mardi, 28 février 2012
J'ai aimé voir au Musé Chagall de Nice
Le Cirque bleu
1950232,5 x 175,8 cm
Musée national d’art moderne - Centre de Création Industrielle, Centre Georges Pompidou, en dépôt au musée national Marc Chagall
Le cirque bleu et La danse, peints pour un théâtre londonien qui ne put les payer, furent vite rendus à l’artiste qui les conserva jusqu’à sa mort.
Le cirque bleu représente une acrobate sur son trapèze, sous le faisceau d’un projecteur. L’atmosphère nocturne est soulignée par la présence d’une lune au milieu à droite, à la fois de face et de profil. Plusieurs figures hybrides participent à la scène : en haut à gauche, un poisson volant, animal chagallien traditionnel, jette, d’une main sortie de son flanc, un bouquet de fleurs. A droite, un coq musicien joue de la grosse caisse. En bas du tableau, un grand cheval vert, couleur de l’amour chez Chagall, complète la représentation..
Construits autour de la diagonale du rayon de lumière, le mouvement de l’acrobate et les rapports des masses colorées forment un cercle au centre du tableau : rouge du vêtement de l’acrobate, vert du cheval, jaune de la lune, dégageant un vide central, sans motif qui suggère une pause silencieuse au milieu du spectacle bruyant du cirque.
17:39 Écrit par laura dans Des expositions, Des musées, La représentation des bohémiens:art et littérature, Marc Chagall | Lien permanent | Envoyer cette note |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
samedi, 11 février 2012
Mais quel cirque!


Sans titre, 1955
collection particulière
© ADAGP, Paris 2011
Le premier travail sur le cirque proprement dit est produit par Chagall à la demande de Vollard en 1926-1927, au moment où il réalise Les Fables de La Fontaine, également pour le grand marchand. Une série de gouaches, regroupées sous l’appellation « Cirque Vollard » atteste de ce projet qui finalement ne sera pas mené à terme. Chagall cependant en tire, entre 1927 et 1935, plusieurs tableaux sur ce thème. Vollard avait en effet avant-guerre une loge au Cirque d’Hiver, qu’il mettait à la disposition des artistes qui travaillaient pour lui, dont Chagall bien sûr, mais aussi Léger et Picasso. Le spectacle du cirque chez Chagall réveille les souvenirs de jeunesse autour des saltimbanques, musiciens et violonistes qui accompagnaient les événements rituels et familiaux des Juifs de Vitebsk, sa ville natale. Des liens existent évidemment entre le hassidisme et les pratiques du cirque : les prières passent aussi par le corps, exprimées dans la danse, la musique et même les acrobaties. Déjà cette atmosphère où se mêle le sacré au profane était sensible sur le décor du Théâtre juif de Moscou, en 1920, dans le détail des trois acrobates du grand panneau central et dans le panneau de La Danse.
En 1955, assistant au tournage d’un film sur le cirque, toujours au Cirque d’hiver, l’artiste retourne à ce thème qu’il affectionne particulièrement et retrouve son atmosphère vibrante de lumière, le défi aux lois de la pesanteur et les couleurs rutilantes dans une série de trente-huit gouaches.
En 1967, Tériade fait réaliser, à partir de ces gouaches, le livre Cirque : les lithographies, en noir et blanc et en couleur, reprennent les gouaches de 1955 et illustrent des textes écrits par l’artiste lui-même.
A la différence d’autres séries de gouaches préparatoires de Chagall (celles créées pour Les Fables de La Fontaine, par exemple, dispersées avant même la parution du livre), les trente-huit œuvres de Cirque sont réunies dans la même collection. Elles sont peu connues du public car rarement présentées. Elles forment pourtant un ensemble riche d’un véritable répertoire des formes et des mises en scène utilisées par l’artiste sur le sujet.
Les gouaches évoquent tour à tour une nuit profonde d’un bleu zébré de la lumière des projecteurs ou l’éclairage jaune, éclatant, souligné de rouge, de vert et de bleu. Une partie d’entre elles, au contraire, joue uniquement sur les valeurs du blanc et du noir avec quelques délicates touches de bleu.
Les compositions présentent souvent le sujet principal décalé au bord du dessin ou s’organisent par la répartition des masses colorées tout autour d’un centre vide. Quelques-unes, particulièrement dynamiques, rappellent que Chagall fut, dans sa jeunesse à Saint-Petersbourg, au contact du futurisme en vogue dans l’avant-garde russe.
Les personnages s’envolent au-dessus de la piste, véritables images du rêve, alliant fantaisie et fantastique, qui mettent en scène êtres hybrides, hommes et animaux sens dessus dessous, visages doubles aux yeux multiples. Le décor lui aussi bascule dans l’irréel et la maison natale s’invite parfois sur la piste. La lune apparaît sur nombre d’entre elles, astre de la nuit qui contribue à donner au spectacle du cirque sa dimension mystérieuse et nostalgique.
Les textes de Chagall dans le livre de Tériade reflètent cette atmosphère, accumulant les images verbales où s’entrechoquent les allusions à l’amour, les souvenirs de jeunesse autant que le cirque lui-même.
