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La poésie - Page 5

  • Catégories : La poésie

    La ronde des "Il faut" 2 e jeu chez Enriqueta

    il faut.JPGPeut-être que vous auriez aimé participer à cette ronde mais que vous n'avez pas pu, pour diverses raisons, aussi je vous propose d'écrire avec moi et qui passe par là le poème suivant :

    Il faut bien des tourments
    Pour que viennent les serments
    De tendresse et d'amour
    Et pour oser trouver les mots
    Il faut bien du talent
    (Enriqueta)

    Il faut bien des élans
    Pour que s'avoue l'allant
    Le rêve et la candeur
    Et pour taire les peurs
    Il faut être patient
    (Méli Mélo)

    Il faut bien des efforts
    Pour bâtir contre la mort
    Un amour plus fort
    Qui donne le courage
    De vivre et d'écrire
    (Laura)

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  • Catégories : La poésie

    La ronde des "Il faut" chez Enriqueta

    il faut.JPGhttp://enriqueta.over-blog.com/article-23400816.html

    http://enriqueta.over-blog.com/article-23625042-6.html#anchorComment

    Groupe n°1 : Captainelili, Rayon de soleil, Laura et Scoobydu41.

    Groupe n°2 : Enriqueta, Hélène, Pandora, Phil le Baladin et Fab.

    Groupe n°3 : Cassandrali, Plume, Jakline et Khanouff.

    Groupe n°4 : Arc en Ciel,  Lilounette, ABC, Foxxy1 et Cath.

    A vos plumes! Fin de la ronde le 19 Novembre.

    http://enriqueta.over-blog.com/article-23625141-6.html#anchorComment

    Il faut que tu lises
    Car quoi qu'on en dise
    C'est la meilleure vocalise
    Pour l'esprit d'analyse"
    (Laura)
     
    Il faut que tu remplisses
    Ta feuille avec délice
    De mots, pas de supplice
    Et ça, c'est pas du vice
    (Scooby)

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  • Catégories : La poésie

    À hauteur de ville, d’arbres et d’enfants…

    poésie ville.jpgImages et littérature vont parfaitement de pair. De la Ville lumière aux branches des arbres, en passant par le regard et le sourire des enfants, les auteurs contemporains, gourmands de la vie et à la curiosité inattendue, captent toutes les pulsations de la vie jusqu’aux angles les moins familiers, les moins soupçonnables.
    En devanture des librairies, trois ouvrages, en langue française, magnifiant le quotidien de Paris, la beauté des arbres, l’innocence de l’enfance. Pour soutenir et souligner des images captées sur le vif par l’œil de la caméra, les mots des poètes, des philosophes, des penseurs. Une randonnée particulière où, à travers les pages abondamment illustrées et commentées des livres, qui n’ont rien à voir avec les éditions de poche usuelles, se répand une lumière nourrissant à profusion l’esprit, le regard et un certain sens de l’esthétique…
    « Paris poète » de Catherine Aygaline
    La Ville lumière
    au fil des jours…

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    Parmi les "66 plus belles poésies" que j'ai lues

    Mes_66_bellespoesies-a7071.jpgXXXVII
    J'eus toujours de l'amour pour les choses ailées.
    Lorsque j'étais enfant, j'allais sous les feuillées,
    J'y prenais dans les nids de tout petits oiseaux.
    D'abord je leur faisais des cages de roseaux
    Où je les élevais parmi des mousses vertes.
    Plus tard je leur laissais les fenêtres ouvertes.
    Ils ne s'envolaient point ; ou, s'ils fuyaient aux bois,
    Quand je les rappelais ils venaient à ma voix.
    Une colombe et moi longtemps nous nous aimâmes.
    Maintenant je sais l'art d'apprivoiser les âmes.

    Victor Hugo - Les Rayons et les Ombres

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    J'ai lu l'Anthologie de poésie anglaise"

    extase.jpgChoix,traduction et commentaires par Lous Cazamian.

    Editions Stock,1946.

    Parmi ces poèmes:

    The Ecstacy

    WHERE, like a pillow on a bed,
    A pregnant bank swell'd up, to rest
    The violet's reclining head,
    Sat we two, one another's best.


    Our hands were firmly cemented
    By a fast balm, which thence did spring;
    Our eye-beams twisted, and did thread
    Our eyes upon one double string.


    So to engraft our hands, as yet
    Was all the means to make us one;
    And pictures in our eyes to get
    Was all our propagation.


    As,'twixt two equal armies, Fate
    Suspends uncertain victory,
    Our souls —which to advance their state,
    Were gone out— hung 'twixt her and me.


    And whilst our souls negotiate there,
    We like sepulchral statues lay;
    All day, the same our postures were,
    And we said nothing, all the day.


