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Victor Hugo, Il fait froid

 

Les vacances sont terminées . On redémarre sur les chapeaux de roue …

Pour cette quinzaine, j’ai  demandé à Fanfan de prendre la barre   pour le défi N°214

Alors,  venez vous asseoir sur le pont afin qu’elle nous dicte le devoir à rendre lundi prochain  :

Pas d’excuse: s’il pleut mettez vos cirés, s’il vente accrochez-vous au mât,

s’il neige mettez vos bonnets et ouvrez vos oreilles .

Tout matelot qui se révolte finira  dans la cale avec les rats (ça rigole pas   ) .

Voici la consigne  :

Nous allons écrire une lettre pour demander un emploi (sorte de lettre de motivation) ,

en prose, en vers, en image , comme on veut. Mais il faudra convaincre le futur employeur.

Dans cette lettre, il faudra  “incorporer”, pour que la mayonnaise tienne,  des titres de chansons .

Elle a choisi Aznavour (Si on déteste on peut choisir des titres d’un chanteur qui nous convient )

http://croqueursdemots.apln-blog.fr/2019/01/07/defi-214-fanfan-recrute/

. Voici les titres (à utiliser dans n’importe quel ordre )

– Il faut savoir ; la bohème ; non, je n’ai rien oublié ;hier encore ; les plaisirs démodés ;

je m’voyais déjà ; comme ils disent;tu t’laisses aller; viens pleurer au creux de mon épaule ; la mamma.

 Et pour les jeudis en poésie :

(chanson ou poème ) sur l’hiver ,le froid, le feu … .

Bon courage .

Le Môt de Dômi

Heu, je peux poser une question

sans finir dans la cale avec les rats,

cela dit, j’y rencontrerai Mère Grand et son alcoolique …. heu non son acolyte Jill Bill

… Voilà ma question, faut-il incorporer “pour que la mayonnaise tienne” 
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Il fait froid

Victor Hugo

L’hiver blanchit le dur chemin
Tes jours aux méchants sont en proie.
La bise mord ta douce main ;
La haine souffle sur ta joie.

La neige emplit le noir sillon.
La lumière est diminuée…
Ferme ta porte à l’aquilon !
Ferme ta vitre à la nuée !

Et puis laisse ton coeur ouvert !
Le coeur, c’est la sainte fenêtre.
Le soleil de brume est couvert ;
Mais Dieu va rayonner peut-être !

Doute du bonheur, fruit mortel ;
Doute de l’homme plein d’envie ;
Doute du prêtre et de l’autel ;
Mais crois à l’amour, ô ma vie !

Crois à l’amour, toujours entier,
Toujours brillant sous tous les voiles !
A l’amour, tison du foyer !
A l’amour, rayon des étoiles !

Aime, et ne désespère pas.
Dans ton âme, où parfois je passe,
Où mes vers chuchotent tout bas,
Laisse chaque chose à sa place.

La fidélité sans ennui,
La paix des vertus élevées,
Et l’indulgence pour autrui,
Eponge des fautes lavées.

Dans ta pensée où tout est beau,
Que rien ne tombe ou ne recule.
Fais de ton amour ton flambeau.
On s’éclaire de ce qui brûle.

A ces démons d’inimitié
Oppose ta douceur sereine,
Et reverse leur en pitié
Tout ce qu’ils t’ont vomi de haine.

La haine, c’est l’hiver du coeur.
Plains-les ! mais garde ton courage.
Garde ton sourire vainqueur ;
Bel arc-en-ciel, sors de l’orage !

Garde ton amour éternel.
L’hiver, l’astre éteint-il sa flamme ?
Dieu ne retire rien du ciel ;
Ne retire rien de ton âme !

Victor Hugo

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