vendredi, 30 mai 2008

J'ai lu:"Poèmes à la nuit " de Rainer Maria Rilke

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Préface de Marguerite Yourcenar
Édition bilingue
Traduit de l’allemand et présenté par Gabrielle Althen et Jean-Yves Masson

  112 pages
10,50 €
ISBN : 2-86432-189-0

 

Résumé

 

     Si ce poète habitué aux visitations angéliques s’est voulu insubstantiel, humble, dépouillé jusqu’à la transparence, c’est qu’il se savait né pour transmettre, pour écouter, pour traduire au risque de sa vie ces secrets messages que les antennes de son génie lui permettaient de capter ; enfermé dans son corps comme un homme aux écoutes dans un navire qui sombre, il a jusqu’au bout maintenu le contact avec ce poste d’émission mystérieux situé au centre des songes.
     Du fond de tant de dénuement et de tant de solitude, les privilèges de Rilke, et son mystère lui-même, sont le résultat du respect, de la patience, et de l’attente aux mains jointes. Un beau jour, ces mains dorées par le reflet d’on ne sait quels cieux inconnus se sont écartées d’elles-mêmes, pareilles à la coque fragile et périssable d’un fruit formé dans la profondeur de ces paumes, et dont on ne saura jamais s’il doit davantage à la lumière qui l’a mûri, ou aux ténèbres dont il est issu.

     (Extrait de la préface de Marguerite Yourcenar)
     Les Poèmes à la nuit, traduits ici pour la première fois intégralement en français, ont été offerts par Rilke à Rudolf Kassner en 1916 et sont l’une des étapes essentielles de la genèse des Élégies de Duino.



 

Un extrait du recueil

 

     Un tel souffle, ne l’ai-je pas puisé au flux des minuits,
     pour l’amour de toi, afin que tu vinsses
     un jour ?
     Parce que j’espérais apaiser ton visage
     par des splendeurs à la force presque intacte,
     une fois que dans l’infini de ce que j’en suppose
     il reposerait en face du mien.
     Sans bruit, de l’espace advenait à mes traits ;
     afin de suffire au grand regard levé en toi,
     mon sang miroitait et s’approfondissait.

     Quand à travers la pâle division de l’olivier
     la nuit régnait avec plus de force, de toutes ses étoiles,
     je me dressais, je me tenais debout et me
     renversais en arrière, et recevais la leçon
     dont jamais ensuite je n’ai compris qu’elle venait de toi.

     Ô quelle forte parole fut semée en moi
     pour que si jamais ton sourire advient,
     par mon regard je transfère sur toi l’espace du monde.
     Mais tu ne viens pas, ou tu viens trop tard.
     Jetez-vous, anges, sur ce champ de lin
     bleu. Anges, anges, fauchez.



 

Extraits de presse

 

     La Quinzaine littéraire, 15 juin 1994,
     par Lou Bruder,
     Le ciel de Rilke, l’enfer d’Huelsenbeck

     Ces textes, comme le titre pourrait éventuellement le laisser supposer, ne renvoient en rien à l’immense tuerie en cours de ces années. Il est néanmoins vrai que ces poèmes peuvent, d’une façon inverse, par leur subtil retrait, leur palpitation recluse en poésie pure, apparaître comme en abîme quant aux événements historiques : l’effort désespéré du poète, pris au piège du monstrueux, et cherchant à préserver l’intensité de la grande trajectoire de réconciliation de la vie et de la mort que devait soutenir, en accomplissement éthique, le texte majeur des Élégies de Duino. Ainsi, les Poèmes à la nuit figureraient comme l’oasis d’une inspiration viscéralement menacée en son vaste estuaire d’effusion par l’intrusion des premiers carnages, Marne et Verdun. Contribueront à cet aménagement sécurisant aussi bien les lectures mystiques de Jean de la Croix que la découverte du Coran, avec sa vision de l’Ange surtout, sans parler, il va de soi, des Hymnes à la Nuit de Novalis.
     Par rapport aux Élégies, l’inspiration des Poèmes à la nuit ne sera point distributive, pas multiple. Rilke n’y exalte pratiquement que le seul thème, essentiel il est vrai, de l’Ouvert avec ses mots-clefs, les astres, la lune, le rêve, l’enfoncement – par l’emploi systématique de particules séparables – et qui tous suggèrent un espace transfini d’échange. Un dépaysement flou d’éventuel absorbement phénoménal où culmine, emblématique, l’Ange. Nous sommes aux franges très indécises de ce qui nous dépasse, le sacré.
     Angelus ex-machina
     
