jeudi, 25 juin 2009

Lu dans la presse aujourd'hui:Elle est une île mystérieuse

goofette.jpgMohammed Aïssaoui
25/06/2009 | Mise à jour : 11:46

Avec subtilité, Guy Goffettelivre des fragments de viedont le fil conducteurest la femme. Crédits photo : Philippe MATSAS/Opale

Femmes fantasmées ou réelles, elles ont inspiré au poète Guy Goffette, «Presqu'elles», dix récits lucides et tendres.

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lundi, 15 juin 2009

L'homme qui s'écrivait dans la vie(Lu dans le 23 avril 2009)

Walter_Benjamin.jpgD'une certaine manière, Tackels n'avait pas le choix : Benjamin fut un homme-oeuvre. Il est né, non seulement pour faire une oeuvre, mais pour être une oeuvre : pour faire oeuvre de tout, et tout le temps. Les femmes le disaient : il n'était pas corporel. Il était, non pas seulement cérébral, ou littéraire, ni désincarné, mais incarné autrement que nous : cet homme était quelque chose d'écrit. C'était un homme imprimé. C'était un homme qui s'écrivait dans la vie, qui s'imprimait dans son temps. C'était un homme-texte.

Walter Benjamin n'a pas laissé une oeuvre compacte au sens où elle ferait système : comme les existences sont chaotiques, ses oeuvres elles-mêmes expriment, par leurs formes éclatées, infiniment diversifiées, différentes, la beauté de l'accident jusque dans la pensée. Ne cherchons pas scolairement la « cohérence » de la pensée benjaminienne : elle est événement plutôt, elle fait sourdre, elle fait jaillir le sens de ce qui, en face de nous, hic et nunc, advient.

Le génie de Walter Benjamin aura bien été celui-là, que de donner à l'actualité sa dimension métaphysique éternelle, et de savoir lire dans les philosophies établies le conformisme des modes passagères. Cet homme n'était pas une subjectivité, mais une liberté. Il s'arrachait sans cesse au groupe : seule la solitude rend possible la réflexion, qui est d'abord courage. Le judaïsme ne l'intéresse, par exemple, que détaché de ce socialisme qu'est pour lui le sionisme. Comme Péguy (qu'il a lu et aimé), il déteste l'Université, trop étroite pour savoir penser : il lui préfère les voyages, Paris et les musées. Paris, pour lui, est une bibliothèque géante. Le Louvre ? Un lieu dans lequel on pourrait se laisser enfermer à vie, sans s'ennuyer une seconde, à contempler incessamment les quinze mêmes tableaux.

Benjamin est sans doute le plus grand penseur de l'art : non en esthète, mais en politique, en théologien, en philosophe. Il eût fait émerger d'une réflexion sur la photographie un projet de réforme de la démocratie participative ! Le sens de l'Histoire, la mort de la civilisation, les instincts criminels du monde moderne, les déflagrations à venir, Benjamin, qui n'est jamais paranoïaque mais dont les pseudopodes sont branchés sur tous les aspects de son temps, et tous ses domaines, tous ses visages, sont lus par lui en interlignes du quotidien. Aussi sa lucidité, exceptionnelle, son acuité, visionnaire, ses intuitions, prodigieuses, font-elles de lui le seul penseur du XXe siècle, peut-être, à avoir su rendre compte de l'irréversible - de la mort définitive de Dieu (quelque sens que l'on donne à ce terme).

Rien n'est annexe, rien n'est secondaire, rien n'est anecdotique pour le véritable philosophe : les accrocs du réel, les interstices des grandes dates, les miettes de l'Histoire. Aucun système ne saurait en rendre compte : aussi faut-il émietter la pensée elle-même, la fragmenter : alors, elle épousera les reliefs du réel, elle coïncidera avec ses aspérités, elle fera parler ses particularités.

C'est grâce à son microscope que Walter Benjamin est parvenu à inventer, non seulement une oeuvre, mais une vie d'homme, la première vie d'homme qui se confonde avec l'oeuvre de cet homme, à tel point que le biographe se doit, pour en exprimer la vérité et la complexité, de ne jamais les distinguer, tant décoller la chair de l'une est atrophier le corps de l'autre. La pensée de Benjamin est vivante. Parce que, grâce à Tackels, Benjamin l'est aussi.

À lire aussi : «Rêves» de Walter Benjamin, Éditions Le Promeneur (en librairie le 7 mai).

Walter Benjamin, une vie dans les textes de Bruno Tackels Actes Sud, 842 p., 29 eur .

http://www.lefigaro.fr/livres/2009/04/23/03005-20090423AR...

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samedi, 30 mai 2009

Marc Fumaroli, un phare dans la nuit

Faut-il ouvrir à nouveaux frais la « querelle des images » qui, aux VIIIe et IXe siècles, vit s'affronter iconoclastes et iconodules, respectivement ennemis et défenseurs de la représentation figurée de Dieu ? Assurément oui, lorsque c'est Marc Fumaroli * qui la transpose dans notre univers, où les pollutions visuelles de toutes sortes, nées du marketing, «art des arts contemporains», agressent la vue et ce qu'il nous reste d'âme ou de cœur.

De New York à Paris, mais également de la Rome antique à la Rome des papes, Fumaroli, aussi historien qu'écrivain, voyage avec Baudelaire pour principal cicerone. Il interroge la profondeur des tableaux et la superficialité des photographies. «Il est probable, écrit-il, que cette parade des pouvoirs de la peinture et de la poésie de dépasser les apparences et d'incarner victorieusement la vérité de la vie intérieure est destinée à faire ironiquement pendant à la misère de la photographie...»

