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Hugo Victor - Page 2

  • Victor Hugo(5e)

    Fils d'un général d'Empire souvent absent, Victor Hugo est élevé surtout par sa mère. Alors qu'il est encore élève au lycée Louis le Grand, il se fait connaître en publiant son premier recueil de poèmes, 'Odes' et obtient, pour celui-ci, une pension de Louis XVIII. Chef d'un groupe de jeunes écrivains, il publie en 1827 sa première pièce de théâtre en vers, 'Cromwell', puis 'Orientales' et 'Hernani'. Il s'impose comme le porte-parole du romantisme aux côtés de Gérard de Nerval et de Gautier. En 1831, il publie son premier roman historique, 'Notre-Dame de Paris', et en 1838 son chef-d' oeuvre romantique 'Ruy Blas'. En 1841, il est élu à l'Académie française. En 1843, la mort de sa fille Léopoldine le déchire et le pousse à réviser son action. Il entame une carrière politique. Elu à l'assemblée constituante en 1848, il prend position contre la société qui l'entoure : la peine de mort, la misère, l'ordre moral et religieux. C'est en 1862 que Victor Hugo termine 'Les Misérables', immense succès populaire à l'époque. Fervent opposant au coup d'Etat du 2 décembre 1851, il doit prendre le chemin de l'exil jusqu'en 1870. Installé à Jersey et Guernesey, il écrit 'Les Châtiments', et 'Les Contemplations'. De retour en France, à plus de 60 ans, il entame la rédaction de 'La Légende des siècles'. Poète romantique, dramaturge en rupture avec les codes classiques, et auteur de romans mythiques, Victor Hugo a connu la gloire populaire et la reconnaissance de ses pairs.

    http://www.evene.fr/celebre/biographie/victor-hugo-6.php

  • Catégories : Hugo Victor

    Gérard Berliner, le chanteur de Louise, est mort

    Gérard Berliner, connu pour son interprétation de Louise en 1982, est décédé dans la nuit de mardi à mercredi à l'Hôpital Necker (Paris), à l'âge de 54 ans. Chanteur et acteur français, il commence par de petits rôles au cinéma et au théâtre, grâce à Serge Lama qui le repère en 1978. Puis, quatre ans plus tard, le disque Louise s'écoule à 1.5 million d'exemplaires. En 1983, il assure la première partie des spectacles de Juliette Gréco. Il collabore avec Jean-Louis Dabadie et Catherine Lara sur le disque Heureux et Charles Aznavour produit son album Chien de Voyou. Passionné par Victor Hugo, il lui consacre un spectacle, Mon Alter Hugo, nommé aux Molières 2006 dans la catégorie du meilleur spectacle musical. Père de deux enfants, il est le demi-frère du gangster Bruno Berliner, membre du célèbre gang des postiches. Lire la suite l'article


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  • Catégories : Hugo Victor

    Un Anglais retrouve le vrai bossu de Notre-Dame

    Françoise Dargent
    19/08/2010 | Mise à jour : 18:17 Réactions (16)

    «Ce petit œil gauche obstrué d'un sourcil roux en broussaille tandis que l'œil droit disparaissait entièrement sous une énorme verrue». En 1983, Anthony Hopkins incarne Quasimodo.
    «Ce petit œil gauche obstrué d'un sourcil roux en broussaille tandis que l'œil droit disparaissait entièrement sous une énorme verrue». En 1983, Anthony Hopkins incarne Quasimodo. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

    Un tailleurs de pierre du chantier de rénovation de Notre-Dame pourrait avoir inspiré Victor Hugo.

