dimanche, 28 avril 2013
Howl et autres poèmes
Edition bilingue français-anglaisde Allen Ginsberg
City Lights Books publia la version originale de 'Howl et autres poèmes' de Allen Ginsberg à l'automne 1956. A la suite de cette publication, le recueil fut saisi par les services de douane américains et la police de San Francisco, puis fit l'objet d'un long procès au cours duquel un certain nombre de poètes et de professeurs témoignèrent devant la Cour que ce livre n'était pas obscène. Des centaines de milliers d'exemplaires ont été vendus depuis, et la présente édition contient le texte intégral, exactement conforme au manuscrit original.
11:47 Écrit par laura dans A lire, Des poèmes | Lien permanent | Envoyer cette note |
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dimanche, 18 novembre 2012
Ma Bohème (Fantaisie) d'Arthur Rimbaud(dans l'expo "Bohèmes")
Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;
Oh ! là là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !
Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;
Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !
http://www.mag4.net/Rimbaud/poesies/Boheme.html
20:51 Écrit par laura dans Des poèmes, La représentation des bohémiens:art et littérature | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : ma bohême |
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dimanche, 06 mai 2012
Choix de poèmes de Tomas Tranströmer
Ces poèmes sont extraits du recueil « Baltiques », oeuvres 1954-2004 (1), de Tomas Tranströmer.
10:49 Écrit par laura dans Des poèmes, Des poètes et poétesses, J'ai/nous avons aimé, Lu, Lu sur le net | Lien permanent | Envoyer cette note |
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vendredi, 02 mars 2012
[Un poème] “Alfabet” d’Inger Christensen
Si vous voulez faire une tarte aux pommes à partir de rien,
il vous faudra d’abord créer l’univers. »
— Carl Sagan (*1)
J’avais très envie, pour cette semaine sans musique, de vous parler de poésie. Quelques lignes fortes, qui marquent, qui émeuvent, peut-être l’expression la plus puissante et la plus ouverte du langage… et que l’on peut (la plupart du temps) lire en une fois. Je voulais même vous présenter une poésie différente chaque matin — et pourquoi pas simplement proposer les seuls poèmes, sans commentaires, tant l’analyse d’un poème peut le démonter, le tordre en des interprétations personnelles qui ne sont pas forcément celles des autres lecteurs.
>>
J’ai à ce sujet eu un coup de cœur pour “Alfabet” d’Inger Christensen — et là, les choses se compliquent. Déjà (vous l’aurez remarqué), “Alfabet” d’Inger Christensen est un poème écrit en danois — et Dieu sait à quel point la poésie, plus que n’importe quelle forme de texte, est impossible à traduire fidèlement. (La seule manière de lire vraiment “Alfabet” si l’on ne maîtrise pas le danois est en version bilingue, avec une traduction en regard de l’original.) Ensuite, “Alfabet” est un long poème. Trop long pour vous le recopier en entier. Enfin, le texte complet d’“Alfabet” est à ma connaissance introuvable en ligne… et l’édition bilingue danois-français que j’ai pu lire n’a semble-t-il été imprimée qu’en 1984 (donc épuisée depuis belle lurette). Mais qu’importe ! J’avais tout de même envie de vous parler de ce texte.
18:01 Écrit par laura dans Des poèmes | Lien permanent | Envoyer cette note |
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vendredi, 06 mai 2011
Des poèmes dans Arpa
NAVIGATEUR SOLITAIRE
À présent, chaque mille que je naviguerai vers l’ouest
m’éloignera de tout. Pas le moindre signe
de vie : ni poissons, ni oiseaux, ni sirènes,
ni cafard zigzaguant sur la couverture.
Seulement l’eau et le ciel, l’horizon détruit,
la mer, qui chante toujours comme moi la même chanson.
Ni poissons, ni oiseaux, ni sirènes,
ni cette étrange conversation sur la sentine
que perçoit l’oreille aux heures de calme.
Seulement l’eau et le ciel, le roulis du temps.
La nuit, l’étoile Achernar apparaît sur la proue ;
entre les haubans, Aldébaran ; à tribord,
un peu plus haut que l’horizon,
le Bélier. Alors j’amène, je dors. Et le néant,
avec délicatesse, vient manger dans ma main.
Horacio Castillo (Arpa 99)
Elle chantait. Et c’était comme
la roche doit se réjouir
d’être pour l’eau ruisselante un passage
ou comme le cageot dans l’herbe
défend son coin
de lumière quand vient le soir
et l’écorce du sapin n’est plus
qu’une rose halte.
Tant, disait-elle, que cette joie
reconnaîtra son lieu en ma voix.