C’est dans ce sens précisément que l’Ange rilkéen est désigné comme terrible : il connaîtrait, par rapport à l’homme et à la mort déjà par lui traversée, l’absolue ultime évolution. Cette articulation cosmique à travers l’ange médiateur peut évidemment paraître spécieuse, sinon factice, dans la mesure où il n’y a aucune infrastructure théophanique ou spirituelle, aucune collectivité minimale qui la conditionne, l’illustre ou l’exalte fertilement. Ange-phantasme esthétique ? Ange de secrète surcompensation pour perte de recours au ciel chrétien depuis Copernic ? L’Ange rilkéen, aussi admirable que soit son projet, aussi bien fondu en poésie qu’il soit, semble, à bout d’emploi, ne figurer qu’une intensité d’intention, sans vertu spéculative centrale et proche d’un certain kitsch préraphaélite.
     Angelus ex-machina ? Rilke serait-il, sur ce point au moins, « ce moineau paré des plumes du paon » (...des plumes de l’ange ?) que dénonçait, en 1910, le jeune poète Georg Heym ? Quoiqu’il en soit, l’Ange de Rilke ne constitue sans doute, mais assez pathétiquement, que le très crépusculaire avatar de l’épiphanique « transhumanare » appelé par Dante. Car Rainer Maria Rilke, comme Wagner par exemple appartient à ces désorientés éperdus de transcendance dans le tohu-bohu de leur époque, fait partie de ces nombreux artistes qui voudraient « célébrer » là où il n’y a plus rien à célébrer. C’est « Le Cri » du tableau de Münch...
     [...] Quant aux précieux textes de Rilke, ils sont à leur comble dans la traduction de Jean-Yves Masson et de Gabrielle Althen.

 

     Réveil, juin-août 1994,
     par Gérard Bocholier,

     « Adapter les choses soumises au temps au monde moins menacé, plus calme, plus éternel, de l’espace pur ». Telle est la fonction de la poésie, exprimée par Rilke dans une lettre à Lou Andreas-Salomé du 8 août 1903. Poèmes à la nuit la réalise de manière admirable dans cette petite suite de vingt-deux textes écrits de janvier 1913 à février 1914, offerts à l’ami et confident Rudolf Kassner à un moment où l’ambitieuse entreprise de création des Élégies de Duino se trouvait interrompue.
     Cet ensemble, qui pourrait paraître mince, s’avère d’une richesse et d’une pureté très considérables. Ordonné autour du grand thème nocturne, bien sûr dans la lignée de Novalis, mais peut-être surtout de Jean de la Croix et du Coran, découverts pendant le séjour en Espagne de 1912-1913, le livre place la figure du poète dans la situation la plus cruciale, celle de la veille dans la nuit, comme à la lisière d’un gouffre, sur le fléau de la balance immense de la vie et de la mort. Le dehors et le dedans sont si proches qu’ils semblent tout à coup ne faire qu’un, « dans un seul espace indistinct, d’une extension et d’une limpidité absolues » :
          Et maintenant cela consent et nous atteint au visage
          comme l’aimée lève les yeux ; cela se déploie
          face à nous et peut-être disperse
          en nous son existence. Et nous n’en sommes pas dignes.
     Nous voici « de l’autre côté de la nature », là où le visage de l’homme « se communique à l’âpreté des espaces qui lui sont étrangers », offert aux « mains des vents », dans une sorte de rêve qui « vient comme tombe une balle » dans des mains tendues en retour. « Tout, ou presque rêve », et la belle image du filet « de rapides mailles d’ombre » fait encore passer une main souveraine et « très lointaine », capturant « d’un grand geste », avant que les mailles ne libèrent, pour laisser fuir « à la dérive », les choses et les êtres. Car la nuit rilkéenne demande qu’on s’abandonne, qu’on lui ouvre sans résistance son cœur et sa vie :
          Je veux n’être qu’offrande. Agis. Pénètre
          autant que tu le peux.
     C’est en entrant dans « l’espace intérieur du monde » (der Weltinnenraum), en mourant à la vie consciente qui enserre et définit les choses, en s’appliquant par exemple « à être impassible comme les pierres/serties dans la forme pure », que Rilke sait devenir accueil et adoration, limpidité et vérité :
          l’ange attend que je me fasse plus limpide.
     Loin de lui ces « mauvaises nuits falsifiées », qui ne sont que la caricature de la seule vraie nuit, qu’il compare à la Terre, maternelle et nourricière. « L’obscur de la terre » se respire, il s’agit de le faire circuler en soi, mais aussi de le pénétrer d’une connaissance attentive, intuitive, aussi aérienne que possible :
          Élève l’aire de ton cœur.
          Les anges soudain
          Voient la récolte.
     Rilke aspire à cet « espace angélique » où se diffusent sans fin les sentiments, à ce « domaine pleinement achevé » où les anges marchent « enthousiasmés par ce qu’ils ont à accomplir ». Au moins peut-il s’alléger, alléger son poème pour qu’une inestimable complicité le relie à la nuit, complicité toujours reçue comme une grâce, quelquefois avec un tremblement de la voix et du regard, comme un vacillement d’étoile perdue dans un coin des ténèbres, tant les puissances invisibles sont éprouvantes pour celui qui communique avec elles :
          et des heures plus grandes que nous ne le demandions
          s’avancent à tâtons, prenant appui sur nous.
     La phrase poétique de Rilke accuse cette flexion de l’être tout entier sous cette pesée des ombres. Elle isole le visage avec ses yeux « pleins de larmes », « la crête de la montagne » vers laquelle il se tourne, « la lueur d’une éclaircie déchirant le ciel », la silhouette solitaire du berger qui veille et vibre à tous les signes,
          et les ombres des nuages
          le traversent, comme si l’espace pensait
          de lentes pensées à sa place.
     Les esquisses et les poèmes qui complètent dans cette édition le cahier des vingt-deux poèmes ne font que confirmer l’importance vitale de la nuit pour Rilke et sa poésie : nuit habitée de souffles et de fantômes, nuit protectrice et mythique, nuit de l’acheminement vers la mort enfin rendue à la totale transparence, vers sa lumière noire qu’il faut laisser se répandre dans tous les poèmes, pour faire lever le seul langage qui célèbre sans rien briser, sans rien figer. Comme Marguerite Yourcenar, dans son texte écrit en 1936, resté inédit jusqu’à ce jour et donné en guise de préface à ce volume, a raison d’insister sur toutes les formes de respect de Rainer Maria Rilke : respect pour les hommes, pour le silence, pour l’amour ! Et comme elle fait bien de terminer par son respect pour la mort, « le fruit qui est au centre de tout », comme proclame Le Livre de la Pauvreté et de la Mort ! Sans ce respect-là, les Poèmes à la nuit ne nous apparaîtraient pas comme l’adieu d’un être en train de se dissoudre, ni comme les chants du miraculeux passage vers le jour infini.