Dans cette série comme dans toutes les œuvres sur le cirque, Chagall cultive ce thème à l'image d'une métaphore de la vie et représente les gradins autour de la piste comme celle du monde. Il l’affirme en ces termes dans le livre de Tériade :
« Un regard, des regards. Chacun facettant à sa manière, le monde qui l’entoure, ce cirque que l’on appelle « Vie ».
catalogue cirque en ligne
Communiqué de presse cirque général
Communiqué de presse cirque Léger
site d'Alain Frère : www.museeducirquealainfrere.com
http://www.musees-nationaux-alpesmaritimes.fr/chagall/exp...
17:27 Écrit par laura dans La représentation des bohémiens:art et littérature, Marc Chagall | Lien permanent | Envoyer cette note |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
mardi, 17 janvier 2012
"Le grand cirque" de Marc Chagall
18:24 Écrit par laura dans Marc Chagall | Lien permanent | Envoyer cette note |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
jeudi, 22 décembre 2011
La Cour Chagall
|
|
|
![]() |
|
|
En 1964 pour agrémenter sa demeure parisienne, Ira Kostelitz commande à Marc Chagall une mosaïque monumentale ainsi que les deux sculptures Oiseau et Poisson. Quelque quarante ans plus tard, le mari d’Ira offre ces œuvres à Annette et Léonard Gianadda qui les exposent dans le Parc de sculptures de la Fondation Pierre Gianadda. Un pavillon est reconstitué à l’identique dans les Jardins pour accueillir définitivement La Cour Chagall. Ce don exceptionnel contribue à embellir le Parc de la Fondation, véritable panorama de la sculpture du XXe siècle.
Il s‘agit de la première mosaïque de la collection de la Fondation, mais également de l’arrivée d’un nouvel artiste prestigieux, Marc Chagall, dans le Panthéon déjà renommé du Parc de sculptures. Les mosaïques sont peu nombreuses dans l’œuvre de Chagall. Celle-ci, montrée pour la première fois en public, a été inaugurée le 19 novembre 2003, jour du 25e anniversaire de la Fondation. Pouvait-on rêver d’un plus beau cadeau pour ce jubilé ? |
|
|
21:59 Écrit par laura dans Marc Chagall | Lien permanent | Envoyer cette note |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
lundi, 19 décembre 2011
Mais quel cirque!
Chagall au pays des cercles en action
samedi 19 novembre 2011-
lundi 30 janvier 2012
18:48 Écrit par laura dans La représentation des bohémiens:art et littérature, Marc Chagall | Lien permanent | Envoyer cette note |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
jeudi, 03 mars 2011
Chagall, Kupka, deux visions du Cantique des Cantiques.
Du 4 décembre 2010 - 14 mars 2011 la direction des musées nationaux du XXème siècle des Alpes-Maritimes présente l'exposition Chagall, Kupka, deux visions du Cantique des Cantiques réalisée grâce à un partenariat exceptionnel avec le Musée d’art et d’histoire du Judaïsm ; l’exposition propose aux visiteurs de mettre en perspective l’évocation du Cantique des Cantiques peinte par Marc Chagall entre 1955 et 1966 et une autre lecture du texte, celle de Franz Kupka, qui y travaille de 1905 à 1931 pour une édition illustrée.
16:26 Écrit par laura dans Marc Chagall | Lien permanent | Envoyer cette note |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
mardi, 13 juillet 2010
SENS DESSUS DESSOUS
20 JUIN-11 OCTOBRE 2010
Inauguration le samedi 19 juin à 11h
Cette exposition, organisée par les musées nationaux des Alpes-Maritimes, rend hommage à Marc Chagall à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de sa disparition.
20 juin au 12 octobre 2010
L’observation des œuvres de Chagall permet de repérer ce que l’univers de l’artiste présente de singulier. Les personnages, les animaux, les objets, présents dans des paysages complexes, défient souvent la loi de la gravitation. Ils virevoltent de tout côté et forment des images « sens dessus dessous » qui transgressent souvent l’ordonnancement des représentations habituelles. Ce monde renversé est sans doute le fruit d’une vision qui s’est construite autour de plusieurs axes. La religion juive en est un, avec ses récits fondateurs où le chaos initial, l’exode des foules errantes et d’autres épisodes célèbres semblent anticiper les bouleversements de l’histoire récente, ses exils et les diasporas contemporaines qui lui sont liées. La révolution d’Octobre à laquelle Chagall prit part est le second. Les images que l’artiste crée redonnent aux mots « révolution » et « renversement » sa pleine acception physique. Les données culturelles et artistiques sont une troisième source. Entre les traditionnelles gravures populaires russes, les loubkis, et les images dérivantes du Surréalisme, l’œuvre de Chagall trouve aisément à s’inscrire, prouvant à l’évidence qu’elle reçoit autant qu’elle initie.
