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Chagall Marc - Page 2

  • Catégories : Chagall Marc, Nice(06,Alpes-Maritimes): séjours

    Les Pâques

    1968

    Huile sur toile
    160,3 x 159,5 cm
    Musée national d’art moderne - Centre de Création Industrielle, Centre Georges Pompidou,  dépôt au musée national Marc Chagall


    Malgré le titre à connotation chrétienne, le tableau fait allusion aux cérémonies de la Pâque juive, ce qui explique son atmosphère sombre. La composition, caractéristique des dernières années de l’artiste, s’articule autour de violentes taches de couleur dans un déséquilibre voulu.

    Dans la partie basse où dominent le noir et blanc, est évoquée la nuit dramatique qui voit la mort des premiers-nés d'Egypte, sauf ceux des Hébreux, dans un paysage qui cependant rappelle les villages russes de la jeunesse de Chagall.
    La mise en scène du repas de Pâques est reprise de celle des gouaches de la Bible, de 1931, elle-même inspirée d'une Haggadah du XVème siècle.
    Deux grandes figures traversent la partie supérieure, au-dessus des toits : un ange, sans doute manifestation du divin qui souffle la mort, et une tête de chèvre, symbole protecteur du foyer, éclairé de jaune, également couleur du divin.
     

  • Catégories : A voir, Chagall Marc, Voyage

    Chagall l'inclassable

    Par Véronique Prat Mis à jour le 28/02/2011 à 12:00 | publié le 26/02/2011 à 11:59
     

    On associe volontiers Marc Chagall à l'avant-garde russe (1900-1930). L'exposition qui débute le 5 mars au musée de Grenoble est plus nuancée : on y découvre u n artiste marginal dans son temps, irréductible aux théories de l'art et bien plus passionnant ainsi .

    Au début du XXe siècle, la Russie reste pour les Français un monde lointain et fermé. Repliée sur elle-même, elle n'est pas non plus curieuse des courants qui agitent l'art occidental. Seuls quelques frémissements laissent espérer un changement. En 1899, Diaghilev crée la revue Le Monde de l'art, qui se veut au fait des nouveautés de Berlin, Vienne, Munich et Paris et souhaite éveiller l'intérêt des milieux moscovites cultivés pour l'avant-garde artistique occidentale. A l'inverse, lors de la première période des Ballets russes, Léon Bakst électrise l'Europe et stupéfie le public français avec ses décors où se heurtent les stridences des bleus, des verts et des carmins. Mais plus que tout cela, l'action de deux collectionneurs, qui ont fait leur fortune grâce à la récente industrialisation de la Russie, fera connaître à Moscou les nouveautés de la peinture française : Serge Chtchoukine, qui possédera 26 Cézanne, 29 Gauguin, 37 Matisse et 54 Picasso, alors que chez nous, ces artistes rebutaient encore le public, et Ivan Morozov, qui visitait à Paris les ateliers des peintres et leur achetait leurs toiles à peine terminées. L'un et l'autre vont ouvrir une fois par semaine leurs collections au public et aux jeunes peintres russes. Matisse, avec ses couleurs « fauves », va influencer les plus novateurs, Michel Larionov et Natalia Gontcharova. Le voyage de Matisse à Moscou en 1911 ne fera qu'accentuer le prestige dont il jouit déjà là-bas.

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  • Chagall et le livre 20 octobre 2012-11 février 2013

