Ils sont impayables, intouchables. On tente d'y réserver, chaque fois, on s'y brise les dents. Pourtant, tout le monde en parle dans les magazines. On y a dîné brillamment, l'assemblée ronronnait de bonheur, les mets étaient portés avec intelligence et modernité. Aussitôt, on a tenté sa chance. Pfuit, quelle impudence, quelle audace! Qu'alliez-vous penser de la sorte? De la place? Mais mon pauvre lapin, c'est complet jusqu'à la fin de ta race. Être en liste d'attente, à la rigueur, mais il y a un autocar plein devant. La gastronomie est souvent ainsi. À la limite, vous aurez un peu de chance au Noma, à Copenhague: sa mésaventure avec l'hygiène a dû dégager quelques strapontins. Mais pour le reste, ceinture.
http://www.lefigaro.fr/gastronomie/2013/05/03/30005-20130...





















A une époque où l'une des préoccupations essentielles des historiens était de mesurer la malnutrition, d'étudier les données matérielles censées déterminer les comportements économiques, sociaux ou politiques, Jean-Paul Aron déplaçait l'axe de l'enquête, sa problématique, en examinant les données du goût alimentaire, en le liant aux préjugés sociaux, aux valeurs esthétiques, aux interdits religieux. Chaque produit alimentaire était ainsi doté d'un statut individuel, il était personnalisé."(Marc Ferro)
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