lundi, 25 février 2013

J'ai aimé lire hier:Hitchcock vu d'aujourd'hui

Ses obsessions, son influence, interviews 
 
Refaire Hitchcock, revoir Hitchcock, relire Hitchcock… 50 ans après la sortie en salle des Oiseaux, comment regarde-t-on aujourd’hui les films du cinéaste britannique ? 
 
A l'occasion de la sortie en salle du biopic Hitchcock, Les Inrockuptibles lui dédient un hors-série à paraitre le 15 février. 100 pages qui se pencheront sur sa place dans l’histoire du cinéma et sur son héritage, mais également sur son oeuvre et ses thèmes de prédilection.

Edito

On ne peut pas dire qu’il ne nous avait pas prévenus. Avec lui, les morts ne disparaissent jamais tout à fait. Leurs cadavres encombrent (La Corde), résistent à la disparition (Mais qui a tué Harry ?). Les morts s’incrustent dans le présent, viennent tourmenter les vivants (Rebecca), refusent de se laisser oublier (Vertigo, Psychose). On ne s’étonnera donc pas qu’Hitchcock ne se laisse pas si facilement oublier. Ce mois-ci, on le retrouve, sous les traits grimés d’Anthony Hopkins, dans un biopic assez peu inspiré sur le tournage de Psychose. Aux états-Unis, on l’a vu représenté dans un téléfilm sur le tournage cette fois des Oiseaux. Une série se prépare qui serait le prequel de Psychose. Dans l’actualité du cinéma enfin, il n’a jamais disparu. Sa présence n’a même cessé de croître. Avec Lost Highway et Mulholland Drive, David Lynch par exemple s’est emparé de l’imaginaire hitchcockien pour le
reconfigurer dans une forme sinueuse et fractale. Sur les écrans en ce moment, Passion de De Palma ou La Fille de nulle part de Brisseau confirment la permanence de la fascination hitchcockienne chez leurs auteurs respectifs. Avec le temps, Vertigo a même fini par devenir le plus grand film du monde selon le très officiel classement remis à jour tous les dix ans de Sight & Sound. Pourtant sorti en 1958, le film n’a été pris en compte dans ce top de la cinéphilie mondiale qu’en 1982, à une place modeste. Tous les dix ans, il a grimpé jusqu’à prendre la tête du hit-parade des chefs-d’oeuvre en 2012. Pourquoi aimons-nous de plus en plus Hitchcock ? Qu’est-ce qui, dans cette vision pulsionnelle du monde – du sexe, de la violence –, rencontre un absolu des attentes du spectateur de cinéma ? Comment, à partir de cette part régressive, archaïque de son inspiration, le cinéaste a construit les dispositifs formels les plus sophistiqués (et pervers) qui soient ? Comment Hitchcock ne cesse de travailler l’époque plus de trente ans après sa mort ?
C’est de ces questions que nous sommes partis pour toiser Hitchcock, mais
vu d’aujourd’hui.

Jean-Marc Lalanne
 
 

09:42 Écrit par laura dans François Truffaut, J'ai lu, J'ai/nous avons aimé, Le cinéma | Lien permanent | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

vendredi, 21 septembre 2012

Hitchcock : une affiche digne du maître

 

Un poster du biopic en cours de réalisation sur le cinéaste, incarné par Anthony Hopkins confirme la ressemblance troublante des deux hommes.

http://www.lefigaro.fr/cinema/2012/09/21/03002-20120921AR...

12:40 Écrit par laura dans François Truffaut | Lien permanent | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

mercredi, 25 juillet 2012

J'ai fini hier soir: "François Truffaut" par François Guérif

François TruffautDepuis son décès, les ouvrages, les témoignages et les numéros spéciaux de revues consacrés à François Truffaut se multiplient, tant en France qu'à l'étranger. Ce livre-ci, dans le cadre étroit qui lui est imparti, ne prétend ni à la synthèse ni à exhaustivité. Son ambition, à travers un survol subjectif de l'œuvre, est d'en dégager quelques thèmes essentiels tels que l'enfance, l'adolescence, l'amour des livres, l'influence de la " Série Noire ", le goût du cinéma en général et la vision critique du cinéma français en particulier, la tentation du mélodrame et la mort

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07:49 Écrit par laura dans François Truffaut, J'ai lu, J'ai/nous avons aimé, Lu | Lien permanent | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

mercredi, 06 juin 2012

L'écrivain américain Ray Bradbury est mort

Ray Bradbury est décédé mardi 5 juin. (STEVE CASTILLO/AP/SIPA)Ray Bradbury, auteur de "Fahrenheit 451", est mort à 91 ans

Créé le 06-06-2012 à 17h00- Mis à jour à 17h11
Le Nouvel Observateur avec AFP
 
 

L'auteur de science-fiction est également connu dans le monde entier pour son ouvrage "Chroniques martiennes".

