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  • Eglise St ANDRE de la Côte St André

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    P1260808.JPGCette église romane située au cœur de la ville a été édifiée entre 1088 et 1102, et plusieurs fois remaniée jusqu'au xixe siècle15. Les styles roman, gothique et moderne coexistent donc. La partie la plus ancienne en est assurément la croisée du transept avec sa coupole sur trompes, mais l'étude archéologique de l'édifice reste à faire16. L'église est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 5 février 198217.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/La_C%C3%B4te-Saint-Andr%C3%A9

    Précédentes notes sur la Côte St AndréP1260810.JPG

  • Monuments aux morts de la Côte St André

    Autres notes sur la Côte St AndréP1260807.JPG

    P1260816.JPGAutres notes sur la Côte St André

    Ce monument a été fait par le sculpteur et athlète Alexandre Maspoli (Genève, 1875 - Caluire-et-Cuire (Rhône), 1943) et par J. Lesage. Le monument a été réalisé en 1922 et inauguré le 6 août de la même année. La composition est riche en symbolique24 (coq, poilu, croix de guerre, palmes de la paix) et rappelle le travail des femmes pendant la guerre25. Les sculptures sont en bronze et calcaire de Villebois. À l'époque le coût a été de 33 335 francs. On retrouve le " poilu " du monument de La Côte Saint-André sur le monument des Avenières (Isère). Le monument aux morts est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 1er avril 200326 et labellisé « Patrimoine du xxe siècle » de l'Isère.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/La_C%C3%B4te-Saint-Andr%C3%A9

  • Au Musée Berlioz de la Côte St André, j'ai été heureuse de retrouver Nerval

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    La Damnation de Faust - La Damnation ...

    « La musique a de grandes ailes que les murs d’un théâtre ne lui permettent pas d’étendre entièrement ». Berlioz était fasciné par la traduction du Faust de Goethe par Gérard de Nerval, mais il avait conscience des difficultés que susciterait la mise en musique d’un chef-d’œuvre aussi complexe. La Damnation de Faust qui prend forme à partir d’une œuvre de jeunesse remaniée, Les Huit Scènes de Faust, demeure inclassable, débordant des cadres habituels d’un livret d’opéra en mêlant le chant et la parole pour  mieux déployer de grandes pages orchestrales. Intitulée légende dramatique, elle se présente comme une succession de tableaux dont la représentation scénique reste malaisée. Elle relève plus d’un théâtre de l’imaginaire reliant entre elles des scènes musicales allant de la méditation solitaire aux emportements  de la foule, en passant par les élans de l’amour ou les fureurs démoniaques, selon l’inspiration du compositeur.  En 1846, à sa création en version concert, l’ouvrage fut un échec. En revanche, la première mise en scène qui date de 1893 rencontra un grand succès. Depuis, les versions concert alternent avec les mises en scène souvent spectaculaires et marquantes comme celle que réalisa Maurice Béjart en 1964. Malgré son caractère hybride renforcé par le manque de cohérence de la composition dramatique, La Damnation s’impose comme une œuvre lyrique majeure représentative de l’esthétique romantique. Faust est l’archétype du héros romantique en proie à  une vive souffrance intérieure, cherchant sa guérison au sein de la Nature « immense, impénétrable et fière » et finalement conduit par amour à choisir les ténèbres de l’enfer où l’entraîne Méphistophélès.   

    Résumé

    L’action de situe au Moyen-Age, en Hongrie et en Allemagne. Faust accablé par le dégoût de la vie, veut  mettre fin à ses jours en absorbant du poison. Les chants de Pâques l’arrachent à son désespoir en lui rendant la foi de son enfance, mais cet élan mystique suscite l’apparition soudaine du démon, Méphistophélès, qui lui promet tous les plaisirs de l’existence et l’entraîne dans une taverne au milieu d’une bruyante assemblée. Ces plaisirs vulgaires ne parviennent pas à séduire Faust et Méphistophélès le transporte sur les bords de l’Elbe où il lui fait découvrir la jeune Marguerite dans un rêve enchanteur. Dès que Faust et Marguerite se rencontrent, ils se reconnaissent et se jurent un amour réciproque. Mais les deux amants doivent se séparer car Méphistophélès les avertit qu’ils ont attiré l’attention du voisinage et de la mère de Marguerite. Faust, malgré sa promesse de revenir dès le lendemain, semble avoir oublié Marguerite pour s’abîmer dans la contemplation de la nature. Méphistophélès le rejoint pour lui apprendre que la jeune fille est condamnée à mort pour avoir empoisonné sa mère. Pour la sauver, il exige de Faust qu’il signe un pacte l’engageant à le servir et il l’entraîne avec lui en enfer au terme d’une chevauchée fantastique. Seule Marguerite est sauvée et accueillie au ciel par le chœur des esprits célestes.

     

    Première partie

    Au printemps, à l’aube, dans les plaines de Hongrie, tandis que le vieux philosophe Faust contemple seul l’éveil de la nature,  le chant des paysans célèbre les plaisirs de l’amour. Au loin retentissent bientôt les éclats d’une marche guerrière entonnée par l’armée hongroise qui se prépare au combat. Faust reste indifférent, « loin de la lutte humaine et loin des multitudes ».

