samedi, 02 janvier 2010
Tour des records à Dubaï
Le plus haut gratte-ciel du monde, plus de 800 mètres, sera inauguré lundi dans l'émirat en pleins déboires financiers et immobiliers.
» DOSSIER SPECIAL - Dubaï, la fin d'un mirage
Burj Dubaï
en images
DIAPORAMA - D'une hauteur finale de 818 mètres, la tour dubaiote doit être inaugurée lundi. Retour sur l'histoire du plus haut défi du génie-civil jusqu'à présent réalisé dans le monde.
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/01/02/04016-20100...
18:43 Écrit par laura dans Des lieux | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : tour des records à dubaï, lieux |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
jeudi, 06 novembre 2008
A Altkirch(Haut-Rhin) le 30 octobre 2008
http://fr.wikipedia.org/wiki/Altkirch
Expo de peintures "Le Marché d'Altkirch" de Catherine KARRER dont je n'ai malheureusement pas trouvé d'images.
00:37 Écrit par laura dans Des lieux | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : lieux, altkirch |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
lundi, 27 octobre 2008
Ballade du samedi:Annonay
00:51 Écrit par laura dans Des lieux | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : lieux, annonay |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
dimanche, 05 octobre 2008
Visite du dimanche 5 octobre 2008:La villa de Licinius
LA GRANDE MOSAÏQUE DE CLONAS-SUR-VAREZE
Datée des IIe ou IIIe siècles après J-C , la mosaïque du Dieu Océan, dieu des eaux et du commerce fluvial et maritime, est découverte en 1996 au cœur du village roussillonnais de Clonas-sur-Varèze. Elle correspond au pavement de la salle à manger d’une riche villa romaine. La Villa de Licinius, du nom de son propriétaire, se situe au cœur de l’arrière pays Viennois, sur l’un des axes commerciaux les plus riches de l’époque gallo-romaine. La salle d’exposition sort aujourd’hui de terre pour ouvrir au public. C’est dans un bâtiment d’allure contemporaine, situé au cœur du village et non loin de son lieu de découverte que peut être admirée la mosaïque. Un ensemble de vestiges, une maquette de la villa et d’autres dispositifs muséographiques agrémentent le parcours de visite, pour donner à voir et à comprendre un lieu de vie : la salle à manger dite triclinium, et plus largement la villa romaine. Le discours retrace l’histoire, d’hier et d’aujourd’hui, de cette mosaïque, qui constitue par sa dimension (64 m²), une découverte exceptionnelle et unique en Rhône-Alpes.
19:05 Écrit par laura dans Des lieux | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : lieux, clonas, isère, licinius |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
lundi, 29 septembre 2008
Visite du dimanche 28 septembre 2008:Le berceau du Nouvel An
Les murs du Château de Roussillon furent témoins d’un épisode historique qui a modelé notre calendrier actuel :
la signature d’un édit royal toujours en vigueur depuis le XVIè siècle !
C’est en août 1564 que Charles IX, alors jeune Roi de France arrive à Roussillon avec sa mère Catherine de Médicis et toute sa cour.
En ces temps de mutations et de tensions religieuses le pouvoir monarchique souhaite alors s’affirmer et organiser le royaume. Pourquoi ne pas commencer par mettre tout le monde d’accord sur le jour du début de l’année ? En effet à l’époque chaque province avait retenu une date symbolique différente : ici le 25 décembre, là le jour de Pâques…
Charles IX décida de choisir le 1er janvier comme début de l’année civile pour tout le royaume de France : il signa l’Édit royal à Roussillon, le 9 août 1564.
18 ans plus tard le pape Grégoire XIII entérinera finalement cette décision en imposant le calendrier grégorien au monde chrétien.
« Voulons et ordonnons qu’en tous actes, registres, instrumens, contracts, ordonnances, édicts, tant patentes que missives, et toute escripture privée, l’année commance doresénavant et soit comptée du premier jour de ce moys de janvier »
le Roi, le 9 août de l’an de Grâce 1564.