    If any, so by love refined,
    That he soul's language understood,
    And by good love were grown all mind,
    Within convenient distance stood,


    He —though he knew not which soul spake,
    Because both meant, both spake the same—
    Might thence a new concoction take,
    And part far purer than he came.


    This ecstasy doth unperplex
    (We said) and tell us what we love;
    We see by this, it was not sex;
    We see, we saw not, what did move:


    But as all several souls contain
    Mixture of things they know not what,
    Love these mix'd souls doth mix again,
    And makes both one, each this, and that.


    A single violet transplant,
    The strength, the colour, and the size —
    All which before was poor and scant—
    Redoubles still, and multiplies.


    When love with one another so
    Interanimates two souls,
    That abler soul, which thence doth flow,
    Defects of loneliness controls.


    We then, who are this new soul, know,
    Of what we are composed, and made,
    For th' atomies of which we grow
    Are souls, whom no change can invade.


    But, O alas! so long, so far,
    Our bodies why do we forbear?
    They are ours, though not we; we are
    Th' intelligences, they the spheres.


    We owe them thanks, because they thus
    Did us, to us, at first convey,
    Yielded their senses' force to us,
    Nor are dross to us, but allay.


    On man heaven's influence works not so,
    But that it first imprints the air;
    For soul into the soul may flow,
    Though it to body first repair.


    As our blood labours to beget
    Spirits, as like souls as it can;
    Because such fingers need to knit
    That subtle knot, which makes us man;


    So must pure lovers' souls descend
    To affections, and to faculties,
    Which sense may reach and apprehend,
    Else a great prince in prison lies.


    To our bodies turn we then, that so
    Weak men on love reveal'd may look;
    Love's mysteries in souls do grow,
    But yet the body is his book.


    And if some lover, such as we,
    Have heard this dialogue of one,
    Let him still mark us, he shall see
    Small change when we're to bodies gone.


    John Donne

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  • Catégories : La poésie

    Parmi les "66 plus belles poésies" que j'ai lues

    Francis Jammes J’aime l’âne...

    Mes_66_bellespoesies-a7071.jpgJ’aime l’âne si doux
    marchant le long des houx.
     
    Il prend garde aux abeilles
    et bouge ses oreilles ;
     
    et il porte les pauvres
    et des sacs remplis d’orge.
     
    Il va, près des fossés,
    d’un petit pas cassé.
     
    Mon amie le croit bête
    parce qu’il est poète.
     
    Il réfléchit toujours.
    Ses yeux sont en velours.
     
    Jeune fille au doux cœur,
    tu n’as pas sa douceur :
     
    car il est devant Dieu
    l’âne doux du ciel bleu.
     
    Et il reste à l’étable,
    fatigué, misérable,
     
    ayant bien fatigué
    ses pauvres petits pieds.
     
    Il a fait son devoir
    du matin jusqu’au soir.
     
    Qu’as-tu fait jeune fille ?
    Tu as tiré l’aiguille...
     
    Mais l’âne s’est blessé :
    la mouche l’a piqué.
     
    Il a tant travaillé
    que ça vous fait pitié.

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    Parmi les "66 plus belles poésies" que j'ai lues

    Mes_66_bellespoesies-a7071.jpg"En sortant de l'école" de Jacques Prévert(Paroles)

    En sortant de l'école
    nous avons rencontré
    un grand chemin de fer
    qui nous a emmenés
    tout autour de la terre
    dans un wagon doré

    Tout autour de la terre
    nous avons rencontré
    la mer qui se promenait
    avec tous ses coquillages
    ses îles parfumées
    et puis ses beaux naufrages
    et ses saumons fumés

    Au-dessus de la mer
    nous avons rencontré
    la lune et les étoiles
    sur un bateau à voiles
    partant pour le Japon
    et les trois mousquetaires
    des cinq doigts de la main
    tournant ma manivelle
    d'un petit sous-marin
    plongeant au fond des mers
    pour chercher des oursins


    Revenant sur la terre
    nous avons rencontré
    sur la voie de chemin de fer
    une maison qui fuyait
    fuyait tout autour de la Terre
    fuyait tout autour de la mer
    fuyait devant l'hiver
    qui voulait l'attraper

    Mais nous sur notre chemin de fer
    on s'est mis à rouler
    rouler derrière l'hiver
    et on l'a écrasé
    et la maison s'est arrêtée
    et le printemps nous a salués

    C'était lui le garde-barrière
    et il nous a bien remerciés
    et toutes les fleurs de toute la terre
    soudain se sont mises à pousser
    pousser à tort et à travers
    sur la voie du chemin de fer
    qui ne voulait plus avancer
    de peur de les abîmer

    Alors on est revenu à pied
    à pied tout autour de la terre
    à pied tout autour de la mer
    tout autour du soleil
    de la lune et des étoiles
    A pied à cheval en voiture
    et en bateau à voiles.