    La suite ici

  • Les 29 et 30 juin dernier, autour de la Côte St André, nous avons pu découvrir: l'Architecture locale

    Architecture locale

    Des maisons de galets de Roybon, à l’atmosphère intime médiévale du charmant petit bourg de Revel, aux richesses insoupçonnées de La Côte-Saint-André…Vous n’aurez que l’embarras du choix pour faire une petite halte, vous balader le nez en l’air, avant de vous installer en terrasse pour déguster votre café…

    Le pisé, 

    Un brin d’ingéniosité, un peu de terre et voilà comment est né le fameux pisé utilisé pendant des siècles !

    Les galets roulés

    On les trouvait dans les lits des rivières et les champs. Avec l’invention du ciment au 19°siècle, nombre d’églises, d’écoles et de mairies en galets fleurirent dans nos villages.

    Le torchis

    Le mélange de terre crue, de paille et de colombages en bois, fut délaissé car trop onéreux du fait de la rareté du bois. Les habitants lui préférèrent le pisé, plus économique.

    Les lieux à découvrir

    http://tourisme-bievrevalloire.com/fr/decouvrir/architecture-locale

    P1260819.JPG PHOTOs PERSO DU 30 JUIN 2018

    P1260827.JPG

    Autres notes sur la Côte St André

    http://www.lauravanel-coytte.com/l-architecture/

  • André, le roi de la nuit, est un petit prince

    Pourtant, sa conversation le pousse plus volontiers à évoquer sa prochaine exposition de dessins chez Colette (des villes imaginaires, façon Litlle Nemo), son penchant pour le cimetière Montparnasse qu'il traverse régulièrement, les librairies de livres anciens. La nuit ? Cet enfant de révolutionnaires portugais devait avoir 13-14 ans lorsqu'on le retrouvait endormi sur les banquettes des Bains Douches. Il y «graffait» à tour de bras. Des milliers, des centaines de milliers, 300 000 Monsieur A, ces fameux bonshommes roses au regard asymétrique. Cela lui vaudra beaucoup d'adrénaline (il en faisait 50 par jour, il continue parfois), des ennuis avec la maréchaussée (le voilà en sursis), une jolie gloire et une âme suffisamment grande pour en avoir vendu un petit bout. Son logo a été sanctifié dans le branding, une marque glissant d'un Leica, à une planche de skateboard, en passant au Japon et les «art toys» (porte-monnaie…), le portable Mitsubishi ; chez Casino sur des parasols, des sacs de plage.

     

    «Il faut pousser le Parisien»

    La fortune de ce Monsieur A le fera basculer vers le Baron, qu'il crée avec des amis en 2003, histoire d'en finir avec une nuit verrouillée par l'argent : «On voulait juste sortir de ce ghetto de stupidité et de vulgarité dominé par les footballeurs, les présentateurs de la télé, les Ferrari et les pauvres mannequins de l'Est.» Juste ses amis. Toujours la même bande : Olivier Zahm, Natacha Ramsay, Camille Bidault-Waddington, Olympia Le-Tan, Paul de Sevigny, Jean Touitou… On les retrouve sur le blog du premier nommé (purple-diary.com), la meilleure façon pour André de savoir où il était la nuit précédente. «Comment résiste-t-il à ce monde rêche ? s'interroge Olivier Zahm, parce qu'il a su établir des garde-fous contre le vertige de ce milieu. Il a ses amis, sa vie professionnelle et familiale. À la limite, le seul moment où André prend des risques, c'est en prenant son scooter à 10 heures du matin.» André aime faire plaisir. C'est quelqu'un de fort courtois et si vous voulez lui faire dire que le monde de la nuit est superficiel, il en conviendra volontiers. Mais n'y croira pas une seconde. «Ce que la vie refuse le jour, elle l'accueille la nuit. Les gens sont désinhibés, ils passent à autre chose et c'est bien souvent au cœur d'eux-mêmes.». André parle de tout cela avec la tendresse ironique de ceux qui partent sans arrêt ailleurs, comme par survie. Non point par évitement mais comme entraîné par cette étreinte molle, celle de Paris : « Il faut pousser le Parisien car il est trop critique, toujours insatisfait, pas entrepreneur. »

    André n'est, semble-t-il, pas encore satisfait. Il voudrait encore plus de reconnaissance (pas compliqué), et d'amour. Les seules choses qui le font courir. Une petite fille (Henrietta, 2 mois et demi) devrait commencer à combler ce manque. Mais sa jouissance est ailleurs. Il aime refuser du monde lorsque sa boîte est vide, fermer le soir de réveillon alors que ses concurrents font la recette de l'année, commander ses chemises chez Charvet. La nuit ne l'a pas encore mangé. Il a encore probablement des hymnes imprimés sur ses oreillers : «I Cant Get No Satisfaction.» La suite est sa vie : «and I try, and I try».

     

        http://www.lefigaro.fr/sortir-paris/2010/12/31/03013-20101231ARTFIG00012-andre-le-roi-de-la-nuit-est-un-petit-prince-.php

  • « cote » ou « côte » ?

    Règle (comment ne plus commettre cette erreur)

    On ne met pas d’accent circonflexe chaque fois que le mot suggère une notation, un classement, une évaluation :

    la cote d’une voiture, la cote d’une entreprise en Bourse, une cote d’alerte, une cote de popularité, etc.