Pour en savoir plus sur ce château et voir des photos:
http://www.ot-pays-roussillonnais.fr/Historique/berceau_n...
http://www.ot-pays-roussillonnais.fr/Historique/Chateau.htm
00:10 Écrit par laura dans Des lieux | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : lieux, roussillon, château |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
vendredi, 01 août 2008
Aragon et Elsa Triolet, Saint-Arnoult (Yvelines)
L'histoire
Le moulin de Villeneuve et son parc de six hectares, au bord de la Remarde, fut découvert en 1951 par Louis Aragon et Elsa Triolet. Le poète décide d'offrir cet ancine moulin à eau à sa compagne et c'est là qu'ils passent, dès lors, leurs fins de semaine. Aragon y écrivit La Semaine sainte et Elsa, Le Cheval roux.
Tous deux se dédient alors à l'aménagement des
lieux : Elsa dessine les plans de plusieurs pièces et aménage le parc tandis qu'Aragon fait installer un système de chauffage afin de préserver sa précieuse bibliothèque.
La visite
Dans les bâtiments des XVIIIème et XIXème siècle, l'appartement du couple a fait l'objet d'une préservation particulière. Il garde intact le cadre de la vie commune des deux écrivains : menu rédigé par Pablo Neruda, souvenirs de Russie d'Elsa et céramiques de Picasso. Le bureau et la chambre du couple sont tapissés de bleu de Saint-Pétersbourg, en référence au passé russe d'Elsa. On retrouve des vestiges de l'activité meunière, comme la roue dont la cage se trouve au coeur du grand salon ; Aragon en ouvrait de temps en temps la vanne en présence de ses invités, pour faire gronder la chute d'eau. Dans le parc attenant à la propriété se trouve la tombe des deux poètes ; sa végétation spontanée est une invitation à la rêverie.
La maison organise désormais des spectacles de théâtre, des lectures ou expositions d'art contemporain, ou encore des conférences-promenades. Pour tout renseignement, rendez-vous sur son site.
http://www.linternaute.com/sortir/maison-ecrivain/aragon....
Vu ce matin à Télématin, cette excellente émission qui va essaimer le samedi (et le dimanche); j'espère que ce que j'ai lu est vrai...
08:35 Écrit par laura dans Des lieux | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : littérature, lieux |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
mardi, 27 mai 2008
Visité dimanche dernier: Le palais idéal du Facteur Cheval

à Hauterives dans la Drôme, à quelques dizaines de kilomètres de chez nous. J'en avais déjà entendu parler quand nous étions à Saint-Etienne, vu des photos et prévu d'y aller mais de visu, c'est vraiment impressionnant.
Cet homme qui a bâti ce palais pendant plusieurs années, seul et qui a fait de l'art sans le savoir.
De "l'art naïf" selon Malraux qui le classa comme monument historique.
Ce palais fut célèbre et visité du vivant du facteur; admiré par les surréalistes comme Breton qui lui consacra un poème.
Le palais est parsemé de phrases du facteur dont j'ai le texte et dont je vous donnerai des exemples dès que j'aurais un PC à la maison.
En attendant, je vous invite à visiter le site qui est consacré au palais:http://www.facteurcheval.com/
Le facteur a aussi construit son tombeau dans le cimetière du village.
Un conseil: allez -y!
Ferdinand Cheval (1836-1924)
"Fils de paysan je veux vivre et mourir
pour prouver que dans ma catégorie
il y a aussi des hommes de génie
et d'énergie. Vingt-neuf ans je suis resté
facteur rural. Le travail fait ma gloire
et l'honneur mon seul bonheur;
à présent voici mon étrange histoire.
Où le songe est devenu,
quarante ans après, une réalité."