Téléchargez le communiqué de presse
Téléchargez le dossier de presse
Commissariat de l’exposition
Maurice Fréchuret,
Directeur des musées nationaux du XXème siècle des Alpes-Maritimes
Elisabeth Pacoud-Rème,
Chargée des collections au musée national Marc Chagall
15:19 Écrit par laura dans Marc Chagall | Lien permanent | Envoyer cette note |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
mardi, 06 février 2007
Expo:Chagall et Tériade, l’empreinte d’un peintre au musée Matisse du Cateau -Cambresis jusqu'au 28 février 2007
| Chagall : la donation d’Alice Tériade | |
Dans le cadre de l’opération Feuille à Feuille qui rassemble 12 expositions sur le thème des collections de gravures des musées du Nord-Pas de Calais, le Musée départemental Matisse du Cateau-Cambrésis a choisi de mettre en valeur les livres gravés par Marc Chagall et édités par Tériade provenant de la donation qu’Alice Tériade a faite au musée en 2000. Madame Tériade a en effet choisi le Musée départemental Matisse pour recevoir l’ensemble des 27 livres édités par Tériade avec les plus grands artistes du XX° siècle, les 500 gravures originales issues des publications et les 26 numéros de Verve, une des plus belles revue d’art du XXe siècle.
Le musée expose, pour la première fois dans leur quasi totalité, les cinq livres réalisés par Chagall et édités par Tériade qui condensent tous les thèmes que privilégiera Chagall : Les Âmes mortes, texte de Nicolas Gogol, 1948, Les Fables de la Fontaine, 1952, La Bible, 1956, Daphnis et Chloé, texte de Longus, 1961, Cirque, texte de Chagall, 1967, les éditions de Verve réalisées avec les œuvres de Chagall dont celui sur Les Contes de Boccace de la Bibliothèque de l’Arsenal.
http://www.ac-amiens.fr/pedagogie/arts_plastiques/pages/8apamiens285.htm
01:05 Écrit par laura dans Des expositions, Des musées, Marc Chagall | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : chagall au cateau |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
jeudi, 01 février 2007
"Parade au cirque" de Marc Chagall
Marc Chagall
Parade au cirque
Clown à la chèvre jaune
La Parade
1980
Lithographie
Donation Sorlier, 1988
Musée national Message Biblique Marc Chagall
J'ai vu hélas dans la vie un cirque ridicule
Quelqu'un tonitruait pour effrayer le monde, et
Un tonnerre d'applaudissements lui répondait .
J'ai vu aussi comment on se pousse vers la gloire et
Vers l'argent : c'est toujours le cirque
Une révolution qui ne conduit pas vers son idéal
Est, peut être aussi, un cirque .
Je voudrais toutes ces pensées et ces sentiments
Les cacher dans la queue opulente d'un cheval
De cirque et courir après lui, comme l'autre petit clown
En demandant la pitié afin qu'il chasse la tristesse
Terrestre
Marc Chagall POEMES
Cramer éditeur Genève
http://ombrescontrevents.hautetfort.com/archive/2005/10/2...
Les musiciens et artistes nomades font partie intégrante de la civilisation Yiddish d’Europe de l’Est, et Chagall garde de son enfance le souvenir ébloui du violoniste et de ceux qui l’accompagnaient. Il renoue avec le cirque à son arrivée à Paris. Il est en effet invité, comme beaucoup d’autres artistes, dans la loge de Vollard, grand marchand d’art pour qui il travaille, au Cirque d’hiver. Son goût pour les lumières, le mouvement, la magie du cirque est fortifié par le sentiment de parenté qu’il éprouve à l’égard des saltimbanques et des musiciens, artistes comme lui. Tableaux et illustrations lithographiques en grand nombre témoignent de cette passion pour le cirque.
Chagall découvre la lithographie en 1946, alors qu’il est encore en exil à New York. A son retour à Paris, l’artiste travaille la lithographie dans l’atelier Mourlot, où se sont retrouvés les plus grands artistes du siècle, Braque, Picasso, Miro. Dans ce travail, qui prend peu à peu une place importante dans son œuvre, il est assisté par le lithographe Charles Sorlier.
Ce dernier, qui a constitué une importante collection de lithographies de Chagall, en lègue une partie au musée en 1988. Parmi celles-ci, le cirque, bien entendu, a une place importante.
01:45 Écrit par laura dans La peinture, La poésie, La représentation des bohémiens:art et littérature, Marc Chagall | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : chagall, poème |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
vendredi, 20 octobre 2006
Comme un barbare
Là où se pressent des maisons courbées
Là où monte le chemin du cimetière
Là où coule un fleuve élargi
Là j’ai rêvé ma vie
La nuit, il vole un ange dans le ciel
Un éclair blanc sur les toits
Il me prédit une longue, longue route
Il lancera mon nom au-dessus des maisons
Mon peuple, c’est pour toi que j’ai chanté
Qui sait si ce chant te plaît
Une voix sort de mes poumons
Toute chagrin et fatigue
C’est d’après toi que je peins
Fleurs, forêts, gens et maisons
Comme un barbare je colore ta face
Nuit et jour je te bénis
Marc Chagall (1930-1935), Poèmes, Cramer éditeur, Genève, 1975.
10:40 Écrit par laura dans La peinture, La poésie, Marc Chagall | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : chagall, poèmes |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |





