     Cette note a été selectionnée par Lartino:

    http://www.lartino.fr/parmi-66-plus-belles-poesies-pn1130.html

  • Catégories : La poésie

    Parmi les "66 plus belles poésies" que j'ai lues

    Mes_66_bellespoesies-a7071.jpg

    Le bonheur

    Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite.
    Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va filer.

    Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite.
    Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer.

    Dans l’ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite,
    Dans l’ache et le serpolet, cours-y vite. Il va filer.

    Sur les cornes du bélier, cours-y vite, cours-y vite,
    Sur les cornes du bélier, cours-y vite. il va filer.

    Sur les flots du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite,
    Sur les flots du sourcelet, cours-y vite Il va filer.

    De pommiers en cerisiers, cours-y vite, cours-y vite,
    De pommiers en cerisiers, cours-y vite. Il va filer.

    Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite,
    Saute par-dessus la haie, cours-y vite. Il a filé !

    Paul Fort,"Ballades françaises"
  • Catégories : La poésie

    William Butler Yeats,"Before the world was made"(Pour Elisabeth)

    If I make the lashes dark
    And the eyes more bright
    And the lips more scarlet,
    Or ask if all be right
    From mirror after mirror,
    No vanity’s displayed:
    I’m looking for the face I had
    Before the world was made.

    What if I look upon a man
    As though on my beloved,
    And my blood be cold the while
    And my heart unmoved ?
    Why should he think me cruel
    Or that he is betrayed ?
    I’d have him love the thing that was
    Before the world was made.

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  • Catégories : La poésie

    J'ai terminé:"Mes 66 plus belles poésies"

    Mes_66_bellespoesies-a7071.jpgCf. les autres notes/poésies sur ce livre:

    1.18/06/2008 : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/06/18/je-suis-en-train-de-lire-mes-66-plus-belles-poesies.html

    2.25/06/2008 : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/06/18/dans-ma-lecture-de-mes-66-plus-beaux-poemes.html

    3.26/06/2008 : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/06/19/dans-ma-lecture-de-mes-66-plus-belles-poesies1.html

    4.27/06/2008 : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/06/18/dans-ma-lecture-de-mes-66-plus-belles-poesies2.html

    5.11/07/2008 : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/06/19/dans-ma-lecture-de-mes-66-plus-belles-poesies.html

    6.16/07/2008 : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/06/18/dans-ma-lecture-de-mes-66-plus-belles-poesies.html

    7.17/07/2008 : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/06/18/dans-ma-lecture-de-mes-66-plus-belles-poesies1.html

     

    On trouve dans ce livres des poètes connus, d'autres moins, des anciens, des contemporains. Certains sont  vraiment très enfantins; d'autres vraiment tout public.

    Je les aime tous mais j'en ai préféré certains que je connaissais déjà ou pas.

    Ce livre enfin est très bien illustré.

  • Catégories : La poésie

    Un entretien avec Yves Bonnefoy

    L_Bonnefoy.jpg

    «Nous sommes de simples étincelles»

    Par Didier Jacob

    L'un de nos plus grands poètes confie, à l'occasion de la parution de plusieurs recueils, sa dette à Jules Verne, et raconte son engouement de jeunesse pour le surréalisme. Explications

     

     
    L. Bonnefoy
    Né le 24 juin 1923 à Tours, Yves Bonnefoy est l'auteur de très nombreux ouvrages de poésie, d'essais sur la poésie et la peinture, et de traductions (notamment Shakespeare et Yeats). Il est professeur honoraire au Collège de France.

    De son bureau du Collège de France, Yves Bonnefoy règle ses affaires courantes, qui sont celles de la poésie. Des contributions (les demandes affluent du monde entier), la réédition de textes, augmentés d'une longue introduction, qui datent de la fin des années 1940 (le magnifique «Cœur-Espace»), un recueil plus récent enfin, «la Longue Chaîne de l'ancre», où, magicien sans tours ni baguette, notre discret professeur transforme en or ce qu'il décrit. Bonnefoy poète majeur? Voici pourquoi.

     

    Le Nouvel Observateur. - Pour commencer, pourquoi préférez-vous, en règle générale, répondre par écrit aux questions des journalistes?

    Yves Bonnefoy. - Parce que cela me permet de mieux dire ce que je pense. La simple conversation est trop rapide, elle incite à des idées, à des arguments que l'on a tout prêts dans l'esprit, et c'est aux dépens de ce que révélerait le temps de la réflexion. J'ai l'esprit de l'escalier, comme on dit. Et, de surcroît, je crois comme Cézanne qu'il n'est de vérité que dans la nuance.

    N. O. - Vous êtes issu d'un milieu modeste, une famille d'instituteurs, notamment. Pouvez-vous, en quelques mots, nous parler de votre père, qui semble associé, écrivez-vous dans l'introduction au «Traité du pianiste», au souvenir de Jules Verne?