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  • Catégories : Hugo Victor

    Une histoire des haines d'écrivains. De Chateaubriand à Proust

    une histoire des haines décrivains.jpgLes ennemis du siècle

    A tout seigneur, tout honneur. Victor Hugo, l’homme-siècle, commença sa carrière sous le double signe de la poésie et du conflit amoureux. A mesure que son étoile grandissait au firmament de la littérature,il se faisait le plus irréductible des ennemis en la personne de Sainte-Beuve, le plus influent des critiques du siècle, son cadet de deux ans.
    La haine réciproque qu’ils se vouaient portait un prénom: Adèle. Adèle Hugo, née Foucher.
    De la brève liaison entre elle et Sainte-Beuve, on a tout dit et beaucoup supposé. Aussi n’est-il pas question de reprendre dans le détail toutes les interprétations qu’on a proposées de ces événements passés dans la légende ; mais plutôt de constater comment et à quel point la haine a été, il est vrai pour l’un – Sainte-Beuve – plus que pour l’autre l’aliment d’un processus de création étalé sur une vingtaine d'années.
    Disons-le d'emblée, la relation de Sainte-Beuve avec Hugo se voile d’une étonnante ambiguité. Il y a dans cette affaire, un mimétisme très net : le mari semble exercer sur l’amant une fascination sensiblement plus forte que l’épouse, qui se voit, malgre elle, ravalée au rang de trophée.

     

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  • Catégories : Hugo Victor

    Les ombres d’encre de Victor Hugo

    Expo. A Paris, l’univers de l’écrivain fait l’objet d’une nouvelle confrontation graphique avec plusieurs grands noms contemporains.

    ÉDOUARD LAUNET

    QUOTIDIEN : jeudi 6 décembre 2007

    L’esprit de la lettre exposition à la Maison de Victor Hugo, 6 place des Vosges, 75004. Jusqu’au 3 février. www.musee-hugo.paris.fr

    Le spectre de Hugo revient nous tourmenter - tous les jours, sauf lundi et fériés - avec ses dessins glaçants, ses lavis d’encre, son ego colossal. Et c’est pour de bonnes raisons.

    Le 19 septembre 1854, à Jersey, la mort en personne s’invite à la table tournante autour de laquelle Victor Hugo et son clan ont pris place. La Faucheuse tient alors ce discours : «Tout grand esprit fait dans sa vie deux œuvres: son œuvre de vivant et son œuvre de fantôme.» Le vivant parle à son siècle la langue qu’il comprend, tandis que le spectre creuse plus profond : «Les mots s’effarent, le papier s’agite comme la voile d’un vaisseau dans la tempête, l’encrier devient abîme», explique la mort aux attablés.

    Fantôme. C’est beau comme du Victor Hugo, et c’en est probablement, puisque les tables ne répètent jamais que ce qu’on leur dit. Aujourd’hui, on est enclin à penser que le Hugo vivant s’est exprimé en poète, et que le fantôme nous taraude avec ses ombres d’encre.

    Cet épisode jersiais est évoqué (dans le catalogue, superbe, de l’exposition) par l’universitaire Laurent Jenny, qui l’assortit de ce commentaire : «Le poète spectralisé se mue en visionnaire passif et horrifié, comme happé par la noirceur d’une encre qui, tout à la fois, menace de l’engloutir dans sa nuit et lui sert à traduire en mots l’innommable.» Excellente introduction à ce nouveau déballage des mondes hugoliens, focalisé cette fois sur la présence fréquente de lettres (de l’alphabet) dans l’image. On sait que chez le Grand Homme, la frontière entre le texte et l’image était assez poreuse : manuscrits dessinés, dessins pleins de mots.

    L’exposition orchestrée par Danielle Molinari et Florian Rodari en profite pour confronter l’œuvre graphique hugolienne, passablement en avance sur son temps, avec les avant-gardes (Michaux, Braque, Picasso, Ernst, Schwitters, Rodtchenko, etc.) qui ont, eux aussi, mêlé traits et mots. Sans doute le motif de la rencontre est-il un peu anecdotique, mais qu’importe ?

    Ce n’est la première fois que l’amant de Juliette Drouet est convoqué sur le ring face à des poids lourds des arts moderne et contemporain. En 2002, l’exposition «Aubes - Rêveries au bord de Victor Hugo» l’avait confronté aux œuvres de Christian Boltanski, Marcel Duchamp, Gary Hill, René Magritte, Annette Messager, etc.

