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SAND George

  • Catégories : CELLES QUE J'AIME, CEUX QUE J'AIME, Hugo Victor, SAND George

    Eloge Funèbre de Victor Hugo à George Sand

     Je pleure une morte, et je salue une immortelle. Je l’ai aimée, je l’ai admirée, je l’ai vénérée ; aujourd’hui dans l’auguste sérénité de la mort, je la contemple. Je la félicite parce que ce qu’elle a fait est grand et je la remercie parce que ce qu’elle a fait est bon. Je me souviens d’un jour où je lui ai écrit : « Je vous remercie d’être une si grande âme ». Est-ce que nous l’avons perdue ? Non. Ces hautes figures disparaissent, mais ne s’évanouissent pas. Loin de là ; on pourrait presque dire qu’elles se réalisent. En devenant invisibles sous une forme, elles deviennent visibles sous l’autre. Transfiguration sublime. La forme humaine est une occultation. Elle masque le vrai visage divin qui est l’idée. George Sand était une idée ; elle est hors de la chair, la voilà libre ; elle est morte, la voilà vivante

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  • Catégories : CELLES QUE J'AIME, Des femmes comme je les aime, SAND George

    Une histoire d'Amour, George Sand and A. de Musset

    Dans la biographie de son frère, Paul de Musset assure qu'il vit pour la première fois George Sand en un banquet offert aux rédacteurs de la Revue, chez les Frères Provençaux. Cette réunion n'a été précisée nulle part. La première pièce authentique qui témoigne de leurs relations est une poésie qu'Alfred de Musset adressa à George Sand, le 24 juin 1833, après une lecture d'Indiana. Elle était accompagnée d'un billet laconique et respectueux [Toutes les lettres de Musset qui vont suivre sont inédites. On sait que la soeur du poète, Mme Lardin de Musset, s'est refusée jusqu'ici à la publication de sa correspondance avec George Sand. Nous la remercions encore de l'exception qu'elle a bien voulu faire en notre faveur, en nous laissant cueillir le plus intéressant de ces pages intimes.] :
    On n'a conservé aucune des lettres de G. Sand à Musset antérieures à un billet de Venise (fin mars 1834).
    Madame,
    Je prends la liberté de vous envoyer quelques vers que je viens d'écrire en relisant un chapitre d'Indiana, celui où Noun reçoit Raymond dans la chambre de sa maîtresse. Leur peu de valeur m'avait fait hésiter à les mettre sous vos yeux, s'ils n'étaient pour moi une occasion de vous exprimer le sentiment d'admiration sincère et profonde qui les a inspirés. Agréez, Madame, l'assurance de mon respect.

    ALFRED DE MUSSET.

    Sand, quand tu l'écrivais, où donc l'avais-tu vue,
    Cette scène terrible où Noun, à demi nue
    Sur le lit d'Indiana s'enivre avec Raymond ?
    Qui donc te la dictait, cette page brûlante
    Où l'amour cherche en vain, d'une main palpitante,
    Le fantôme adoré de son illusion ?
    En as-tu dans le coeur la triste expérience ?
    Ce qu'éprouve Raymond, te le rappelais-tu ?
    Et tous ces sentiments d'une vague souffrance,
    Ces plaisirs sans bonheur, si pleins d'un vide immense,
    As-tu rêvé cela, George, ou t'en souviens-tu ?

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  • La dimension fantastique - Tome 1 - Treize nouvelles de Hoffmann à Claude Seignolle

    genere-miniatureCA0CBZZT.gifLa dimension fantastique est un recueil en trois volumes de nouvelles choisies et présentées par Barbara Sadoul.
    Histoires de vampires, de fantômes ou de monstres, ces anthologies nous font redécouvrir les maîtres de la littérature fantastique : Hoffmann, Balzac, Wilde, Jodorowsky, Hugo, Poe, Lovecraft et bien d'autres. Surgies de l'imagination des plus grands écrivains classiques et modernes, les figures surnaturelles qui hantent ces récits sont éternelles. Elles raniment, le temps d'une lecture, la magie et les terreurs de notre enfance.
    Théophile Gautier, Gérard de Nerval, Alphonse Daudet, George Sand, Edgar Poe, Guy de Maupassant, Howard P. Lovecraft, Jean Ray, Richard Matheson, entre autres, nous invitent à déguster ces fruits défendus du rêve, à explorer l'autre côté... à nos risques et périls ! L'occasion de découvrir les fondateurs et les métamorphoses d'un genre littéraire en perpétuelle renaissance...

    http://www.decitre.fr/livres/La-dimension-fantastique.aspx/9782290335321

  • Catégories : SAND George

    G. Cogez, Leiris l'indésirable

    Parution livre reçu pour Acta en attente de rédacteur

    Information publiée le lundi 7 juin 2010 par Matthieu Vernet

     

    Leiris l'indésirable

    Gérard Cogez

    Nantes : Editions Cécile Defaut, 2010.