    Y. Bonnefoy. - Ma mère était institutrice, fille d'un maître d'école de village, il y avait donc de son côté une certaine habitude de la chose écrite. Mais mon père était un ouvrier, ce qui lui donna, je le crains, le sentiment qu'il n'appartenait pas au même monde et fit qu'il se tint un peu en retrait de la vie familiale, et non sans tristesse. Je le voyais rentrer du travail, silencieux, il me semblait qu'il imaginait que même l'enfant que j'étais ne pourrait parler avec lui. Et c'est pour cela comme en effet je l'ai écrit récemment qu'ont tant compté pour moi «les Enfants du capitaine Grant», le magnifique roman de Jules Verne. Dans ce livre, un père manque. Il a été abandonné sur un rivage désert, aux antipodes, et ses enfants, son fils surtout, veulent le retrouver, mais c'est difficile car les messages qu'il a envoyés ont été brouillés par l'eau de la mer et sont partiellement illisibles. J'ai fait mienne cette situation, j'ai voulu retrouver ce père laissé à son silence, et comme bientôt le mien serait mort, je crois qu'une des raisons que j'ai eues d'écrire, et d'écrire comme je fais, ce fut mon désir de lui donner la parole, de faire qu'il parlerait à travers moi.

    N. O. - Vous avez grandi dans un «milieu de peu de livres», livres qui vous ont cependant tôt fait apercevoir, comme vous l'écrivez si joliment, au bord des mots, une «irisation». Pouvez-vous être plus précis? Quels livres vous ont marqué, enfant?

    Y. Bonnefoy. - Je ne me plains pas de ne pas avoir grandi dans une maison de beaucoup de livres. C'est vrai qu'il y en avait assez peu chez mes parents, en tout cas qui fussent dignes de ce nom, mais chacun d'eux avait de ce fait même la capacité de déployer librement son être de livre, au sein duquel se découvrait un second niveau dans la parole. Qu'un livre soit seul ou presque à solliciter un enfant, dans l'enfance, et ses mots s'élargiront, s'approfondiront, ils se feront les moyens de rêver à un réel autre que le nôtre ordinaire. C'est une expérience métaphysique que ne permettent pas comme telle, ils ont d'autres soucis, les grands livres de la littérature. J'ai peu lu dans l'enfance, pas une ligne de ses classiques, Alexandre Dumas, par exemple, qui est toujours inconnu de moi; et j'étais content de peu lire, d'en rester avec quelques livres brefs et modestes, que le hasard avait apportés. Peut-être puis-je penser, avec à nouveau le souvenir de mon père, que cette sorte de livre, c'était lui, dans son île là-bas, laissée audehors des cartes. Mais bientôt je lus tout de même la poésie, parce qu'elle aussi laissait pressentir un autre niveau de réalité.

     

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    N. O. - Vous publiez, dans «Traité du pianiste», plusieurs écrits anciens, d'influence surréaliste. Un texte notamment, «le Cœur-Espace», que vous avez écrit en 1945, étonne par sa flamme, sa fulgurance. Vous souvenezvous dans quelles circonstances précises vous l'avez écrit?

    Y. Bonnefoy. - Oui, c'était la fin de la guerre, la découverte de l'étendue du désastre. Il se faisait évident que le discours social à travers les siècles n'avait guère été qu'iflusionnements et mensonges; et d'autre part j'avais appris d'André Breton et de Max Ernst à mettre en question de façon radicale la réalité quotidienne. L'enthousiasme que vous dites, c'est celui de la table rase. Mais la rénovation du rapport à soi ne se fait pas aussi aisément que l'esprit la rêve, et dans ces pages, quant à moi, je vois surtout surgir des conflits, carences, drames qu'il m'avait fallu traverser dans les années antérieures. Une flamme, une fulgurance? Il est vrai que c'est exaltant d'avoir tant à faire, et aussi je venais de découvrir ce que me cachait le surréalisme, qui veut rêver plus que vivre: à savoir qu'il y a dans les mots un rythme qui peut prendre le pas sur les représentations, les bousculer, et faire apparaître du vrai, dans le désordre. Le rythme pour soulever la vague d'images, changer la vie. Le rythme, ce fut cela ma libération, dans ce «Cœur-Espace».

    N. O. - Vous aviez fréquenté les surréalistes. Qu'est-ce qui vous attirait dans ce mouvement? Vous souvenez-vous de vos rencontres avec André Breton?