L'auteur commente avec bonheur les théories de l'art de Valéry, Maritain ou Malraux ; il analyse longuement ce que la peinture doit au catholicisme romain : «L'œuvre d'art catho lique, italienne, flamande, française, espagnole, se situe à la croisée de deux infinis, l'infini voilé dans la nature créée et l'infini réfléchi par l'esprit et le corps humains. Ce qu'elle montre à l'œil naturel est la métaphore de ce qu'elle révèle à l'œil spirituel.» Au meilleur des mondes préparé par le « fondamentalisme » marchand, techniciste et nomade, Marc Fumaroli oppose la lenteur de la contemplation esthétique, l'habitation poétique de la terre et le sens des mesures humaines. C'est peu de dire qu'il est en décalage avec les sectateurs frivoles de la «culture-monde» qui confondent le cauchemar climatisé avec le jardin d'Eden.

Paris-New York et retour constitue une magnifique méditation sur l'art et la politique (au sens bien entendu le plus élevé), pleine d'érudition, de finesse et de justesse. Marc Fumaroli aime citer Les Phares, de Baudelaire. Dans notre nuit, lui en est un.

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/04/18/01006-...

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mercredi, 15 avril 2009

Maurice Druon, un seigneur des lettres est mort

Étienne de Montety
15/04/2009 | Mise à jour : 09:26
| Commentaires 70(allez les lire)

druon.jpgMaurice Druon, chez lui en mai 2008. Crédits photo : Le Figaro

L'ancien secrétaire perpétuel de l'Académie française est décédé à l'âge de 90 ans. Il était l'auteur du «Chant des partisans» et de la série romanesque «Les Rois maudits».

Cf la suite sur:

http://www.lefigaro.fr/livres/2009/04/09/03005-20090409AR...

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vendredi, 10 avril 2009

Lu dans la presse vendredi dernier:Jean d'Ormesson :«J'aime Pétrus et son cousin Cheval Blanc»

jean d'ormesson.jpgPropos recueillis par Claudine Abitbol
02/04/2009 | Mise à jour : 12:34
|

Crédits photo : Le Figaro

Romancier, journaliste, chroniqueur. Il qualifie la littérature de « chagrin dominé par la grammaire * ». Le plus romanesque des vins ? Le pomerol…

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dimanche, 29 mars 2009

Résumé de « L’orgue du Titan » de George Sand(1804-1876), nouvelle appartenant au recueil « Contes d’une grand-mère » (1875)

George_Sand.jpget lue à cette page : http://www.bmlisieux.com/litterature/sand/orgue.htm

 PUBLIE CHEZ AMBROISE  A LA SUITE D'UN VOYAGE DANS LE FANTASTIQUE:

 http://ambroise.hautetfort.com/archive/2007/05/30/voyage-...

Je supprime le texte de ce résumé pour que que certains(cf. dernier com) prennent le temps de le lire et de faire des recherches... comme je l'ai fait.

Portrait de George Sand par Auguste Charpentier (1835) sur Wikipédia.

00:20 Ecrit par laura dans La littérature, Mes textes en prose | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : recherche éditeur pour mes textes | | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 25 mars 2009

L'esprit NRF souffle depuis 100 ans

Mohammed Aïssaoui
05/02/2009 | Mise à jour : 11:31 |
EXCLUSIF - La célèbre revue fête cet anniversaire avec un numéro exceptionnel où sont réunis des auteurs d'hier et d'aujourd'hui. Extraits en avant-première.
nrf2.jpg

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Le bal des débutants

alexander pope.jpgLe poète anglais Alexander Pope est l'un des héros de ce roman facétieux sur la bonne société londonienne du XVIIIe siècle, «Le Scandale de la saison».

http://www.lefigaro.fr/livres/2009/02/05/03005-20090205AR...

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samedi, 07 mars 2009

Lu dans la presse le 27 février:La crise américaine touche aussi les suppléments littéraires

LE MONDE DES LIVRES | 26.02.09 | 11h17  •  Mis à jour le 26.02.09 | 11h17

Le 15 février est parue la dernière édition du supplément littéraire du Washington Post, l'un des deux plus grands quotidiens outre-Atlantique. Ce célèbre supplément, intitulé "Book World" - et dont plusieurs critiques avaient reçu le prix Pulitzer - figurait jusqu'ici à l'intérieur du journal, mais se vendait également comme entité séparée. Depuis le 22 février, ses articles paraissent dans deux rubriques consacrées à d'autres sujets : "Outlook", page de débats et commentaires, et "Style & Arts", une section comprenant l'"entertainment" sous toutes ses formes. C'est désormais sur Internet que la rubrique littéraire continuera d'être publiée séparément, à l'exception de quelques numéros spéciaux : les lectures d'été et les livres pour enfants.

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mardi, 03 mars 2009

Lu dans la presse le 26 février 2009:On a retrouvé leurs romans cachés

makine.jpgMohammed Aïssaoui
26/02/2009 | Mise à jour : 14:57 |

 l'image de Romain Gary qui resta pendant des annéesdans l'ombre d'Émile Ajar, Andreï Makine joue à cache-cache derrière le masque de Gabriel Osmonde. (Opale) Crédits photo : Jerry BAUER/Opale
Yasmina Khadra et Andreï Makine ont écrit sous un autre nom. Pourquoi des auteurs réputés publient-ils sous pseudonyme ? Enquête.

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