    «Ex-IL». Deux œuvres sont emblématiques de cette nouvelle confrontation. Exil (1854), vision abstraite où le reclus des îles de la Manche mélange les lettres du mot exil et ses initiales VH. Plume et lavis d’encres brune et noire sur vélin composent un singulier paysage d’orgueil et de douleur. Comprendre : «ex-IL», puisqu’une part d’Hugo est morte. En contrechamp, on peut placer Tè li lè (1914), une hectographie en couleurs de deux poètes futuristes russes, Kruchenykh et Rozanova, en pleine pratique du «zaum», cette «langue transrationnelle» qu’engendre l’écriture versicolore (dont la couleur est changeante).

    Laurent Jenny écrit aussi cette belle chose : «Chez Hugo, les encres du temps de l’exil présentent ceci de singulier qu’elles semblent toujours au bord d’une parole». Comme les tables tournantes, comme les bouches d’ombre. Et comme les fantômes, bien sûr.

    http://www.liberation.com/culture/296082.FR.php

  • Catégories : Hugo Victor, L'art, Voyage

    Victor Hugo : "Récits et dessins de voyage"

    612263c648f842859af5c9807fd66d1d.jpg

    Un livre de Victor Hugo
    GENRE Beaux livres
    RECOMMANDE PAR... Danièle CHABROUX (Chatellerault)
    SON COMMENTAIRE
    "Plongée étonnante et délicieuse dans le monde d'un Victor Hugo peu connu. Lettres, récits de voyage et dessins remarquables nous convient à une toute autre perception du poète. Un privilège de partager la sphère relationnelle, émotionnelle et artistique de ce grand homme au vécu si intense."
    POUR...
    Amateurs de littérature et d'art.
    Consulter les librairies
    http://livres.linternaute.com/livre/587523/852319599/206/victor_hugo_recits_et_dessins_de_voyage/

  • Catégories : Hugo Victor

    En ce moment à la Maison de Victor Hugo

    medium_juliette_drouet.jpg

    Juliette Drouet 1806-2006


    Mon âme à ton cœur s'est donnée...


    Victor Hugo.


    La Maison de Victor Hugo rend un hommage poétique à Juliette Drouet pour célébrer le bicentenaire de sa naissance.


    Du 1er décembre 2006 au 4 mars 2007, prolongation jusqu'au 18 mars 2007!



     

     

     

    Si l’exposition déroule le fil de sa vie, de sa jeunesse à ses premières amours, de James Pradier à Victor Hugo, retraçant les moments forts de leur exceptionnelle histoire d’amour, elle ne s’arrête pas à une seule illustration biographique : un réseau de correspondances se tisse entre lettres ou récits de Juliette Drouet et de Victor Hugo, poèmes, tableaux, dessins ou objets d’art, donnant corps aux incarnations de celle qui fut la muse, la «prisonnière», la «proscrite du dévouement» et le dernier ange du foyer.

    Ce subtil mariage de l’écriture et des arts invoque ainsi les aléas d’une passion, inséparable des enjeux du romantisme et des contradictions du siècle.

    Commissariat scientifique : Gérard Pouchain
    Commissariat artistique : Danielle Molinari et Jérôme Godeau
    Commissariat adjoint et coordination : Alexandrine Achille

     Droits d'entrée :

    tarif plein 7 €
    tarif réduit 5,50€
    tarif jeune 3,50€

     

     Hôtel de Rohan-Guéménée
    6, place des Vosges
    75004 Paris
    Tél. : 01 42 72 10 16
    Fax. : 01 42 72 06 64

     

    Source:http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=5852

     

     
  • Il y a un an en France. Paris 1

    medium_20060204PlaceVosgesMVHugo.jpg Exposition :Cet immense rêve de l'océan... Paysages de mer et autres sujets marins par Victor Hugo
    2 décembre 2005- 5 mars 2006 - prolongation jusqu'au 19 mars 2006.

     

    A la Maison de Victor Hugo (que j’avais déjà visitée auparavant).