    Y. Bonnefoy. - Ce qui m'attirait dans le surréalisme, c'était ce mot d'ordre rimbaldien, «changer la vie». Mais proclamer ainsi, c'est s'exposer à critique, et nombre de ceux qui vinrent au surréalisme dans ces années d'après-guerre ne pouvaient pas ne pas voir que les façons de vivre de leurs aînés restaient bien en deçà de cette grande exigence. Du mouvement auquel j'avais fait confiance, je retins la lucidité politique du Breton d'entre les deux guerres, et cet instrument, l'image qui rassemble les mots d'une façon quelquefois si neuve que nos représentations en sont désorganisées, avec émergence du réel profond, indéfait. L'image qui fait tomber les clôtures entre l'inconscient et la conscience, comme c'est tellement nécessaire et pourtant si peu souvent pratiqué aujourd'hui encore.

     

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    N. O. - Vous publiez donc, au Mercure de France, ce recueil de textes anciens. Diriez-vous que votre poésie, avec les années, s'est rapprochée de l'essentiel?

    Y. Bonnefoy. - Qu'est-ce que l'essentiel ? Rester au contact des désirs, des sentiments de l'être qui en nous se sait mortel, une simple étincelle; et, de ce fait, peut reprendre place dans la lumière. Autrement dit se porter en amont du moi, qui ne veut pas de cette sorte de connaissance. Ai-je approché de ce fond que la poésie désigne? Evidemment non. Mais je vois que dans des pages du dernier livre je ne puis m'empêcher de laisser entrer dans ma voix des êtres dont je ne sais rien, hommes et femmes. Et j'ai l'impression de passer au-dessous du plan où le moi opère ses synthèses, et se referme sur soi, c'est-à-dire sur sa chimère.

    N. O. - Vous écrivez, dans «la Longue Chaîne de l'ancre»: «L'écriture de poésie? La terre de sous nos pas mais trempée comme après l'orage, creusée par de grandes roues qui ont passé, se sont éloignées. Terre tout ornières dont de brèves lueurs remontent.» Magnifique définition, ancrée dans la terre à un degré extrême. La poésie, c'est plus terre que ciel?

    Y. Bonnefoy. - Certes! Puisque c'est un emploi des mots et que chaque mot désigne un aspect ou un élément de la terre, notre lieu. Le ciel n'est qu'un aspect de la terre. Il vaut par ces nuages qui sont par leurs grandes couleurs comme une région de la terre dans le ciel. Ou parce qu'il se reflète dans une flaque. Et il est infini mais les feuilles d'un arbre, c'est un infini de même puissance. Si j'étais un croyant, je placerais mes dieux dans l'arbre, ou le ruisseau, ou un essaim d'abeilles, comme les Grecs. Ou dans le peu d'eau d'une flaque qui s'évapore.

    N. O. - Quels sont, parmi les poètes qui n'ont jamais cessé de vous accompagner tout au long de votre vie, ceux pour lesquels vous ressentez une affection particulière?

     

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    Y. Bonnefoy. - Ce n'est pas là une question à laquelle je puisse répondre en peu de mots. Mais je relève ce mot, affection, car c'est de cela qu'il s'agit. Les poètes qui comptent, c'est d'abord de l'affection que l'on éprouve pour eux. C'est à partir d'un sentiment de cette sorte, irraisonné, que l'on éprouve le besoin de les mieux connaître et qu'alors on peut s'instruire auprès d'eux. Et on va peut-être me dire que ce n'est pas là la bonne façon d'apprécier une œuvre, parce qu'on s'attache plus à ceux qui souffrent ou qui sont faibles qu'aux forts et aux heureux, qui pourtant écrivent aussi. Mais la poésie n'est précisément pas du côté de ceux qui réussissent. La transgression qu'elle se doit d'accomplir des représentations du monde, ces voiles que nous jetons sur lui, cette transgression passe d'abord au travers de la personne du poète, et ce n'est pas sans le déchirer qu'il avoue cela ou qu'il le cache, qu'il cherche ou non le bonheur, qu'il sache ou non tirer parti de ce que le hasard de la vie propose. Qui j'aime, parmi les poètes? Je saisis l'occasion que vous m'offrez pour avancer une fois de plus le nom de Pierre-Albert Jourdan, dont des pages me bouleversent.

     

    Propos recueillis par Didier Jacob

    «La Longue Chaîne de l'ancre», par Yves Bonnefoy, Mercure de France, 170 p., 15 euros. Du même auteur chez le même éditeur, «Traité du pianiste et autres écrits anciens», 200 p., 16,50 euros. Et «le Grand Espace», Galilée, 70 p., 13 euros.

     

     

     

  • Catégories : Balades, La poésie

    Dans ma lecture du "Roman nègre" de Dan Franck

    roman.jpgp.47-48:"Il alluma son baladeur,garda Ferré,échangea le cafard de Verlaine contre la fureur de Rimbaud:

    Seigneur, quand froide est la prairie,
    Quand, dans les hameaux abattus,
    Les longs angélus se sont tus…
    Sur la nature défleurie
    Faites s’abattre des grands cieux
    Les chers corbeaux délicieux,

    Par milliers, sur les champs de France,
    Où dorment des morts d’avant-hier,
    Tournoyez, n’est-ce pas, l’hiver,
    Pour que chaque passant repense !
    Sois donc le crieur du devoir,
    O notre funèbre oiseau noir !