    Mais, dans tous les autres cas, l’accent circonflexe s’impose :

    une côte de bœuf, la Côte d’Azur, etc.


    Bruno Dewaele - champion du monde d'orthographeAvis de l’expert –
    Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes

    Il va de soi que si les règles de la prononciation étaient davantage respectées, autrement dit si l’on marquait nettement la différence entre le « o » ouvert de « cote » et le « o » fermé de « côte », le problème orthographique n’aurait pas lieu d’exister. Las ! ces subtilités phonétiques ne sont plus vraiment de saison à une époque où l’on prononce de façon presque aussi approximative que l’on écrit…

     

    Exercices (cherchez les erreurs)

    1. Si vous ne savez pas où ranger le livre, reportez-vous à sa côte.
    2. La côte landaise a la faveur des surfeurs.
    3. De telles mesures ne font pas grimper la cote du président.
    4. La côte de l’or est en baisse.
    5. La côte atlantique de l’Australie est infestée de requins.
    6. Ce magazine vous aide à calculer la côte de votre voiture.
    7. L’été, les touristes envahissent la Côte d’Azur.
    8. La cote ouest de l’Écosse a conservé son aspect sauvage.
    9. L’architecte reporte les côtes sur son plan.
    10. New York se situe sur la cote est des États-Unis.

    Réponses

    1. Faux. Il faut écrire : Si vous ne savez pas où ranger le livre, reportez-vous à sa cote.
      La « cote » d’un livre fait référence à son classement dans une bibliothèque : on écrit donc « cote » sans accent circonflexe.
    2. Phrase correcte.
    3. Phrase correcte.
    4. Faux. Il faut écrire : La cote de l’or est en baisse.
      « La cote de l’or est en baisse » signifie que l’estimation de l’or est en baisse par rapport à d’autres valeurs : la cote représente ici un classement. On écrit donc « cote » sans accent circonflexe.
    5. Phrase correcte.
    6. Faux. Il faut écrire : Ce magazine vous aide à calculer la cote de votre voiture.
      « Calculer la cote d[’une] voiture » revient à estimer sa valeur et son classement parmi d’autres voitures : on écrit donc « cote » sans accent circonflexe.
    7. Phrase correcte.
    8. Faux. Il faut écrire : La côte ouest de l’Écosse a conservé son aspect sauvage.
      Il n’y a pas ici de notion de notation, de classement ou d’évaluation : on écrit donc « côte » avec un accent circonflexe.
    9. Faux. Il faut écrire : L’architecte reporte les cotes sur son plan.
      Les « cotes » dont il est question ici sont des notations (des nombres, la plupart du temps) : on écrit donc « cote » sans accent circonflexe.
    10. Faux. Il faut écrire : New York se situe sur la côte est des États-Unis.Il n’y a pas ici de notion de notation, de classement ou d’évaluation : on écrit donc « côte » avec un accent circonflexe.

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    Auteurs :
    Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes
    Agnès Colomb, auteur-adaptateur, correctrice professionnelle
    Pascal Hostachy, cofondateur du Projet Voltaire et de la Certification Voltaire
     
    http://www.projet-voltaire.fr/blog/regle-orthographe/%C2%AB-cote-%C2%BB-ou-%C2%AB-cote-%C2%BB
  • « La côte sauvage »

     (1960) de Jean-René Huguenin, bréviaire pour une génération inconsolée, un article de Denis Gombert

    Livre culte, bréviaire pour une génération inconsolée, La côte sauvage de Jean-René Huguenin fait partie des livres météore (météore au sens fulgurant du  terme) qui doivent leur succès non à une médiatisation forcée ( car nous en connaissons beaucoup d’autres et des bien moins glorieux qui se sont imposés par le postiche de la publicité) mais au soin qu’ont pris ses lecteurs de défendre et de sauver, contre les outrages du temps, la peau de ces 170 pages denses et fragiles. Jean-Réné Huguenin, fondateur de la revue Tel quel, est mort à 26 ans. Plus de 50 ans après sa sortie, la Côte  sauvage demeure un roman à part qui caresse à rebrousse-poil une époque littéraire où le questionnement métaphysique et où la rumination théorique étaient de bon ton. Loin des cafés enfumés de Saint-Germain  La côte sauvage invite au contraire à prendre un grand bol d’air sur des plages désertes et sentir monter en soi le vent de la passion qui déchire les cœurs jeunes. Protégé par son aura et celle de ses fidèles – bretons et non bretons – La Côte sauvage continue sa course. On le recommande,  on se l’offre. Qu’est-ce qu’un livre culte ? C’est un livre devant lequel on s’incline. On le lit en priant.

