vendredi, 30 juillet 2010

Déambulation poétique à Paris

Déambulation poétique à Paris
[jeudi 04 octobre 2007 - 10:00]
Critique littéraire
Couverture ouvrage
Paris, Musée du XXIème siècle. Le dixième arrondissement
Thomas Clerc
Éditeur : Gallimard
264 pages / 17,58 € sur
Résumé :" Méthode : en marchant, je me saisis du monde dans le moment où il m'apparaît, par le corps et par les yeux, sans que voir me sépare." Thomas Clerc nous promène dans son Paris, Musée du XXIème siècle et nous livre un regard poétique sur le tumulte de la ville, les gens qui passent et autres petits incidents de "l'infra-ordinaire".
Au XIXe siècle, la modernité de Balzac, que cite Walter Benjamin, s'essoufflait au seuil du Xe arrondissement de Paris : « Le grand poème de l'étalage chante ses strophes de couleurs depuis la Madeleine jusqu'à la porte Saint-Denis. »  . En courant à travers des blocs entiers d'immeubles - dentelles et lacis de matériaux brisés - et en exploitant les ressources de la construction métallique, les passages, remarque Benjamin, organisent comme des « mondes en miniature », mondes familiers et pourtant divergents qui en un même mouvement s'insinuent dans la ville et s'incorporent à la vie quotidienne. Paris, capitale du XXe siècle, rédigé par Walter Benjamin à la demande de l'Institut de recherche sociale de l'université de Francfort, dirigé par Max Horkheimer et Friedrich Pollock (étonnamment, Benjamin envoya son texte en mai 1935 à Adorno en revendiquant non ses années parisiennes mais ses années berlinoises et ses conversations avec Franz Hessel), montrait comment les « formes de vie nouvelle et les nouvelles créations à base économique et technique » du XIXe siècle entrent dans l'univers d'une fantasmagorie dont Haussmann fut le champion et Paris, la capitale. Et Paris, comme la foule, est un signe inévitable et débordé, un appel de notre imagination : « Rien d'étonnant à ce que tout intérêt de masse, la première fois qu'il monte sur l'estrade, dépasse de loin dans l'idée ou la représentation que l'on s'en fait ses véritables bornes », écrivaient Marx et Engels dans La Sainte-Famille.

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lundi, 26 juillet 2010

Ouste créations

OUSTE n°15 – conspiration 2007, ed. Féroce Marquise/Dernier Télégramme, 100 p. ISBN: 978-2-917136-03-4, 10 €.
Présentation :
Ce numéro de Ouste est pour plusieurs raisons remarquables : tout d’abord, Féroce Marquise, arton1779-3a196.jpgl’association d’Hervé Brunaux a travaillé avec Le Dernier Télégramme, dont nous avons présenté sur libr-critique plusieurs titres, dont l’excellent Cargo Culte d’Emmanuel Rabu. Ce partenariat entre deux associations proches régionalement (Limoges et Périgueux) montre une dynamique dont nous nous réjouissons, et se propose aussi certainement comme une possibilité de mobilisation de moyens plus efficaces pour défendre la poésie contemporaine. La revue est donc co-éditée entre ces deux associations, et adopte un nouveau format, plus petit, compact, léger, comme un petit livre de poche à emporter avec soi. La couverture glacée offre un beau collage de Villeglé, et au dos l’affiche de Expoésie réalisée par Combas.

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Le bleu du ciel

g8.pngRire immobile immobile échauffourée

peuple d'instants aux voiles disparues

poitrine soudaine ce jardin d'écume

Bernard Manciet

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vendredi, 02 juillet 2010

Poésie sur les 5 continents

poésie sur les 5 continents.jpgAfrique : Œuvre poétique, de Léopold Sédar Senghor (Sénégal).

AmériqueLa centaine d’amour, de Pablo Neruda, poète chilien dont je savais par cœur un des poèmes il y a quelques années.

Asie : Anthologie de haïkus de poétesses japonaises découverte à l’occasion du printemps des poètes 2010.

Europe : Le peu du monde, suivi de Je te salue Jamais, de Kiki Dimoula, poétesse grecque découverte à l’occasion du Printemps des poètes 2010 « Couleur femme ».

Océanie : Kenneth Slessor (Australie)


http://defis5continents.wordpress.com/2010/03/23/laura-de...

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mardi, 25 mai 2010

Concours d’écriture “Couleur femme”

auquel j'ai participé:

http://www.confluences.org/spip.php?article200

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vendredi, 21 mai 2010

J'ai assisté hier soir aux JEUX DITS DE LA POESIE

Poésie parlée  
 
Pour quoi faire ?
* Découvrir les tendances et la diversité de la poésie actuelle
* Parler de la poésie du 21e siècle (écrite, sonore, audiovisuelle, numérique...), en lire, en écouter en voir…en toute simplicité


C’est aux amateurs comme aux novices que s’adressent ces soirées auxquelles sont conviés gens de la poésie mais surtout, gens de la vie, chauffeurs de bus, cyclistes, musiciens, épiciers, chômeurs, danseurs… toute personne pour qui le monde n’est pas uniquement tel qu’il nous est montré.

Chacun est invité à lire un ou plusieurs textes qu’il a envie de partager. Celui-ci peut être de vous-même ou un auteur que vous souhaitez faire connaître.

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vendredi, 23 avril 2010

Puzzle multimédia à la Maison de la poésie

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mardi, 13 avril 2010

Anthologie de Haikus de poétesses japonaises découverte à l'occasion du printemps des poètes 2010.