Ray Bradbury est décédé mardi 5 juin. (STEVE CASTILLO/AP/SIPA)

L'écrivain américain de science-fiction Ray Bradbury, auteur des "Chroniques martiennes" et de "Fahrenheit 451", est mort à l'âge de 91 ans, a annoncé sa famille mercredi 6 juin.

"Le monde a perdu l'un des plus grands écrivains que j'ai connus, et un des hommes les plus chers à mon coeur. Repose en paix Ray Bradbury", a déclaré sur son compte Twitter Danny Karapetian, petit-fils de la légende de la science-fiction. 

Son œuvre révélait un auteur inquiet de la survie spirituelle de l'humanité face au matérialisme de la société. Adapté au cinéma en 1966 par François Truffaut, "Fahrenheit 451" (1953), inspiré par les autodafés nazis de livres écrits par des juifs, évoquait les dangers de la censure et du contrôle des idées dans un monde totalitaire.

Auteur prolifique (il a écrit cinq cents nouvelles, une trentaine de romans, des contes, des poèmes), on lui doit aussi de nombreuses pièces de théâtre et des scénarios pour le cinéma, comme "Moby Dick" (1956) pour John Huston, mais aussi pour la télévision, notamment "La 4e dimension" et des épisodes de "Alfred Hitchcock présente".

Publié à 17 ans

Né le 22 août 1920 à Waukegan (Illinois, nord des Etats-Unis), Raymond Douglas Bradbury découvre la littérature à l'âge de 7 ans avec Edgar Poe. Fils d'un père technicien et d'une mère d'origine suédoise, il a 14 ans lorsque ses parents s'installent à Los Angeles. Il a 17 ans lorsque sa nouvelle "Script" est publiée dans une revue de science-fiction. 

La chose la plus amusante dans ma vie, c'était de me réveiller chaque matin et de courir jusqu'à la machine à écrire parce que j'avais eu une nouvelle idée", se réjouissait-il en 2000.

http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20120606.OBS7627/r...

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17:29 Écrit par laura dans CEUX QUE J'AIME, Des évènements, François Truffaut | Lien permanent | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

mardi, 23 août 2011

"On ne peut plus dormir tranquille lorsqu'on a une fois ouvert les yeux " de Robert Bober

19771826_jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20110704_050731.jpgC'est le mercredi 24 janvier 1962 que Jules et Jim, dans lequel Bernard Appelbaum avait fait de la figuration, sortit sur les écrans, et c'est le vendredi soir qu'avec sa mère, il est allé le voir au cinéma Vendôme, avenue de l'Opéra.
Après la séance, malgré le froid, sa mère lui donnant le bras, ils sont rentrés à pied jusqu'à leur domicile, au 7 de la rue Oberkampf, tout près du Cirque d'Hiver.
"As-tu lu le livre d'où a été tiré le film?" Non, il ne l'avait pas lu. "J'aimerais bien le lire", lui a-t-elle dit, et ce fut le commencement de ce qu'il allait apprendre de ses parents.
Cette histoire de Jules et Jim et Catherine -un pur amour à trois, avait dit François Truffaut- était comme l'écho de ce que sa mère avait vécu.
Ainsi, il avait fallu un film pour que cette histoire -un peu de son histoire- lui parvienne enfin.

"Si la vie est éphémère, disait Vladimir Jankélévitch, le fait d'avoir vécu une vie éphémère est un fait éternel."

http://www.babelio.com/livres/Bober-On-ne-peut-plus-dormi...

19771826_jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20110704_050731.jpg

16:44 Écrit par laura dans A lire, François Truffaut | Lien permanent | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

dimanche, 17 avril 2011

60 e anniversaire des Cahiers du cinéma

LebertHohenlandsbourg.jpghttp://www.abc-lefrance.com/article.php3?id_article=4368

11:28 Écrit par laura dans François Truffaut, Le cinéma | Lien permanent | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

mardi, 05 avril 2011

J'ai aimé hier soir:Deux de la vague

LebertHohenlandsbourg.jpg

Date de sortie cinéma : 12 janvier 2011

Réalisé par Antoine de Baecque, Emmanuel Laurent
Avec Isild Le Besco, plus

Long-métrage français . Genre : Documentaire
Durée : 01h30min Année de production : 2010
Distributeur : Les Films du Paradoxe

Synopsis : Les débuts de deux cinéastes emblématiques de la Nouvelle Vague, Jean-Luc Godard et François Truffaut...