Ferdinand Cheval, 15 mars 1905
Le Palais Idéal
1879 - 1912
93 000 heures
10 000 journées
33 ans d'épreuves
"Plus opiniâtre que moi se mettre à l'oeuvre"
Travail d'un seul homme
Le rêve d'un paysan
14:55 Écrit par laura dans Des lieux | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : lieux, drôme |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
mardi, 25 mars 2008
A voir peut-être lors d'un prochain séjour dans le Nord:La maison familiale de Matisse
Le projet "Bohain aux couleurs de Matisse" | |||
Henri Matisse à Bohain-en-Vermandois : un quart de siècle d'histoire communeLa ville de Bohain, avec le soutien du Département de l’Aisne, de la Région Picardie et de l’Europe, œuvre pour son développement culturel et touristique. Bohain, possède une histoire riche et a été la ville d’enfance d’un artiste reconnu à travers le monde entier : Henri Matisse. Bohain aux couleurs de Matisse se développe autour de deux axes : la maison familiale de l'artiste et un circuit d'interprétation- La Maison familiale de l’artiste, restaurée telle qu’elle était fin XIXe, devient un lieu d’interprétation et d’évocation de la jeunesse de Matisse. La maison présente une scénographie valorisant les influences locales et le contexte d’enfance de l’artiste. Un parcours au sein de la graineterie montre le contexte historique général lié au textile et les influences plus personnelles (familiales –notamment le travail dans la graineterie- et amicales) qui ont marqué Matisse. L’audioguide ou une visite guidée accompagnent la découverte du lieu. Outre ce parcours de visite, un espace d’expositions temporaires, une boutique de produits culturels et un Café Couleur, lieu de rencontre convivial et original, prennent place dans la maison. Ce projet de valorisation du patrimoine n’a pas pour vocation d’être un musée puisque la ville ne dispose pas d’œuvres de Matisse, mais propose aux visiteurs la découverte de l’histoire de l’artiste au sein du contexte de la fin du XIXe à Bohain. | |||
- Un circuit d’interprétation dans la ville présente les sites patrimoniaux de Bohain et les lieux ayant un lien fort avec Matisse. À l’aide d’un audioguide, le visiteur découvre la ville. Le parcours est jalonné de clous au sol « Bohain aux couleurs de Matisse » et les sites sont identifiables par des mâts portant des kakémonos et un pupitre retraçant l’histoire du lieu.
Les points concernés sont : la Maison familiale d’Henri Matisse, le Lion et les Quinze Pas, la Chapelle Blanche, les usines et fabriques Rodier, le cimetière, le 24 de la rue Fagard, le 5 de la rue Fagard, l’Hôtel de Ville. L’Hôtel de Ville revêt une importance particulière avec la fresque d’Emile Flamant (1896-1975) dans la Salle des Mariages et une prochaine salle d’exposition permanente présentera des toiles du même artiste.
Bohain accueille ses visiteurs aux couleurs de Matisse
La ville de Bohain revêt les couleurs d’Henri Matisse depuis janvier 2007 avec sept panneaux artistiques à chacune des entrées de ville.
Suite à l’exposition « Matisse et Bohain. Sept portraits pour une ville » mise en place de janvier à mars 2006 dans la maison familiale d’Henri Matisse à Bohain, sept œuvres d’artistes locaux ont été sélectionnées. L’exposition portait sur le lien de Matisse à Bohain, puisque l’artiste y a passé plus de vingt ans.
Les sept œuvres sont visibles à chacune des entrées de Bohain-en-Vermandois.
Légende des panneaux :
1 : Tableau de Joseph-Guy Preuvot - route de Guise
2 : Tableau de Monique Bétry – route de Seboncourt
3 : Tableau de Christiane Mathias - route de Saint-Quentin
4 : Tableau de Allain Carré - route de Prémont
5 : Tableau de Casimir Chorazewicz - route de Brancourt
6 : Tableau de Annette Hebert - route de Busigny
7 : Tableau de Françoise Zalzaleh - route de Vaux
http://www.bohainenvermandois.fr/maison_matisse.asp(EN VOIR ET SAVOIR PLUS)
01:30 Écrit par laura dans Des lieux | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : lieux, matisse, maison |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
La basilique de Saint-Quentin
Cette ancienne collégiale aux dimensions importantes devint basilique en 1876. Elle fût construite au début du XIIIème siècle pour abriter les reliques de Saint-Quentin autour desquelles s’établit un pèlerinage jusqu’en 1914.
