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Je me souviens

Semaine du 28 mars au 3 avril 2016 - Œuf

 
Pâques c'est la renaissance, l'éclosion du printemps, alors en vers ou en prose, en omelette ou in-vitro, en fossile ou en caviar, qu'il ait fait la poule ou bien le contraire... parlez-nous de votre œuf – singulier ou pluriel – mais avant dimanche 3 avril à minuit et à l'adresse habituelle impromptuslitteraires[at]gmail.com
 
et surtout, bonne chasse aux œufs :)
 
http://impromptuslitteraires.blogspot.fr/

Je me souviens

 

Je me revois cherchant les œufs (cloches, lapins, poules etc.) en chocolat que mon grand-père avait semé dans le jardin (et il était grand) avant notre arrivée à la campagne le dimanche de Pâques. Après les effluves de poulet ou de rôti (cuit par ma grand-mère le matin) qui m’écœuraient tout le long du petit voyage, venait le plaisir de se dégourdir les jambes au grand air.

Je me souviens des petits œufs durs et de toutes les couleurs, remplis d’un liquide très sucré que nous achetions chez l’épicière  qui a fermé depuis longtemps.

Avec eux, me reviennent en mémoire les « petits jésus » aux couleurs pastel et les nounours dont l’intérieur collait aux dents.

Je me rappelle la grande frayeur que nous avons eue lorsque nous nous sommes aperçus que notre petit pinscher avait avalé tous les œufs en chocolat que je cachais sous mon lit. Lorsque nous l’avons emmené chez le vétérinaire, il nous a dit qu’il aurait pu en mourir.

A la peur, s’est ajoutée la honte d’avoir désobéi à ma mère en mangeant du chocolat.

Je revois la moitié de coquille d’œuf du petit poussin noir, Calimero qui disait toujours : « C’est trop injuste » et c’est bien vrai… souvent.

Je me  souviens des œufs pondus par nos canaris et autres oiseaux en cage, des œufs qui éclosaient rarement de bébés.

Il y a aussi les gros œufs d’autruches  et ceux de dinosaure qui nous ramènent à un passé un peu effrayant.

Enfin, il y a les œufs que l’on mange. Je les aime à la coque mais cuits assez longtemps. Un peu de sel et l’on trempe une mouillette de pain dans le jaune qui déborde un peu. Le plaisir de terminer le blanc à la petite cuillère.

L’omelette pas trop baveuse mais jamais sèche. Des pommes de terre, des champignons frais, des épinards… et même de  la purée.

Les œufs au plat de mon mari avec une tranche de lard ou les œufs brouillés des repas en solitaire avec un peu de gruyère qui se transforme en rubans de plaisir.

Les œufs que je mange parfois le matin, quand je suis en voyage, à l’hôtel. Chez moi, je n’ai pas envie de salé le matin.

Les tortillas d’Espagne.

Pour lire d'autres textes de moi, cf. mes 14 livres en vente par les bannières sur ce blog

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