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Hugo Victor

  • Victor Hugo, Il fait froid

     

    Les vacances sont terminées . On redémarre sur les chapeaux de roue …

    Pour cette quinzaine, j’ai  demandé à Fanfan de prendre la barre   pour le défi N°214

    Alors,  venez vous asseoir sur le pont afin qu’elle nous dicte le devoir à rendre lundi prochain  :

    Pas d’excuse: s’il pleut mettez vos cirés, s’il vente accrochez-vous au mât,

    s’il neige mettez vos bonnets et ouvrez vos oreilles .

    Tout matelot qui se révolte finira  dans la cale avec les rats (ça rigole pas   ) .

    Voici la consigne  :

    Nous allons écrire une lettre pour demander un emploi (sorte de lettre de motivation) ,

    en prose, en vers, en image , comme on veut. Mais il faudra convaincre le futur employeur.

    Dans cette lettre, il faudra  “incorporer”, pour que la mayonnaise tienne,  des titres de chansons .

    Elle a choisi Aznavour (Si on déteste on peut choisir des titres d’un chanteur qui nous convient )

    http://croqueursdemots.apln-blog.fr/2019/01/07/defi-214-fanfan-recrute/

    . Voici les titres (à utiliser dans n’importe quel ordre )

    – Il faut savoir ; la bohème ; non, je n’ai rien oublié ;hier encore ; les plaisirs démodés ;

    je m’voyais déjà ; comme ils disent;tu t’laisses aller; viens pleurer au creux de mon épaule ; la mamma.

     Et pour les jeudis en poésie :

    (chanson ou poème ) sur l’hiver ,le froid, le feu … .

    Bon courage .

    Le Môt de Dômi

    Heu, je peux poser une question

    sans finir dans la cale avec les rats,

    cela dit, j’y rencontrerai Mère Grand et son alcoolique …. heu non son acolyte Jill Bill

    … Voilà ma question, faut-il incorporer “pour que la mayonnaise tienne” 
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  • Dans ma lecture de la presse du CDI: Virgule,octobre 2016

    Virgule n° 144 - octobre 2016Victor Hugo,

    Viens ! - une flûte invisible
    Soupire dans les vergers. -
    La chanson la plus paisible
    Est la chanson des bergers.

    Pour le Jeudi en poésie des Croqueurs de mots:

    http://croqueursdemots.apln-blog.fr/2016/11/28/defi-175-jeanne-fadosi-a-la-barre-no-actuality/

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  • Catégories : CEUX QUE J'AIME, Des poèmes, Hugo Victor

    Réponse à un acte d'accusation(dans ma lecture de "Virgule")

    Car le mot, qu'on le sache, est un être vivant.
    La main du songeur vibre et tremble en l'écrivant ;

    Read more at http://www.poesie-francaise.fr/victor-hugo/poeme-reponse-a-un-acte-d-accusation-II.php#eZTutmw8iWuTCEIi.99
     
    Pour le jeudi en poésie des Croqueurs: 
     
    http://croqueursdemots.apln-blog.fr/2016/11/28/defi-175-jeanne-fadosi-a-la-barre-no-actuality/
     
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  • Dans ma lecture de "Métronome", p.53

    Œuvres complètes : Odes et Ballades. Essais et Poésies diverses. Les Orientales, Ollendorf, 1912, 24 (pp. 195-199).

     

    Le Génie

     

    à M. Le Vicomte de Chateaubriand

     

    Les circonstances ne forment pas les hommes ; elles les montrent : elles dévoilent, pour ainsi dire, la royauté du Génie, dernière ressource des peuples éteints. Ces rois qui n’en ont pas le nom, mais qui règnent véritablement par la force du caractère et la grandeur des pensées, sont élus par les événements auxquels ils doivent commander. Sans ancêtres et sans postérité, seuls de leur race, leur mission remplie ils disparaissent en laissant à l’avenir des ordres qu’il exécutera fidèlement.
    F. DE LA MENNAIS.