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10:48 Écrit par laura dans François Truffaut | Lien permanent | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

vendredi, 11 mars 2011

Truffaut et Hitchcock, le duo de géants

Par Armelle Heliot
10/03/2011 | Mise à jour : 11:35

Au Lucernaire, leur rencontre a inspiré une pièce épatante et bien interprétée. 

Il y a dans ce miraculeux spectacle qu'est Hitch toute la grâce inquiète du jeune Truffaut, toute la rondeur angoissée d'un Alfred Hitchcock en train de terminer Les Oiseaux. La scène se passe à Los Angeles, en 1962, dans les bureaux d'une maison de production… Un jeune cinéaste français, critique à ses heures, a obtenu un rendez-vous avec un géant du septième art. Un géant à ses yeux, un géant pour l'équipe des Cahiers du cinéma.

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11:25 Écrit par laura dans François Truffaut | Lien permanent | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

vendredi, 04 mars 2011

Henri-Pierre Roché

L'Oeil - n° 510 - Octobre 1999

 

Dans Jules et Jim, le film de Truffaut, le passage des années était marqué par la présence de toiles de Picasso appartenant à ses périodes successives depuis la période bleue. C’était là un renvoi discret à l’une des activités principales de l’auteur du roman dont était tiré le film : Henri-Pierre Roché (1879-1959). Peut-être d’anciens lecteurs de L’Œil se souviendront-ils d’avoir lu sous ce nom, à la fin des années 50, quelques articles de souvenirs sur de grandes figures de l’art français du début du siècle. L’ensemble des écrits sur l’art de Roché vient d’être réuni, presqu’en même temps que paraît la première biographie consacrée à ce personnage intriguant du monde de l’art français et américain de la première moitié du siècle. Que l’on ne s’attende pas à y trouver une doctrine esthétique cohérente qui permettrait de comprendre les choix et les activités de cet ami des artistes (Brancusi, Duchamp et Wols en particulier), de ce conseiller de l’un des plus importants collectionneurs américains des années 20 (John Quinn), de celui que Gertrude Stein qualifiait de « general introducer ». Ses écrits relèvent en effet le plus souvent de l’anecdote, reposant sur le principe qu’on connaît mieux Braque pour l’avoir vu boxer, Duchamp pour l’avoir aperçu à New York grimpant au mat d’un drapeau, Brancusi pour avoir goûté sa cuisine rustique, et tant d’artistes femmes pour en avoir fait ses maîtresses... Autant dire qu’il vaudrait mieux sans doute avoir à disposition l’intégralité des carnets qu’il tint quotidiennement de 1901 à sa mort, et dont les éditions André Dimanche n’ont pour l’instant livré qu’un volume consacré aux années 1920-1921. Le portrait tracé du personnage dans sa biographie va dans le même sens, celui d’un séducteur plus attentif à ses entreprises de séduction qu’à organiser ses choix esthétiques, celui d’un homme surtout capable d’entretenir des relations étroites avec certaines des personnalités les plus remarquables de son temps. Dans ce portrait plein d’approximations, qui vaut quand même la peine d’être lu tant l’histoire narrée est riche, on aurait aimé retrouver quelques-unes des qualités de concision, de retenue, d’information, qui font la grandeur des trois romans achevés par Roché.

Eric de Chassey

http://www.artclair.com/oeil/archives/docs_article/55570/...

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vendredi, 14 janvier 2011

Franz Hessel / Walter Benjamin : Camp des Milles, Marseille et Sanary, derniers jours en France

Choses lues, choses vues
Mercredi, 05 Janvier 2011 21:58
"Promenades dans Berlin", livre provisoirement introuvable, préface de Jean-Michel Palmier.

Voici 70 ans, le 6 janvier 1941, Franz Hessel vécut les ultimes heures de sa vie à Sanary, dans le Var. Ses parents relevaient d'une famille juive établie en Allemagne depuis plusieurs générations. Il naquit en 1880 et passa une grande partie de sa jeunesse à Munich et à Berlin. La césure de la première guerre mondiale n'altéra jamais son amour profond pour la France et pour Paris qu'il habita fréquemment. François Truffaut et Oskar Werner qui immortalisèrent sa présence dans Jules et Jim, de grands spécialistes et biographes de Walter Benjamin - Gershom Sholem, Jean-Michel Palmier, Bernd Witte - Manfred Klügge qui a beaucoup publié pour faire connaître l'exil des écrivains allemands à Sanary (1), et puis le fils cadet de Franz, Stephane Hessel ont maintes fois évoqué pour des connaisseurs de plus en plus nombreux son émouvante trajectoire. 

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