La durée de sa construction qui s’échelonna du XIIIème siècle au XVème siècle lui vaut d’avoir connu tous les styles du gothique.
Elle est dotée d'un chœur surprenant sur plan radio-concentrique (fait unique dans l'architecture gothique), d'un double transept et d'un labyrinthe.
Considérablement touchée lors des destructions de 1917, habilement restaurée, elle offre aux visiteurs un ensemble complexe et fascinant de l'architecture gothique et constitue une originalité parmi les cathédrales de Picardie.
http://www.ville-saintquentin.fr/pages/g1.asp
J' y étais déjà rentrée; j'y avais même assistée au moins à une veillée pascale(très belle et très froide) mais là, ça faisait 2 ans que je n'étais pas rentrée dans une église(il y en a peu ici).... française, ni en France d'ailleurs.
Je l'ai vue aussi de loin la nuit lorsqu'elle est illuminée: un spectacle magique....
01:27 Écrit par laura dans Des lieux | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : lieux, saint-quentin, basilique |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
mercredi, 10 janvier 2007
Flandres : au pays des estaminets
Les Flandres : un territoire morcelé qui s’étend de part et d’autre de la frontière, d’Arras à Anvers, avec sa langue, sa culture, son histoire. Et ses histoires d’hommes qui forment une identité immuable, par-delà les siècles, les frontières et les brimades. À mi-chemin entre Lille et Dunkerque, d’étranges établissements attestent de cette identité flamande : ce sont les estaminets. Quand vient l’hiver et que les averses alternent avec des ciels à la Turner, tourmentés et immenses, il fait bon s’y réchauffer le cœur et le corps.
Au Kasteelhof, au sommet du mont et de la ville de Cassel (173 m !), on affiche complet. Le week-end, quand tout le monde est servi en carbonnades flamandes (bœuf bourguignon à la bière), pot’je vleesch (pâté aux trois viandes), lard fumé sur planche, ou autres plats typiques, Manu raconte des légendes locales ou universelles qu’il transpose invariablement dans sa région. « Il y a 100 000 ans, cinq mètres de neige recouvraient la plaine au pied du mont Cassel… »
Une clientèle variée, jeunes, étudiants lillois en goguette, mais aussi des familles du coin sur trois générations, des enfants jouant avec des jouets en bois, des touristes de passage, tous partagent la chaude convivialité qui émane de cette grande pièce offrant dans la journée une vue imprenable sur la plaine flamande, avec sa cheminée crépitante, ses bouquets de houblon, ses grands paniers d’osier et ses ustensiles d’antan. Manu a repris ce vieil estaminet il y a plusieurs années, il en a fait un écrin, où l’on peut boire, manger, acheter des produits de la région. Ou écouter les histoires qu’il raconte avec une joie communicative en laissant errer son regard, par les jours de beau temps, jusqu’à la mer du Nord.
« C’est la longue nuit de Noël, et le petit Karl pleure. » Manu pleure aussi, mélange flamand et français, prend des accents, imite le vent, les cloches, jusqu’aux rictus des sorcières. Des parfums régionaux aux bulles de la bière, jusqu’à la pénombre même, réchauffée par les dizaines de bougies, tout ici est flamand, intemporel, comme un tableau de Breughel. « Karl, c’est le sonneur de cloches de Cassel. Et s’il pleure, c’est que personne ne vient lui souhaiter Joyeux Noël. Alors, le pauvre Karl, il vend son âme au diable en échange de dix années de jouissance.»
Manu en fait des tonnes. Dans la salle, les conversations se sont tues, tout le monde écoute. Le temps est suspendu. C’est tellement bon enfant que ça devient suspect. À la fin du conte, Karl se joue du diable, qui, furieux, se met à taper du pied sur le sol flamand. Les yeux de Manu pétillent de contentement devant son auditoire captivé.« Et de ce martèlement démoniaque seraient nés la Cordillère des Flandres et le mont Cassel où nous nous trouvons aujourd’hui. »
Applaudissements ! Les conversations, les rires et les chopes reprennent leur course entre les tables.
