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Pessoa Fernando

  • Fernando Pessoa, "Le livre de l'intranquillité."

    medium_pessoa.jpgJe ne sais pas si vous avez regardé "La nuit du livre" sur France 5 jeudi soir. Pour ma part, j'en ai regardé une bonne partie.

    A la fin de la première partie qui était une sorte de café littéraire (à la Picouly ou à la Taddéi sur France 3), un comédien français (que je connais mais dont je ne saurais vous dire le nom) a lu un extrait du "Livre de l'intranquillité" de Fernando Pessoa.

    C'était tellement beau (et bien lu, dit), fort et triste qu'une jeune femme dans le public avait les larmes aux yeux et que moi-même, je n'en menais pas large.

    VOILA LA PRESENTATION DE CE LIVRE DANS BIBLIO MONDE:

     

    Christian Bourgois
    Langue d'origine : portugais
    Traduit par Françoise Laye
    1999, 570 p., 27 euros

    ISBN : 2267015161

    Écrit entre 1913 et 1935 sous forme de pensées, de maximes, d’aphorismes notés sur des carnets, ce livre passe pour être le chef-d’œuvre de l’auteur et même le livre majeur de toute la littérature portugaise. « Le Livre de l’intranquilité est le récit du désenchantement du monde, la chronique suprême de la dérision et de la sagesse mais aussi de l’affirmation que la vie n’est rien si l’art ne vient lui donner un sens. L’art, ici même, est poussé à son paroxysme. » (François Busnel, Le Magazine littéraire, mars 2000)

    Ce livre, paru en français en deux volumes (en 1988 et 1992) chez le même éditeur, avait connu un grand succès. Cette nouvelle édition a été entièrement refondue. Elle est due à Richard Zenith (publié en portugais en 1998 par Assírio & Alvim. Elle comprend 549 fragments et autres textes, remarquablement traduit par Françoise Laye. Richard Zenith a rajouté des inédit par rapport à l’édition de 1982 (en portugais) et modifié l’ordre des textes pour une meilleures cohérence de l’ensemble. Titre original : Livro do desassossego

    « Le Livre de l’intranquillité est le journal intime que Pessoa attribue à son double, l’employé de bureau Bernardo Soares; mais les paysages urbains y sont si présents qu’on peut le lire aussi comme le roman géopoétique de la ville avec laquelle il entretient un rapport singulier, un peu comme Baudelaire avec Paris ou Joyce avec Dublin. » (Robert Bréchon)

    « C'est peu dire que Bernardo Soares, alias Fernando Pessoa, est intranquille. Mieux vaudrait parler d'errance infinie à travers ses limbes tourmentés ou de la plainte insensée d'un banni de l'existence. Au fil de ce journal intime, Fernando Pessoa inspecte l'intérieur aux mille facettes d'un de ses nombreux hétéronymes, c'est-à-dire d'une de ces "proliférations de soi-même" dont chacun de nous est construit. Ces pensées "décousues" dénotent une supra-conscience des êtres et de l'existence, le plus souvent douloureuse, presque insoutenable, mais qui suscite aussi curieusement, parfois, une douceur indicible, un bercement insondable au cœur de ce ciel où, déclare-t-il "je me constelle en cachette et où je possède mon infini". » (Laure Anciel)

    Ce livre est le tome II des œuvres de Fernando Pessoa éditées par Christian Bourgois, sous la direction de Robert Bréchon et d’Eduardo Prado Coelho.

    Dans BiblioMonde

    Ses autres œuvres en prose :

    Chronique de la vie qui passe

    Le Banquier anarchiste

    http://www.bibliomonde.com/pages/fiche-livre.php3?id_ouvrage=1071

    SUR PESSOA, CF. AUSSI MA NOTE SUR LE SALON DU LIVRE A CASABLANCA du 3/03/20007.

