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La philosophie - Page 2

  • Catégories : La philosophie

    Michel Onfray 2

    Cinéma
    J'ai du mal avec le cinéma que je trouve si souvent commercial et tellement sinistre quand il n'est pas commercial. Sinistre mais aussi abscons, confus, prétentieux, suffisant, ennuyeux... J'aime Tati que je trouve un bien plus grand philosophe que nombre de penseurs de l'époque dans sa critique de la société de consommation, sa satire de la modernité, sa violente ironie à l'endroit de la religion de l'objet et du gadget, sa prescience du basculement de la civilisation européenne vers le fameux modèle américain (sublime Jour de fête!), son talent pour mettre en scène l'incommunicabilité et le salut offert par la poésie de personnages lunaires... J'y trouve bien plus mon compte philosophique que chez Godard, par exemple, la figure emblématique du cinéma dit intellectuel. J'adore le Resnais de Mon oncle d'Amérique qui montre que la philosophie peut se marier intelligemment avec le cinéma pour le plus grand bonheur des deux disciplines. Et je rêve de passerelles et de ponts entre ces deux mondes.

    Je crois, par exemple, aux vertus possibles de biographies filmées de philosophes qui montreraient la vie philosophique en actes. J'ai d'ailleurs écrit un scénario de film (pour mesurer personnellement les potentialités d'un pareil projet) avec une vie de Nietzsche. Le texte paraîtra en librairie sous le titre L'innocence du devenir. Je pense que Socrate, Sénèque, Montaigne feraient entre autres sujets d'excellents prétextes à un cinéma philosophique. Ce qu'Alain Corneau a magnifiquement fait pour le compositeur baroque Marin Marais avec Tous les matins du monde montre que la philosophie entrant par les vies philosophiques et non par les seuls concepts dans les salles obscures offrirait une chance de dépasser le mot de Duchamp qui sonne comme un constat: «Anemic cinema»...

    Source: Lire

  • Catégories : L'art, La philosophie, La poésie

    Henri Maldiney

     Henri Maldiney (âgé aujourd’hui de plus de quatre-vingts ans) est l’un des grands universitaires français (au même titre, par exemple, que Paul Ricœur – même s’il fut moins médiatisé que lui). Philosophe reconnu de ses pairs en France et à l’étranger, il est l’un des principaux représentants de la phénoménologie (un des courants majeurs de la philosophie du XXème siècle). Maldiney fréquenta Heidegger lui-même. Il fut un collaborateur de la célèbre revue d’art Derrière le Miroir. Son œuvre écrite est importante et ne se rapporte pas seulement à la philosophie et l’esthétique, mais également à la psychiatrie et la psychanalyse, notamment la psychologie des profondeurs (cf. Penser l’homme et la folie, éditions Jérôme Millon, 1991).

    Les livres d’Henri Maldiney sont nombreux, bien que beaucoup soient aujourd’hui épuisés. Citons notamment :
    In media vita - Comp'Act, 1982
    L'art, l'éclair de l'être - Comp'Act, 1993 (réédition 2003)
    Regard, parole, espace - Editions de l’Age d’homme, 1994
    Penser l’homme et la folie - Editions Jérôme Millon, 1997
    Le vouloir dire de Francis Ponge - Editions Encre Marine, 2000
    Existence, crise et création - Encre Marine, 2001
    Art et existence - Editions Klincksieck, 2003
    L’art, l’éclair de l’être constitue sans aucun doute une étape majeure dans l’œuvre de Maldiney.

     

    [ 4ème de couverture] de « L’art, l’éclair de l’être » "L’art n’a pas d’histoire. Et c’est dans un faux jour que l’historien et le sociologue le perçoivent et le fixent. Ils sont alors aveugles à la merveilleuse fragilité de son surgissement, à l’unicité de sa temporalité, de sa solitude sans voisinage.
    C’est ce paradoxe, fondateur d’un regard et d’une parole proprement phénoménologiques, que les diverses études ici réunies soutiennent; études qui, par leurs propos singuliers sur les œuvres singulières d’André du Bouchet, de Tal Coat ou de Cézanne, et d’autres encore, touchent à l’essence de la poésie, de la peinture, mais aussi de la sculpture ou de l’architecture.
    Tout entier tourné vers la fragilité commune du beau et de l’existence, cet accueil de l’œuvre d’art en son unicité impose alors une complète réélaboration des ontologies traditionnelle et existentiale pour s’ouvrir, contre toute intentionalité ou tout projet auxquels l’œuvre devrait se plier, à l’Ouvert qui seul donne: s’ouvrir au Rien, ce vide éclaté.
    C’est portées par ce vide, cette déchirure du rien qu’est l’éclair de l’être, que ces présences artistiques nous apparaîssent alors en leur vérité, dans la nudité de la naissance."

    http://www.editionscompact.com/medias/revues/ZOOM/zoom_01_2005.html

  • Catégories : La philosophie

    Pythagore

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    Biographie en résumé
    «Pythagore est le créateur de la philosophie non seulement parce qu'il saisit le sens de la quête inachevée de l'homme, mais encore parce qu'il offre le terme de cette quête: la réalité éternelle qui explique à la fois le surgissement de l'existence relative et la perfection à laquelle elle est conviée. (...) Quel eût été le destin de la pensée grecque sans Pythagore? C'est de lui que dépendent Parménide, le créateur de l'ontologie, et Platon, le génie qui a donné son orientation définitive à cette pensée; et par le truchement de Platon, Aristote, l'orfèvre qui en a fixé la terminologie.» Yvan Gobry

     

    Vie et œuvre
    Pythagore a vécu en même temps que Lao-Tsé en Chine, Bouddha en Inde et Zarathoustra en Perse. Qu'est-ce qui avait préparé dans chacune de ces civilisations l'avènement simultané de ces grandes figures?