     


                       I

    Malheur à l’enfant de la terre,
    Qui, dans ce monde injuste et vain,
    Porte en son âme solitaire
    Un rayon de l’esprit divin !
    Malheur à lui ! l’impure envie
    S’acharne sur sa noble vie,
    Semblable au Vautour éternel,
    Et, de son triomphe irritée,
    Punit ce nouveau Prométhée
    D’avoir ravi le feu du ciel !


    La Gloire, fantôme céleste,
    Apparaît de loin à ses yeux ;
    Il subit le pouvoir funeste
    De son sourire impérieux !
    Ainsi l’oiseau, faible et timide,
    Veut en vain fuir l’hydre perfide
    Dont l’œil le charme et le poursuit,
    Il voltige de cime en cime,
    Puis il accourt, et meurt victime
    Du doux regard qui l’a séduit.

    Ou, s’il voit luire enfin l’aurore
    Du jour, promis à ses efforts ;
    Vivant, si son front se décore
    Du laurier, qui croît pour les morts ;
    L’erreur, l’ignorance hautaine,
    L’injure impunie et la haine
    Usent les jours de l’immortel.
    Du malheur imposant exemple,
    La Gloire l’admet dans son temple,
    Pour l’immoler sur son autel !

                       II

    Pourtant, fallût-il être en proie
    À l’injustice, à la douleur,
    Qui n’accepterait avec joie
    Le génie, au prix du malheur ?
    Quel mortel, sentant dans son âme
    S’éveiller la céleste flamme
    Que le temps ne saurait ternir,
    Voudrait, redoutant sa victoire,
    Au sein d’un bonheur sans mémoire,
    Fuir son triste et noble avenir ?

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  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, CEUX QUE J'AIME, Hugo Victor, L'art

    "Par l’union, vous vaincrez. Étouffez toutes les haines, éloignez tous les ressentiments, soyez unis, vous serez invincibles." Victor Hugo

    La liberté guidera le peuple"

    Où l'on découvre que la Liberté finit toujours par triompher.
    Vous n'arrivez pas à voir les images ? Contactez-nous sur jean@artips.fr
     

    Face aux actes inimaginables de ces derniers jours, Coline, Jean et l'équipe d'Artips n'ont pas de mot. Alors, ce sera un tableau. La Liberté guidant le peuple.

    Parce que Paris, son peuple et sa culture continueront de vivre. Ensemble, défendons la culture et l'éducation, nos meilleurs boucliers contre la barbarie.

    Vous n'arrivez pas à voir les images ? Contactez-nous sur jean@artips.fr

    Eugène Delacroix, Le 28 Juillet. La Liberté guidant le peuple, 1831, Musée du Louvre, Paris
    Voir en grand

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  • Catégories : CEUX QUE J'AIME, Hugo Victor

    Louis Soutter & Victor Hugo

    Louis Soutter & Victor Hugo

    Evénement

    • Horaires

      Fermé Du mardi au dimanche de 10h à 18h. Fermé les jours fériés.
    • Lieu

      Maison de Victor Hugo
      6 place des Vosges
      75004 Paris
    • Date

      Du jeudi 30 avril 2015 au dimanche 30 août 2015
               

    Génie méconnu, l’artiste suisse Louis Soutter a influencé Roberto Matta, Arnulf Rainer, Julian Schnabel, A.R. Penck ou encore Elmar Trenkwalder. Jusqu’en 1932, il a produit trois mille dessins – pages de cahiers d’écolier, esquisses, dessins d’interprétation, dessins aux doigts…, repris en petite partie pour être confrontés ici à l’oeuvre graphique de Victor Hugo.

    Ouverture

    Du mardi au dimanche de 10h à 18h. Fermé les jours fériés.