 

     Europe, mars 1994,
     par Charles Dobzynski,
     Les quatre vents de la poésie

     [...] Ernst Meister, dans un poème, invoque le cri pathétique de Rilke : « Vous les êtres, où êtes-vous, qui tenez les mots et nous tenez ?/ Vous les anges ? » Rilke, décidément indissociable, en langue allemande, d’une quête et d’une approche de l’absolu aux résonances universelles.
     Des œuvres inédites en français du grand Pragois nous sont proposées au fur et à mesure de leur entrée dans le domaine public. Il existe désormais de nombreuses versions des livres clés, notamment des Élégies de Duino et des Sonnets à Orphée. On remarquera, touchant ces derniers, dans l’Anthologie de J.-P. Lefebvre, les belles traductions de Maurice Regnault dont les lecteurs du numéro « Rilke » d’Europe eurent la primeur.
     On s’amusera à comparer aussi dans les Poèmes à la nuit de Rilke, traduits et présentés par Gabrielle Althen et Jean-Yves Masson (une traduction enfin intégrale de ces pièces jusqu’ici éparpillées !), le traitement de ce qui fut appelé « Trilogie espagnole » dans les « Poèmes épars » traduits par Philippe Jaccottet, avec la méthode des nouveaux traducteurs. Philippe Jaccottet montre plus de grâce, de rythme, d’élan, de légèreté (il n’hésite pas à « alléger »). G. Althen et J.-Y. Masson, pour leur part, s’en tiennent au texte, tel quel, avec le souci constant d’en restituer toutes les nuances. Au risque d’une certaine pesanteur de la phrase circonvolutive. Cette rigueur commande la mise en français des poèmes-titre, escortés d’un petit ensemble « d’esquisses contemporaines ». Ce livre est placé comme une balise sur la route des Élégies de Duino dont il constitue en quelque sorte le banc d’essai ou la préfiguration la plus immédiate. Ce n’est pas tellement la préface de Marguerite Yourcenar (plus haut citée, écrite en 1936 pour un hommage à Rilke et restée impubliée) qui en éclaire le plus finement la démarche et la signification profonde, mais la postface des deux traducteurs-poètes. Ils ne se contentent pas de souligner le lien référentiel avec les Hymnes à la nuit de Novalis. À l’écart de cette évidence, ils empruntent une autre piste : « l’accent mis sur la dimension nocturne doit beaucoup aussi, et peut-être même davantage, au séjour en Espagne (fin 1912, début 1913), à la lecture de mystiques espagnols comme Jean de la Croix et surtout à la lecture du Coran, que Rilke découvrit au cours de ce voyage ».
     Passionnant coup de projecteur sur le parcours intellectuel si complexe de Rilke, accompagné de ses anges, et qui, proclamant « je veux n’être qu’offrande » nous fait en chemin l’offrande de quelques-uns des poèmes parmi les plus mystérieux et envoûtants de son œuvre.

