mardi, 13 juillet 2010

Évadez-vous avec Pierre Loti !

Loti et la litho: une invitation au voyage autant qu'un certain sens de la mise en scène comme ici avec cette cérémonie sur l'île de Pâques.. :

Vos moyens ne vous permettent pas de partir en vacances. Le musée, au travers
de l'exposition sur Pierre Loti, vous propose un tour du monde tel qu'il existait à la fin
du XIXe siècle.

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15:12 Écrit par laura dans Pierre Loti | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

lundi, 07 décembre 2009

Pierre Loti, pêcheur d'images

S'il n'eût abandonné pour les magies de la peinture écrite celle du pinceau, Pierre Loti compterait aujourd'hui parmi les grands virtuoses, de même que Hugo n'eût point connu de maître dans le domaine de l'eau-forte », disait le poète ­Henry Mériot. Cet aspect de l'œuvre de Loti, s'il n'était pas inconnu des spécialistes, n'avait jamais été estimé à sa juste valeur. La publication de 500 de ses dessins, réalisés lors de ses premiers voyages au long cours, notamment en Polynésie, au ­Sénégal, en Turquie répare cette injustice. Elle permet aussi de redécouvrir un auteur que la postérité avait un peu vite relégué au rang d'écrivains pour bourgeoises et jeunes gens avides de sentimentalisme et d'exotisme de pacotille.

Artiste, Julien Viaud, alias Loti, le fut dès sa prime jeunesse. Enfant, il aimait se réfugier dans l'atelier de sa sœur Marie, peintre professionnelle. Déjà fantasque, il composa en 1864 une sorte de bande dessinée qu'il intitula Aventures de Monsieur Pygmalion Piquemouche et de Mlle Clorinda sa poétique fiancée. Adolescent, lorsqu'il entreprit de rédiger son journal intime, ce fut dans une écriture cryptée, sorte de hiéroglyphes très élaborés déchiffrables par lui seul ! Au collège, Loti était, de son propre aveu, « nul en narration française ». En revanche, il suivait chaque jour une à deux heures de leçons de dessin. Il bénéficia donc d'une véritable éducation artistique, qu'il peaufinera à Paris en copiant des œuvres dans les musées. Au concours d'entrée à l'École navale, il mit à profit son habilité technique pour l'épreuve de dessin doté d'un lourd coefficient. Admirateur d'Ingres, il refusera de céder à la mode artistique, « des taches de couleur, boueuses, informes, par lesquelles aujourd'hui on arrive beaucoup plus facilement et plus vite à des semblants d'effets ».

Une anecdote confirme que l'art graphique prima chez l'auteur du Roman d'un spahi et de Pêcheur d'Islande, et façonna, comme le dira Chardonne, sa « manière tout à fait nouvelle de peindre en prose ». En 1871, lorsque Julien Viaud se met en tête, avec son ami La Varende (père du romancier), de composer des contes pour La Vie parisienne, c'est son comparse qui rédige les textes tandis que lui-même les illustre…

 

Femmes de Gorée (Juillet 1872) » [lire : Juin 1871]. Aquarelle et gouache. Collection particulière
Femmes de Gorée (Juillet 1872) » [lire : Juin 1871]. Aquarelle et gouache. Collection particulière

 

Jusque-là, le dessin était son violon d'Ingres. À partir de 1872, lors de ses escales sur l'île de Pâques et à Tahiti, subjugué par ce qu'il voit d'une part, contraint par ailleurs de gagner de l'argent pour éviter la ruine à sa famille et la vente de sa chère maison natale, il envoie ses dessins à sa sœur afin qu'elle tente de les faire publier dans la presse. Détail piquant, lorsque Marie lui demande d'écrire un article de commentaire, le futur académicien lui répond de le rédiger elle-même à partir des notes qu'il lui fait suivre ! C'est ainsi que pendant quatre ans, Julien Viaud adressera des dessins à L'Illustration qui les transposera en gravures avant de les publier. Il collaborera ensuite au Monde illustré (1876-1881).

Pourtant, Loti note, à plusieurs reprises, son impuissance à traduire par le dessin l'ambiance d'une scène. Petit à petit, l'écriture prend le dessus. Lorsqu'il commence à transformer son journal intime en romans, a fortiori lorsque la célébrité lui vient avec le Roman d'un spahi en 1881, il n'aura plus de temps à consacrer à son art premier.