Judith Chavanne (Arpa 98)
CE QUE SEPTEMBRE DÉCLENCHE
Quand à la fin,
la peau trop gonflée,
d'un coup
le grain de l'été se déchire,
c'est le monde qui fait eau
et chacun par la déchirure
qui cherche à s'enfuir.
Toi non. Tu es toujours là
à aller le long de ton fleuve
goûtant une à une
les gouttes détachées
de sa trop longue et brûlante
journée.
Jean-Marc Sourdillon (Arpa 97)
LE MYSTÈRE DE LA BEAUTÉ
L’absolu s’est manifesté dans un verre
d’eau, quand le soleil est apparu derrière un nuage
et lui a donné un éclat inattendu dans le plus
gris des matins. Parfois, pense l’agnostique,
ce qui est invraisemblable naît d’une simple explication
logique comme si le hasard n’existait pas. Ce qu’il
fait, cependant, c’est se mettre à la place de l’homme
qui n’accepte pas que la beauté puisse naître de rien,
quand il découvre qu’il est à la frontière entre ce
qu’on sait et ce qu’on n’a pas même besoin de
comprendre. C’est pour ça que, en buvant l’eau, j’ai senti
l’éclat du matin me remplir l’âme, comme
si l’eau était plus qu’un liquide incolore
et inodore. Cependant, quand j’ai posé le verre vide,
que j’ai senti le manque de la lumière qui l’avait rempli, j’ai pensé :
comme elle est fragile cette petite beauté,
peut-être aurait-il mieux valu que je reste avec ma soif.
Nuno Júdice (Arpa 96)
(traduit par l'auteur et Yves Humann)
LE PROMENOIR MAGIQUE
la promenade au fond du parc
avait lieu les soirs de grand vent
c’était la guerre et le printemps
ne devait jamais revenir
cependant contre toute attente
nous étions heureux dans l’exil
et de ce bonheur déchirant
nous goûtions le sel dans nos larmes
Jean-Claude Pirotte (Arpa 95)
APRÈS L’ÉPIPHANIE
Les lumières des crèches
s’éteignent dans la ville.
Il ne reste que les miettes
clignotantes de l’étoile
tombée en mer et sur la terre :
le fanal d’un pêcheur,
minuscule entre deux vagues,
les phares dédoublés
sur l’asphalte humide
– et toi qui t’allumes
avec d’autres ici-bas
dans l’aube assombrie
où les nuages seuls
ont remplacé la nuit
pour indiquer l’enfant
à ceux qui le cherchent
LA TOURTERELLE
à Jean-Marc
Le soleil de mars peine à réchauffer
le cœur de chaque chose.
La tourterelle seule en haut du noyer
reflète sa tendresse
comme si elle avait la lune dans la gorge.
Elle répond à notre place,
telle une sœur aînée,
en attendant le frisson de la pierre,
celui de la feuille à l’intérieur de l’arbre
et celui de l’homme, encore plus secret,
avec une tache de sang dans la voix :
c’est le consentement amoureux aux douleurs
de toute naissance,
au martyre dans les pays lointains,
aux sacrifices de la ménagère
qui l’écoute longuement
derrière sa vitre embuée à midi.
Jean-Pierre Lemaire (Arpa 94)
PRIÈRE
Mon Dieu ! si plus tard un jour je suis faible,
Si, perdant ma solitude aimée,
Je cède à mon désir de gloire
Et que de moi se détache ce qu’on appelle un livre, –
Mon Dieu ! que ce ne soit pas un livre de vacances, un livre de plage :
Un livre que des gens riches prennent pour passer le temps
Ou être au courant,
Mais qu’un jeune homme le soir en sa chambre solitaire
Le lise avec toute son âme,
Qu’ayant souffert tout le jour des gens trop bêtes
et de la vie trop rude,
Blessé dans sa chair et dans son cœur, –
Il me prenne, moi,
Comme la coquille où l’on entend la mer,
Pour le mener en la nuit heureuse
Où vous l’attendez.
Mon Dieu ! que ce jeune homme m’aime,
Qu’il ait le désir de me serrer les mains,
Qu’il m’appelle son ami, –
Qu’en lui il y ait joie !
Guillevic (Arpa 83)
(Strasbourg, 10/1/29)
http://www.arpa-poesie.fr/Pagepoeme.html
16:08 Écrit par laura dans Des poèmes | Lien permanent | Envoyer cette note |
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vendredi, 01 avril 2011
Un poème par jour pour animer les paysages 8
Pour la 13e édition du Printemps des poètes, ActuaLitté publie chaque jour un poème original en partenariat avec Hélices poésie.
Rédigé par DANA SHISHMANIAN, le mercredi 16 mars 2011 à 17h22
Sous le couchant
un cours d'eau qui meurt.
Jusqu'à demain...
Entre les lèvres
d'un muguet... serait-ce le sang
ou les larmes de lune ?
