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Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, L'art, La presse

Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?

Les Mardis de L'Objet d'Art - la newsletter d'actualité hebdomadaire

LA RÉDACTION VOUS RECOMMANDE
 
Eugène Delacroix, Le Combat du Giaour et du Pacha, 1835
 
Delacroix et le duel romantique
 
En partenariat avec le musée national Eugène-Delacroix où s’est tenu le premier volet durant l’été, le musée Girodet accueille une exposition qu’il faut se presser d’aller voir avant le 9 janvier prochain. Elle prolonge, à la lumière de ses propres collections, le dialogue analysé entre Eugène Delacroix et Le Giaour de Lord Byron, poème auquel le peintre se confronta pendant un quart de siècle, nourrissant sa propre fièvre au récit de la rivalité mortelle entre le chrétien de Venise et le Turc Hassan.
 
Si Delacroix emprunta souvent ses sujets à Byron, Géricault l’avait fait avant lui et bien d’autres contemporains, inspirés par ce tempérament rebelle qui mourut au côté des Grecs en lutte. Lorsqu’il aborde Le Giaour, Delacroix s’inscrit dans cette génération romantique désireuse d’en finir avec la tradition, tout en poursuivant avec des forces décuplées le rêve de Girodet : faire œuvre de poète avec des pinceaux. C’est notamment à La Révolte du Caire de ce dernier, œuvre qu’il admirait, que le grand coloriste doit d’avoir porté une telle attention au motif du combat emportant les adversaires au-delà d’eux-mêmes. Motif que les deux versions du Combat du Giaour et du Pacha (on verra ici celle du Petit Palais) ont porté le plus loin possible, là où l’imagination du peintre rejoint sans doute celle du poète. A.F.
« Delacroix et le duel romantique », jusqu’au 9 janvier 2022 au musée Girodet de Montargis.
 
 
Eugène Delacroix, Le Combat du Giaour et du Pacha, 1835. Huile sur toile, 73 x 61 cm. Paris, Petit Palais – musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris. © Photo CC0 Paris Musées / Petit Palais – musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
 
Notre-Dame de France, détail du serpent sous le pied de la Vierge, Jean-Marie Bonnassieux, 1860, fonte en fer, Le Puy-en-Velay
 
 
Notre-Dame de France, détail du serpent sous le pied de la Vierge, Jean-Marie Bonnassieux, 1860, fonte en fer, Le Puy-en-Velay.
© Ville du Puy-en-Velay
 
 
Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?
Le musée Crozatier conserve plusieurs objets et collections liés aux serpents, notamment un extraordinaire costume réalisé en peaux de vipères et de couleuvres ayant appartenu à Jean-Baptiste Courtol, célèbre vipéricide local mort en 1902. Voilà le point de départ de cette nouvelle exposition consacrée à un animal qui s’immisce depuis la nuit des temps dans l’histoire des hommes. À la croisée des beaux-arts, des arts décoratifs, de l’ethnographie et de l’histoire naturelle, elle convoque les très nombreux mythes de l’Antiquité grecque et romaine, la symbolique chrétienne, les traditions populaires en Haute-Loire ainsi que la recherche scientifique et l’utilisation thérapeutique des venins. Peintures, sculptures, objets d’art ou du quotidien, gravures, photographies tentent ainsi de réhabiliter ce mal-aimé au lourd passé qui, loin d’être un nuisible, est indispensable à la biodiversité. S.D.-G.
Jusqu’au 18 septembre 2022 au musée Crozatier du Puy-en-Velay.
 
Affiche de l'exposition
 
À Limoges, le repas c’est tout un art !
 
Initialement proposée par le musée national de céramique de Sèvres (L'Objet d'Art y avait alors consacré un article)l’exposition « À table ! Le repas, tout un art » investit dès demain le musée national Adrien-Dubouché de Limoges. Elle célèbre le repas gastronomique et l’art de vivre à la française de l’Antiquité à nos jours et dévoile pour l’occasion plus de 500 objets en faïence et en porcelaine, des pièces d’orfèvrerie et de verreries, des dessins, des gravures, ou encore des menus et des livres de cuisine… S’adressant au plus grand nombre, le parcours évoque la préparation des plats, leur consommation, les arts de la table et celui de la conversation et témoigne enfin de l’inestimable savoir-faire des manufactures de Limoges. F.L.-C.
Du 15 décembre 2021 au 30 mai 2022 au musée national Adrien-Dubouché de Limoges.
3 NUMÉROS D'EXPOSITION au choix pour 19,90€ seulement + EN CADEAU 1 laissez-passer pour le musée d'Orsay et l'exposition SIGNAC COLLECTIONNEUR
 
 
J'EN PROFITE
 
 
 PATRIMOINE
 
L'Obélisque de Louxor sur la place de la Concorde à Paris.
 