Au Japon, pays profondément patriarcal, les femmes ont longtemps été écartées des activités artistiques et littéraires. Toutefois, fort heureusement, on peut relever quelques exceptions notoires : certaines dames de cour ou certaines nonnes.
Ainsi, parmi d’autres, Sei Shônagon (XI s.), cette dame d’honneur qui inventa la poésie du « fragment » en composant ses admirables Notes de chevet ; Seifu-jo, (1732–1814), cette nonne bouddhiste qui écrivit dans la veine de Bashô en l’enrichissant de sa sensibilité personnelle ; ou encore Kikusha-ni (1753–1826), cette fille de samuraï, devenue veuve à 28 ans, qui était à la fois peintre, musicienne (elle jouait du koto, cette cithare à 13 cordes) et poète. Il faut garder à l’esprit que, par le passé, les Japonaises n’avaient pas le droit d’accéder à l’écriture chinoise (savante) ; leur était réservée une écriture spécifique, dite « écriture de femmes » (onna-de : « main féminine ») qui – belle revanche – sera à la source d’une littérature raffinée et à l’origine des signes (hiragana) employés aujourd’hui par tous les Japonais.
Parmi les poètes de haïku au Japon, l’histoire littéraire – ou plutôt une certaine historiographie réalisée par des hommes – retient peu de noms de femmes. Cependant, à l’orée du XX s., trois grandes figures féminines (ce ne sont pas les seules) se distinguent : Shizuno-jo, Hisa-jo et Tei-jo (cette finale des noms en « -jo » indique que ce sont des « demoiselles »).
Ces femmes poètes gravitent autour de la revue Hototogisu (Le Coucou), fondée par Shiki et dirigée par Kyoshi ; leur génie est aussi d’avoir réussi à émerger et à s’imposer.
Takeshita Shizuno-jo (1887-1951) ou Shizuno-jo, cette institutrice osa composer un haïku d’été sur l’épuisement et l’agacement d’une mère face à son enfant en pleurs :
 
Par cette nuit brève / l’enfant au sein et qui braille / si je le jetais ? *

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Pablo Neruda, poète chilien dont je savais par coeur un des poèmes il y a quelques années

centaineamour.jpgPuisque est double la façon d’être de la vie,

Puisque la parole est une aile du silence,

Et qu’il est dans le feu une moitié de froid.


Moi je t’aime afin de commencer à t’aimer,

Afin de pouvoir recommencer l’infini

Et pour que jamais je ne cesse de t’aimer :

C’est pour cela que je ne t’aime pas encore.


Je t’aime et je ne t’aime pas, c’est comme si

J’avais entre mes deux mains les clés du bonheur

Et un infortuné, un certain destin.


Mon amour a deux existences pour t’aimer.

Pour cela je t’aime quand je ne t’aime pas

Et c’est pour cela que je t’aime quand je t’aime.


Extrait de « La centaine d’amour »


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Œuvre poétique, de Léopold Sédar Senghor

oeuvresenghor.jpgChants d'ombre', 'Hosties noires', 'Ethiopiques', 'Nocturnes', 'Lettres d'hivernage', 'Elégies majeures', 'Poèmes perdus', ainsi que les 'Dialogues sur la poésie francophone' et un ensemble de poèmes divers.  Points Seuil

Léopold Sédar Senghor:homme d'Etat et écrivain sénégalais(1906-2001)
4 e de couverture:"J'écris d'abord pour mon peuple. Et celui-ci sait qu'une kôra n'est pas une harpe non plus qu'un balafong un piano. Au reste, c'est en touchant les Africains de langue française que nous toucherons mieux les Français et par delà mers et frontières, les autres hommes."
C’est au lycée Louis-Le-Grand (où il fait une classe préparatoire) qu’il rencontre Georges Pompidou, avec qui il restera toujours ami, mais également Aimé Césaire, autre grand ami au contact duquel vont naître le concept et le mouvement de la « Négritude ». En 1935, il est reçu à l’agrégation de grammaire et devient le premier Africain agrégé.
Fait prisonnier par les Allemands, il fait l’expérience douloureuse des camps de travail entre 1940 et 1942.

Deux événements importants marquent, en 1945 les débuts de sa double carrière de poète et d’homme politique : son premier recueil, Chants d’ombre, est publié au Seuil, et il est élu député du Sénégal à l’Assemblée constituante. En 1955-1956, il devient secrétaire d’état à la présidence du Conseil dans le cabinet d’Edgar Faure et participe activement aux débats sur l’autonomie des colonies. En 1960, le Sénégal accède à l’indépendance et le 5 septembre, Senghor remporte les élections présidentielles : débutent alors vingt ans de pouvoir à la tête de l’état sénégalais, qu’il quitte volontairement avant la fin de son cinquième mandat, en décembre 1980.

 

Source:

http://crdp.ac-paris.fr/parcours/index.php/category/senghor

Femme noire

 

Femme nue, femme noire
Vétue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J'ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu'au coeur de l'Eté et de Midi,
Je te découvre, Terre promise, du haut d'un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l'éclair d'un aigle


 

Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais
lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du
Vent d'Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée

Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux
flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta
peau.

Délices des jeux de l'Esprit, les reflets de l'or ronge ta peau qui se moire

A l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains

de tes yeux.

Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Eternel
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les
racines de la vie. (Chants d'ombre)

http://defis5continents.wordpress.com/2010/04/09/laura-pr...

18:26 Ecrit par laura dans La poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Œuvre poétique, de léopold sédar senghor | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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