    Cet été-là, quand de retour de son service militaire (rappelons qu’à l’époque la chose durait 2 ans) Olivier pénètre dans la maison familiale,  il apprend  que sa jeune sœur Anne compte se marier avec Pierre. Et qu’ils iront s’installer dans la foulée à Beyrouth, là où Pierre vient d’être nommé. Pierre est le meilleur ami d’Olivier. « Mon meilleur ami, mon seul ami … tu ne pouvais pas mieux choisir ».  Tout est bien qui commence bien, n’était le caractère étrange d’Olivier. Le jeune homme à la sempiternelle mèche débordant du front, aux yeux félins et au triste et sinueux sourire est une âme blessée. Quelle en est la cause ? On ne le saura jamais. Le roman tourne autour de ce mystère. D’où Olivier tient-il son caractère ? D’une mère hypocondriaque ou bien d’un père mort dans des circonstances étranges juste après la guerre ? Ou alors d’ailleurs, d’un lieu plus étrange et dangereux ?  Ses attentions pour sa sœur Anne sont de suite suspectes. Un rapport les unit au-delà du lien fraternel. Et même au-delà du sensuel. Inceste ? Terre du tabou. Il est peu d’auteurs qui ont su exprimer si fortement la rage et le désir contenu des amants. La nuit chaste qu’Olivier et Anne passent ensemble dans un hôtel désert ou leur balade en barque sur les sables mouvants de l’île de Griec théâtralisent le drame des corps qui s’entendent, qui s’attendent mais qui ne peuvent s’approcher.

    Voilà donc comment au cœur de l’été, près de la plage de Portsaint où s’agite une petite bande de jeunes gens (François, Nicolas, les jumeaux, Ariane et els autres) Olivier va tout entreprendre pour faire capoter le mariage de sa sœur avec son meilleur ami. Par son attitude ambiguë, tendre et cassante, par ses provocations, Olivier continue de charmer. Il exerce, comme il est dit, « un empire sur les autres ». Mais c’est lui le malheureux de l’histoire. Lui qui a si tôt le sentiment d’avoir déjà tout raté. Une drôle de mélancolie lui gâche la vue et la vie. De son côté, Pierre veut écrire des romans. La belle affaire. Olivier n’a pas ce désir. Il n’en a pas besoin car, on le pressent secrètement, il est déjà devenu écrivain. Il l’est par essence. On peut être écrivain sans écrire. Olivier en est la preuve. En jetant sur l’existence ce drôle de regard  fragile et exigeant, en payant le prix de l’incompréhension et aussi du malheur, en croyant surtout que par la volonté – et qui sait peut-être un jour par les mots – on retiendra les mouettes de Guillevinec et les bains de fougères, le corps blanc d’Anne et sa jupe à damier, ses sandales posées au pied de son lit. Olivier voudrait comprendre pourquoi il souffre tant d’être lui-même. Il en voudrait presque aux autres d’être à lui-même sa propre énigme.

    Chez Huguenin, la vie ne se réinvente pas. Elle était toute entière donnée par le miracle de l’enfance. Après c’est foutu. « Je ne trouverai jamais ma nuit », susurre Olivier. A deux reprises dans le texte, de manière subreptice, le récit bascule à la première personne. Il est alors bouleversant de voir  un auteur percer sous son personnage comme si c’était nu, sans masque et  sans filet que l’écrivain touchait du doigt sa propre vérité. « Pour découvrir que mon étrange amour n’était qu’une façon d’approcher la mort ?», lance-t-il dans le vide.

    Le style d’Huguenin joue de la sécheresse comme de l’envolée. Il souffle le chaud et le froid. On parla à l’époque d’une nouvelle forme de romantisme. Mauriac fut emballé. L’incertain et le drame sont là qui se marient étrangement, palpables à chaque ligne. Les phrases de La Côte sauvage sont des ricochets dont on ne sait comment elles prolongent leur course sur l’onde de la page. Leur rayon aussi dans nos cœurs. Une si belle œuvre ne peut pas vieillir. A nous de ne pas l’oublier.

     http://actualitte.com/blog/hervebel/2012/07/la-cote-sauvage-1960-de-jean-rene-huguenin-breviaire-pour-une-generation-inconsolee-un-article-de-denis-gombert/

  • Des grands qui jouent encore au petit train... - Saint-André des Eaux

    samedi 14 mai 2011


    Jean-Pierre Nennig dédicacera son dernier ouvrage.

     

     

    Rail miniature

    Samedi 14 mai, le chemin de fer sera à l'honneur dans l'ancienne gare. Les locaux fermés au public depuis les années 80, ont été réhabilités par l'association Rail miniature Côte d'amour, en 1995. Les trente adhérents ont installé dans la grande salle de 200 m 2 , tout un réseau de train électrique à l'échelle HO (1/87e).

    Tout fonctionne

    Deux fois par semaine, ces férus de chemins de fer viennent entretenir les voies, remodeler les paysages, réparer les pannes de circuit, en fait « jouer au petit train ». Tout fonctionne comme un vrai réseau avec une signalisation à l'identique du réel. Les maquettes de TGV, trains de marchandises, locomotives, containers... circulent autour d'un port, desservent une scierie, une raffinerie, croisent une course cycliste, s'arrêtent au terminus...

    Huit ouvrages sur la question

    Au gré de son imagination, chacun monte dans un train et voyage au-delà des paysages inventés de toutes pièces. Parmi les adhérents, Jean-Pierre Nennig, un Pornichétin, auteur de huit ouvrages sur le chemin de fer en Loire-Atlantique et en Bretagne : « Mes premiers cadeaux étaient des trains électriques. Passionné par les trains durant toute ma vie, un jour, j'ai cherché un livre sur la ligne Paris-le Croisic, et comme il n'existait pas, je l'ai écrit. »

    Il a précédé l'actualité

    Jean-Pierre Nennig puise ses informations dans les archives de l'école des Ponts-et-chaussées et mène une véritable enquête pour trouver des indices, débusquer les restes d'une voie abandonnée ou d'un bâtiment en ruine. Son dernier ouvrage « Le chemin de fer de Nantes à Chateaubriant » est tout à fait d'actualité. Cette ligne vient d'être remise en service, après 25 ans d'interruption. Jean-Pierre Nennig raconte aussi l'histoire des villes vue par les fenêtres des trains.