L’obélisque de la Concorde fait peau neuve
 
Impressionnant monolithe de granit rose de 23 mètres de haut et de 222 tonnes dressé depuis 1836 au centre de la place de la Concorde, l’Obélisque de Louxor vient de disparaître sous les échafaudages pour six mois de restauration. Cette rénovation menée par la DRAC Île-de-France grâce au mécénat de l’entreprise Kärcher annonce les célébrations du bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes par l’égyptologue Jean-François Champollion prévues l’année prochaine. Provenant du temple de Louxor à Thèbes, ce monument érigé au XIIIe siècle avant J.-C. sous le règne de Ramsès II avait été offert par le vice-roi d’Égypte Méhémet Ali à Charles X et la France en 1830, mais ne fut érigé qu’après six ans d’un périlleux voyage sous le règne de Louis-Philippe Ier grâce à l’ingéniosité d’Apollinaire Lebas et la force de 350 artilleurs !
 
Suite aux analyses effectuées par le Laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH), deux méthodes ont été retenues pour rendre à l’obélisque toute sa splendeur : la vapeur chaude pour le piédestal réalisé en cinq blocs de granit rose issus des carrières bretonnes de l’Aber-Ildut et le micro-sablage pour le monolithe. Cette restauration viendra parfaire la réfection de la place de la Concorde initiée avec le nettoyage des façades de l’hôtel de la Marine et de l’hôtel de Crillon. E.M.
 
 
L'Obélisque de Louxor sur la place de la Concorde à Paris. © DR
 
 
 BICENTENAIRE DE NAPOLÉON
 
Le bicorne de l’Empereur et l'écritoire dans le salon de l'Abdication du château de Fontainebleau
 
Napoléon bellifontain
 
« Vraie demeure des rois » selon le mot de l’Empereur, la « maison des siècles » n’en fut pas moins la sienne. Profondément attaché à Fontainebleau, il transforma durablement, en moins d’une décennie, cet éminent symbole monarchique assoupi depuis la Révolution en un « lieu d’habitation bien calculé et parfaitement commode » magnifiant son nouveau pouvoir. Plus de 200 œuvres retracent, jusqu’au 3 janvier 2022, l’histoire de cette renaissance dont les inséparables Percier et Fontaine furent les maîtres d’œuvre. À cette occasion est présentée pour la première fois en conclusion de l’exposition une pièce historique majeure récemment entrée dans les collections du château : l’écritoire de l’abdication signée Biennais que conservait jusqu’alors en usufruit la famille impériale. O.P.-M.
« Un Palais pour l’Empereur. Napoléon Ier à Fontainebleau », jusqu’au 3 janvier 2022 au château de Fontainebleau.
 
Le bicorne de l’Empereur et l'écritoire dans le salon de l'Abdication du château de Fontainebleau. © Louis Blancard / Art Digital Studio
 
 
 DISPARITION
 
Jean-Marie Rossi
 
Jean-Marie Rossi tire sa révérence
 
Décédé le 5 décembre à l’âge de 91 ans, Jean-Marie Rossi était un éminent spécialiste du mobilier des XVIIIe et XIXe siècles. À la tête de la galerie Aveline (place Bauveau), il était l’un des derniers représentants de la brillante génération d’antiquaires qui, avec Didier Aaron, Michel Ségoura, Bernard Steinitz, Jean Gismondi, Jacques Kugel, Michel Meyer… (tous disparus), avait su faire de Paris une place incontournable pour le marché du mobilier ancien. Insigne connaisseur, ce colosse d’1,94 m était autodidacte. Doué d’une curiosité hors pair, il se passionna aussi très tôt pour l’art contemporain.
 
D'immenses collectionneurs, à l’instar d’Arturo Lopez, Charles de Beistegui, Gianni Agnelli ou Hubert de Givenchy, défilèrent dans sa galerie et il vendit des pièces prestigieuses aux plus grands musées du monde. Les plus âgés d’entre nous se remémoreront avec émotion la qualité de ses stands à la grande époque de la Biennale des Antiquaires ou encore « la folie d’Artois », événement organisé avec ses confrères antiquaires, en 1988, au château de Bagatelle et mettant en scène toute la splendeur des arts décoratifs français sous l’Ancien Régime. N.d’A.
 
 
Jean-Marie Rossi. © DR
 
 
VIENT DE PARAÎTRE
 
DOSSIER DE L'ART N°294 - LES ARTS DE L'ISLAM
 

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