    Mais, saints du ciel, en haut du chêne,
    Mât perdu dans le noir charmé,
    Laissez les fauvettes de mai
    Pour ceux qu’au fond du bois enchaîne,
    Dans l’herbe d’où l’on ne peut fuir,
    La défaite sans avenir. "

     " Les corbeaux " (extraits)

    http://monsite.wanadoo.fr/enfantsdupendule8/page7.html

  • Catégories : La poésie

    Dans ma lecture de "Mes 66 plus belles poésies"

    Mes_66_bellespoesies-a7071.jpgcf. ma note sur ce livre:http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/06/18/je-suis-en-train-de-lire-mes-66-plus-belles-poesies.html#comments

    Image:http://curieux.dna.fr/?Livre-Mes-66-plus-belles-poesies

     

    L’écolier
    Raymond Queneau

    J’écrirai le jeudi j'écrirai le dimanche
    quand je n'irai pas à l'école
    j'écrirai des nouvelles j'écrirai des romans
    et même des paraboles
    je parlerai de mon village je parlerai de mes parents
    de mes aïeux de mes aïeules
    je décrirai les prés je décrirai les champs
    les broutilles et les bestioles
    puis je voyagerai j'irai jusqu'en Iran
    au Tibet ou bien au Népal
    et ce qui est beaucoup plus intéressant
    du côté de Sirius ou d'Algol
    où tout me paraîtra tellement étonnant
    que revenu dans mon école
    je mettrai l'orthographe mélancoliquement

    http://ec-33-saint-bernard.scola.ac-paris.fr/Saint-leger/poesies/florilege/cadre-texte-queneau.htm

  • Catégories : La poésie

    Dans ma lecture de "Mes 66 plus belles poésies"

    Mes_66_bellespoesies-a7071.jpg
    La terre est bleue comme une orange
    Jamais une erreur les mots ne mentent pas
    Ils ne vous donnent plus à chanter
    Au tour des baisers de s'entendre
    Les fous et les amours
    Elle sa bouche d'alliance
    Tous les secrets tous les sourires
    Et quels vêtements d'indulgence
    À la croire toute nue.
    Les guêpes fleurissent vert
    L'aube se passe autour du cou
    Un collier de fenêtres
    Des ailes couvrent les feuilles
    Tu as toutes les joies solaires
    Tout le soleil sur la terre
    Sur les chemins de ta beauté.

     Paul Eluard,"L'amour la poésie"

    Cf. ma note:

    http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/06/18/je-su

  • Catégories : La poésie

    Dans ma lecture de "Mes 66 plus belles poésies"

    Mes_66_bellespoesies-a7071.jpgAutomne

    Odeur des pluies de mon enfance
    Derniers soleils de la saison !
    A sept ans comme il faisait bon,
    Après d'ennuyeuses vacances,
    Se retrouver dans sa maison !

    La vieille classe de mon père,
    Pleine de guêpes écrasées,
    Sentait l'encre, le bois, la craie
    Et ces merveilleuses poussières
    Amassées par tout un été

    O temps charmant des brumes douces,
    Des gibiers, des longs vols d'oiseaux,
    Le vent souffle sous le préau,
    Mais je tiens entre paume et pouce
    Une rouge pomme à couteau.

    René Guy Cadou, "Poésie la vie entière"

    Cf. ma note:

     

    http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/06/18/je-su...

  • Catégories : La poésie

    Suite à une note poésie

    http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/05/16/j-ai-lu-sohrab-sepehri-volume-vert.html

    Je découvre ce matin la couverture de notre livre sur votre blog...
    J'en déduis que vous avez aimé ce que vous avez lu.
    Si cela vous intéresse, vous pourrez en découvrir plus sur cet auteur en
    vous rendant chez moi :
    http://nussoumelok.blogspot.com/
    Je mettrai peu à peu tous les poèmes de Volume Vert en ligne, accompagnés de
    peintures ou de dessins, au gré de mes états d'âme...

    Sans doute @ bientôt.
    Bien à vous,
    --
    Jean-Restom NASSER

  • Catégories : La poésie

    Dans ma lecture de "Mes 66 plus beaux poèmes"

    Mes_66_bellespoesies-a7071.jpg Cf. ma note:http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/06/18/je-suis-en-train-de-lire-mes-66-plus-belles-poesies.html

    Image:http://curieux.dna.fr/?Livre-Mes-66-plus-belles-poesies

     

    L'oiseau du Colorado
    Mange du miel et des gâteaux
    Du chocolat et des mandarines
    Des dragées des nougatines
    Des framboises des roudoudous
    De la glace et du caramel mou.