    •  02-015694En 1923, à Berlin, Chagall découvre la pratique de la gravure, en illustrant la version allemande de Ma Vie, recueil de ses souvenirs de jeunesse.
      Il ne cesse ensuite de s’intéresser à l’illustration des textes les plus variés : textes fondateurs, comme la Bible et l’Odyssée, textes classiques comme La Tempête, de Shakespeare, textes d’amis, puisque toute sa vie, il entretient des liens forts et durables avec de nombreux écrivains et poètes, revues d’art enfin, où sa participation est très recherchée après-guerre.
      Il est ainsi amené à travailler avec les plus grands éditeurs d’art du XXème siècle : Paul Cassirer, Ambroise Vollard, Tériade, Aimé Maeght, Alain Mazo, André Sauret, Gerald Cramer.
      Il s’affirme dès les années trente comme l’un des maîtres de la gravure, soucieux de transposer dans les modulations du noir et blanc, les valeurs de la couleur et de restituer le rythme et l’atmosphère d’un récit sans renoncer à sa propre part d’interprétation.
      A la fin de la Seconde Guerre mondiale, encore réfugié aux Etats-Unis, il découvre la lithographie, à l’occasion de la publication de Four Tales for Arabian Nights. Celle-ci devient ensuite son mode d’expression privilégié pour l’illustration. Il développe une totale maîtrise de cette technique dans l’atelier de Fernand Mourlot, où Charles Sorlier devient son compagnon de travail.
      L’exposition présente une grande partie des livres illustrés par Marc Chagall, avec, en regard de chacun d’eux, des peintures et des gouaches. L’artiste, en effet, reprend souvent les sujets de ses illustrations dans sa peinture. Le tableau précède ainsi dans le temps, ou au contraire prolonge, les planches d’un livre.
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      Commissariat  général : Maurice Fréchuret, conservateur en chef du Patrimoine, directeur des musées  nationaux du XXème siècle des Alpes-Maritimes

      Commissaire : Elisabeth Pacoud-Rème, historienne de l’art, chargée des collections

    http://www.musees-nationaux-alpesmaritimes.fr/chagall/expositions/en-cours/

    Je précise que cet article n'est pas de moi (lien vers la page citée et si possible son auteur)mais que je suis auteure(inspirée par ce que j’aime, donc par ce blog) et que vous pouvez commander mes livres en cliquant sur les 11 bannières de ce blog

    Précédentes publications:

    16/12/2012 16:01

  • Catégories : Chagall Marc

    1917

    Félix Édouard Vallotton, <i>Verdun</i>L’exposition 1917 questionne la création artistique en temps de guerre, à l’échelle de cette « année impossible »¹ au cours de laquelle le monde s’enlise dans un conflit dévastateur, avec la présentation exceptionnelle du rideau de scène du ballet « Parade », œuvre monumentale de Picasso, qui n’a pas été montrée en France depuis plus de vingt ans.

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  • Catégories : Chagall Marc, Le paysage

    Une chapelle pour Chagall ?

    Chagall à Vence... un projet non abouti (1955)

    « Chagall s’apprête à décorer une petite chapelle à Vence, et ce projet ne peu que flatter l’imagination de ceux qui connaissent à la fois la peinture de Chagall et les lieux où doit se manifester son enchantement. Car ce qu’il y a de très particulier et nouveau dans ce cas d’une nouvelle chapelle à décorer, est la grâce extrême, la poésie de cet endroit, le vieux Chemin du Calvaire auquel Chagall est appelé à donner un charme nouveau (...) ».

  • Catégories : Chagall Marc

    La Cour Chagall

     

    En 1964 pour agrémenter sa demeure parisienne, Ira Kostelitz commande à Marc Chagall une mosaïque monumentale ainsi que les deux sculptures Oiseau et Poisson. Quelque quarante ans plus tard, le mari d’Ira offre ces œuvres à Annette et Léonard Gianadda qui les exposent dans le Parc de sculptures de la Fondation Pierre Gianadda. Un pavillon est reconstitué à l’identique dans les Jardins pour accueillir définitivement La Cour Chagall. Ce don exceptionnel contribue à embellir le Parc de la Fondation, véritable panorama de la sculpture du XXe siècle.
    Il s‘agit de la première mosaïque de la collection de la Fondation, mais également de l’arrivée d’un nouvel artiste prestigieux, Marc Chagall, dans le Panthéon déjà renommé du Parc de sculptures.
    Les mosaïques sont peu nombreuses dans l’œuvre de Chagall. Celle-ci, montrée pour la première fois en public, a été inaugurée le 19 novembre 2003, jour du 25e anniversaire de la Fondation.
    Pouvait-on rêver d’un plus beau cadeau pour ce jubilé ?

    http://www.gianadda.ch/wq_pages/fr/expositions/la-cour-chagall.php
    Léonard et Annette Gianadda entourant Georges Kostelitz

  • Mais quel cirque!

    cirque_chagallcirque_chagall

    Marc Chagall
    Sans titre, 1955
    collection particulière
    © ADAGP, Paris 2011