     

    Exposition et dédicace des livres de Jean-Pierre Nennig, samedi 14 mai, de 14 h à 18 h, à l'ancienne gare à l'entrée de la zone de Brais. Entrée gratuite

    http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Des-grands-qui-jouent-encore-au-petit-train...-_44151-avd-20110514-60477111_actuLocale.Htm

  • André Velter




    André VelterPhoto S. Nauleau

    Grand prix international de Poésie de Saint-Malo (2000)
    Prix Goncourt de la Poésie (1996)

    Dernières parutions

     

  • André Chabin

    Photographie de André Chabin

    André Chabin est directeur de l'association Ent'revues. Il organise et participe à de nombreux
    colloques, journées de réflexion et autres manifestations sur les
    revues contemporaines. Il est également l'organisateur du Salon de la revue et rédacteur en chef de La Revue des revues. Ent'revues a créé le site de
    référence sur les revues contemporaines www.entrevues.org.

    • Arts & Spectacles

      14.10.2011 - Pas la peine de crier│11-12
      Passer le monde en revue 59 minutes Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile

      Sur un plateau, un salon. 21ème du nom, le Salon de la Revue se tient à Paris les 15 et 16 octobre. Son fondateur, André Chabin,  est aussi le directeur de l'association Ent'revues connue notamment pour son site de référence sur les revues contemporaines, entrevues.org. A ses côtés, Damien Baldin et Émilie Giaime, représentants d'une jeune revue, Geste. Geste de comédien, de l'artisan, de ...
  • La côte d'Opale

    Diaporama Mincoin.net
    Un diaporama de 100 photos de la côte d'Opale, en forme d'invitation pour vos prochaines vacances
    ou tout simplement pour vous ressourcer. Un plaisir de diaporama à savourer en écoutant votre radio préférée...
    Embarquement immédiat, les images défilent immédiatement, toutes les 4 secondes.


    Enduropale
    Pour ceux que l'enduropale 2010 du Touquet intéressent : ce témoignage d'environ 1500 photos

    http://www.mincoin.com/

  • ”L'enfant multiple”(parcours lecture 3 e)d'Andrée Chedid(morte dimanche)

    espag-mag-big_270.jpgAndrée Chedid

    D'origine libanaise, elle est née au Caire en 1920. Elle réside à Paris depuis 1946. Elle est l'auteure de nombreux recueils de poèmes, de pièces de théâtre et de romans parmi lesquels Le sixième jour, L'Enfant multiple, L'Artiste...

    En savoir plus...

    espag-mag-big_270.jpg- Introduction

    .: L'Enfant multiple d'Andrée Chedid. Couverture Librio, 2004 :.
     

    L'Enfant multiple est un roman datant de 1989 qui s'inscrit dans la panoplie des romans libanais francophones imprégnés par la guerre de 1975. L'écrivaine Andrée Chedid exploite le roman engagé pour traduire sa souffrance face à la desctruction. Elle dénonce la violence et l'atrocité de la guerre.

    Ce roman était à la base L'Enfant au manège, une nouvelle tirée de L'artiste et autres nouvelles. Chacun des textes de ce recueil évoque une rencontre singulière, une de celles qui changent un destin à tout jamais.

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    II- Résumé de l'œuvre

    L'Enfant multiple est l'histoire d'un jeune garçon Omar-Jo, de père musulman égyptien et de mère chrétienne libanaise. Il quitte le Liban, un pays écartelé par la guerre après un attentat à la voiture piégée qui cause la mort de ses parents ainsi que sa mutilation: il y a perdu le bras gauche et s'est retrouvé avec le visage quelque peu déformé. Émigré en France chez des cousins, Omar-Jo fait la connaissance d'un forain triste et rabattu. Maxime a l'air aussi désemparé que son manège à l'ouverture du récit. Le jeune garçon va donc sauver non seulement l'entreprise de Maxime mais aussi le forain lui-même.

    III- Le titre

    Le titre désigne le protagoniste Omar-Jo. Il résume la situation de cet enfant: Omar-Jo est issu de l'union de deux êtres dont le pays, la religion et la culture sont différents. Sur cela vient se greffer une nouvelle identité acquise après sa mutilation. En outre, la multiplicité renvoie aux innombrables talents du jeune garçon entre comédien et ouvrier consciencieux et assidu responsable de la propreté du manège.
    L'adjectif « multiple » ne désigne pas seulement Omar-Jo. Il est l'expression de la diversité culturelle que porte Chedid en elle-même étant à la fois libanaise, égyptienne et vivant depuis longtemps en France. Ce pluralisme, ce cosmopolitisme paraît aussi à travers certains de ses personnages.

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    IV- Les personnages

    1. Omar-Jo

    Le brassage de culture est évident dans le prénom de cet enfant: Omar est le prénom de son père musulman et Jo le diminutif de celui de son grand-père maternel Joseph.
    Cet enfant est l'incarnation de l'espoir qui surmonte tout. Son handicap est supplanté par une énergie extraordinaire, par un dynamisme effréné qui ne permet pas aux autres d'avoir, ne serait-ce qu'un seul instant, pitié de lui.

