lundi, 09 novembre 2009
Kenna, objectif silence
Michael Kenna, c'est un rendez-vous, seul avec la nature, juste avant l'aube. «C'est un moment exquis, mon heure préférée, l'exact opposé du crépuscule entre chien et loup, dites-vous en France. La nature vous enveloppe. Le moindre mouvement vous effleure. Vos sens sont aux aguets. Votre esprit, libéré par cette solitude, cette atmosphère de recueillement et de résonance, peut vagabonder, penser, imaginer, rêver en paix. La beauté des choses s'impose à vous, vous donne le sentiment de jouir d'un privilège. Cette beauté, on peut la trouver partout. Devant un arbre, une barrière ou dans une fabrique industrielle, dans les jardins de Versailles, forcément, mais aussi en Chine, si souvent photographiée dans sa laideur contemporaine et le saccage de son environnement. C'est une question de point de vue, de philosophie.»
En trente-cinq ans de photographie, Michael Kenna le marathonien (plus de 44 médailles à son actif) a défini son continent en arpenteur paisible et déterminé de la planète bleue. Son continent est résolument noir et blanc, «choix du plus mystérieux, plus subjectif aussi, car nous voyons tout en couleurs tout le temps». Et la belle rétrospective que lui consacre la galerie de photographie de la BNF montre à merveille comme ses tirages sont travaillés en chambre noire, veloutés aux contrastes nuancés, lourds de sens, de communion avec le sujet à la manière d'un Turner, d'un Friedrich ou d'un Constable, peintres chers à son œil. «Le plein soleil, le grand ciel bleu, voilà ce qui ne m'intéresse pas. Trop de lumière aplatit tout et efface ce qui est le plus personnel d'un regard. Je ne veux pas faire de photocopie parfaite de la réalité, je préfère suggérer», explique de sa voix posée de confesseur ce Britannique de souche irlandaise installé avec femme et enfant à Seattle (États-Unis).

Statuary, Vaux-le-Vicomte, France, 1988 (©Michael Kenna)
Fils d'une famille nombreuse de l'Angleterre prolétarienne, Michael Kenna aurait pu être prêtre plutôt que «vagabond photographe», inventeur coté du nouveau paysage «zen», catégorie qu'il «rejette comme toutes les autres». De son propre élan, ce fils proche de Liverpool et de sa fureur de vivre a voulu devenir enfant de chœur dès que possible, tant il était «fasciné par les rites et les cérémonies de l'Église catholique». À 10 ans et demi, il est entré vaillamment au petit séminaire et en garde aujourd'hui non pas la révolte contre l'ordre supérieur, mais « le goût paisible d'une vie de discipline et la saveur du silence». Les règles strictes - «pas de bavardage après les prières du soir, à 20 h 30, jusqu'aux grâces du petit déjeuner, à 8 heures du matin» -, expliquent peut-être son aptitude aux photos de nuit, son goût du vide d'avant l'éveil, de la contemplation devant le miracle du monde et son mouvement cosmique.
«Une expérience partagée»
Il n'y a pas de personnages dans ses photos, à peine son ombre de témoin dans sa série mesurée et déroutante sur les camps de concentration, «souvent des lieux idylliques où l'homme, seul, a créé l'enfer». «Je préfère le temps suspendu à l'hyperactivité humaine. On se perd dans ce tourbillon. Je veux inviter le spectateur dans une image. Qu'il s'y sente bien, libre, que son esprit soit simulé, que son imagination furète. J'aime l'idée qu'il prenne part au paysage qu'il regarde. C'est pour cela que mes tirages sont petits, contrairement aux diktats de la mode qui ne m'intéresse pas. Je veux qu'il s'approche tout près. On n'a pas la même relation aux choses vues de loin. C'est une expérience partagée», admet ce lecteur de Kawabata le méditatif (Pays de neige, bien sûr) et d'Haruki Murakami aux divagations hantées (Kafka sur la plage).
Michael Kenna, enfin, c'est l'anti- paparazzi qui vole le cliché en une seconde. Il prend son temps, même devant un arbre, l'apprivoise en quelque sorte, et revient sur les lieux de ses émotions. Il en reste manifestement quelque chose.
«Michael Kenna, rétrospective » à la BNF site Richelieu, jusqu'au 24 janvier (exposition virtuelle sur http://expositions.bnf.fr/kenna/). Tout son travail à voir sur son site (www.michaelkenna.net).
http://www.lefigaro.fr/culture/2009/11/04/03004-20091104A...
09:43 Ecrit par laura dans Le paysage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : kenna, objectif silence, paysage |
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jeudi, 29 octobre 2009
"Jardins en peinture"de Nils Büttner
La peinture des jardins, affranchie des références allégoriques et symboliques, s'attachera au concret, à la sensualité de l'impression : pommiers du jardin du père Courbet, partie de croquet de Winslow Homer. Puis c'est l'éclatement, la profusion des Monet, Renoir, Pissaro, Manet, Bonnard, Matisse, Van Gogh, Gauguin, Kirchner, Paul Klee... Histoire de la représentation picturale vue à travers le prisme du jardin, le livre est une série de 'promenades parmi les paysages de l'âme' (Pétrarque)
16:27 Ecrit par laura dans Le paysage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : "jardins en peinture"de nils büttner, paysage |
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mercredi, 10 juin 2009
La catégorie Dürer(paysage)?
Je l'ai rencontré lors de mes recherches sur le paysage et qu'il fait partie de ceux que j'aime....
1. LE PERE DU GENRE PAYSAGE EN PEINTURE:
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/08/24/le-pe...
2. Mélancholia:
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/04/10/melan...
3. Mon rêve familier:
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2006/08/31/mon-r...