    Tarifs

    • Gratuit

    Plus d'infos

    http://www.connaissancedesarts.com/evenement/louis-soutter-victor-hugo/

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  • Victor Hugo, notre écrivain national

    Victor Hugo, notre écrivain national

    couverture de la parution
    mensuel n°554

    Enquête. Qui est l'écrivain national pour les Français ? Goethe en Allemagne, Dante en Italie, Shakespeare en Grande-Bretagne… En France, en revanche, une figure unique ne s'impose pas aussi naturellement pour incarner l'écrivain national. À découvrir dans ce numéro : notre sondage exclusif, l'analyse d'Antoine Compagnon et les choix de vingt écrivains. Dossier. Michel Leiris, l'indiscipliné Michel Leiris (1901-1990) a toujours cultivé la discrétion. Absent du paysage médiatique, il a pourtant marqué l'histoire de ses disciplines de prédilection : la littérature, l'ethnographie et l'écriture d'art. L'auteur de L'Âge d'homme fut aussi un pionnier de l'autofiction. Une vaste exposition donne à voir son musée imaginaire. Dossier coordonné par Aliette Armel. L'esprit du temps. Israël : écrire sous tension. Les urnes viennent de parler dans l'État hébreu. Le Magazine littéraire est allé à la rencontre des écrivains israéliens à la veille de ce suffrage. De notre envoyé spécial à Jérusalem, Marc Weitzmann

  • Catégories : CELLES QUE J'AIME, CEUX QUE J'AIME, Hugo Victor, SAND George

    Eloge Funèbre de Victor Hugo à George Sand

     Je pleure une morte, et je salue une immortelle. Je l’ai aimée, je l’ai admirée, je l’ai vénérée ; aujourd’hui dans l’auguste sérénité de la mort, je la contemple. Je la félicite parce que ce qu’elle a fait est grand et je la remercie parce que ce qu’elle a fait est bon. Je me souviens d’un jour où je lui ai écrit : « Je vous remercie d’être une si grande âme ». Est-ce que nous l’avons perdue ? Non. Ces hautes figures disparaissent, mais ne s’évanouissent pas. Loin de là ; on pourrait presque dire qu’elles se réalisent. En devenant invisibles sous une forme, elles deviennent visibles sous l’autre. Transfiguration sublime. La forme humaine est une occultation. Elle masque le vrai visage divin qui est l’idée. George Sand était une idée ; elle est hors de la chair, la voilà libre ; elle est morte, la voilà vivante

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  • Catégories : CEUX QUE J'AIME, Hugo Victor

    "Elle était déchaussée,elle était décoiffée..."

    Elle était déchaussée, elle était décoiffée,
    Assise, les pieds nus, parmi les joncs penchants ;
    Moi qui passais par là, je crus voir une fée,
    Et je lui dis : Veux-tu t'en venir dans les champs ?

    Elle me regarda de ce regard suprême
    Qui reste à la beauté quand nous en triomphons,
    Et je lui dis : Veux-tu, c'est le mois où l'on aime,
    Veux-tu nous en aller sous les arbres profonds ?

    Elle essuya ses pieds à l'herbe de la rive ;
    Elle me regarda pour la seconde fois,
    Et la belle folâtre alors devint pensive.
    Oh ! comme les oiseaux chantaient au fond des bois !

    Comme l'eau caressait doucement le rivage !
    Je vis venir à moi, dans les grands roseaux verts,
    La belle fille heureuse, effarée et sauvage,
    Ses cheveux dans ses yeux, et riant au travers.

    http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/elle_etait_dechaussee_elle_etait_decoiffee.html

  • Catégories : CEUX QUE J'AIME, Hugo Victor

    Claire

    Quoi donc ! la vôtre aussi ! la vôtre suit la mienne !
    O mère au coeur profond, mère, vous avez beau
    Laisser la porte ouverte afin qu'elle revienne,
    Cette pierre là-bas dans l'herbe est un tombeau !

    La mienne disparut dans les flots qui se mêlent ;
    Alors, ce fut ton tour, Claire, et tu t'envolas.
    Est-ce donc que là-haut dans l'ombre elles s'appellent,
    Qu'elles s'en vont ainsi l'une après l'autre, hélas ?