    Son nom de famille n'est pas mentionné tout au long du roman. Ceci montre son universalité mais aussi une identité qui reste à être bien définie. Il choisit lui-même un nom, celui de Charlot: Chaplin. Il s'identifie à cet homme qui a fait rire tant d'autres bien qu'il ait eu une enfance malheureuse. Donc, l'enfant prend racine dans l'image de ce clown. Ainsi, ce ne sont pas les origines natales qui vont déterminer l'identité d'un personnage mais plutôt les racines du cœur et du corps que prône l'auteure.

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    2. Joseph

    Joseph est une figure marquante dans cette histoire. Il incarne la joie candide doublée de valeurs uniques pour un homme de son âge. Il transmet cette originalité à son petit-fils. Il lui inculque aussi l'importance de l'identité et des origines en lui léguant la bague en forme de scarabée qui appartenait à son père défunt.
    Mais à un certain moment, l'élève va dépasser le maître. Donc, le vieil homme va être lui-même influencé par Omar-Jo. L'épanouissement de son petit-fils va être incarné par l'animal magique que Joseph a créé. Josamjo, anagramme qui unit les prénoms des deux personnages, représente l'habilité d'Omar-Jo à s'adapter à toute situation. Cet être a des nageoires, des pattes et des ailes.

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    3. Maxime

    Maxime, le forain, un homme dans la quarantaine avait perdu le goût de vivre à cause d'un ennui professionnel. Il est le prototype de l'homme moderne déçu par les événements triviaux. Méfiant au début de l'histoire envers Omar-Jo, il apprend à faire confiance aux autres et surtout à retransmettre la joie à travers son manège. L'enfant qui sommeillait en lui se réveille dès qu'Omar-Jo lui offre une bille. Il se voit en train de rajeunir ce qui lui vaut du succès même auprès des femmes.

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    4. Cheranne

    Ceci nous mène à parler de la femme-coquelicot. Baptisée ainsi par Omar-Jo, elle symbolise de part son surnom le renouveau: le coquelicot est la fleur qui naît au printemps, à la saison nouvelle. Elle tire un trait sur le passé et se voit prendre un nouveau départ. Cette attitude est aussi due à l'influence implicite d'Omar-Jo qui va la rapprocher du forain.
    Cette femme peut être aussi qualifiée de multiple: ses parents sont de nationalités différentes; elle a vécu entre la France et les États-Unis...

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    5. Sugar

    De même, ce personnage mêle diverses cultures. Cependant, il n'incarne pas l'apogée du cosmopolitisme puisqu'il fut étonné à la vue de la photo de Joseph.

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    6. Rosie et Antoire, les cousins

    Aux antipodes de Omar-Jo, Rosie et Antoine constituent un univers fermé. Ils sont introvertis malgré leur émigration. Rosie préfère s'isoler avec son mari pour essayer de le reconquérir. Leur vie se limite à la blanchisserie, un endroit clos. Même l'aspect physique de la femme renvoie à sa personnalité renfermée sur elle-même.

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    V. Le lieu

    Dans ce roman nous avons deux espaces principaux: Le Liban jalonné par les guerres et la France, plus précisément la place St Jacques. Le Liban est le cadre du passé malheureux, celui de la tristesse d'Omar-Jo. C'est l'endroit duquel s'enfuit le protagoniste pour gagner son ailleurs qui deviendra au début la France et puis le monde. À la place St Jacques se réunissaient des personnes de différentes éthnies pour effectuer le pèlerinage vers St Jean de Compostelle. Ce n'est pas par hasard que l'auteure a placé le manège de Maxime ici. C'est un espace ouvert, un lieu de rencontre pour toutes les générations. Le manège est un cercle qui tourne. C'est la métaphore de la vie, du cycle qui se répète. Cependant, cette vie jadis poussiéreuse et malheureuse est enjolivée par Omar-Jo et ses spectacles. Il change les larmes en sourires par ses gestes, son cirque.

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    VI- Conclusion

    Ce roman est donc placé sous le signe de l'espoir. Omar-Jo est l'alchimiste qui lie passé, présent et futur. Il a su puiser de son passé la pluralité pour égayer son présent et celui des gens qui l'entourent en posant les bases d'un futur optimiste.
    Cette histoire serait donc un roman initiatique. Cependant, le sujet effectuant ce voyage n'est pas le protagoniste mais chacun des autres personnages. Omar-Jo n'est que
    l'instigateur. Il n'entraîne pas seulement ceux qui l'entourent dans son manège. Il envoûte aussi le lecteur. Le destinataire originel, à travers ces pages, fait son propre voyage intérieur pour retrouver les notes optimistes que veut nous rappeler l'écrivaine. Andrée Chedid envoie un message au monde et au peuple libanais en particulier, celui de ne jamais perdre espoir. Il suffit de peu pour laisser le manège briller de mille feux.

    http://www.espacefrancais.com/topics/enfant_multiple.html

  • André Breton, musée virtuel

    La famille de l'écrivain a créé un musée sur internet des œuvres de l'auteur de Nadja.