Si la publication de larges extraits de son journal en 1997 (Cette éternelle nostalgie, La Table ronde) a contribué à sortir Loti de l'enfer de mépris où les hommes qui disaient le bon goût au XXe siècle l'avaient consigné, le considérant comme trop ­narcissique, trop soumis à sa sensibilité et à sa fantaisie pour être un orientaliste sérieux, la notice condescendante que lui consacre Le ­Dictionnaire des orientalistes de langue française, paru l'an dernier, montre que Loti n'est toujours pas considéré comme un vrai poète. Pourtant, à travers ses dessins, où le goût des formes et le sens du tragique se répondent, on sent le respect, l'empathie qu'il a pour ses sujets. Le primitif en lui est saisi, captivé par ces peuples et ces paysages, leur « poésie sauvage » que la rationalité occidentale n'a pas encore complètement étouffée. Contrairement à d'autres écrivains des lointains, Loti ne cherche pas à prendre de la distance pour mieux gloser sur ce qu'il voit : il le peint, l'imprime, avec force et gravité.

«Pierre Loti dessinateur» par Alain Quella-Villéger, Bruno Vercier, Bleu autour, 289 p., 34,50 €. En librairie le 25 octobre.

http://www.lefigaro.fr/livres/2009/10/08/03005-20091008AR...

Cf. les autres notes de la catégorie Pierre Loti

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lundi, 27 novembre 2006

Pierre Loti à Galata (Turquie)

“D’abord, je traverse au grand trot les rues de Galata, pleines de lumières, de cris et de musique, ensuite, à l’entrée du pont qui réunit les deux villes, au point où commence l’ombre et le solennel silence, je m’arrête, suivant la coutume, pour faire allumer la lanterne qu’un coureur portera devant moi pendant ma promenade sur l’autre rive, et bientôt, le pont franchi, me voici engagé dans l’immense Stamboul, noir, fermé et mort. Pendant le jour, retenu ailleurs, je n’avais fait que l’apercevoir de loin et, après ces dix années, j’y arrive en pleine nuit, absolument comme le soir où j’y étais venu pour la première fois de ma vie, pendant une fête de Baïram”.

Pierre Loti,
Fantôme d’Orient

Extrait de Voyage en Turquie avec Pierre Loti

http://www.terresdecrivains.com/+Pierre-Loti-a-Galata-Tur...

01:35 Écrit par laura dans Des lieux, La littérature, Pierre Loti, Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : loti en turquie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

lundi, 20 novembre 2006

Voyage en Turquie avec Pierre Loti

 

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La grande passion de Pierre Loti pour l’Orient est née à Istanbul. Les mois qu’il y a passé jeune homme l’ont profondément transformé.

Il a appris à parler et à vivre comme un turc et son âme est tout imprégnée de ce vieil Orient.

Géraldine Garçon (geraldinegarcon@hotmail.com) est partie sur les traces de ce grand écrivain, l’espace d’un été, croquant la vie et les paysages pour constituer un superbe recueil sur cette Turquie mal connue, au carrefour de l’Europe et de l’Asie.

De nombreuses citations issues de plusieurs textes de Loti enrichissent les aquarelles et les dessins au trait de cette jeune artiste.

image:http://www.fnac.com/shelf/Article.asp?PRID=1774629

http://www.terresdecrivains.com/+Voyage-en-Turquie-avec-P...

07:50 Écrit par laura dans Des lieux, La littérature, Livre, Pierre Loti, Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : loti en turquie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

vendredi, 20 octobre 2006

Fantômes d'Orient au Musée de la vie romantique jusqu'au 3 décembre 2006

medium_fantomes_d_orient.2.jpgLe musée de la Vie romantique rend hommage à Julien Viaud, né à Rochefort, passé à la postérité sous le nom de Pierre Loti. Les contrastes de la vie de l'homme de lettres et de l'officier de marine auront intrigué ceux qui, nombreux, l'ont adulé de son vivant. Ses contemporains auront été fascinés par la légende des amours de ce romantique fantasque, complexe et attachant attiré par la chimère de l'Orient. Cet hommage à un écrivain, perpétuel voyageur, académicien à 40 ans, est d'abord une invitation au voyage et au 'ressouvenir' : Constantinople, Alger, l'Egypte, le Sinaï mais aussi le 'calme blanc' des brumes de l'Islande et la mélancolie de l'enfance à Rochefort...
L'exposition fait résonner les correspondances entre ses textes les plus célèbres - 'Aziyadé', 'Pêcheur d'Islande', 'Le Désert', 'Prime Jeunesse', 'Fantôme d'Orient' - et une centaine d'oeuvres : peintures, oeuvres sur papier, photographies et objets d'art provenant de nombreuses collections publiques et privées dont les musées... Sans oublier la maison de Pierre Loti à Rochefort.

Musée de la Vie romantique, 16 rue Chaptal, 75009 Paris - Renseignements : 01.55.31.95.67

Source: Evene

12:30 Écrit par laura dans Des expositions, Des musées, Pierre Loti, Voyage | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : fantômes d'orient | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook