est censée signifier : la personne n'est pas aimable du tout. Il s'agit d'une manière de s'exprimer par le contraire, une surenchère de l'antiphrase ; elle suppose un esprit moqueur et exige de l'interlocuteur une rectification, un léger décodage. D'ailleurs, on emploie spontanément ces antiphrases renversées pour exercer la sagacité des petits enfants.
Il y a là la permanence d'un humour ancien : dire le contraire pour provoquer une réaction, un rire naïf. « Il est fin comme du gros sel », se dit de quelqu'un de lourdaud, obtus, ou bien maladroit dans ses propos quelqu'un de pas subtil du tout. Ces comparaisons renversées étaient particulièrement fréquentes dans le langage populaire d'autrefois ; elles se retrouvent en abondance dans les langues minoritaires de France en voie de disparition. Feuilletant un petit livre consacré aux expressions limousines collectées par un excellent occitaniste, Yves Lavalade, je suis frappé de voir combien cet art des contraires était en honneur dans la langue du Limousin, issue de celle des poètes troubadours. Nos gens disaient d'un trait mal tiré, d'un alignement raté « C'est droit comme la jambe d'un chien » : drech coma la jamba d'un chen, ce qui me faisait rire, car la jambe des chiens est irrémédiablement tordue, coudée… L'allitération ajoutait du cocasse car jamba se prononce tsàmba, et chen fait tsi. Reste que c'est le « renversement » qui séduit, car si l'on disait : « Tordu comme la jambe d'un chien », cela tomberait à plat l'évidence n'est pas drôle. On disait aussi drech coma mon cobde quand me moche, « droit comme mon coude quand je me mouche », mais ce n'était pas aussi riant que le chien, aux pattes toujours en mouvement.
Pour quelqu'un de squelettique, on disait gras coma un peisel, « gras comme un piquet de vigne » (ce serait en français classique « sec comme un cotret ») ; le peisel évoquait à la fois la minceur, l'élancement, et la sécheresse de l'individu. Pour un impotent on pouvait dire jusqu'à l'absurde : leste coma una roda de molin, « leste comme une roue de moulin », ou encore mieux, pour la légèreté, avec un redoublement de malice qui plaisait aux enfants : legier coma l'ausel qu'appellen lo buèo, « léger comme l'oiseau qui s'appelle bœuf ».
Ah ! on en disait des choses au bord des chemins de terre creusés d'ornières de charrettes nervos coma una goga, « vif comme un boudin noir », et dans ce même esprit des images en creux, Se rit quand se burla, « il rit quand il se brûle », pour évoquer un être rébarbatif, austère et déplaisant. Pour la maigreur d'un personnage osseux il en existait beaucoup à ces époques de rationnement forcé : qu'es pas la graisa que l'entraupa, « ce n'est pas graisse qui le fera trébucher ».
Yves Lavalade commente un peu cavalièrement ces formulations des vieux âges : « Il faut avoir l'esprit bizarrement tourné pour dire le contraire de ce qu'on veut signifier. » Non, je ne trouve pas. Il faut avoir l'esprit mutin, sans doute, assez taquin ; nos anciens prenaient leurs images au plus près de la vie ils disaient : « Je suis souple comme un verre de lampe » à une époque pas si reculée où le long verre de la lampe à pétrole se montrait d'une fragilité redoutable. Il s'agit d'un temps où les couteaux mal aiguisés coupaient « comme mon genou ».
Cela étant, M. Lavalade nous en livre des joliment rigolotes de nos vieux terroirs ; « il pleuvait à queue de vache » ; on tenait à une chose « comme à ses deux yeux » et à ce sujet oculaire une expression bien avisée préfigurait malicieusement l'idée du clonage : sembla sa mair coma si li avià sautat per un uelh : « il ressemble à sa mère comme s'il lui était sorti par un œil »… C'est tout de même plus fort que la goutte d'eau !
Trésor des expressions limousines, de Yves Lavalade. Éd. Lucien Souny, 80 p., 10 €.
02:56 Écrit par laura dans La langue française | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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mercredi, 14 mai 2008
Un mot redécouvert en lisant les "Poèmes et légendes" d'Henri Heine(cf.note)
Tudesque
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
L'adjectif tudesque est un mot d'ancien français utilisé pour désigner tout ce qui est d'origine germanique (apparenté à l'allemand Deutsch), ou, en français, tout ce qui est d'origine germanique au Haut Moyen Âge.
On pense notamment au texte écrit en tudesca lingua, opposée à la romana lingua, des Serments de Strasbourg (en 842).
Etymologie comparée [modifier]
Le radical de l'adjectif deutsch provient du vieil allemand « theudisko-z », qu’on peut définir par relatif au peuple, à la nation, dérivé de theudo, « peuple, nation ». Le mot était utilisé en anglais et en allemand pour désigner la langue du peuple différente du latin ou des langues romanes ; on les qualifiait de « barbares »[1].
L'adjectif dutch du vieil anglais en est dérivé, et, après avoir eu le sens d'« allemand », a dérivé pour signifier « néerlandais ». Le nom Dutchman veut encore dire Néerlandais en bon anglais. Aux États-Unis, cet adjectif est aussi utilisé pour désigner les Amish vivant dans les Appalaches, appelés les « Pennsilfaanisch » (Pennsylvaniens), originaires du Nord de l’Allemagne. En revanche, l'adjectif duits, qui en néerlandais correspond à l'anglais dutch, a le sens d'« allemand ». En danois « tysk » (le y se prononce [y]) signifie « allemand ».
- Le radical theuda a été conservé jusqu’au moyen anglais sous le nom de theude, mais a été remplacé par l’équivalent romain de people et de nation.
- L’italien utilise le dérivé tedesco. De nos jours, la forme italienne tedesco traduit l'adjectif allemand dans ses principales acceptions françaises actuelles. Tedesco, masculin singulier, devient tedesca au féminin singulier et tedeschi/tedesche au pluriel masculin/féminin respectivement.
- Le français utilise les dérivés variés qui recouvrent des réalités distinctes : adjectif thiois ; adjectif tudesque.
D'autres indications linguistiques permettent d'apparenter tudesque et teuton ; voir à ce sujet l'introduction de l'article Teuton.
Au cours du Moyen Âge, une étymologie populaire tendait à conférer à la racine theuda une origine noble en la rattachant au grec theos, Dieu.
Notes [modifier]
- ↑ Souvent le mot barbare fait penser à des hommes primitifs, mais il désigne seulement les peuples ne sachant pas parler le latin. La racine du mot « barbare » se retrouve dans le mot dérivé du grec « borborygmes » [borbor-], gargouillements du tube digestif, devenu au figuré synonyme de propos incompréhensibles, avec une connotation péjorative.
Voir à ce sujet l'article Barbare
10:38 Écrit par laura dans La langue française | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : langue, tudesque |
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