    Au moment très polémique de la vente de la collection Breton en 2003, la famille de l'écrivain a proposé un musée virtuel où l'on pourrait retrouver et partager l'ensemble des objets de la collection exceptionnelle du père spirituel du surréalisme : une manière exemplaire de lutter contre la dispersion et l'oubli sans sacrifier à la momification muséale.

    www.andrebreton.fr/

    http://www.magazine-litteraire.com/mensuel/540/andre-breton-musee-virtuel-23-01-2014-119669

  • André le Nôtre en perspectives

    André le Nôtre en perspectives

     

    Ouvrage de référence qui paraît à l'occasion du quatrième centenaire de la naissance de André Le Nôtre (1613-2013), ce livre est aussi le catalogue officiel de l'exposition 'Le Nôtre en perspectives' organisée au château de Versailles par l'Etablissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles du 22 octobre 2013 au 24 février 2014. Réunissant les meilleurs spécialistes de l'histoire des jardins, des sciences et des techniques, mais aussi de l'histoire de l'art ou des institutions, cet ouvrage à l'approche transversale révise les idées reçues sur celui qui fut tout à la fois jardinier et dessinateur du roi, mais aussi contrôleur général des Bâtiments, jardins, arts et manufactures de Louis XIV, sur sa manière d'ouvrer en tant qu'architecte de l'espace, son rôle d'ingénieur, sa passion de collectionneur et l'héritage de ses conceptions, du 17e siècle jusqu'à nos jours.
    Ses plus belles réalisations sont étudiées et illustrées ici aussi bien que le rôle de ses collaborateurs et l'impact de son oeuvre sur la définition du modèle du jardin français tandis que celui-ci est replacé dans une perspective longue dans le temps et élargie dans l'espace couvrant ainsi plusieurs siècles en Europe et au-delà. La plupart des dessins connus de la main de Le Nôtre et de ses collaborateurs sont réunis pour la première fois sous cette forme, avec de nombreux documents et oeuvres exceptionnelles ou étonnantes permettant au lecteur de découvrir l'émotion de dessins originaux, le choc des chefs-d' oeuvres de ses collections, et la surprise de réalisations inattendues ou méconnues.

    http://www.evene.fr/livres/livre/patricia-bouchenot-dechin-georges-farhat-andre-le-notre-en-persp-2184609.php

  • André Le Nôtre en perspectives

    1613 - 2013

    Avec l'exposition André Le Nôtre en perspectives. 1613 - 2013, du 22 octobre au 23 février 2014, le château de Versailles vous propose de découvrir tous les secrets du plus célèbre des jardiniers. Cette exposition est organisée à l'occasion du 400e anniversaire de la naissance d'André Le Nôtre.

    Biographie d'André Le Nôtre     

    Informations pratiques

     Acheter un billet   


    L'exposition se tient dans les salles d'Afrique du Château.

    Du 22 octobre 2013 au 23 février 2014.
    Tous les jours sauf le lundi, de 9h à 17h30 (dernière admission à 17h).
    NB : du 22 au 31 octobre, ouverture de 9h à 18h30 (dernière admission à 18h

  • Eloge du chardon : André Glucksmann

    © DR
    19/10/2012 à 21H30 surTous les programmes du jour de France 5
     

    Durée : 55min. ( 21H30 - 22H25 )
    Cryptage : En clair
    Genre : Docu-info - Société
    Origine : France
    Année de réalisation : 2012
    Télétexte : Sourds et malentendants
    Réalisation : Charles Castella, Marie Jaoul de Poncheville
    Rediffusion(s) : 21/10/2012 à 07:46 sur France 5
    31/10/2012 à 00:10 sur France 5

    RÉSUMÉ

    André Glucksmann est un enfant de la guerre. C'est donc la guerre qui l'a conduit à la philosophie, qu'il définit avant tout comme une vigilance face à la destruction et au mal. «Que rien de ce qui est inhumain ne te demeure étranger !» est ce qu'il appelle son onzième commandement. Homme d'engagements, il parle de son parcours, sur tous les terrains accidentés de l'Histoire, d'abord en Tchétchénie mais aussi auprès des «boat people», des prisonniers du goulag, jusqu'à la Géorgie dont les Russes occupent une partie du territoire.

    http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/fiche/france-5/documentaire/86967741/eloge-du-chardon-andre-glucksmann.html

     

  • André du Bouchet, la terre pour poème

    LE MONDE DES LIVRES | 05.05.11 | 12h14  •  Mis à jour le 05.05.11 | 13h16

    Considéré avec Yves Bonnefoy et Jacques Dupin comme un poète emblématique de la génération de l'après-guerre, André du Bouchet (1924-2001) incarne la poésie dans sa vivacité inquiète. A l'occasion du dixième anniversaire de sa disparition, les éditions Le Bruit du temps publient deux livres qui rassemblent une grande partie de ses oeuvres de jeunesse. Le premier, Aveuglante ou banale, permet de toucher du doigt la réflexion menée dans les années 1950. Plusieurs centaines de pages traduisent la lecture intensive de Baudelaire, René Char, Francis Ponge. Bel héritage pour un poète qui se cherche en refusant la pose ; triple horizon qui se déploie entre une modernité rebelle et conquérante, une écriture travaillée par la guerre et le parti pris des choses. La poésie lui semble déjà inacceptable, voire immorale si elle ne retient pas "un taux de réalité".

