Nous voudrions présenter ici un aspect des paysages qui, n’étant pas enseigné, n’est jamais abordé par les forestiers, les architectes-paysagistes, les pépiniéristes, bref par tous ceux dont le métier est de planter ou faire planter des arbres ou de gérer des espaces verts : l’aspect culturel, symbolique et sociologique. Il va sans dire que cela s’adresse tout autant aux particuliers, qui par le choix qu’ils font pour orner leurs jardins, modèlent peut-être encore plus les paysages que les professionnels, statistiquement parlant.
En croisant les regards qu’ont pu porter sur les arbres les écrivains occitans depuis le 16ème siècle jusqu’à nos jours, les discours que nous avons recueillis, les dictons et proverbes occitans relatifs à ces arbres d’une part, la symbolique de ces arbres dans les civilisations méditerranéennes (grecque, perse, latine) dont il est trivial de rappeler que nous en sommes les héritiers culturels directs d’autre part, et enfin le regard d’un sociologue, J. Baudrillard, sur les réflexes de la société de consommation, nous avons été amenée à montrer (Des Arbres et des Hommes, Edisud, 1995) que l’arbre n’a jamais été planté au hasard. Il a toujours eu certes une fonction d’usage (décoratif, utilitaire ou nourricier) évoluant au gré des modes, qui ne doit pas cacher pour autant sa fonction de signe et sa charge symbolique ancrée dans une culture : l’arbre est un signe qui produit du sens dans la société. C’est donc une autre lecture des paysages méditerranéens que nous proposons.


















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Le week-end dernier, près de 2 millions de visiteurs se sont mis au vert sur les Champs-Elysées. Vingt ans après avoir semé les blés sur la plus belle avenue du monde, à l’occasion de la « Grande moisson », Gad Weil, créateur de « Nature Capitale » - avec le concours du syndicat des Jeunes Agriculteurs -, a repris le chemin des champs. Rencontre avec un rêveur, amoureux des paysages français.