    Le premier travail sur le cirque proprement dit est produit par Chagall à la demande de Vollard en 1926-1927, au moment où il réalise Les Fables de La Fontaine, également pour le grand marchand. Une série de gouaches, regroupées sous l’appellation « Cirque Vollard » atteste de ce projet qui finalement ne sera pas mené à terme. Chagall cependant en tire, entre 1927 et 1935, plusieurs tableaux sur ce thème. Vollard avait en effet avant-guerre une loge au Cirque d’Hiver, qu’il mettait à la disposition des artistes qui travaillaient pour lui, dont Chagall bien sûr, mais aussi Léger et Picasso. Le spectacle du cirque chez Chagall réveille les souvenirs de jeunesse autour des saltimbanques, musiciens et violonistes qui accompagnaient les événements rituels et familiaux des Juifs de Vitebsk, sa ville natale. Des liens existent évidemment entre le hassidisme et les pratiques du cirque : les prières passent aussi par le corps, exprimées dans la danse, la musique et même les acrobaties. Déjà cette atmosphère où se mêle le sacré au profane était sensible sur le décor du Théâtre juif de Moscou, en 1920, dans le détail des trois acrobates du grand panneau central et dans le panneau de La Danse.
     
    En 1955, assistant au tournage d’un film sur le cirque, toujours au Cirque d’hiver, l’artiste retourne à ce thème qu’il affectionne particulièrement et retrouve son atmosphère vibrante de lumière, le défi aux lois de la pesanteur et les couleurs rutilantes dans une série de trente-huit gouaches.

    En 1967, Tériade fait réaliser, à partir de ces gouaches, le livre Cirque : les lithographies, en noir et blanc et en couleur, reprennent les gouaches de 1955 et illustrent des textes écrits par l’artiste lui-même.

    A la différence d’autres séries de gouaches préparatoires de Chagall (celles créées pour Les Fables de La Fontaine, par exemple, dispersées avant même la parution du livre), les trente-huit œuvres de Cirque sont réunies dans la même collection. Elles sont peu connues du public car rarement présentées. Elles forment pourtant un ensemble riche d’un véritable répertoire des formes et des mises en scène utilisées par l’artiste sur le sujet.

     Les gouaches évoquent tour à tour une nuit profonde d’un bleu zébré de la lumière des projecteurs ou l’éclairage jaune, éclatant, souligné de rouge, de vert et de bleu. Une partie d’entre elles, au contraire, joue uniquement sur les valeurs du blanc et du noir avec quelques délicates touches de bleu.

    Les compositions présentent souvent le sujet principal décalé au bord du dessin ou s’organisent par la répartition des masses colorées tout autour d’un centre vide. Quelques-unes, particulièrement dynamiques, rappellent que Chagall fut, dans sa jeunesse à Saint-Petersbourg, au contact du futurisme en vogue dans l’avant-garde russe.

    Les personnages s’envolent au-dessus de la piste, véritables images du rêve, alliant fantaisie et fantastique, qui mettent en scène êtres hybrides, hommes et animaux sens dessus dessous, visages doubles aux yeux multiples. Le décor lui aussi bascule dans l’irréel et la maison natale s’invite parfois sur la piste. La lune apparaît sur nombre d’entre elles, astre de la nuit qui contribue à donner au spectacle du cirque sa dimension mystérieuse et nostalgique.

     Les textes de Chagall dans le livre de Tériade reflètent cette atmosphère, accumulant les images verbales où s’entrechoquent les allusions à l’amour, les souvenirs de jeunesse autant que le cirque lui-même.

    Dans cette série comme dans toutes les œuvres sur le cirque, Chagall cultive ce thème à l'image d'une métaphore de la vie et représente les gradins autour de la piste comme celle du monde. Il l’affirme en ces termes dans le livre de Tériade :

    « Un regard, des regards. Chacun facettant à sa manière, le monde qui l’entoure, ce cirque que l’on appelle « Vie ».


     catalogue cirque en ligne

    Communiqué de presse  cirque général
    Communiqué de presse cirque Léger

    site d'Alain Frère : www.museeducirquealainfrere.com

    http://www.musees-nationaux-alpesmaritimes.fr/chagall/expositions/en-cours/

  • Catégories : Chagall Marc

    Chagall, Kupka, deux visions du Cantique des Cantiques.

     
    Marc Chagall, Le cantique des Cantiques II, 1957, crayon et encre de chine sur papier , Musée national Marc Chagall.
    Marc Chagall, Le cantique des Cantiques II, 1957, crayon et encre de chine sur papier , Musée national Marc Chagall.
    ©RMN, Gérard Blot ©Adagp, Paris 2010
     

     

    Du 4 décembre 2010 - 14 mars 2011 la direction des musées nationaux du XXème siècle des Alpes-Maritimes présente l'exposition Chagall, Kupka, deux visions du Cantique des Cantiques réalisée grâce à un partenariat exceptionnel avec le Musée d’art et d’histoire du Judaïsm ; l’exposition propose aux visiteurs de mettre en perspective l’évocation du Cantique des Cantiques peinte par Marc Chagall entre 1955 et 1966 et une autre lecture du texte, celle de Franz Kupka, qui y travaille de 1905 à 1931 pour une édition illustrée.

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  • Catégories : Chagall Marc

    SENS DESSUS DESSOUS

    chagall-img-home.jpgLE MONDE RENVERSE DE CHAGALL

    20 JUIN-11 OCTOBRE 2010

    Inauguration le samedi 19 juin à 11h

    Cette exposition, organisée par les musées nationaux des Alpes-Maritimes, rend hommage à Marc Chagall à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de sa disparition.

    20 juin au 12 octobre 2010

    L’observation des œuvres de Chagall permet de repérer ce que l’univers de l’artiste présente de singulier. Les personnages, les animaux, les objets, présents dans des paysages complexes, défient souvent la loi de la gravitation. Ils virevoltent de tout côté et forment des images « sens dessus dessous » qui transgressent souvent l’ordonnancement des représentations habituelles. Ce monde renversé est sans doute le fruit d’une vision qui s’est construite autour de plusieurs axes. La religion juive en est un, avec ses récits fondateurs où le chaos initial, l’exode des foules errantes et d’autres épisodes célèbres semblent anticiper les bouleversements de l’histoire récente, ses exils et les diasporas contemporaines qui lui sont liées. La révolution d’Octobre à laquelle Chagall prit part est le second. Les images que l’artiste crée redonnent aux mots « révolution » et « renversement » sa pleine acception physique. Les données culturelles et artistiques sont une troisième source. Entre les traditionnelles gravures populaires russes, les loubkis, et les images dérivantes du Surréalisme, l’œuvre de Chagall trouve aisément à s’inscrire, prouvant à l’évidence qu’elle reçoit autant qu’elle initie.

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    Commissariat de l’exposition
    Maurice Fréchuret,
    Directeur des musées nationaux du XXème siècle des Alpes-Maritimes
    Elisabeth Pacoud-Rème,
    Chargée des collections au musée national Marc Chagall

    http://www.musee-chagall.fr/

  • Catégories : Chagall Marc, Des expositions, Des musées

    Expo:Chagall et Tériade, l’empreinte d’un peintre au musée Matisse du Cateau -Cambresis jusqu'au 28 février 2007

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    Chagall : la donation d’Alice Tériade

        

     

    Dans le cadre de l’opération Feuille à Feuille qui rassemble 12 expositions sur le thème des collections de gravures des musées du Nord-Pas de Calais, le Musée départemental Matisse du Cateau-Cambrésis a choisi de mettre en valeur les livres gravés par Marc Chagall et édités par Tériade provenant de la donation qu’Alice Tériade a faite au musée en 2000. Madame Tériade a en effet choisi le Musée départemental Matisse pour recevoir l’ensemble des 27 livres édités par Tériade avec les plus grands artistes du XX° siècle, les 500 gravures originales issues des publications et les 26 numéros de Verve, une des plus belles revue d’art du XXe siècle. 