    La suite ici:

    http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/05/05/andre-du-bouchet-la-terre-pour-poeme_1517171_3260.html

     

  • En 2008, l'art féminin aura la côte

    Éric Biétry-Rivierre
    02/01/2008 | Mise à jour : 15:40 |
    .

    Heureux concours de circonstances, les expositions consacrées aux femmes, artistes et mécènes, vont se succéder en ce début d'année. De Camille Claudel à Louise Bourgeois, en passant par Marie-Antoinette, Patti Smith et Leonor Fini, les musées semblent s'être donné le mot pour ouvrir leurs portes aux créatrices.

    Les plus beaux hommages sont involontaires et celui de l'année qui s'ouvre est un de ceux-là. À Paris comme en province, les musées semblent s'être donné le mot pour parler des femmes artistes ou esthètes. Deux mots qui supportent indifféremment tous les sexes. Cela remonte à bien avant Simone de Beauvoir, dont ont fêtera le centenaire le 9 janvier (colloque international les 9, 10 et 11 au Réfectoire des Cordeliers, 15 rue de l'École de médecine, Paris 75006).

    Les Galeries nationales presque royales pour l'occasion du Grand Palais évoqueront Marie-Antoinette, son goût, ses amitiés, en 300 œuvres provenant de toute l'Europe, du 15 mars au 16 juin. Autre incomprise, Camille Claudel retrouvera son mentor et amant au musée Rodin qui lui consacre une rétrospective, du 16 avril au 20 juillet. Fille de Louis-Philippe, à la fois princesse et artiste romantique, Marie d'Orléans fut un peu de ces deux femmes. À travers un ensemble de peintures, de meubles et d'objets personnels dont des prêts consentis par ses descendants , le Louvre proposera une évocation de son salon gothique et de son univers intime (à partir du 18 avril au rez-de-chaussée de l'aile Richelieu). Des dessins et sculptures, dont plusieurs sur le thème de Jeanne d'Arc, seront réunis en hommage à cette grande mécène et collectionneuse, témoin exceptionnel du goût 1830. L'événement sera complété au Musée Condé de Chantilly à partir du 9 avril par des sculptures de la princesse, conservées par son frère le duc d'Aumale et restaurées spécialement.

    La dame aux araignées géantes

     

    Autre femme d'exception, notre contemporaine Patti Smith. Du 28 mars au 8 juin, la Fondation Cartier ouvrira en grand ses portes à cette chanteuse rock, aujourd'hui assagie mais à jamais poète, auteur-compositeur souvent en tournée sur toutes les routes du monde. Elle y développera son univers iconographique, moins connu, composé de films, de dessins et de photographies. Encore plus dérangeante, Louise Bourgeois investira le Centre Pompidou à partir du 5 mars, après la Tate Gallery de Londres. La dame aux araignées géantes, de bronze ou d'acier, aujourd'hui âgée de 96 ans, devrait bénéficier là d'une rétrospective à la hauteur de sa réputation d'artiste la plus reconnue parmi les plasticiens vivants. On devrait notamment voir une large sélection de pièces conçues durant ces vingt dernières années, inédites à Paris.

    Louise Bourgeois n'a jamais fait la une du Petit Écho de la Mode, ce grand ancêtre de la presse féminine auquel la Bibliothèque Forney (1, rue du Figuier, Paris 75004) consacrera une exposition à partir du 29 janvier. Pourtant, l'hebdomadaire né en 1880 ne s'est arrêté qu'en 1983 et tirait à ses plus beaux jours, dans les années 1950, jusqu'à un million d'exemplaires. Mais la vieille dame indigne a toujours cultivé la provocation.

    En province, saluons le Musée de l'hospice Saint-Roch à Issoudun, qui inaugurera le 8 février le salon parisien de Leonor Fini dont on fête également le centenaire. L'espace, présenté dans une scénographie de Giovanna Piraina, rappellera autant la femme que la créatrice. L'appartement de la rue de la Vrillière, où elle se plaisait à théâtraliser sa vie, recevant de nombreux visiteurs, gens du théâtre, écrivains, artistes surréalistes, sera en effet intégralement reconstitué. Plus qu'un simple décor Art nouveau, on reverra donc une véritable œuvre que la maîtresse des lieux avait composée avec le même soin qu'elle mettait dans ses tableaux. Son mobilier, ses objets d'art et ses luminaires sont signés des grands noms de l'École de Nancy, Louis Majorelle, Émile Gallé. Quant à la moquette, elle est un modèle exclusif, signé Fini.

    Dans le Nord, le musée Matisse du Cateau-Cambresis remerciera Alice Tériade, décédée le 2 février dernier. Par le métier et la passion qui l'animait avec son mari éditeur d'art, elle s'était trouvée au cœur de l'art moderne. En 2002, le musée avait reçu en donation 27 livres conçus et illustrés par Miro, Matisse et Picasso. Aujourd'hui, c'est la deuxième partie de la donation qui est léguée. Soit l'un des plus importants cadeaux jamais reçus par un musée. Il sera visible à partir du 27 janvier : il s'agit de toute la salle à manger que Matisse avait imaginée pour le couple dans sa villa de Saint-Jean-Cap-Ferrat, avec des chefs-d'œuvre peints par Picasso, Miro, Léger, Chagall, Rouault ou sculptés par Giacometti et Laurens.