4. A Dürer:
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2006/09/01/a-dur...
5. Résignation:
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2006/09/01/resig...
6. Nevermore:
http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2006/09/01/paul-...
00:21 Ecrit par laura dans Albrecht Dürer, Le paysage, Mes travaux universitaires, Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : pourquoi la catégorie dürer(paysage)? |
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vendredi, 05 juin 2009
Des paysages et des mots
15:51 Ecrit par laura dans Le paysage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : paysages, mots, monet |
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jeudi, 02 avril 2009
Mes travaux universitaires de DEA:"Le paysage chez René Char"(13,5)
Je supprime ce travail ici... en vue d'une prochaine publication
CF. CATEGORIE "RENE CHAR"
Photo:
http://www.yatrides.com/anglais/life/Entourage/Rene_Char....
00:05 Ecrit par laura dans Le paysage, René Char | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : mon travail universitaire sur char |
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jeudi, 26 mars 2009
"Les paysages chez Lamartine"(16/20)
00:48 Ecrit par laura dans Alphonse de Lamartine, Le paysage, Les couleurs, Mes textes en prose, Mes travaux universitaires | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
| Tags : les paysages chez lamartine |
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jeudi, 18 décembre 2008
Le corps du paysage
Catégorie(s) : Théâtre et Poésie => Poésie
critiqué par Sahkti, le 18 décembre 2008
(Genève, Inscrite le 17 avril 2004, 34 ans)
La note:
Entre ) et (
Il y a la matière, celle que l'on peut sentir, toucher, voir, ressentir et malmener. Celle qui nous forme et compose également le paysage autour de nous. Que celui-ci soit jardin, chambre ou salon. Qu'il soit objet de contemplation ou d'usage quotidien.
Une matière qui s'esquisse au fil des mots et à laquelle on donne corps, en lui prêtant signification.
Et puis il y a le paysage, qui nous entoure, qui nous façonne et que nous modelons également, de notre côté, à notre image peut-être, à celle d'un idéal qui nous échappe et que nous tentons de retenir, comme:
)de la poussière(
)le sable crisse sous les doigts(
00:28 Ecrit par laura dans Le paysage | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
| Tags : paysage, corps |
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dimanche, 14 septembre 2008
« Arrêts sur paysages » : plein la vue sur toute la ligne
Paru aujourd'hui, dimanche 14 septembre 2008 0 commentaire(s)
Prenez un bus, sa ligne et ses arrêts et profitez du paysage pour découvrir la ville de Toulon autrement !
C'est tout le principe de l'opération Arrêts sur paysages, initiée par Rémi Kerfridin, illustrateur toulonnais attaché au patrimoine.
15:42 Ecrit par laura dans Le paysage | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
| Tags : paysage, toulon |
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dimanche, 06 juillet 2008
Mémoire d’Artois : itinéraires littéraires
Parfum de l’herbe fraîchement coupée et chants d’oiseaux. À deux pas des moutons qui tondent les espaces vallonnés, Serge Flamenbaum et Marcelle Fontaine, comédiens talentueux, plongent les badauds dans l’abîme. Voilà que dans la paix du dimanche après-midi percent les hurlements et cris furieux des soldats d’il y a quatre-vingt-dix ans, quand la Grande Guerre déchirait les corps et les âmes. Explosions de mortiers, tirs de canon… les troupes montent à l’assaut de la crête et les spectateurs d’aujourd’hui frémissent. Les « Promenades littéraires à Vimy », gratuites, remportent toutes les émotions, elles bouleversent les badauds. Elles sont proposées par Mémoire d’Artois – établissement public de coopération intercommunale – dont la mission est de « rendre compréhensible et palpable » l’histoire de la Première Guerre mondiale. Béatrice Dancer, chargée de mission tourisme et l’équipe de Mémoire d’Artois élaborent ainsi depuis des années des projets « pour faire revivre ces lieux chargés d’histoire à travers l’art, la lecture des paysages ou la randonnée. » Un partenariat constructif s’est créé avec Serge Flamenbaum et Marcel Obin qui aide à la sélection des textes, et les initiatives fusent. Parmi les prochaines manifestations, une exposition nommée « Empreintes de la Grande Guerre sur le front d’Artois : Hommes et paysages » devrait émouvoir à partir du 1er octobre ceux qui s’intéressent au 90e anniversaire de l’Armistice. Mémoire d’Artois exposera en plein air et en très grand format des cartes postales et photographies de la Grande Guerre « pour montrer l’impact sur le paysage ». D’autres expos et balades littéraires sont programmées… pour, selon Béatrice Dancer, « réaliser un véritable travail de fond ».
Marie-Pierre Griffon
L'Echo du Pas-de-Calais n°94 - Juillet-Août 2008
10:30 Ecrit par laura dans Le paysage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : litterature, paysage |
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mercredi, 05 mars 2008
Les paysages à croquer de Carl Warner
Petits pois, persil haché, saumon finement tranché... bienvenue dans l’univers du photographe anglais d'origine australienne Carl Warner. Au bout d’un chemin bordé de brocolis, deux rochers d’un bon pain passion avec la promesse d’une fresque à déguster. Ces natures mortes au réalisme fascinant sont des compositions entièrement réalisées avec des aliments disposés par couches sur un espace de 1,2m x 2,4m. Cet artiste de 43 ans nous fait rêver à travers ses paysages inspirés du romantisme allemand du XIXe. On y reconnaîtra notamment dans certains panoramas les scènes contemplatives de Caspar David Friedrich (1774-1840). Faites-vous lilliputiens le temps d’une visite dans ses paysages gourmands ! Voir le diaporama.
15:09 Ecrit par laura dans Le paysage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : les paysages à croquer de carl warner |
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