    247 p.

    EAN 9782350180861

    Prix 23EUR

    Présentation de l'éditeur :

    Rares furent les écrivains du XXe siècle à avoir, comme Michel Leiris, pratiqué l'écriture autobiographique avec aussi peu de complaisance pour soi-même.

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  • Catégories : SAND George

    George et Fanchette


    PAYSAGES DE K.jpgRÉSUMÉ

    Nohant, pendant l'été 1846, Lors de la traditionnelle préparation des confitures, George Sand recrute Fanchette, une jeune «pastoure». D'abord rebelle à toute discipline, Fanchette accepte peu à peu les séances d'alphabétisation imposées par sa bienfaitrice. En peu de temps, elle sait lire et écrire. Une relation atypique s'installe entre les deux femmes. Frustrée par sa liaison avec Chopin, déçue par sa relation avec sa fille Solange, et lassée des tourments domestiques que lui impose Nohant, George se réfugie dans le travail...

    NOTRE AVIS

    L'épatante Ariane Aascaride, césarisée pour «Marius et Jeannette», campe une magnifique George Sand

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  • Catégories : SAND George

    Commentaire d’un passage extrait du roman de George Sand, "Les maîtres sonneurs ."

    George_Sand.jpgLE TEXTE

     

     

    George Sand, extrait des « Maîtres sonneurs »(quatrième veillée), roman paru en 1853.   Joset est un garçon étrange. Son secret est qu’il a réussi à faire une flûte de roseau, et qu’il invente de la musique. Son ami Tiennet, après l’avoir écouté, s’écrie : « Où diantre prends-tu tout ça !à quoi ça peut servir, et qu’est-ce que tu veux signifier par là ? » Joset interroge Brulette.   Quatrième veillée   Mais à quoi est-ce que tu as pensé, pendant ma flûterie ? dit Joseph en la fixant beaucoup.
    —À tant de choses, que je ne saurais point t'en rendre compte, répliqua Brulette.
    —Mais enfin, dis-en une, reprit-il sur un ton qui signifiait de l'impatience et du commandement.
    —Je n'ai pensé à rien, dit Brulette ; mais j'ai eu mille ressouvenances du temps passé. Il ne me semblait point te voir flûter, encore que je t'ouïsse bien clairement ; mais tu me paraissais comme dans l'âge où nous demeurions ensemble, et je me sentais comme portée avec toi par un grand vent qui nous promenait tantôt sur les blés mûrs, tantôt sur des herbes folles, tantôt sur les eaux courantes ; et je voyais des prés, des bois, des fontaines, des pleins champs de fleurs et des pleins ciels d'oiseaux qui passaient dans les nuées. J'ai vu aussi, dans ma songerie, ta mère et mon grand-père assis devant le feu, et causant de choses que je n'entendais point, tandis que je te voyais à genoux dans un coin, disant ta prière, et que je me sentais comme endormie dans mon petit lit.
    J'ai vu encore la terre couverte de neige, et des saulnées[1] remplies d'alouettes, et puis des nuits remplies d'étoiles filantes, et nous les regardions, assis tous deux sur un tertre, pendant que nos bêtes faisaient le petit bruit de tondre l'herbe ; enfin, j'ai vu tant de rêves que c'est déjà embrouillé dans ma tête ; et si ça m'a donné l'envie de pleurer, ce n'est point par chagrin, mais par une secousse de mes esprits que je ne veux point t'expliquer du tout.
    —C'est bien ! dit Joset. Ce que j'ai songé, ce que j'ai vu en flûtant, tu l'as vu aussi ! Merci, Brulette ! Par toi, je sais que je ne suis point fou et qu'il y a une vérité dans ce qu'on entend comme dans ce qu'on voit. Oui, oui ! fit-il encore en se promenant dans la chambre à grandes enjambées et en élevant sa flûte au-dessus de sa tête ; ça parle, ce méchant bout de roseau ; ça dit ce qu'on pense ; ça montre comme avec les yeux ; ça raconte comme avec les mots ; ça aime comme avec le cœur ; ça vit, ça existe !
       

    Pour lire l'intégralité des "Maîtres sonneurs":

     http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre11585-chapitre52211.html



    [1] Des ficelles à prendre les alouettes

     

     

     

     

    MON COMMENTAIRE (13/20) en DEUG  de Lettres modernes

     

     Je le supprime car ces travaux attirent les copieurs.

