mercredi, 28 juillet 2010

"JE T'AIME" PABLO NERUDA

Sache que je ne t’aime pas et que je t’aime
Puisque est double la façon d’être de la vie,
Puisque la parole est une aile du silence,
Et qu’il est dans le feu une moitié de froid

Moi je t’aime afin de commencer à t’aimer,
Afin de pouvoir recommencer l’infini
Et pour que jamais je ne cesse de t’aimer :
C’est pour cela que je ne t’aime pas encore.

Je t’aime et je ne t’aime pas, c’est comme si
J’avais entre mes deux mains les clés du bonheur
Et un infortuné, un certain destin.

Mon amour a deux existences pour t’aimer.
Pour cela je t’aime quand je ne t’aime pas
Et c’est pour cela que je t’aime quand je t’aime.

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jeudi, 08 juillet 2010

"Fantaisie" de Gérard de Nerval

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Il est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber,
Un air très-vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets !
Or, chaque fois que je viens à l'entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit...
C'est sous Louis treize; et je crois voir s'étendre
Un coteau vert, que le couchant jaunit,
Puis un château de brique à coins de pierre,
Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,
Ceint de grands parcs, avec une rivière
Baignant ses pieds, qui coule entre des fleurs;
Puis une dame, à sa haute fenêtre,
Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens,
Que, dans une autre existence peut-être,
J'ai déjà vue... et dont je me souviens !

Gérard de Nerval, "Les Odelettes"

SOURCE DE L'IMAGE: http://poetes.com/nerval/fantaisie.htm#

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00:22 Écrit par laura dans Des poèmes, Gérard de Nerval | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poème, fantaisie, nerval | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

vendredi, 16 avril 2010

LE DERVICHE

Je t’ai demandé l’aumône d’un regard,

Et tu as détourné les yeux.

Je t’ai demandé l’aumône d’un sourire,

ghazels.jpgEt ton visage s’est durci.

Je t’ai demandé l’aumône d’un baiser,

Et tu m’as répondu : Passe ton chemin.

Ô ma perdrix, sans un regard, sans un sourire, sans un baiser, comment puis-je continuer ma route ? Et à quelle source dois-je m’arrêter si j’ai éternellement soif de toi ?

 

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15:53 Écrit par laura dans Des poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le derviche | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mardi, 25 mars 2008

Pierre Garnier,"Présence de la poésie"

"On ne peut écrire de poèmes que si on se sent, si on se sait en accord avec les étoiles-avec les insectes, avec les oiseaux- il s'agit de penser que le mots, les mots, représentent le monde comme le chant des oiseaux et le chant des étoiles-il s'agit de faire son possible de poète pour marquer cette alliance." (dans le magazine "Traits d'union" déjà évoqué)

01:53 Écrit par laura dans Des poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, présence, pierre garnier | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

jeudi, 17 janvier 2008

Poème collectif: Le dernier sera le premier

Il pleuvait, chant silencieux

Ulysse

Silencieux au milieu de la foule,
L'homme en sursis cherchait un regard
Regard tourné vers l'horizon
Il cherche le courage
De rejoindre l'autre rive

Moun

Rive le clou du bonheur
Pour qu'il dure longtemps.

Ulysse

Longtemps après la terre
Perdurera la folie
Des hommes dits civilisés

Moun

Civilisés où êtes vous ?
Vous êtes morts et l'histoire
Avale vos restes froids.

Ulysse

Froids comme la neige qui tombe
Vous n'êtes à présent qu'oubliés

Miguaël

Oubliés miséreux
Dans le caniveau des villes
Eclairés d'un soleil
Froid comme un tombeau

Moun

Tombeau chaud de mon âme
Qui se perd dans les flammes
Des échecs et des erreurs
Des angoisses et des peurs

Peurs intimes et peurs ancestrales
Qui se rejoignent souvent la nuit

Laura

Nuit de Chine, nuit câline
Dessine du bout de tes doigts
Sur ma peau-laitage
L'amour en courbes de toi

Moun

Poème écrit sur le forum Regards poétiques:http://regards-poetiques.clicforum.fr/t1657-Le-dernier-se...

11:07 Écrit par laura dans Des poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poème collectif | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Poèmes collectifs: Guerre et paix

Attelé au chemin, un écolier marchait.
Son pas était rythmé de l'appel du tocsin.
Il rentrait de l'école au doux d'un soir de juin.
On était en Quarante et l'écolier rêvait.



Rêve de paix et de liberté
Sous un ciel gris de menace
Alors que son pays outragé
Rêvait lui de vengeance



L'enfant imaginait des canons lance-fleurs
Qui arrosent la terre de graines de bonheur ;
Il osait des obus naviguant vers la Lune
Car il ne savait pas la guerre et ses horreurs.