     

     

     

    Hôtel de Rohan-Guéménée
    6, place des Vosges
    75004 Paris
    Tél. : 01 42 72 10 16
    Fax. : 01 42 72 06 64

     

     

    Photo :Place des Vosges et l’hôtel de de Rohan-Guéménée au fond

     

    « Rendez-vous compte de l’état de mon esprit dans la solitude splendide où je vis, comme perché à la pointe d’une roche, ayant toutes les grandes écumes des vagues et toutes les grandes nuées du ciel sous ma fenêtre. J’habite dans cet immense rêve de l’océan, je deviens peu à peu un somnambule de la mer, et, devant tous ces prodigieux spectacles et toute cette énorme pensée vivante où je m’abîme, je finis par ne plus être qu’une espèce de témoin de Dieu.

    C’est de cette éternelle contemplation que je m’éveille pour vous écrire. Prenez donc ma lettre comme elle est, prenez ma pensée comme elle vient, un peu décousue, un peu dénouée par toute cette gigantesque oscillation de l’infini. »

    C’est de cette lettre adressée en 1856 au jeune poète belge, Franz Stevens, par l’exilé de Guernesey, que la maison de Victor Hugo à Paris a emprunté le titre de son exposition : « Cet immense rêve de l’océan…, Paysages de mer et autres sujets marins par Victor Hugo »

    Cette exposition sur le thème de la mer se tient jusqu’au 5 mars 2006 à la Maison de Victor Hugo (6, place des Vosges, 75004 Paris). Elle fait suite à l'acquisition de l’exceptionnelle édition des Travailleurs de la mer, exemplaire de l’auteur enrichi de dessins inédits, lettres et "copeaux" (notes et premiers essais de texte). Outre ces documents inédits, le musée présente des photographies de l’exil à Jersey puis à Guernesey, une centaine de dessins de Hugo (dont les magnifiques phares des Casquets et d'Eddystone), provenant de collections privées et de différents musées, et 45 gravures de Fortuné Méaulle réalisés à partir de dessins de l’auteur des Travailleurs de la mer.

    Dans une des lettres écrites de Hauteville (Guernesey) à ses fils Charles et François-Victor, nous découvrons que les Travailleurs de la mer n’était pas le titre initialement prévu : « Le collectionnement est terminé, j’ai gardé jusqu’à présent le secret du titre, je vous le confie à vous, mes bien-aimés. Ne le dites encore à personne, le livre sera intitulé L’abîme. »

    Après l’exposition de la Bibliothèque nationale de France sur Victor Hugo - l’homme océan, en 2002, voici une nouvelle occasion de pénétrer l'univers imaginaire et grandiose de celui qui fut tout à la fois poète, romancier et dessinateur de l’océan.

    Source :http://www.ifremer.fr/envlit/actualite/20060204.htm

    Pour voir le catalogue de l’exposition : http://www.ifremer.fr/envlit/actualite/pdf/20060204_PRESSE_Cet_immense_reve.pdf

     

     

     

    Pour voir l’exposition de la BNF , "Victor Hugo, l’homme océan " : http://expositions.bnf.fr/hugo/index.htm

  • Catégories : Hugo Victor

    Le printemps des poètes à la Maison Victor-Hugo

     du 5 au 18 mars 2007
    Lettera amorosa... le poème d'amour

    La 9e édition du Printemps des Poètes a pour thème le poème d'amour...
    L’exposition Juliette Drouet, prolongée jusqu’au 18 mars permet de découvrir les mots d’amour et de poésie de Victor Hugo et de Juliette Drouet.

