Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Le 14 juillet, nous avons vu au MAM de Troyes:
André Derain (Chatou, 1870 – Saint-Germain-en-Laye, 1943)
Le port de Collioure, 1905
Huile sur toile
H. 72 cm ; L. 91 cm
MNPL 57
Au cours de l’été 1905, Derain rejoint à Collioure Matisse, qui était venu s’y installer au printemps. Derain n’a pas été insensible au travail de son aîné et la parenté de cette toile avec celles peintes par Matisse à Collioure est évidente.
Sous l’apparente liberté de la fracture et la fantaisie des couleurs éclatantes et arbitraires, Derain cache, tout comme Matisse, des recherches lucidement menées. Il prend ici au néo-impressionnisme quelques procédés (contraste de couleurs, ombres colorées, pose de la pâte par petites touches), mais n’y adhère pas pleinement.
Il joue ici avec le blanc de la toile et oppose à des surfaces traitées dans un esprit pointilliste, les aplats de la voile ou de l’ombre de la charrette. De même, la série de zones obliques qui scande la composition, n’est évidemment pas improvisée.








lu en 2015
« Heures italiennes » propose une exploration inédite des collections publiques de peinture italienne conservées dans les musées et dans les églises de Picardie. Inspirée par Henry James (1843-1916), l’opération emprunte son titre à un recueil où l’auteur décrit les monuments et les artistes de la péninsule avec autant de fascination que de pertinence.