    Enfant qui rayonnais, qui chassais la tristesse,
    Que ta mère jadis berçait de sa chanson,
    Qui d'abord la charmas avec ta petitesse
    Et plus tard lui remplis de clarté l'horizon,

    Voilà donc que tu dors sous cette pierre grise !
    Voilà que tu n'es plus, ayant à peine été !
    L'astre attire le lys, et te voilà reprise,
    O vierge, par l'azur, cette virginité !

    Te voilà remontée au firmament sublime,
    Échappée aux grands cieux comme la grive aux bois,
    Et, flamme, aile, hymne, odeur, replongée à l'abîme
    Des rayons, des amours, des parfums et des voix !


    Nous ne t'entendrons plus rire en notre nuit noire.
    Nous voyons seulement, comme pour nous bénir,
    Errer dans notre ciel et dans notre mémoire
    Ta figure, nuage, et ton nom, souvenir !

    Pressentais-tu déjà ton sombre épithalame ?
    Marchant sur notre monde à pas silencieux,
    De tous les idéals tu composais ton âme,
    Comme si tu faisais un bouquet pour les cieux !

    En te voyant si calme et toute lumineuse,
    Les coeurs les plus saignants ne haïssaient plus rien.
    Tu passais parmi nous comme Ruth la glaneuse ,
    Et, comme Ruth l'épi, tu ramassais le bien.

    La nature, ô front pur, versait sur toi sa grâce,
    L'aurore sa candeur, et les champs leur bonté ;
    Et nous retrouvions, nous sur qui la douleur passe,
    Toute cette douceur dans toute ta beauté !

    Chaste, elle paraissait ne pas être autre chose
    Que la forme qui sort des cieux éblouissants ;
    Et de tous les rosiers elle semblait la rose,
    Et de tous les amours elle semblait l'encens.

    Ceux qui n'ont pas connu cette charmante fille
    Ne peuvent pas savoir ce qu'était ce regard
    Transparent comme l'eau qui s'égaie et qui brille
    Quand l'étoile surgit sur l'océan hagard.

    Elle était simple, franche, humble, naïve et bonne ;
    Chantant à demi-voix son chant d'illusion,
    Ayant je ne sais quoi dans toute sa personne
    De vague et de lointain comme la vision.

    On sentait qu'elle avait peu de temps sur la terre,
    Qu'elle n'apparaissait que pour s'évanouir,
    Et qu'elle acceptait peu sa vie involontaire ;
    Et la tombe semblait par moments l'éblouir.

    Elle a passé dans l'ombre où l'homme se résigne ;
    Le vent sombre soufflait ; elle a passé sans bruit,
    Belle, candide, ainsi qu'une plume de cygne
    Qui reste blanche, même en traversant la nuit !

    Elle s'en est allée à l'aube qui se lève,
    Lueur dans le matin, vertu dans le ciel bleu,
    Bouche qui n'a connu que le baiser du rêve,
    Ame qui n'a dormi que dans le lit de Dieu !

    Nous voici maintenant en proie aux deuils sans bornes,
    Mère, à genoux tous deux sur des cercueils sacrés,
    Regardant à jamais dans les ténèbres mornes
    La disparition des êtres adorés !

    Croire qu'ils resteraient ! quel songe ! Dieu les presse.
    Même quand leurs bras blancs sont autour de nos cous,
    Un vent du ciel profond fait frissonner sans cesse
    Ces fantômes charmants que nous croyons à nous.

    Ils sont là, près de nous, jouant sur notre route ;
    Ils ne dédaignent pas notre soleil obscur,
    Et derrière eux, et sans que leur candeur s'en doute,
    Leurs ailes font parfois de l'ombre sur le mur.

    Ils viennent sous nos toits ; avec nous ils demeurent ;
    Nous leur disons : Ma fille, ou : Mon fils ; ils sont doux,
    Riants, joyeux, nous font une caresse, et meurent. -
    O mère, ce sont là les anges, voyez-vous !