    L'oiseau du Colorado
    Boit du champagne et du sirop
    Suc de fraise et lait d'autruche
    Jus d'ananas glacé en cruche
    Sang de pêche et navet
    Whisky menthe et café.


    L'oiseau du Colorado
    Dans un grand lit fait dodo
    Puis il s'envole dans les nuages
    Pour regarder les images
    Et jouer un bon moment
    Avec la pluie et le beau temps.

    Robert DESNOS

  • Catégories : La poésie

    Je suis en train de lire:"Mes 66 plus belles poésies"

    Mes_66_bellespoesies-a7071.jpgPar  Charlotte Dorn (08h50)

     

     

    Dans ce livre de 150 pages qui vient de paraître, tu trouveras beaucoup des poésies les plus connues pour les enfants, de Jean de La Fontaine à Jacques Prévert et Maurice Carême en passant par Victor Hugo. Sûrement, toi ou tes parents en ont appris quelques-uns à l’école : ce sont de beaux textes qu’on n’oublie pas. Ici, ils sont accompagnés de nombreux dessins aux styles différents (une vingtaine d’illustrateurs mettent les mots en images au fil du livre).

    Collectif, Gallimard Jeunesse, 13,50€. A partir de 5 ans.

    http://curieux.dna.fr/?Livre-Mes-66-plus-belles-poesies

    C'est mon papa(que j'ai revu pour la première fois depuis au moins 2 ans; déjà 2 ans sans rentrer en France) qui me l'a offert en voyant que je n'avais pas beaucoup de livres... de poésie(et en général: la majorité étant encore au Maroc).

    C'est une collection pour enfants mais les poèmes que j'ai lus jusqu'à présent me plaisent beaucoup.

  • Catégories : La poésie

    Lu sur le web:la source est en bas de la note

    Un poète en colère

    Ecrire pour qui ?

    Par eric dubois (Écrivain)

    Si vous écrivez des romans ou des essais, vous avez une chance d'être lu par quelques milliers de personnes, à condition d'être publié, bien entendu. Si vous écrivez des poèmes, alors, vous ne serez lu que par quelques centaines d'individus, ces mêmes individus qui vous auront lu dans des revues littéraires. Et si vous publiez des recueils de poèmes (à compte d'éditeur, c'est préférable), alors là, vous devez assurer vous-même le plus souvent leur promotion (en envoyant des dizaines de services de presse, en donnant parfois votre livre à vos amis et proches) et de toute façon le paiement des droits d'auteur n'existe pas en poésie, vous réaliserez peu de bénéfices, vous aurez un succès d'estime (si succès il y a), un succès critique (parfois) et vous serez de toute façon pauvre! Le poète a tout intérêt à être parolier et écrire des chansons, membre de la Sacem et faire du slam!

    S'il écrit de la poésie contemporaine, exigeante, comme celle d'Alain Suied, poète métaphysique qui nous interroge avec ses aspirations à l'absolu et au secret des mondes ou comme celle de Roger Lahu qui fait un excellent travail sur le langage, la syntaxe et les mots, il n'est pas sûr d'être (connu) reconnu du grand public! Le poète désormais est comparable au philosophe: il est lu par des universitaires et des enseignants, il passe à France Culture ou sur Arte, mais il n'est pas sûr d'être lu par un plus grand nombre et de passer dans les talk-shows à la mode sur France 2 ou sur Canal+! Est-ce important? Je suis poète moi-même, sensible à la reconnaissance de mes pairs, au jeu des médias, mais je sais que la célébrité peut pervertir le talent, si l'écrivain, diverti par le spectacle mondain et la confusion du monde du spectacle, ne continue pas à travailler sa langue!

    Le poète cependant a pour mission de continuer son sacerdoce: écrire et jouer avec le langage! Tant qu'on le citera toujours à la fin d'un banquet ou qu'on empruntera ses mots pour des déclarations d'amour, il est sûr de ne pas écrire pour rien! Et pour finir un de mes poèmes inédits:

    Soleil d'avril

    J'ai marché
    en essayant de suivre le soleil d'avril

    J'ai laissé mes doutes
    sur le terre-plein
    j'ai pris quelques cahiers
    un crayon et une gomme
    un dictionnaire

    Et j'ai commencé à écrire

    Eric Dubois

     

    A lire aussi «Naissance d'une». 