Le Pays des Monts de Flandres est constitué de cinq « sommets » érodés comme des vigies ou des phares qui surplombent le plat pays. Manu est l’ambassadeur de cette cordillère. « Un estaminet, explique-t-il, ça n’est pas un restaurant, ça n’est pas un café, et pourtant on y mange et on y boit. Un estaminet, c’est tout simplement comme à la maison. »
Un lieu où la convivialité est érigée en principe. Les avis divergent sur les origines du mot « estaminet ». Tout dépend des puissances qui dominaient la plaine flamande. On évoque l’espagnol « esta un minuto », là où on allait boire un coup vite fait quand l’empire de Charles Quint s’étendait jusqu’aux « Pays d’en Bas ». D’autres soutiennent qu’estaminet vient de l’expression flamande « Sta Mijnheer », (« entrez Monsieur »), inscrite sur les façades. On parle encore du nom wallon « staminé », salle à poteaux caractéristique, ou du flamand « stamen », qui fait référence aux cueilleuses de lin.
Au début du XXe siècle, aller à l’estaminet, c’était s’aventurer sur la mauvaise pente. Lieux de ralliement des contrebandiers entre la Belgique et la France, les pauvres y buvaient leur paie, les notables s’y dévergondaient, quant aux femmes qu’on y rencontrait, on les disait frivoles…
Bon an, mal an, les estaminets ont traversé le siècle jusqu’aux années soixante-dix. Avec la désertification des campagnes, ils ont failli disparaître. Puis, vers les années quatre-vingt, une nouvelle génération a repris le flambeau : les vieux établissements ont été rénovés et transformés en restaurants, bars ou lieux de rencontres, favorisant ainsi une prise de conscience identitaire qui perpétue encore aujourd’hui la tradition flamande. On en trouve des dizaines, dispersés dans la campagne ou dans les villages. Ils émaillent la région comme autant de témoins. Ils en content l’histoire.
La nuit tombe tôt sur la rue principale du petit village de Godewaeschwelde. Fin d’après-midi d’hiver, ciel lourd, pluvieux. Le Café du Centre brille comme un phare. Ancien estaminet-boucherie, il a été repris par un couple chaleureux. Il y a encore les vieux frigos aux poignées chromées. Des crochets à viande, au plafond, pendent des bouquets de houblon.
Il y en avait pour tout le monde, de ces lieux de vie mixtes, carrefour où l’on venait se réchauffer le corps et le cœur : estaminet-coiffeur, estaminet-barbier, épicerie ou marchand de tabac. On profitait en faisant ses courses pour y boire un coup. Ou l’inverse. Ou les deux.
« On peut manger ? Y’a de la truite », répond la patronne attablée avec sa famille. On rapproche une table, on apporte des couverts, on partage le repas. L’hospitalité n’est pas un vain mot. Dehors, trois jeunes gaillards grimés en rois mages chantent en flamand un cantique de Noël. Ils font la tournée des villages, annoncent la Bonne Nouvelle, recueillent quelques pièces dont ils reversent la plus grande partie au Secours Populaire.
« On a toujours fait ça au moment des fêtes, explique César, un Melchior débonnaire. On va chanter pour les vieux, on leur fait écouter des airs qu’ils n’ont pas entendus depuis l’enfance. Y’en a qui se mettent à pleurer. » Dans les Flandres, on se nourrit de la petite histoire et on cultive la mémoire à l’échelle humaine.
Texte : Laurent Boscq. Photo : Manolo Mylonas
Mise en ligne le 22 décembre 2006
http://www.routard.com/mag_reportage/147/4/resistance_con...
01:15 Écrit par laura dans Des lieux | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Lieux, Flandres, au pays des estaminets |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |

