    C'est une volonté du sort, pour nous sévère,
    Qu'ils rentrent vite au ciel resté pour eux ouvert ;
    Et qu'avant d'avoir mis leur lèvre à notre verre,
    Avant d'avoir rien fait et d'avoir rien souffert,

    Ils partent radieux ; et qu'ignorant l'envie,
    L'erreur, l'orgueil, le mal, la haine, la douleur,
    Tous ces êtres bénis s'envolent de la vie
    A l'âge où la prunelle innocente est en fleur !

    Nous qui sommes démons ou qui sommes apôtres,
    Nous devons travailler, attendre, préparer ;
    Pensifs, nous expions pour nous-même ou pour d'autres ;
    Notre chair doit saigner, nos yeux doivent pleurer.

    Eux, ils sont l'air qui fuit, l'oiseau qui ne se pose
    Qu'un instant, le soupir qui vole, avril vermeil
    Qui brille et passe ; ils sont le parfum de la rose
    Qui va rejoindre aux cieux le rayon du soleil !

    Ils ont ce grand dégoût mystérieux de l'âme
    Pour notre chair coupable et pour notre destin ;
    Ils ont, êtres rêveurs qu'un autre azur réclame,
    Je ne sais quelle soif de mourir le matin !

    Ils sont l'étoile d'or se couchant dans l'aurore,
    Mourant pour nous, naissant pour l'autre firmament ;
    Car la mort, quand un astre en son sein vient éclore,
    Continue, au delà, l'épanouissement !

    Oui, mère, ce sont là les élus du mystère,
    Les envoyés divins, les ailés, les vainqueurs,
    A qui Dieu n'a permis que d'effleurer la terre
    Pour faire un peu de joie à quelques pauvres coeurs.

    Comme l'ange à Jacob, comme Jésus à Pierre,
    Ils viennent jusqu'à nous qui loin d'eux étouffons,
    Beaux, purs, et chacun d'eux portant sous sa paupière
    La sereine clarté des paradis profonds.

    Puis, quand ils ont, pieux, baisé toutes nos plaies,
    Pansé notre douleur, azuré nos raisons,
    Et fait luire un moment l'aube à travers nos claies,
    Et chanté la chanson du ciel dam nos maisons,

    Ils retournent là-haut parler à Dieu des hommes,
    Et, pour lui faire voir quel est notre chemin,
    Tout ce que nous souffrons et tout ce que nous sommes,
    S'en vont avec un peu de terre dans la main.

    Ils s'en vont ; c'est tantôt l'éclair qui les emporte,
    Tantôt un mal plus fort que nos soins superflus.
    Alors, nous, pâles, froids, l'oeil fixé sur la porte,
    Nous ne savons plus rien, sinon qu'ils ne sont plus.

    Nous disons : - A quoi bon l'âtre sans étincelles ?
    A quoi bon la maison où ne sont plus leurs pas ?
    A quoi bon la ramée où ne sont plus les ailes ?
    Qui donc attendons-nous s'ils ne reviendront pas ? -

    Ils sont partis, pareils au bruit qui sort des lyres.
    Et nous restons là, seuls, près du gouffre où tout fuit,
    Tristes ; et la lueur de leurs charmants sourires
    Parfois nous apparaît vaguement dans la nuit.

    Car ils sont revenus, et c'est là le mystère ;
    Nous entendons quelqu'un flotter, un souffle errer,
    Des robes effleurer notre seuil solitaire,
    Et cela fait alors que nous pouvons pleurer.

    Nous sentons frissonner leurs cheveux dans notre ombre ;
    Nous sentons, lorsqu'ayant la lassitude en nous,
    Nous nous levons après quelque prière sombre,
    Leurs blanches mains toucher doucement nos genoux.