    « Vision et prière »
    Dylan Thomas
    Alain Suied
    Vision et prièreGallimard
    7,98 €
    L'ACHETER
    « Les anguilles »
    Roger Lahu
    Les anguillesL'idée bleue
    10,93 €
    L'ACHETER
  • Catégories : La poésie

    J'ai parcouru:Po&sie n°121

    1770231940.jpg

    Collection : Poésie
    Editeur : Belin
    JOHN ASHBERY Paysage / Landscape présenté par Richard Rand
    ATTILIO BERTOLUCCI Paysage / Paesaggio, présenté par Martin Rueff
    YVES BONNEFOY Le tombeau de Charles Baudelaire
    FURIO JESI Rilke et la poétique du rituel, traduit et présenté par Martin Rueff
    SERGE MARGEL Le projet du livre idéal
    GIACOMO LEOPARDI À Silvia, traduction d’Yves Bonnefoy
    YVES BONNEFOY Le tombeau de Giacomo Leopardi
    CLAYTON ESHLEMAN À la vitesse du vin, traduit par Chantal Bizzini
    PETER GIZZI Une panique qui peut encore s’emparer de moi, traduit par Pascal Poyet
    WULF KIRSTEN Scènes de la vie, poèmes traduits et présentés par Stéphane Michaud
    GABRIELA MELINESCU-COECKELBERGHS Le pouvoir des morts sur les vivants (extraits), traduit par Ed Pastenague
    RON PADGETT How to Be Perfect (extraits) traduit par Claire Guillot et par Olivier Brossard
    PARK YI-MUN L’ombre du vide, traduit par Benjamin Joinau et Ahn Seon-hee traduction revue par l’auteur
    THEODORE WOROZBYT Aph

    http://www.editions-belin.com/ewb_pages/f/fiche-article-po-sie-na-121-7003.php?lst_ref=1

  • Catégories : La poésie

    Suite à ma note du 27/03/2008-6

    Suite de ma note du 27/03/2008-2

    http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/03/27/je-viens-de-lire-poesie-1-numero-51-de-l-hiver-2007-2008.html

     

    et du 29/03/2008

     

    http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/03/29/suite-de-ma-note-du-27-03-2008-1.html#comments

     Poésie 1 numéro 51 de l'hiver 2007-2008

    C'est une revue trimestrielle d'information et d'expression poétique dont le dossier/enquête portait cette fois sur: Pourquoi la poésie? Pourquoi des poètes?
    Il est présenté par Jean-Marc Debenedetti, introduisant les réponses au questionnaire envoyé par la revue(moins d'un tiers de réponses sur 150 questionnaires envoyés). Ceux qui ont répondu ne sont pas tous des poètes.

     



    Extrait du texte de Prithwindra Mukherjee,p.45: "Chaque poète est un Prométhée qui apporte à l'homme un peu de feu dérobé, récompensé par des coups de becs et de griffes de l'aigle."

  • Catégories : La poésie

    Suite à ma note du 27/03/2008-3

    Suite de ma note du 27/03/2008-2

    http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/03/27/je-viens-de-lire-poesie-1-numero-51-de-l-hiver-2007-2008.html

     

    et du 29/03/2008

     

    http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/03/29/suite-de-ma-note-du-27-03-2008-1.html#comments

     Poésie 1 numéro 51 de l'hiver 2007-2008

    C'est une revue trimestrielle d'information et d'expression poétique dont le dossier/enquête portait cette fois sur: Pourquoi la poésie? Pourquoi des poètes?
    Il est présenté par Jean-Marc Debenedetti, introduisant les réponses au questionnaire envoyé par la revue(moins d'un tiers de réponses sur 150 questionnaires envoyés). Ceux qui ont répondu ne sont pas tous des poètes.

     



    Patrick Poivre d'Arvor,p. 31:

    Robert Desnos, à qui l'on demandait:"Pourquoi écrivez-vous?", répondait:"Pour donner rendez-vous."
    Pourquoi des poètes?me dites-vous aujourd'hui?
    Pour donner de l'amour.

  • Catégories : La poésie

    Suite à ma note du 27/03/2008-5

    span style="font-size: 10pt; color: black">Suite de ma note du 27/03/2008-2

    http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/03/27/je-viens-de-lire-poesie-1-numero-51-de-l-hiver-2007-2008.html

     

    et du 29/03/2008

     

    http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/03/29/suite-de-ma-note-du-27-03-2008-1.html#comments

     Poésie 1 numéro 51 de l'hiver 2007-2008

    C'est une revue trimestrielle d'information et d'expression poétique dont le dossier/enquête portait cette fois sur: Pourquoi la poésie? Pourquoi des poètes?
    Il est présenté par Jean-Marc Debenedetti, introduisant les réponses au questionnaire envoyé par la revue(moins d'un tiers de réponses sur 150 questionnaires envoyés). Ceux qui ont répondu ne sont pas tous des poètes.

     



    Extrait de la réponse de Jean-Paul Letellier(peintre), p.40:

    La poésie sent bon.
    Un lapin sort du chapiteau
    Le magicien des mots meurt tôt.
    Comme les mots.