    Le musée expose, pour la première fois dans leur quasi totalité, les cinq livres réalisés par Chagall et édités par Tériade qui condensent tous les thèmes que privilégiera Chagall : Les Âmes mortes, texte de Nicolas Gogol, 1948, Les Fables de la Fontaine, 1952, La Bible, 1956, Daphnis et Chloé, texte de Longus, 1961, Cirque, texte de Chagall, 1967, les éditions de Verve réalisées avec les œuvres de Chagall dont celui sur Les Contes de Boccace de la Bibliothèque de l’Arsenal.

    http://www.ac-amiens.fr/pedagogie/arts_plastiques/pages/8apamiens285.htm

  • "Parade au cirque" de Marc Chagall

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    Marc Chagall
    Parade au cirque
    Clown à la chèvre jaune
    La Parade
    1980
    Lithographie
    Donation Sorlier, 1988
    Musée national Message Biblique Marc Chagall

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    J'ai vu hélas dans la vie un cirque ridicule
    Quelqu'un tonitruait pour effrayer le monde, et
    Un tonnerre d'applaudissements lui répondait .
    J'ai vu aussi comment on se pousse vers la gloire et
    Vers l'argent : c'est toujours le cirque
    Une révolution qui ne conduit pas vers son idéal
    Est, peut être aussi, un cirque .
    Je voudrais toutes ces pensées et ces sentiments
    Les cacher dans la queue opulente d'un cheval
    De cirque et courir après lui, comme l'autre petit clown
    En demandant la pitié afin qu'il chasse la tristesse
    Terrestre


                                                             Marc Chagall POEMES
                                                            Cramer éditeur Genève


    http://ombrescontrevents.hautetfort.com/archive/2005/10/21/le-cirque-marc-chagall.html

     

    Les musiciens et artistes nomades font partie intégrante de la civilisation Yiddish d’Europe de l’Est, et Chagall garde de son enfance le souvenir ébloui du violoniste et de ceux qui l’accompagnaient. Il renoue avec le cirque à son arrivée à Paris. Il est en effet invité, comme beaucoup d’autres artistes, dans la loge de Vollard, grand marchand d’art pour qui il travaille, au Cirque d’hiver. Son goût pour les lumières, le mouvement, la magie du cirque est fortifié par le sentiment de parenté qu’il éprouve à l’égard des saltimbanques et des musiciens, artistes comme lui. Tableaux et illustrations lithographiques en grand nombre témoignent de cette passion pour le cirque.

    Chagall découvre la lithographie en 1946, alors qu’il est encore en exil à New York. A son retour à Paris, l’artiste travaille la lithographie dans l’atelier Mourlot, où se sont retrouvés les plus grands artistes du siècle, Braque, Picasso, Miro. Dans ce travail, qui prend peu à peu une place importante dans son œuvre, il est assisté par le lithographe Charles Sorlier.

    Ce dernier, qui a constitué une importante collection de lithographies de Chagall, en lègue une partie au musée en 1988. Parmi celles-ci, le cirque, bien entendu, a une place importante.

    http://www.musee-chagall.fr/

     

  • Catégories : Chagall Marc, La peinture, La poésie

    Comme un barbare

    medium_chagall.4.jpghttp://www.michelfillion.com

     

    Là où se pressent des maisons courbées
    Là où monte le chemin du cimetière
    Là où coule un fleuve élargi
    Là j’ai rêvé ma vie

    La nuit, il vole un ange dans le ciel
    Un éclair blanc sur les toits
    Il me prédit une longue, longue route
    Il lancera mon nom au-dessus des maisons

    Mon peuple, c’est pour toi que j’ai chanté
    Qui sait si ce chant te plaît
    Une voix sort de mes poumons
    Toute chagrin et fatigue

    C’est d’après toi que je peins
    Fleurs, forêts, gens et maisons
    Comme un barbare je colore ta face
    Nuit et jour je te bénis

    Marc Chagall (1930-1935), Poèmes, Cramer éditeur, Genève, 1975.

    http://www.ulg.ac.be/chagall/peda/poemes.html

  • Catégories : Chagall Marc, Des musées, La peinture

    Musée Chagall

     

    medium_chagall-img-home.2.jpgParlant de ses tableaux, Marc Chagall disait :"J’ai voulu les laisser dans cette maison pour que les hommes essaient d’y trouver une certaine paix, une certaine religiosité, un sens à la vie (...) Peut-être dans cette maison viendront les jeunes et les moins jeunes chercher un idéal de fraternité et d’amour tel que mes couleurs et mes lignes l’ont rêvé (...) Je voudrais aussi qu’en ce lieu on expose des oeuvres d’art et des documents de haute spiritualité de tous les peuples, qu’on entende leur musique et leur poésie guidée par le cœur"

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