  • Catégories : SAND George

    GEORGE SAND - Une femme critique dans la presse du XIXe siècle

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    Table-ronde avec Olivier Bara, Christine Planté, Marie-Ève Thérenty à l’occasion de la parution de l’anthologie George Sand critique (du Lérot éditeur), présentée par une équipe de spécialistes sous la direction de Christine Planté.

    George Sand a occupé une place essentielle dans la vie littéraire et intellectuelle de son temps grâce à une activité critique soutenue, poursuivie tout au long de sa carrière, de 1833 à 1876. Elle a très tôt salué Eugène Fromentin, défendu Salammbô et L’Éducation sentimentale de Flaubert ; Balzac avait pensé lui confier la préface de La Comédie humaine . Avec une grande autorité et une constante liberté, George Sand a participé à l’invention d’une critique d’écrivain portée par l’essor de la presse au XIXe siècle. Dans le concert médiatique, sa voix de «femme critique» n’a jamais cessé de retentir pour défendre des poètes populaires, soutenir Lamennais (dans la Revue indépendante), faire découvrir l’œuvre de Maurice de Guérin ou d’Adam Mickiewicz (dans la Revue des Deux Mondes ). Tout en accompagnant l’œuvre de Senancour (Obermann), Sainte-Beuve (Volupté), Michelet (L’Oiseau) ou Hugo (Les Chansons des rues et des bois), George Sand s’intéresse aux littératures étrangères : à Shakespeare ou Byron, à Goethe ou Hoffmann, à Fenimore Cooper ou Harriet Beecher Stowe. Ses articles de critique sont aussi pour Sand l’occasion d’affirmer son esthétique romanesque et théâtrale, de défendre son idéalisme ou de s’interroger sur le réalisme.

    Olivier Bara est maître de conférences en littérature française à l’université Lyon 2 et membre de l’UMR LIRE. Ses travaux concernent le spectacle théâtral et lyrique au XIXe siècle, ainsi que les liens entre la littérature, la musique et la scène. Il a notamment publié Le Théâtre de l’Opéra-Comique sous la Restauration (Olms, 2001), Boulevard du Crime : le temps des spectacles oculaires (Orages, 2005). Vient de paraître son édition critique de deux romans de George Sand, Pierre qui roule et Le Beau Laurence (Paradigme, 2007). Il prépare actuellement un essai sur l’esthétique théâtrale et l’éthique de la scène chez George Sand.

    Christine Planté est professeure de littérature à l'université Lyon 2. Elle travaille sur les écritures, théories et représentations du masculin et du féminin, sur les écrits de femmes, leur place dans l'histoire littéraire et leur réception. Co-directrice de l'équipe de recherche sur la littérature du XIXe siècle dans l'UMR LIRE, elle est également responsable du Séminaire interdisciplinaire sur le Genre à l'Institut des Sciences de l'Homme et d'un programme «Genre et culture» de la Région Rhône-Alpes. Elle a notamment publié : La Petite Sœur de Balzac. Essai sur la femme auteur , Seuil, 1989, Lectures de Consuelo – La Comtesse de Rudolstadt de George Sand (avec Michèle Hecquet), PUL, 2004.

    Marie-Ève Thérenty, professeure de littérature française à l'université de Montpellier 3 et membre de l'Institut universitaire de France, est spécialiste des relations entre presse, édition et littérature. Elle a publié Mosaïques, être écrivain entre presse et roman , Champion, 2003, et La Littérature au quotidien. Poétiques journalistiques au XIXe siècle , Seuil, 2007. Elle a dirigé plusieurs volumes collectifs parmi lesquels Presse et plumes, journalisme et littérature au XIXe siècle (avec Alain Vaillant), Nouveau Monde éditions , 2004. Elle prépare actuellement l'édition complète des articles de presse de George Sand chez Champion et a organisé en juin 2007 à Montpellier, un colloque intitulé «George Sand. La science du journalisme».

    Cette rencontre avait été annulée le 14 novembre dernier en raison d’une grève des transports. Elle précède le colloque «George Sand critique» organisé par l’Unité mixte de Recherche LIRE (CNRS-Lyon 2), sous la responsabilité d’Olivier Bara et Christine Planté, les 20 et 21 mars à l’Institut des Sciences de l’Homme (renseignements : bara.olivier@wanadoo.fr).

    Dates (cliquez sur un lieu pour obtenir plus d'information)
     
    Le 19 mars 2008 de 19:30 à 21:30  
    Entrée libre  
    Tous publics   

    Intervenant (cliquez sur un intervenant pour obtenir plus d'information)
     
    Christine Planté
    Olivier Bara
    Marie-Eve Thérenty
    http://php.bm-lyon.fr/phpmyagenda/infoevent3.php3?id=2006