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  • Mon après-midi au salon du livre de Casablanca(Maroc) 10

    Une redécouverte au stand de l’Institut Camoes portugais de la culture :

    Fernando Pessoa

     

    Fernando Pessoa, qui est aujourd'hui peut-être le seul poète portugais dont la notoriété a franchi les frontières de son pays, était presque inconnu de son vivant et écrivait sous de multiples identités. Ces noms qu'il utilisait pour signer ses textes, n'étaient pas de simples pseudonymes, mais de véritables personnalités et que l'on appelle des 'hétéronymes'. Chacun des personnages qu'il faisait naître, possédait un caractère, une biographie, une date de naissance, des opinions politiques et religieuses. Pessoa en dehors de son travail poétique mena une vie modeste, effacée et sédentaire, et créa quelques revues éphémères. Il mourut en 1935, laissant derrière lui une malle contenant son oeuvre, et qui depuis n'a cessé d'être inventoriée afin de libérer tous les poèmes, endormis et inconnus, qu'elle contenait.

     

    «Dieu personnel, dieu grégaire, dieu de ceux qui croient, Existe donc afin que je puisse te haïr !»
    [ Fernando Pessoa ] - Dialogue dans la nuit


    «Toute la création est fiction et illusion. La matière est une illusion pour la pensée ; la pensée est une illusion pour l'intuition ; l'intuition est une illusion pour l'idée pure ; l'idée pure est une illusion pour l'être. Dieu est le mensonge suprême.»
    [ Fernando Pessoa ] - Traité de la négation


    «Ce que tu fais, fais-le suprêmement.»
    [ Fernando Pessoa ]
    - Ricardo Reis


    «Le monde est à qui naît pour le conquérir, et non pour qui rêve, fut-ce à bon endroit, qu'il peut le conquérir.»
    [ Fernando Pessoa ] - Bureau de tabac


    «La plupart des gens ont des sensations conventionnelles.»
    [ Fernando Pessoa ] - Ode maritime


    «J'ai tout raté. Comme j'étais sans ambition, peut-être ce tout n'était-il rien.»
    [ Fernando Pessoa ] - Bureau de tabac


    «Feindre, c'est se connaître.»
    [ Fernando Pessoa ] - Ode maritime


    «Un Dieu naît. D'autres meurent. La vérité n'est ni venue ni partie : l'Erreur seule a changé.»
    [ Fernando Pessoa ] - Noël


    «En l'appelant Dieu nous avons tout dit, puisque le mot Dieu ne possède aucun sens précis.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le livre de l'intranquillité


    «C'est l'amour qui est essentiel, le sexe n'est qu'un accident.»
    [ Fernando Pessoa ]
    - Ricardo Reis


    «Le seul mystère, c'est qu'il y ait des gens pour penser au mystère.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le gardeur de troupeaux et autres poèmes


    «Dans tous les asiles il est tant de fous possédés par tant de certitudes !»
    [ Fernando Pessoa ] - Le gardeur de troupeaux et autres poèmes


    «Quel grand repos de n'avoir même pas de quoi avoir à se reposer !»
    [ Fernando Pessoa ] - Le gardeur de troupeaux et autres poèmes


    «Tout effort est un crime, parce que toute action est un rêve paralysé.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le livre de l’intranquillité


    «La distinction réelle se fait entre adaptés et inadaptés : le reste est littérature.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le livre de l’intranquillité


    «Rien ne pèse autant que l’affection d’autrui.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le livre de l’intranquillité


    «Aimer, c'est l'innocence éternelle, et l'unique innocence est de ne pas penser.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le gardeur de troupeaux et autres poèmes


    «La beauté est le nom de quelque chose qui n'existe pas et que je donne aux choses en échange du plaisir qu'elles me donnent.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le gardeur de troupeaux et autres poèmes


    «C'est la liberté de tyranniser, qui est le contraire de la liberté.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le banquier anarchiste


    «L'action rapporte toujours plus que la propagande.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le banquier anarchiste


    «Celui qui refuse d'engager le combat n'y est pas vaincu. Mais il est vaincu moralement parce qu'il ne s'est pas battu.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le banquier anarchiste


    «Les choses n'ont pas de signification : elles ont une existence.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le gardeur de troupeaux et autres poèmes

    «La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas.»
    [ Fernando Pessoa ]

    Source : http://www.evene.fr/celebre/biographie/fernando-pessoa-1951.php?citations
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