 http://www.editions-verdier.fr/v3/oeuvre-poemesnuit.html

 

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mardi, 12 juin 2007

Rainer Maria Rilke(clin d'oeil à Elisabeth)

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Rainer Maria Rilke (dessin)
Source : Rainer-Maria Rilke. Conférence de M. Henri Bidou, Conferencia. Journal de l'Université des Annales, no XXIII, 15 novembre 1939

Sépulture de Rilke (Valais, Suisse)


Biographie en résumé
Écrivain autrichien.

Le portrait tracé par un contemporain
«La première fois que je le rencontrai je me souviens combien son apparence me déconcerta. Petit, maigre, chétif, avec un visage osseux et singulièrement étroit, un grand front admirable, un long nez pointu, des moustaches chinoises, un menton presque absent, et ces beaux yeux verts, singuliers, qui illuminaient toute sa physionomie. Il était d’une politesse cérémonieuse et raffinée… Mais cette politesse dissimulait mal une sorte de gêne… La solitude était sa plus grande passion. Il habitait une petite tour en ruine, au-dessus de Sierre, qui domine la vallée du Rhône, dans le Valais…

Quand on lui parlait, on voyait combien les Cahiers de Malte Laurids Brigge, ce livre admirable, étaient vraiment sortis de lui. J’ai entendu tomber de sa bouche vingt ou trente récits absolument pareils à ceux que l’on trouve dans son volume… Quand il parlait ainsi, il se soulevait à demi sur sa chaise, comme si un souffle léger l’emportait. Sa main faisait un geste de cadence et toute sa physionomie se modifiait… Son regard s’illuminait tout à coup et transformait cette mélancolie qu’on lui voyait généralement en une véritable exaltation lyrique.

Né à Prague d’une ancienne famille d’origine carinthienne, élevé en Allemagne, écrivain de langue allemande, ayant habité successivement l’Italie, la Russie, l’Espagne, le Danemark, la France, la Suisse, ces derniers temps, écrivain de langue française, il était tout naturellement un Européen et il n’avait aucun effort à faire pour le devenir… Ne demandant rien au monde des faits, il pouvait se concentrer entièrement sur cette vie intérieure, poussée chez lui à un tel degré que, sitôt qu’on l’approchait réellement ou par ses livres, la vôtre en était enrichie. La poésie était chez lui le suprême affleurement de cette vie intérieure.

Une idée capitale, pour Rilke, c’était que chacun devait avoir sa propre mort, une mort en quelque sorte autonome, qui fût à la fois la conclusion logique de la vie et le germe d’un développement nouveau. L’idée principale de sa poésie est résumée dans les lignes suivantes :

Ainsi la vie n’est que le rêve d’un rêve,
Mais l’état de veille est ailleurs.

Rien de la matière universelle ne lui était indifférent. Il y avait quelque chose de l’animisme des peuplades les plus primitives chez ce raffiné. Quand on étudiera l’espèce de système philosophique diffus dans son œuvre on y verra la part qu’il y a faite au mysticisme, au panthéisme, au quiétisme. […] On a relevé dans les […] Cahiers le culte qu’il avait pour les objets. Il en parlait lui-même avec un singulier attachement, et la moindre chose touchée devenait entre ses mains un talisman, une manière de correspondre avec quelque chose d’invisible, l’âme cachée de la matière.»

Extraits d’un texte d’Edmond Jaloux rapportés dans «Hommage à Rainer Maria Rilke», Chronique des lettres françaises, 5e année, no 25, janvier-février 1927, p. 122-123.

