Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Je viens de terminé:George Sand L'insoumise (acheté vendredi à Lyon)

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Je pleure une morte, et je salue une immortelle. Je l’ai aimée, je l’ai admirée, je l’ai vénérée ; aujourd’hui dans l’auguste sérénité de la mort, je la contemple. Je la félicite parce que ce qu’elle a fait est grand et je la remercie parce que ce qu’elle a fait est bon. Je me souviens d’un jour où je lui ai écrit : « Je vous remercie d’être une si grande âme ». Est-ce que nous l’avons perdue ? Non. Ces hautes figures disparaissent, mais ne s’évanouissent pas. Loin de là ; on pourrait presque dire qu’elles se réalisent. En devenant invisibles sous une forme, elles deviennent visibles sous l’autre. Transfiguration sublime. La forme humaine est une occultation. Elle masque le vrai visage divin qui est l’idée. George Sand était une idée ; elle est hors de la chair, la voilà libre ; elle est morte, la voilà vivante
George Sand
La dimension fantastique est un recueil en trois volumes de nouvelles choisies et présentées par Barbara Sadoul.
Histoires de vampires, de fantômes ou de monstres, ces anthologies nous font redécouvrir les maîtres de la littérature fantastique : Hoffmann, Balzac, Wilde, Jodorowsky, Hugo, Poe, Lovecraft et bien d'autres. Surgies de l'imagination des plus grands écrivains classiques et modernes, les figures surnaturelles qui hantent ces récits sont éternelles. Elles raniment, le temps d'une lecture, la magie et les terreurs de notre enfance.
Théophile Gautier, Gérard de Nerval, Alphonse Daudet, George Sand, Edgar Poe, Guy de Maupassant, Howard P. Lovecraft, Jean Ray, Richard Matheson, entre autres, nous invitent à déguster ces fruits défendus du rêve, à explorer l'autre côté... à nos risques et périls ! L'occasion de découvrir les fondateurs et les métamorphoses d'un genre littéraire en perpétuelle renaissance...
http://www.decitre.fr/livres/La-dimension-fantastique.aspx/9782290335321
Leiris l'indésirable
Gérard Cogez
Nantes : Editions Cécile Defaut, 2010.
247 p.
EAN 9782350180861
Prix 23EUR
Présentation de l'éditeur :
Rares furent les écrivains du XXe siècle à avoir, comme Michel Leiris, pratiqué l'écriture autobiographique avec aussi peu de complaisance pour soi-même.
RÉSUMÉNohant, pendant l'été 1846, Lors de la traditionnelle préparation des confitures, George Sand recrute Fanchette, une jeune «pastoure». D'abord rebelle à toute discipline, Fanchette accepte peu à peu les séances d'alphabétisation imposées par sa bienfaitrice. En peu de temps, elle sait lire et écrire. Une relation atypique s'installe entre les deux femmes. Frustrée par sa liaison avec Chopin, déçue par sa relation avec sa fille Solange, et lassée des tourments domestiques que lui impose Nohant, George se réfugie dans le travail...
L'épatante Ariane Aascaride, césarisée pour «Marius et Jeannette», campe une magnifique George Sand
George Sand, extrait des « Maîtres sonneurs »(quatrième veillée), roman paru en 1853. Joset est un garçon étrange. Son secret est qu’il a réussi à faire une flûte de roseau, et qu’il invente de la musique. Son ami Tiennet, après l’avoir écouté, s’écrie : « Où diantre prends-tu tout ça !à quoi ça peut servir, et qu’est-ce que tu veux signifier par là ? » Joset interroge Brulette. Quatrième veillée Mais à quoi est-ce que tu as pensé, pendant ma flûterie ? dit Joseph en la fixant beaucoup.
—À tant de choses, que je ne saurais point t'en rendre compte, répliqua Brulette.
—Mais enfin, dis-en une, reprit-il sur un ton qui signifiait de l'impatience et du commandement.
—Je n'ai pensé à rien, dit Brulette ; mais j'ai eu mille ressouvenances du temps passé. Il ne me semblait point te voir flûter, encore que je t'ouïsse bien clairement ; mais tu me paraissais comme dans l'âge où nous demeurions ensemble, et je me sentais comme portée avec toi par un grand vent qui nous promenait tantôt sur les blés mûrs, tantôt sur des herbes folles, tantôt sur les eaux courantes ; et je voyais des prés, des bois, des fontaines, des pleins champs de fleurs et des pleins ciels d'oiseaux qui passaient dans les nuées. J'ai vu aussi, dans ma songerie, ta mère et mon grand-père assis devant le feu, et causant de choses que je n'entendais point, tandis que je te voyais à genoux dans un coin, disant ta prière, et que je me sentais comme endormie dans mon petit lit. J'ai vu encore la terre couverte de neige, et des saulnées[1] remplies d'alouettes, et puis des nuits remplies d'étoiles filantes, et nous les regardions, assis tous deux sur un tertre, pendant que nos bêtes faisaient le petit bruit de tondre l'herbe ; enfin, j'ai vu tant de rêves que c'est déjà embrouillé dans ma tête ; et si ça m'a donné l'envie de pleurer, ce n'est point par chagrin, mais par une secousse de mes esprits que je ne veux point t'expliquer du tout.
—C'est bien ! dit Joset. Ce que j'ai songé, ce que j'ai vu en flûtant, tu l'as vu aussi ! Merci, Brulette ! Par toi, je sais que je ne suis point fou et qu'il y a une vérité dans ce qu'on entend comme dans ce qu'on voit. Oui, oui ! fit-il encore en se promenant dans la chambre à grandes enjambées et en élevant sa flûte au-dessus de sa tête ; ça parle, ce méchant bout de roseau ; ça dit ce qu'on pense ; ça montre comme avec les yeux ; ça raconte comme avec les mots ; ça aime comme avec le cœur ; ça vit, ça existe !
Pour lire l'intégralité des "Maîtres sonneurs":
http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre11585-chapitre52211.html
[1] Des ficelles à prendre les alouettes
MON COMMENTAIRE (13/20) en DEUG de Lettres modernes
Je le supprime car ces travaux attirent les copieurs.
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