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Catégories : CE QUE J'AI LU,VU (et aimé), J'ai lu dans la presse

Faut-il se mettre en colère si, en grattant la poussière cosmique, on trouve le paradis sale ?

Quelques nouvelles très fraîches du service Culture de Libération.

AU PROGRAMME Ça y est, la voilà, vous la sentiez venir, elle arrive: l’angoisse de la dé-distanciation sociale. Les gens retournent dans les bars, les clubs. Bientôt, ce sera la fin du masque. Vous ne pouvez l’envisager. Vous ne voulez pas voir ça. Alors c’est décidé, vous allez continuer à porter le masque mais sur les yeux. En customisant la taille et en y ajoutant des paillettes, ça devrait vous faire voir des choses pas banales. Des récits picaresques et futuristes dignes du After Blue (Paradis Sale) de Bertrand Mandico. Des rythmes aux dimensions cosmiques comme ceux de Black Country, New Road. Un plan secret vous menant droit vers Samouni Road. Des sensations exacerbées comme à la Berlinale 2022. Des culs prêts à tout, bottés par le véhément Scarface. Et le chiffre 8! Partout le chiffre 8! Allez, c’est parti.

Photo: Rambo 5: c'est mal parti. Samouni Road de Stefano Savona. Jour2fête

 

«SAMOUNI ROAD»

de Stefano Savona  (visible sur Arte)

Pour le poète Mahmoud Darwich, la Palestine était une métaphore, qui nécessita qu'on traverse d'abord le mythe avant de toucher au familier, seul moyen d'échapper à l'écrasante masse sombre du conflit israélo-arabe. En cela, Samouni Road, l'époustouflant documentaire de l'Italien Stefano Savona consacré à une horrifique bavure israélienne dans la bande de Gaza qui décima le clan des Samouni et annihila sous les bombes leur village de Zeitoun, est un film darwichien. La métaphore, ici, est une fillette. Alors qu'elle gratte la poussière avec un bâton, Amal, survivante au crâne constellé d'éclats de shrapnel, explique qu'elle ne sait pas «comment on raconte les histoires». Sur le moment, Savona non plus. Quand il filme ces images dans l'urgence, après être entré dans Gaza lors de l'opération «Plomb durci» en 2009 par un tunnel égyptien, il ne sait pas quoi en faire. Il lui faudra une décennie pour accoucher de sa vision. «Le cinéma de non-fiction demande un haut niveau de rumination pour être considéré comme du cinéma», déclarait-il récemment à Venise. Comprendre: pour atteindre une forme de vérité – la familiarité dont parle Darwich –, il faut sculpter la matière journalistique brute, la débarrasser de son immédiateté. Gratter la terre. Littéralement: pour recréer ce qu'il n'a pas pu filmer (le quotidien avant la tragédie, l'attaque elle-même), Savona a recours à des flash-back en animation, dans le sublime noir et blanc de l'artiste Simone Massi, dont la technique consiste à étaler une flaque d'huile noire sur une toile avant d'y strier les traits des personnages. G.G. 

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Photo: Jour2fête

 
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Nous sommes le 17 février et 1+7 = 8, auquel on ajoute, à ce stade, la moitié d’une journée bien entamée, ce qui nous donne un bon 8 1/2, soit précisément le titre du chef-d’œuvre de Federico Fellini sorti il y a tout pile 59 ans sur les écrans italiens. Et 5+9, hélas, ça fait 14. Pour retrouver un 8, il faut se tourner vers Claudia Cardinale qui figure parmi les actrices principales du film et dont le rôle intègre ce chiffre de manière assez alambiquée. Laquelle?

 Elle prononce huit fois «oui» et huit fois «non»

 Elle n’apparait à l’écran que huit minutes

 Dans toutes ses scènes, elle se déplace de huit pas avant de prendre la parole

DEVINEZ, CLIQUEZ, GAGNEZ DU BEURRE!

La réponse au jeu d'hier était bel et bien «Dans ta gova tu shine». Bravo aux winners.

LIBÉ CULTURE
vous fut tricoté aujourd'hui par Lelo Jimmy Batista et Elisabeth Franck-Dumas avec Guillaume Gendron et tout le service Culture en pensées.
Photo: Ophélia Lamy  – Conception graphique: LibéStudio
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