    Ils nous disent tout bas de leur voix la plus tendre :
    "Mon père, encore un peu ! ma mère, encore un jour !
    "M'entends-tu ? je suis là, je reste pour t'attendre
    "Sur l'échelon d'en bas de l'échelle d'amour.

    "Je t'attends pour pouvoir nous en aller ensemble.
    "Cette vie est amère, et tu vas en sortir.
    "Pauvre coeur, ne crains rien, Dieu vit ! la mort rassemble.
    "Tu redeviendras ange ayant été martyr."

    Oh ! quand donc viendrez-vous ? Vous retrouver, c'est naître.
    Quand verrons-nous, ainsi qu'un idéal flambeau,
    La douce étoile mort, rayonnante, apparaître
    A ce noir horizon qu'on nomme le tombeau ?

    Quand nous en irons-nous où vous êtes, colombes !
    Où sont les enfants morts et les printemps enfuis,
    Et tous les chers amours dont nous sommes les tombes,
    Et toutes les clartés dont nous sommes les nuits ?

    Vers ce grand ciel clément où sont tous les dictames,
    Les aimés, les absents, les êtres purs et doux,
    Les baisers des esprits et les regards des âmes,
    Quand nous en irons-nous ? quand nous en irons-nous ?

    Quand nous en irons-nous où sont l'aube et la foudre ?
    Quand verrons-nous, déjà libres, hommes encor,
    Notre chair ténébreuse en rayons se dissoudre,
    Et nos pieds faits de nuit éclore en ailes d'or ?

    Quand nous enfuirons-nous dans la joie infinie
    Où les hymnes vivants sont des anges voilés,
    Où l'on voit, à travers l'azur de l'harmonie,
    La strophe bleue errer sur les luths étoilés ?

    Quand viendrez-vous chercher notre humble coeur qui sombre ?
    Quand nous reprendrez-vous à ce monde charnel,
    Pour nous bercer ensemble aux profondeurs de l'ombre,
    Sous l'éblouissement du regard éternel ?

    http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/claire.html

  • Catégories : Des expositions, Des musées, Hugo Victor, J'ai aimé, J'ai vu

    J'ai aimé voir vendredi à la maison de Victor Hugo:Les arcs-en-ciel du noir : invitation à Annie Le Brun

    Exposition au 1er étage

    crédits : Mairie de Paris
    [13/03/2012]

    Les arcs-en-ciel du noir : invitation à Annie Le Brun

    15 mars au 19 août


    Annie Le Brun, dont l’essai "Si rien avait une forme, ce serait cela" emprunté au poète, est invitée à dialoguer avec les collections du musée. A vingt ans, Elle rencontre André Breton et côtoie les derniers surréalistes. Poète et essayiste, son érudition et l’acuité de son analyse puisent aux sources les plus intransigeantes, dans le roman noir, chez Sade, Jarry et Raymond Roussel.

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  • Catégories : Des anniversaires, Hugo Victor

    150e anniversaire de la publication des « Misérables », de Victor Hugo

    1862, Victor Hugo,  en exil à Guernesey, reçoit les premières épreuves des Misérables dont la rédaction a été amorcée dix ans plus tôt. Un contrat a en effet été prévu l’année précédente avec l’éditeur bruxellois Albert Lacroix qui en publiera les dix volumes.

    De nombreuses manifestations sont prévues pour commémorer cet événement qui prend un relief particulier avec les effets sociaux de la crise économique en France et en Europe.

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  • Les misérables(5e) de Victor Hugo

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    Fantine, jeune mère célibataire, sans ressources, abandonnée par son amant alors qu'elle était enceinte, doit subvenir à ses besoins et à ceux de sa fille, Cosette ; elle la confie donc à un couple d'aubergistes peu scrupuleux, les Thénardier. Jean Valjean, ancien forçat, endurci par un sort peu favorable, decide de recouvrer sa dignité et commence à aider Fantine, qu'il rencontre par hasard dans son usine. Malgré le faux nom qu'il utilise, M.Madeleine, alias Jean Valjean, est reconnu par Javert, un policier, et retourne au bagne. Il réussit néanmoins à fuir à nouveau dans l'unique but de sauver et de s'occuper de Cosette, malgré les obstacles... Victor Hugo signe ici la plus grande épopée française populaire, avec comme toile de fond Paris, ses quartiers et son histoire !

    http://www.evene.fr/livres/livre/victor-hugo-les-miserables-679.php

  • Victor Hugo(5e)

    Fils d'un général d'Empire souvent absent, Victor Hugo est élevé surtout par sa mère. Alors qu'il est encore élève au lycée Louis le Grand, il se fait connaître en publiant son premier recueil de poèmes, 'Odes' et obtient, pour celui-ci, une pension de Louis XVIII. Chef d'un groupe de jeunes écrivains, il publie en 1827 sa première pièce de théâtre en vers, 'Cromwell', puis 'Orientales' et 'Hernani'. Il s'impose comme le porte-parole du romantisme aux côtés de Gérard de Nerval et de Gautier. En 1831, il publie son premier roman historique, 'Notre-Dame de Paris', et en 1838 son chef-d' oeuvre romantique 'Ruy Blas'. En 1841, il est élu à l'Académie française. En 1843, la mort de sa fille Léopoldine le déchire et le pousse à réviser son action. Il entame une carrière politique. Elu à l'assemblée constituante en 1848, il prend position contre la société qui l'entoure : la peine de mort, la misère, l'ordre moral et religieux. C'est en 1862 que Victor Hugo termine 'Les Misérables', immense succès populaire à l'époque. Fervent opposant au coup d'Etat du 2 décembre 1851, il doit prendre le chemin de l'exil jusqu'en 1870. Installé à Jersey et Guernesey, il écrit 'Les Châtiments', et 'Les Contemplations'. De retour en France, à plus de 60 ans, il entame la rédaction de 'La Légende des siècles'. Poète romantique, dramaturge en rupture avec les codes classiques, et auteur de romans mythiques, Victor Hugo a connu la gloire populaire et la reconnaissance de ses pairs.

    http://www.evene.fr/celebre/biographie/victor-hugo-6.php

  • Catégories : Hugo Victor

    Gérard Berliner, le chanteur de Louise, est mort

    Gérard Berliner, connu pour son interprétation de Louise en 1982, est décédé dans la nuit de mardi à mercredi à l'Hôpital Necker (Paris), à l'âge de 54 ans. Chanteur et acteur français, il commence par de petits rôles au cinéma et au théâtre, grâce à Serge Lama qui le repère en 1978. Puis, quatre ans plus tard, le disque Louise s'écoule à 1.5 million d'exemplaires. En 1983, il assure la première partie des spectacles de Juliette Gréco. Il collabore avec Jean-Louis Dabadie et Catherine Lara sur le disque Heureux et Charles Aznavour produit son album Chien de Voyou. Passionné par Victor Hugo, il lui consacre un spectacle, Mon Alter Hugo, nommé aux Molières 2006 dans la catégorie du meilleur spectacle musical. Père de deux enfants, il est le demi-frère du gangster Bruno Berliner, membre du célèbre gang des postiches. Lire la suite l'article


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  • Catégories : Hugo Victor

    Un Anglais retrouve le vrai bossu de Notre-Dame

    Françoise Dargent
    19/08/2010 | Mise à jour : 18:17 Réactions (16)

    «Ce petit œil gauche obstrué d'un sourcil roux en broussaille tandis que l'œil droit disparaissait entièrement sous une énorme verrue». En 1983, Anthony Hopkins incarne Quasimodo.
    «Ce petit œil gauche obstrué d'un sourcil roux en broussaille tandis que l'œil droit disparaissait entièrement sous une énorme verrue». En 1983, Anthony Hopkins incarne Quasimodo. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

    Un tailleurs de pierre du chantier de rénovation de Notre-Dame pourrait avoir inspiré Victor Hugo.

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