Aux avions qui donnaient la mort
Il opposait l'oiseau de paradis
Aux sous-marins espions
La petite sirène d'Andersen



La mitraillette sur la tempe
Le soldat d'à peine vingt ans
Tremblait comme une feuille
Dans la gorge l'effroi silencieux



Un champ de ruines là où jadis
On cultivait les betteraves.
Et des avions là ou naguère,
Volait l'oiseau, avant la guerre.



Une mère à genoux pleurait
Son fils gisant dans une mare de sang
Martyr des temps modernes
L'Histoire ne nous a rien appris

Le ravin était rempli de cadavres
Et l'enfant dessinait une colombe
Avec un morceau de cendre
Corps, coeurs et âmes brulés

Ecrit sur le fourum Regards poétiques:http://regards-poetiques.clicforum.fr/t1512-Cadavre-exqui...

11:04 Écrit par laura dans Des poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poème collectif | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

dimanche, 30 décembre 2007

Un poème collectif:La nouvelle année ou le Nouvel An

À la mi-nuit quand la lune se dentelle
Le jour nouveau veille l’horizon
Et le soleil attend patiemment son tour
Au confort des bras de la nuit douce

Et le soleil attend patiemment son tour
Au confort des bras de la nuit douce
Alors que le solstice a déjà sonné
Le glas des journées automnales

Et l’hiver qui se phare de blanc neige
Pour meubler la terre de ce lieu
Brûlure du froid en couverture
Pour une sève printanière

Chaleur de tes bras
Qui m'habillent d'amour
Chaleur de ton coeur
Qui dénude mon âme

Et les flammes dans l'âtre
Dansent au feu de tes yeux
Brûlants comme la braise
Où crépite mon âme.

Peu importe l'orage
Qui se déchaîne au dehors
Nous ne sommes que douceur
Au crépuscule du matin

Quand l'heure tournera vers demain
Que l'aiguille pointera l'an nouveau
M'embrasseras-tu sous le gui suspendu
Ta bouche en accroche-coeur ?

Ou me dira t-elle des mots définitifs
De rupture ou d'engagement
D'un nouveau temps contre
Ou tout contre toi


Les participants:Réal - Ulysse - Laura Vanel-Coytte - Moun

http://regards-poetiques.clicforum.fr/t1683-Nouveau-petit...

Si vous souhaitez participer(ce serait sympa), inscrivez-vous sur ce forum, "Regards poétiques" de Moun, de très bonne qualité...

 

mardi, 25 décembre 2007

La lettre au PERE NOEL

Lancée par IRENE:http://www.mamirene.com/article-14526791-6.html#anchorCom...


Une lettre au père noël
Pour lui dire tout simplement
Pense un peu à tous ceux que j'aime
Et qui rêvent de toi tout le temps.
refrain

Pense à mon gentil petit chat
Qui s'ennuie quand je ne suis pas là,
Il ne demande jamais rien
Alors offre-lui un copain.
(couplet des auteurs)

Une lettre au père Noël
Pour lui dire tout simplement
Pense un peu à tous ceux que j'aime
Et qui rêve de toi tout le temps.
refrain

Pense à mon amoureux
Qui ne vient pas,
Qu'il soit heureux,
Peu importe où il soit.
(couplet de Captaine Lili)

Une lettre au père Noël
Pour lui dire tout simplement
Pense un peu à tous ceux que j'aime
Et qui rêvent de toi tout le temps.
refrain

Pense aux malheureux
Qui pleurent sur la terre
Donne leur des moments joyeux
Et chasse leurs misères
(couplet de morganlafey)

Une lettre au père Noël
Pour lui dire tout simplement
Pense un peu à tous ceux que j'aime
Et qui rêvent de toi tout le temps.
refrain

Est-il brun est-il rose une question que je me pose...
De certains me disent qu'il est rouge comme la rose...
Sent-il aussi bon ou est-il un Cro-Magnon qui nous croque tout notre pognon
Je vous laisserais seuls juges avant qu'il ne débarque avec sont traineau de désillusions.
(couplet d'Al)

Une lettre au père Noël
Pour lui dire tout simplement
Pense un peu à tous ceux que j'aime
Et qui rêvent de toi tout le temps.
refrain

Que ce Noël ne ressemble pas aux précédents
Pour ceux qui ont voulu mourir avant
Pour ceux qui sont morts vraiment
La paix des coeurs et pour longtemps
(couplet de Laura)

Une lettre au père Noël
Pour lui dire tout simplement
Pense un peu à tous ceux que j'aime
Et qui rêvent de toi tout le temps.
refrain

Pense à ceux qui manquent d'argent
Et qui ne te voient que dans les magazines
Ceux qui pensent que les cadeaux sont pour les autres
Essaie de les gâter au moins cette année.
(couplet d'Irène)


Ceci est un exemple de ce qu'on peut faire à plusieurs, maintenant vous pouvez créer votre propre lettre sur votre blog, le but est de faire fleurir pleins de lettres différentes, seule obligation, garder le refrain et mettre en premier couplet celui de l'auteur...

Invitez vos amis à participer

http://lequipedechoc.over-blog.com/

10:46 Écrit par laura dans Des poèmes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : LETTRE AU P7RE NOEL | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mardi, 11 décembre 2007

Le deuxième rallye de poèsie

IRENE:

Le vers baladeur a rempli son contrat, 19 participants, en France, mais aussi au Maroc, en Algérie et au Canada.
Bravo à tous pour ce poème collectif, dont je vous rappelle, chaque participant ne connaissait que le dernier vers du poète précédent.


Rallye de poésie 2





C’est l’automne dans le ciel

Qui est triste, il fait froid

C’est l’automne dans les cœurs

On en voit de toutes les couleurs

(Irène )



Car de galaxie en galaxie vagabondant

Ayant un jour perdu la notion du temps

Cet enfant décidément très extravagant

En rêvant espérait tromper les grands

(Annick ABC )



Critique littéraire et poétique si savants

Il a copié des anthologies entières allégrement

Enrobant des vers célèbres universellement

De ses petits vers grouillants et répugnants

(Laura)



Je ne veux plus entendre parler de mort

Je veux le bonheur, les caresses de l’amour

Je veux tes mains sur mon corps en attente

Et tes baisers profonds recréant le désir.

(Juliette)





Sous le murmure des flots
Qui glissaient sur nos corps,
Comme une mélodie connue.
La nuit était, si belle encore.

(Lilounette)



Et de ce festif corps à corps

Naissait de sublimes promesses

Echangées par deux cœurs en liesse

Qui s’étonnaient d’y croire encore...

(Enriqueta)



Et pourtant l’espoir était toujours en leurs cœurs

La flamme brillait faiblement mais dansait

En eux. Chauffait leur pauvre corps ankylosés

Eclairant le chemin naguère crève-cœur

(Morganlafey)



La lune cette nuit me fait une faveur

Elle est auréolée d’un hâle de blancheur

Oubliant le petit chemin souvenir des malheurs

Je savoure avec délice l’approche du bonheur

(Camomille)



Ce bonheur hérité et partagé

C’est un rêve qui me laisse aller

Je rêvassais à longueur de journée

A songer à ce bonheur si partagé

(Rachida)



Nous les yeux plongés dans

Le bleu du ciel et les nuages filants

Rêves d’avenir et de présent

Dans le soleil, sourire du firmament

(Captainlili)



Où tu m’emmènes évidemment

Tes rayons réchauffent mon cœur

Alors surtout ne me fais pas peur

Et viens sécher mes pleurs

Dany (petite chouette)



Le lourd de ton silence

M’entraîne dans l’errance

J’attends dans l’espérance

Ton sourire d’innocence

(Mpolly)



Et sonne ma délivrance

Je renais, je revis

Je retombe en enfance

A mon tour, je souris

(Christel)



Une éclaircie est venue quelques jours dans ma vie

Elle a prit le chemin de l’espoir

Elle a fait une échappée vers le bonheur illusoire

Mais elle a été rattrapée par l’insidieuse maladie qui me détruit.

(Laurence)





Elle bourgeonne en moi comme une fleur fugace

Une jusquiame noire au soleil éclaté

Une méduse obscène aux filaments bleutés

Qui filtrent au fond du gouffre les fruits de ma disgrâce

(Azalaïs)



Avec des yeux captivants

Les nuages fuyants

A ma porte souffle le vent

Et mon cœur serre les dents

Victor, (magnétique)



Avec des yeux captivants

Et un regard d’enfant

Il se promène dans la ville

Youpie c’est la quille

(Marithé)



Transporté par la joie

Les battements du cœur se font entendre

Des milliers de papillons multicolores dans le ventre

Prêt à relever tous les exploits

(AP)



Pour regarder plus loin, la conviction

Pour se préparer à franchir les limites

Rassembler sa force, aller encore plus vite

Un silence et se lance dans l’action.
(Françoise)

http://lequipedechoc.over-blog.com/article-14433437-6.htm...

01:35 Écrit par laura dans Des poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : LE 2 E RALLYE DE POESIE | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 19 septembre 2007

Pierre de Ronsard(1524-1585),"Nouvelle continuation des Amours" (1556)

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Hé que voulez-vous dire ? Êtes-vous si cruelle
De ne vouloir aimer ? Voyez les passereaux
Qui démènent l'amour : voyez les colombeaux,
Regardez le ramier, voyez la tourterelle,

Voyez deçà delà d'une frétillante aile
Voleter par le bois les amoureux oiseaux,
Voyez la jeune vigne embrasser les ormeaux,
Et toute chose rire en la saison nouvelle :

Ici, la bergerette en tournant son fuseau
Dégoise ses amours, et là, le pastoureau
Répond à sa chanson ; ici toute chose aime,

Tout parle de l'amour, tout s'en veut enflammer :
Seulement votre cœur, froid d'une glace extrême,
Demeure opiniâtre et ne veut point aimer.

 

Une loi générale : l'élan vital
L'énergie de la parole amoureuse
L'expression du reproche

http://www.site-magister.com/grouptxt.htm

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