Plus de route. Soleil
fardeau d'ailes sur mes épaules
pour un vol coupé.
Froid au cœur bruit sec
vieux pont cassé ou mes os
qui craquent sous un toit ?
Intact retrouvé
son carnet de poèmes.
Lui... dissout dedans.
Délogés des stades
jetés sur des routes de boue
brèves semences humaines.
Quelque part ailleurs
pleurs d'hirondelles au printemps
retour incertain...
11:07 Écrit par laura dans Des poèmes, Le paysage | Lien permanent | Envoyer cette note |
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vendredi, 18 février 2011
Arthur Rimbaud, "Les chercheuses de poux"(1871)
Quand le front de l'enfant, plein de rouges tourmentes,
Implore l'essaim blanc des rêves indistincts,
Il vient près de son lit deux grandes sœurs charmantes
Avec de frêles doigts aux ongles argentins.
Elles assoient l'enfant devant une croisée
Grande ouverte où l'air bleu baigne un fouillis de fleurs,
Et dans ses lourds cheveux où tombe la rosée
Promènent leurs doigts fins, terribles et charmeurs.
Il écoute chanter leurs haleines craintives
Qui fleurent de longs miels végétaux et rosés,
Et qu'interrompt parfois un sifflement, salives
Reprises sur la lèvre ou désirs de baisers.
Il entend leurs cils noirs battant sous les silences
Parfumés ; et leurs doigts électriques et doux
Font crépiter parmi ses grises indolences
Sous leurs ongles royaux la mort des petits poux.
Voilà que monte en lui le vin de la Paresse,
Soupir d'harmonica qui pourrait délirer ;
L'enfant se sent, selon la lenteur des caresses,
Sourdre et mourir sans cesse un désir de pleurer.
09:34 Écrit par laura dans CDI Collège Saint-Joseph à Saint-Bonnet le Château, Des poèmes | Lien permanent | Envoyer cette note |
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vendredi, 14 janvier 2011
"Le déserteur" de Boris Vian
| 1 - Monsieur le Président Je vous fais une lettre Que vous lirez peut-être Si vous avez le temps Je viens de recevoir Mes papiers militaires Pour partir à la guerre Avant mercredi soir Monsieur le Président Je ne veux pas la faire Je ne suis pas sur terre Pour tuer des pauvres gens C'est pas pour vous fâcher Il faut que je vous dise Ma décision est prise Je m'en vais déserter. |
- 2 - Depuis que je suis né J'ai vu mourir mon père J'ai vu partir mes frères Et pleurer mes enfants Ma mère a tant souffert Qu'elle est dedans sa tombe Et se moque des bombes Et se moque des vers Quand j'étais prisonnier On m'a volé ma femme On m'a volé mon âme Et tout mon cher passé Demain de bon matin Je fermerai ma porte Au nez des années mortes J'irai sur les chemins. |
| - 3 - Je mendierai ma vie Sur les routes de France De Bretagne en Provence Et je dirai aux gens: Refusez d'obéir Refusez de la faire N'allez pas à la guerre Refusez de partir S'il faut donner son sang Allez donner le vôtre Vous êtes bon apôtre Monsieur le Président Si vous me poursuivez Prévenez vos gendarmes Que je n'aurai pas d'armes Et qu'ils pourront tirer. |
Paroles: Boris Vian
Musique: Boris Vian, Harold Berg
Interprète: Boris Vian (1954)
18:01 Écrit par laura dans CDI Collège Saint-Joseph à Saint-Bonnet le Château, Des poèmes | Lien permanent | Envoyer cette note |
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"Le dormeur du val" d'Arthur Rimbaud
C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.
17:55 Écrit par laura dans CDI Collège Saint-Joseph à Saint-Bonnet le Château, Des poèmes | Lien permanent | Envoyer cette note |
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mardi, 05 octobre 2010
Le delta du Danube
| Entre les Balkans et les Carpathes sur le littoral de la mer Noire au nord du lieu où Ovide vécut son exil vaste territoire survolé par l’aigle qui niche dans les crevasses de la falaise blanche reflets argent des mouettes sur les eaux sombres ciel sillonné de cygnes hurlants d’oies bernaches et de pélicans perdue dans le désert une pierre solitaire portant ces mots : loci princeps limit. prov. scyt. plus récemment le grondement du canon là-bas vers Sébastopol des Cosaques errants bourrés de raki chantant entre nostalgie et néant d’anciennes mélopées d’Ukraine un lieu peut-être enfin rendu à ses origines. Kenneth WHITE |
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|
édition
printemps des poetes |
2010 | |||
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genre
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D'infinis paysages |
00:28 Écrit par laura dans Des poèmes, Des poètes et poétesses, Le paysage | Lien permanent | Envoyer cette note |
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