Œuvres de Rainer Maria Rilke
En allemand:

Roman

Die Aufzeichnungen des Malte Laurids Brigge (Les cahiers de Malte Laurids Brigge)

Poésie

Duineser Elegien (Élégies de Duino) (1912-1922)
Die Erste Elegie
Die Zweite Elegie
Die Dritte Elegie
Die Vierte Elegie
Die Fünfte Elegie
Die Sechste Elegie
Die Siebente Elegie
Die Achte Elegie
Die Neunte Elegie
Die Zehnte Elegie

Sonette an Orpheus (Sonnets à Orphée)
Erster Teil
Zweiter Teil

Autres oeuvres poétiques en ligne

Correspondance

Sélection de lettres

En français:

Poésie

Vergers
Les Quatrains Valaisans
Les Quatrains Valaisans
Les Quatrains Valaisans
Tendres Impôts à la France
Exercises et Évidences
Poèmes et Dédicaces
Ébauches et Fragments

Huitième Elégie (traduction de François-René Daillie parue dans la collection de poche Orphée/La Différence)

"Le livre de la pauvreté et de la mort (fragment)". Texte original et traduction par Arthur Adamov et Denis de Rougemont. Esprit, 1ère année, no 3, décembre 1932, p. 388-395 (Bibliothèque nationale de France, Gallica - mode image, format PDF)

Journal de Westerwede et de Paris. Traduit, présenté et annoté par Pierre Deshusses, Payot. Recension de Wilfred Schiltknecht: "Les désarrois du jeune Rilke", Le Temps, 22 septembre 2001

En anglais:

The Sonnets to Orpheus (par Howard A. Landman); autre traduction, par J. B. Leishmann (parties I et II)

Documentation
Jugements, souvenirs

« Le tout jeune Reiner étonnait par la qualité de ce qu’il avait déjà écrit et publié, mais l’impression dominante qui émanait de sa personne ne venait pas du grand poète plein d’avenir qu’il allait être plus tard mais de sa façon particulière d’être homme. (...) Il n’y avait alors dans la nature intime de Reiner rien de cette attente à la fois féminine et enfantine, mais déjà une virilité qui lui était propre, une délicatesse aristocratique et quasi sacrée ».

LOU ANDREAS SALOMÉ, Ma vie (1931)


Publications

Rilke-Bibliographie (en allemand)

Ralph Freedman, Life of a Poet. Rainer Maria Rilke, "Chapter one", Farrar Straus Giroux, 1996. Compte rendu de cet ouvrage: Devil or Angel, par Michael Dirda
(Washington Post, 31 mars 1996)

Die Weise von Liebe und Tod des Cornets Christoph Rilke - Buchkult und Kultbuch in den Weltkriegen, par Bettina Krüger (Parapluie)

Le Testament de Rilke, par Jean-Michel Maulpoix (La Quinzaine littéraire, 16 juin 1983;

Everything is Trying to Hide Us: Rilke's Poetics of Mimicry, par David Lavery, English Department, Middle Tennessee State University (publié initialement dans The Journal of Evolutionary Psychology, vol. 5, no 1, 1987, p. 63-78)

Souvenirs de Rainer Maria Rilke, de Carl Jacob Burckhardt. Brève présentation de l'ouvrage (Le Matricule des Anges, no 7, avril-juin 1994)

To Work Is to Live Without Dying, par Lee Siegel (The Atlantic Monthly, vol. 277, no 4, avril 1996, p. 112-118 - à propos d'une biographie de Rilke par Ralph Freedman)

Curiosités et Traduction....Traduire selon l'esprit ou selon la lettre?, par Anne Salem-Marin (Cultur@actif, avril 1998) Comparaison de traductions de la huitième élégie de Rilke

Des «fictions calculées». Quelques éclaircissements tirés de Rilke et de Heidegger sur les technologies de la simulation, par Jean-Philippe Milet, ancien directeur de programme au Collège International de Philosophie (Res Publica, n° 18, juin 1998)






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Raccourcis intéressants



Rilke.de: un site de référence en langue allemande
International Rilke-Gesellschaft (en allemand)
The Rainer Maria Rilke Archives
Rainer Maria Rilke Archive
The Rainer Maria Rilke World Wide Web Site
Brève biographie (BBC, angl.)
Rilke à Paris (Terres d'écrivains)





Textes de Rainer Maria Rilke



Sur un torse d'Apollon
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Nous n'aurons jamais vu sa tête légendaireAux yeux mûrs comme des fruitsMais nous voyons son torse encore incandescentFlamme vacillante pourtant, mais quiPerdure et brille.
Corolle du nénuphar
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Aucun désir ne m'ouvre: je suis pleine jamais je ne me referme par refus -
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Ma vie s'est déroulée en boucles ascendantesQui s'élèvent des choses.
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Source de cet article:http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Rainer_Maria_Rilke

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