vendredi, 16 avril 2010

"La Mort propagande", d'Hervé Guibert : maudite écriture

guibert.jpg

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samedi, 31 janvier 2009

Hervé Guibert, "La chair fraîche et autres nouvelles"(Lu)

la chaire fraiche.jpgp.12: "Dans ce village, il ne pouvait y avoir d'autre sanction que l'exil."

Ce livre dans ma bibliothèque Babelio:

http://www.babelio.com/livres/Guibert-La-Chair-fraiche-et...

lundi, 01 décembre 2008

Lu dans la presse le 28 novembre 2008:"Articles intrépides, 1977-1985", d'Hervé Guibert : Hervé Guibert, chroniqueur intrépide

articles.gifLE MONDE DES LIVRES | 27.11.08 | 12h05  •  Mis à jour le 27.11.08 | 12h05

Le 17 juin 1982, dans Le Monde, paraît un article intitulé "Enquête sur un espoir manipulé". De taille moyenne, une colonne peut-être, le texte revient sur le dernier film du cinéaste Romain Goupil, Mourir à 30 ans. Jusque-là, rien d'extraordinaire, les pages culture d'un journal sont faites pour ça : fournir des critiques ou des comptes rendus de livres, de films, d'expositions, de concerts... Sauf que, cette fois, la mention du film en question ne survient pas avant le dernier tiers de la colonne. Fait aggravant, le signataire commence par une histoire sans rapport direct avec son objet, prend la parole à mi-chemin, sous le couvert d'un "nous" qui veut clairement dire "je", se lance enfin dans la description des réactions physiques provoquées par le spectacle : "Le film de Romain Goupil donne une terrible envie de pleurer", ose-t-il, avant d'évoquer le "courant d'air glacial qui nous rase le dos".

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mardi, 10 octobre 2006

Hervé Guibert

Hervé Guibert (Paris, 1955 - Clamart, 27 décembre 1991) est un écrivain français.

Journaliste, romancier et photographe, il fut l'un des proches de Michel Foucault, Isabelle Adjani et Sophie Calle. Passionné de photographie, il sera critique pour le journal « Le Monde » pendant huit ans. Son rapport à l'écriture se nourrit pour l'essentiel d'autobiographie et d'autofiction. En 1990, il révèle sa séropositivité dans son roman À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie - qui le révèlera par ailleurs à un public bien plus important. Ce roman sera le premier d'une trilogie, composée également du Protocole compassionnel et de l'Homme au chapeau rouge. Dans ces derniers ouvrages, il décrit de façon quotidienne l'avancée de sa maladie. Il est mort du SIDA en 1991 après un travail artistique acharné sur cette maladie qui inlassablement lui retire ses forces, notamment au travers de photographies de son corps et d'un film qu'il réalisa avec la productrice Pascale Breugnot quelques semaines avant sa mort.

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18:40 Écrit par laura dans Hervé Guibert | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : hervé guibert | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Hervé Guibert

medium_HG-Eugene-1980.jpgHervé Guibert a commencé à photographier en 1972, à 17 ans, avec un petit Rollei 35 offert par son père, et qu'il gardera toute sa vie. En même temps, il écrivait. Son deuxième livre publié a été un "roman-photo", Suzanne et Louise. Il y mêlait textes et photos de ses grand-tantes; il racontait ses relations avec elles et les photos étaient l'occasion de jeux étranges et amoureux, la liberté de la vieillesse et de l'enfance se rejoignaient. Le seul visage, paru en 1984, fait de photos, se présente comme un roman. (Un livre avec des figures et des lieux, n'est-ce pas un roman?).
En 1977, après avoir fait des critiques de cinéma pour plusieurs revues, il entre au journal Le Monde où on lui confie la critique photographique. C'est le début de la grande expansion de la photographie et il fait partie de cette génération de jeunes critiques qui découvrent la photographie en même temps que le public. Ignorant aussi bien l'histoire de la photo que sa pratique, plus facilement proche des jeunes artistes que des grands maîtres qui l'intimident, il est semblable au public, mais un public idéal, sensible, intelligent, assidu, et comme lui, souvent séduit, jamais gagné; il ne se place ni en juge ni en professeur, mais donne une réponse personnelle, injuste quelquefois, mais réelle. Il ne milite pas, reste réservé et indépendant mais il voit. Comme il écrit très bien, qu'il est toujours "intéressant", il est très lu. Son indifférence blesse, ses louanges ravissent, ses coups de griffe laissent des cicatrices; ses lecteurs, de tous bords, se mettent à penser que la photographie est "intéressante", qu'elle mérite toute notre attention. Si en France le monde de la littérature et du cinéma comprend mieux la photographie que le monde des arts plastiques, c'est beaucoup grâce à lui. Mais ses critiques de photo et de cinéma sont un apprentissage et très vite, le temps presse, il prend dans les galeries la place du photographe et tente de faire des films.
Ses photographies, d'emblée différentes, comme un journal, accompagnant et nourrissant l'écriture, font partie des "Aventures d'Hervé Guibert". Photos exquises, fraîches, clairvoyantes. Morbides? Non, plutôt des moments d'acquiescement. C'est de Kertesz qu'on pourrait le rapprocher. Elles ont l'élégance absolue de l'intelligence et du naturel. Ses livres sont quelquefois cruels et agressifs, mais l'écriture était l'arme de son affirmation sociale, l'expression de sa virilité. Si ses photos sont plutôt tendres, c'est sans doute que prendre des photos est une virilité en soi.
Il écrivait comme on photographie : comme un photographe recueille des instants de réel et, sur sa planche-contact, fait le seul choix nécessaire à son propos, abandonnant ce qui lui est maintenant inutile

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02:15 Écrit par laura dans Hervé Guibert | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : hervé guibert | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook