mardi, 30 juin 2009
Palais idéal du Facteur Cheval à Hauterives le 28 juin 2009
"L'homme qui meurt est un astre couchant qui se lève plus radieux dans un autre firmament." (Goethe)
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/05/27/visit...
Photo perso dans la salle attenante au palais lui-même avec des explications et la citation ci-dessus
D'autres notes à venir sur ce sujet.
Cf. aussi ma bibliothèque Babelio:
http://www.babelio.com/livres/Bonifay-Le-Palais-ideal-du-...
Sur Goethe, allez-voir la catégorie à ce nom dans la partie "Ceux que j'aime" et ma bibliothèque Babelio:
http://www.babelio.com/livres/Johann-Wolfgang-von-Goethe-...
08:54 Ecrit par laura dans Goethe, Palais Idéal du Facteur Cheval à Hauterives(26) | Lien permanent | Envoyer cette note
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samedi, 10 novembre 2007
Goethe et Baudelaire 2
Suite de:http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/24/goeth...
Roger Bauer pense que Baudelaire s’est souvenu des deux versions de la Chanson au moment de rédiger ses Invitations au voyage (FM et SP).
Il est un pays superbe, un pays de Cocagne, dit-on, que je rêve de visiter avec une vieille amie. Pays singulier, noyé dans les brumes de notre Nord, et qu'on pourrait appeler l'Orient de l'Occident, la Chine de l'Europe, tant la chaude et capricieuse fantaisie s'y est donné carrière, tant elle l'a patiemment et opiniâtrement illustré de ses savantes et délicates végétations.
Un vrai pays de Cocagne, où tout est beau, riche, tranquille, honnête; où le luxe a plaisir à se mirer dans l'ordre; où la vie est grasse et douce à respirer; d'où le désordre, la turbulence et l'imprévu sont exclus; où le bonheur est marié au silence; où la cuisine elle-même est poétique, grasse et excitante à la fois; où tout vous ressemble, mon cher ange.
Tu connais cette maladie fiévreuse qui s'empare de nous dans les froides misères, cette nostalgie du pays qu'on ignore, cette angoisse de la curiosité? Il est une contrée qui te ressemble, où tout est beau, riche, tranquille et honnête, où la fantaisie a bâti et décoré une Chine occidentale, où la vie est douce à respirer, où le bonheur est marié au silence. C'est là qu'il faut aller vivre, c'est là qu'il faut aller mourir!
Oui, c'est là qu'il faut aller respirer, rêver et allonger les heures par l'infini des sensations. Un musicien a écrit l'Invitation à la valse; quel est celui qui composera l'Invitation au voyage, qu'on puisse offrir à la femme aimée, à la soeur d'élection?
Oui, c'est dans cette atmosphère qu'il ferait bon vivre, - là-bas, où les heures plus lentes contiennent plus de pensées, où les horloges sonnent le bonheur avec une plus profonde et plus significative solennité.
Sur des panneaux luisants, ou sur des cuirs dorés et d'une richesse sombre, vivent discrètement des peintures béates, calmes et profondes, comme les âmes des artistes qui les créèrent. Les soleils couchants, qui colorent si richement la salle à manger ou le salon, sont tamisés par de belles étoffes ou par ces hautes fenêtres ouvragées que le plomb divise en nombreux compartiments. Les meubles sont vastes, curieux, bizarres, armés de serrures et de secrets comme des âmes raffinées. Les miroirs, les métaux, les étoffes, l'orfèvrerie et la faïence y jouent pour les yeux une symphonie muette et mystérieuse; et de toutes choses, de tous les coins, des fissures des tiroirs et des plis des étoffes s'échappe un parfum singulier, un revenez-y de Sumatra, qui est comme l'âme de l'appartement.
Un vrai pays de Cocagne, te dis-je, où tout est riche, propre et luisant, comme une belle conscience, comme une magnifique batterie de cuisine, comme une splendide orfèvrerie, comme une bijouterie bariolée! Les trésors du monde y affluent, comme dans la maison d'un homme laborieux et qui a bien mérité du monde entier. Pays singulier, supérieur aux autres, comme l'Art l'est à la Nature, où celle-ci est réformée par le rêve, où elle est corrigée, embellie, refondue.
Qu'ils cherchent, qu'ils cherchent encore, qu'ils reculent sans cesse les limites de leur bonheur, ces alchimistes de l'horticulture! Qu'ils proposent des prix de soixante et de cent mille florins pour qui résoudra leurs ambitieux problèmes! Moi, j'ai trouvé ma tulipe noire et mon dahlia bleu!
Fleur incomparable, tulipe retrouvée, allégorique dahlia, c'est là, n'est-ce pas, dans ce beau pays si calme et si rêveur, qu'il faudrait aller vivre et fleurir? Ne serais-tu pas encadrée dans ton analogie, et ne pourrais-tu pas te mirer, pour parier comme les mystiques, dans ta propre correspondance?
Des rêves! toujours des rêves! et plus l'âme est ambitieuse et délicate, plus les rêves l'éloignent du possible. Chaque homme porte en lui sa dose d'opium naturel, incessamment sécrétée et renouvelée, et, de la naissance à la mort, combien comptons-nous d'heures remplies par la jouissance positive, par l'action réussie et décidée? Vivrons-nous jamais, passerons-nous jamais dans ce tableau qu'a peint mon esprit, ce tableau qui te ressemble?
Ces trésors, ces meubles, ce luxe, cet ordre, ces parfums, ces fleurs miraculeuses, c'est toi. C'est encore toi, ces grands fleuves et ces canaux tranquilles. Ces énormes navires qu'ils charrient, tout chargés de richesses, et d'où montent les chants monotones de la manoeuvre, ce sont mes pensées qui dorment ou qui roulent sur ton sein. Tu les conduis doucement vers la mer qui est l'infini, tout en réfléchissant les profondeurs du ciel dans la limpidité de ta belle âme; - et quand, fatigués par la houle et gorgés des produits de l'Orient, ils rentrent au port natal, ce sont encore mes pensées enrichies qui reviennent de l'Infini vers toi.(SP)
http://baudelaire.litteratura.com/le_spleen_de_paris.php?...
Cet article est un prolongement des recherches entreprises pour mon mémoire de maîtrise en vente sur Lulu:http://stores.lulu.com/store.php?fAcctID=617288
01:05 Ecrit par laura dans Charles Baudelaire, Goethe | Lien permanent | Envoyer cette note
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mercredi, 24 octobre 2007
Goethe et Baudelaire
Suite de:http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/12/goeth...
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/16/nerva...
et:http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/23/goeth...
Roger Bauer[1] pense que Baudelaire s’est souvenu des deux versions de la Chanson au moment de rédiger ses Invitations au voyage (FM et SP).
L'invitation au voyage
Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté. (FM)
http://poesie.webnet.fr/poemes/France/baudelai/10.html
02:50 Ecrit par laura dans Charles Baudelaire, Goethe | Lien permanent | Envoyer cette note
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mardi, 23 octobre 2007
Goethe et Théophile Gautier
Suite de: http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/12/goeth... et
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/16/nerva...
Théophile Gautier lui – aussi a composé « sa » Chanson de Mignon inspirée par celle de Goethe dans La Comédie de la Mort(1833).
« Ange de poésie, ô vierge blanche et blonde,
Tu me veux donc quitter et courir par le monde ?
Toi qui, voyant passer du seuil de la maison
Les nuages du soir sur le rouge horizon,
Contente d’admirer leurs beaux reflets de cuivre,
Ne t’es jamais surprise à les désirer suivre ;
Toi, même au ciel d’été, par le jour le plus bleu,
Frileuse Cendrillon, tapie au coin du feu,
Quel grand désir te prend, ô ma folle hirondelle !
D’abandonner le nid et de déployer l’aile ?
« Ah ! restons tous les deux près du foyer assis,
Restons ; je te ferai, petite, des récits,
Des contes merveilleux, à tenir ton oreille
Ouverte avec ton œil tout le temps de la veille.
Le vent râle et se plaint comme un agonisant ;
Le dogue réveillé hurle au bruit du passant ;
Il fait froid : c’est l’hiver ; la grêle à grand bruit fouette
Les carreaux palpitants, la rauque girouette,
Comme un hibou criaille au bord du toit pointu.
Où veux-tu donc aller ?
« — Ô mon maître, sais-tu
La chanson que Mignon chante à Wilhelm dans Gœthe :
‹ Ne la connais-tu pas, la terre du poète,
La terre du soleil où le citron mûrit,
Où l’orange aux tons d’or dans les feuilles sourit ?
C’est là, maître, c’est là qu’il faut mourir et vivre,
C’est là qu’il faut aller, c’est là qu’il faut me suivre. ›
« — Restons, enfant, restons : ce beau ciel toujours bleu,
Cette terre sans ombre et ce soleil de feu
Brûleraient ta peau blanche et ta chair diaphane.
La pâle violette au vent d’été se fane ;
Il lui faut la rosée et le gazon épais,
L’ombre de quelque saule, au bord d’un ruisseau frais ;
C’est une fleur du Nord, et telle est sa nature.
Fille du Nord comme elle, ô frêle créature !
Que ferais-tu là-bas sur le sol étranger ?
Ah ! la patrie est belle et l’on perd à changer.
Crois-moi, garde ton rêve.
« — Italie ! Italie !
Si riche et si dorée ; oh ! comme ils t’ont salie !
Les pieds des nations ont battu tes chemins,
Leur contact a limé tes vieux angles romains ;
Les faux dilettanti s’érigeant en artistes,
Les riches ennuyés et les rimeurs touristes,
Les petits lords Byrons fondent de toutes parts
Sur ton cadavre à terre, ô mère de Césars !
Ils s’en vont mesurant la colonne et l’arcade ;
L’un se pâme au rocher, et l’autre à la cascade :
Ce sont, à chaque pas, des admirations,
Des yeux levés en l’air et des contorsions ;
Au moindre bloc informe et dévoré de mousse,
Au moindre pan de mur où le lentisque pousse,
On pleure d’aise, on tombe en des ravissements
À faire de pitié rire les monuments.
L’un avec son lorgnon, collant le nez aux fresques,
Tâche de trouver beaux tes damnés gigantesques,
Ô pauvre Michel-Ange, et cherche en son cahier
Pour savoir si c’est là qu’il doit s’extasier ;
L’autre, plus amateur de ruines antiques,
Ne rêve que frontons, corniches et portiques,
Baise chaque pavé de la Via Lata,
Ne croit qu’en Jupiter et jure par Vesta ;
De mots italiens fardant leurs rimes blêmes,
Ceux-ci vont arrangeant leur voyage en poèmes,
Et sur de grands tableaux font de petits sonnets.
Artistes et dandys, roturiers, baronnets,
Chacun te tire aux dents, belle Italie antique,
Afin de remporter un pan de ta tunique !
« — Restons, car au retour on court risque souvent
De ne retrouver plus son vieux père vivant,
Et votre chien vous mord, ne sachant plus connaître
Dans l’étranger bruni celui qui fut son maître :
Les cœurs qui vous étaient ouverts se sont fermés,
D’autres en ont la clef, et dans vos mieux aimés
Il ne reste de vous qu’un vain nom qui s’efface.
Lorsque vous revenez vous n’avez plus de place :
Le monde où vous viviez s’est arrangé sans vous,
Et l’on a divisé votre part entre tous.
Vous êtes comme un mort qu’on croit au cimetière
Et qui, rompant un soir le linceul et la bière,
Retourne à sa maison, croyant trouver encor
Sa femme tout en pleurs et son coffre plein d’or ;
Mais sa femme a déjà comblé la place vide,
Et son or est aux mains d’un héritier avide ;
Ses amis sont changés, en sorte que le mort,
Voyant qu’il a mal fait et qu’il est dans son tort,
Ne demandera plus qu’à rentrer sous la terre
Pour dormir sans réveil dans son lit solitaire.
C’est le monde. Le cœur de l’homme est plein d’oubli :
C’est une eau qui remue et ne garde aucun pli.
L’herbe pousse moins vite aux pierres de la tombe
Qu’un autre amour dans l’âme, et la larme qui tombe
N’est pas séchée encor, que la bouche sourit,
Et qu’aux pages du cœur un autre nom s’écrit.
« Restons pour être aimés et pour qu’on se souvienne
Que nous sommes au monde ; il n’est amour qui tienne
Contre une longue absence : oh ! malheur aux absents !
Les absents sont des morts et, comme eux, impuissants.
Dès qu’aux yeux bien aimés votre vue est ravie,
Rien ne reste de vous qui prouve votre vie ;
Dès que l’on n’entend plus le son de votre voix,
Que l’on ne peut sentir le toucher de vos doigts,
Vous êtes mort ; vos traits se troublent et s’effacent
Au fond de la mémoire, et d’autres les remplacent.
Pour qu’on lui soit fidèle il faut que le ramier
Ne quitte pas le nid et vive au colombier ;
Restons au colombier. Après tout, notre France
Vaut bien ton Italie, et, comme dans Florence,
Rome, Naple ou Venise, on peut trouver ici
De beaux palais à voir et des tableaux aussi.
Nous avons des donjons, de vieilles cathédrales
Aussi haut que Saint-Pierre élevant leurs spirales ;
Notre-Dame tendant ses deux grands bras en croix,
Saint-Severin, dardant sa flèche entre les toits,
Et la Sainte-Chapelle aux minarets mauresques,
Et Saint-Jacques hurlant sous ses monstres grotesques ;
Nous avons de grands bois et des oiseaux chanteurs,
Des fleurs embaumant l’air de divines senteurs,
Des ruisseaux babillards dans de belles prairies
Où l’on peut suivre en paix ses chères rêveries ;
Nous avons, nous aussi, des fruits blonds comme miel,
Des archipels d’argent aux flots de notre ciel,
Et, ce qui ne se trouve en aucun lieu du monde,
Ce qui vaut mieux que tout, ô belle vagabonde,
Le foyer domestique, ineffable en douceurs,
Avec la mère au coin et les petites sœurs
Et le chat familier qui se joue et se roule,
Et, pour hâter le temps, quand goutte à goutte il coule,
Quelques anciens amis causant de vers et d’art,
Qui viennent de bonne heure et ne s’en vont que tard. »
http://fr.wikisource.org/wiki/La_Chanson_de_Mignon
cf. mon mémoire de maîtrise en vente sur Lulu:
02:40 Ecrit par laura dans Goethe | Lien permanent | Envoyer cette note
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mercredi, 17 octobre 2007
Nerval et Goethe 2
Pour « Delfica » ( http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/12/goeth...) Nerval s’inspire de la « Chanson de Mignon » de Goethe (Les Années d’apprentissage de Wilhem Meister) qui célébrait les bonheurs de l’Italie (mon mémoire en vente sur Lulu, lien à droite sur ce blog).
Connais-tu la montagne? Un sentier dans la nue,
Un mulet qui chemine, un orage, un torrent,
De la cime des monts une roche abattue,
Et la sombre caverne où dort le vieux serpent.
La connais-tu? ...Si tu pouvais m'entendre,
O mon père! c'est là, c'est là qu'il faut nous rendre.
(Voir l’intégralité du roman :
http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Ann%C3%A9es_d%27apprent...)
« Nerval fait ici subir au « vieux serpent » qui dort dans la « caverne » du texte original une transformation d’importance qui témoigne de ses hantises mythologiques. On pense aux Spartes hommes tout armés nés des dents du dragon tué par Cadmos, héros légendaire grec. Cadmos avait semé ces dents devant Thèbes, à l'endroit où il avait triomphé du monstre [1].
[1] O. C, I, Notes et variantes, 1773-1774. Théophile Gautier lui – aussi a composé « sa » Chanson de Mignon inspirée par celle de Goethe.
CF. MON MEMOIRE DE MAITRISE EN VENTE SUR LULU:
11:12 Ecrit par laura dans Gérard de Nerval, Goethe | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : nerval et goethe 2 |
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mardi, 16 octobre 2007
Nerval et Goethe
Gérard de Nerval, "Delfica" dans les "Odelettes"
La connais-tu, Dafné, cette ancienne romance
Au pied du sycomore, ou sous les lauriers blancs,
Sous l'olivier, le myrte, ou les saules tremblants
Cette chanson d'amour qui toujours recommence ? ...
Reconnais-tu le TEMPLE au péristyle immense,
Et les citrons amers où s'imprimaient tes dents,
Et la grotte, fatale aux hôtes imprudents,
Où du dragon vaincu dort l'antique semence ? ..
Ils reviendront, ces Dieux que tu pleures toujours !
Le temps va ramener l'ordre des anciens jours ;
La terre a tressailli d'un souffle prophétique ...
Cependant la sibylle au visage latin
Est endormie encor sous l'arc de Constantin
- Et rien n'a dérangé le sévère portique.
http://poesie.webnet.fr/poemes/France/nerval/6.html
Nerval s’inspire de la « Chanson de Mignon » de Goethe (Les Années d’apprentissage de Wilhem Meister) qui célébrait les bonheurs de l’Italie.
cf. mon mémoire en vente sur Lulu:
02:25 Ecrit par laura dans Charles Baudelaire, Gérard de Nerval, Goethe | Lien permanent | Envoyer cette note
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