    Bibliothèque
    Visite exceptionnelle et découverte d’ouvrages précieux dans la bibliothèque de la Maison de Victor Hugo
    (réservation souhaitée, 01 42 72 82 89)
    Dimanche 4 mars à 14h30, entrée libre

    Victor Hugo, l’homme de ma vie…
    La comédienne Véronique Daniel incarne Juliette Drouet dans une pièce écrite par elle et mise en scène par Alain Bonneval.
    Sa compagnie, le Théâtre du Tropic, l'a présentée, entre autres, du 7 au 19 juillet 2006 à Avignon.
    "Qui mieux que Juliette peut nous raconter l'histoire du grand poète? Que faisait-elle pendant les longues heures d'attente qu'il lui infligeait? Elle lisait ses pièces à haute voix, elle écrivait sa vie, leur vie, elle essayait de comprendre le monde, elle rêvait dans un décor qu'il avait créé pour elle."
    Dimanche 11 mars à 11h et 15h, entrée libre

    Atelier correspondance amoureuse
    Conférence à deux voix et atelier de mots… Les mots doux s’envolent-ils avec légèreté, les mots sensuels avec empressement et les mots coquins avec vigueur ?...
    Samedi 17 mars, entrée libre.
    Visite de l’exposition à 14h30, atelier à 15h45.
    Réservation indispensable !!! (01 42 72 87 14)

    Vidéo-visite - Lettre amoureuse…
    En partenariat avec la Maison du Geste et de l'image.
    Lecture de lettres échangées entre Juliette et Victor, au cours de la visite de l’exposition « Juliette Drouet» ; les participants font des prises de vue et  montent un film court, sous forme de lettre d’amour… La séance de montage a lieu à la Maison du Geste et de l’image.
    Entrée libre, sur réservation (01 42 72 87 14).


    www.printempsdespoetes.com

     

     

    http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=5852

  • Catégories : Hugo Victor, Paris(75,Ile de France):vécu,études

    Mon texte en prose inédit sur ce blog:Il y a un an en France. Paris 2.

      Souvenirs de l’exposition, Cet immense rêve de l'océan... Paysages de mer et autres sujets marins par Victor Hugo.  

    En arrivant à Paris, j’ai acheté (comme je le faisais quand j’y habitais ou que j’y allais régulièrement) Pariscope pour vérifier les lieux et horaires des expositions que j’avais repérées sur internet du Maroc. Là a continué le casse-tête. Peu de temps et tellement d’envies. Que choisir finalement ?

    J’ai finalement opté pour cette exposition pour plusieurs raisons :

    -Victor Hugo que j’ai fréquenté avec Nerval pendant mon mémoire de maîtrise. Cet homme  engagé n’était pas seulement écrivain et poète mais aussi dessinateur et j’admire ces artistes qui savent dire en mots et en images  le monde et leur univers propre.

    -Le sujet-titre de l’exposition : d’abord, les paysages qui sont pour moi plus qu’un sujet d’étude ; ensuite, la mer que j’aimais avant de la côtoyer de si près ici(je suis à 1km à vol d’oiseau de l’océan) ; enfin, le rêve.

    -la maison Victor Hugo, la place des Vosges, la place de la Bastille et tout ce quartier où j’ai vécu quelques temps.  

    Il faisait très froid, de la neige fondue tombait et je me plongeais avec bonheur dans la chaleur  bienfaisante du musée (presque oppressante au bout d’un moment) et dans l’univers d’Hugo. L’atmosphère confinée et la lumière tamisée ajoutait à  la fantasmagorie des rêves d’Hugo mis en images de l’artiste. Je pensais aux dessins de Dürer (auquel Hugo a dédié un de ses poèmes), à sa « Melancholia » (Hugo a écrit un poème qui porte ce titre, cf. catégorie « Hugo » et « Dürer) mais aussi à Méryon (cf. ma catégorie à ce nom). Avec de dernier, je trouve qu’il y a vraiment des similitudes de style aussi bien dans les dessins en noir et blanc que dans le traitement des thèmes en couleur. Avec ces dessins, on est très loin de l’image poussiéreuse du poète Hugo, romantique, lyrique,  de ces longs poèmes qui ennuient beaucoup certains.

    C’est un Hugo moderne (moderne, il l’était déjà dans ses luttes et ses idées)que j’oserais parfois presque qualifier de surréaliste à cause de l’importance du rêve pour André Breton et les autres.

    medium_le_phare_d_hugo.jpg

    Le Phare d'Eddystone
    Plume, encre brune et lavis sur papier beige, 1866.

     

    Paris, Maison de Victor Hugo, Inv. 181. © PMVP

     

     Complétant sans doute sa documentation sur l'Angleterre du XVIIe siècle, toile de fond de L'Homme qui rit qu'il est en train de rédiger, Victor Hugo découvre dans un ouvrage intitulé Délices de l'Angleterre une planche qui inspirera ce lavis et un passage du roman : "Au dix-septième siècle un phare était une sorte de panache de la terre au bord de la mer. L'architecture d'une tour de phare était magnifique et extravagante. On y prodiguait les balcons, les balustres, les tourelles, les logettes, les gloriettes, les girouettes. Ce n'étaient que mascarons, statues, rinceaux, volutes, rondes-bosses, figures et figurines, cartouches avec inscriptions. Pax in bello, disait le phare d'Eddystone."(Extrait de "L'homme qui rit)

     

    http://expositions.bnf.fr/hugo/grands/288.htm

     

    medium_hogo_proscrits.jpg

     

    Hugo à Jersey sur le rocher dit "des proscrits"

     

    Photographie, vers 1852.

     

     

    BNF, Manuscrits, NAF 13353, fol. 23v.

     

     

    *

    http://expositions.bnf.fr/hugo/grands/422.htm

    C’est face à la mer, promesse d’évasion et de liberté, puissance de renouvellement, énigme fascinante propice à l’épanchement du rêve, que Victor Hugo campe sa posture d’exilé. Dans ce décor mélancolique que n’aurait pas renié Chateaubriand, son esprit, mélangé à l’immensité, finira par trouver "un apaisement sévère et profond".

     

     

    En voyant la photo d’Hugo en exil à Guernesey sur son rocher, je pense en toute modestie à mon poème « L’exil » :    

    Souvent je m’asseyais
    Au bord de l’escarpement
    Et je regardais s’effacer
    Les rayons de ton soleil couchant.

     

    Je pense aussi bien sûr à mon propre exil actuel au bord de l’océan comme lui.

     

     

    Indépendamment de l’exposition, il est toujours émouvant pour quelqu’un qui aime un écrivain d’évoluer dans ce qui fut son lieu de vie (un de ses lieux de vie en ce qui concerne Hugo).

     En sortant de l’exposition, je suis passée par la boutique du musée où j’avais envie de tout acheter mais je me suis contentée de 3 cartes postales dont les 2 reproductions de cette page.  

    Dehors, on était loin des paysages marins mais les éléments étaient aussi hostiles que dans certaines représentations de bateaux secoués par l’orage.   Malgré ce climat peu clément, j’ai pris plaisir à me perdre dans ce quartier où je sais pourtant si bien à me repérer….  

    Le 23 février 2007.    

     

    Pour voir le catalogue de l’exposition : http://www.ifremer.fr/envlit/actualite/pdf/20060204_PRESSE_Cet_immense_reve.pdf

     

     

     

    Pour voir l’exposition de la BNF, « Victor Hugo, l’homme océan » : http://expositions.bnf.fr/hugo/index.htm

     

     

     
  • Catégories : Des poèmes, Dürer Albrecht, Hugo Victor, La mélancolie, Le XIX e siècle

    "A Dürer "de Victor Hugo (Les voix intérieures)

    medium_hdurer.2.jpgDans les vieilles forêts où la sève à grands flots
    Court du fût noir de l'aulne au tronc blanc des bouleaux,
    Bien des fois, n'est-ce pas ? à travers la clairière,
    Pâle, effaré, n'osant regarder en arrière,
    Tu t'es hâté, tremblant et d'un pas convulsif,
    O mon maître Albert Düre, ô vieux peintre pensif !
    On devine, devant tes tableaux qu'on vénère,
    Que dans les noirs taillis ton œil visionnaire
    Voyait distinctement, par l'ombre recouverts,
    Le faune aux doigts palmés, le sylvain aux yeux verts,
    Pan, qui revêt de fleurs l'antre où tu te recueilles,
    Et l'antique dryade aux mains pleines de feuilles.

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