    Pythagore fut d'abord l'homme de la Méditerranée. S'il est né dans l'Ile grecque de Samos, c'est à Crotone au sud de l'Italie, qu'il passa la majeure partie de sa vie, non sans avoir fait auparavant de nombreux voyages, dont un en Égypte, voyages qui lui ont permis de se familiariser avec les plus grandes traditions religieuses, philosophiques et scientifiques de son époque.

    Fut-il d'abord un maître spirituel, un savant ou un philosophe? Ces trois vocations s'harmonisaient en lui, se tempérant entre elles, ce qui explique pourquoi en tant que maître de l'Hétairie, qu'il fonda à Crotone, il put avoir sur ses disciples un ascendant considérable, sans laisser le souvenir de la tyrannie, sans empêcher l'éclosion de fortes personnalités comme devaient l'être le pugiliste Milon, Philolaos ou Archytas.

    Les disciples devaient d'abord faire un noviciat de cinq ans pendant lequel ils s'initiaient au silence. On les appelait alors acoustiques ou auditeurs. Ce n'est qu'à la fin de leur période de formation qu'ils entamaient des études concrètes comme l'astronomie, la géographie ou la médecine.

    Par son succès même, obtenu notamment à l'occasion de la guerre contre la cité voisine de Sybaris, la communauté pythagoricienne s'attira des déboires qui devaient l'obliger à se disperser. Pythagore se retira à Métaponte et c'est là qu'il mourut. Il croyait, dit-on, à la métempsycose. S'est-il réincarné? Nul ne le sait mais la plupart des penseurs anciens de quelque importance, parmi lesquels Platon, en Grèce et Cicéron chez les Romains, ont indiqué clairement, par leurs témoignages, que sa pensée vivait en eux.

    Voici comment Léon Brunschvicg évoque l'apport de Pythagore à l'humanité.

    «Cette impression salutaire d'un voile qui se déchire, d'un jour qui se lève, l'humanité d'Occident l'a ressentie, il y a quelque vingt-cinq siècles, lorsque les Pythagoriciens sont parvenus à la conscience d'une méthode capable et de gagner l'assentiment intime de l'intelligence et d'en mettre hors de conteste l'universalité. Ainsi ont-ils découvert que la série des nombres carrés, 4, 9, 16, 25, etc... est formée par l'addition successive des nombres impairs à partir de l'unité: 1 + 3; 4 + 5; 9 + 7; 16 + 9, etc. Et la figuration des nombres par des points, d'où résulte la dénomination "nombres carrés", achevait de donner sa portée à l'établissement de la loi en assurant une par-faite harmonie, une adéquation radicale, entre ce qui se conçoit par l'esprit et ce qui se représente aux yeux.

    Les siècles n'ajouteront rien à la plénitude du sens que l'arithmétique pythagoricienne confère au mot de Vérité. Pouvoir le prononcer sans risquer de fournir prétexte à équivoque ou à tricherie, sans susciter aucun soupçon de restriction mentale ou d'amplification abusive, c'est le signe auquel se reconnaîtra "l'homo sapiens" définitivement dégagé de "l'homo faber", porteur désormais de la valeur qui est appelée à juger de toutes les valeurs, de la valeur de vérité.» (Léon Brunschvicg, Héritage de mots, Héritage d'idées, Paris, Presses universitaires de France, 1945, p. 2-3)


    ***

    La gamme pythagoricienne

     

    Jusqu'à Pythagore, existait une gamme naturelle qu'on utilisait de façon empirique pour chanter ou pour jouer d'un instrument. On connaissait les notes comme monsieur Jourdain faisait de la prose, sans le savoir. La grande découverte de Pythagore, c'est d'avoir établi les bases de la théorie musicale, la gamme, en même temps que les bases de la physique. C'est lui qui a montré que les intervalles fondamentaux naturels: l'octave, la quinte et la quarte correspondent à des rapports numériques simples.

    «A la base du système se trouve une légende, la fameuse légende de Pythagore dans la forge. Pythagore aurait découvert les quatre intervalles consonants (1: 2: 3: 4 = unisson, octave, quinte, quarte), ainsi que la seconde majeure non consonante (8 : 9), en entendant résonner l'enclume sous les coups de marteaux de poids différents...». Faute de pouvoir reproduire cette expérience, nous expliquerons la découverte de Pythagore en la transposant.

    Imaginons quatre cordes tendues dont l'une égale 1, la deuxième a une longueur représentant les 3/4 de la première, la troisième les 2/3 et la dernière la 1/2. Si l'on pince chacune des cordes, on obtient DO, la quarte de DO = FA, la quinte de DO = SOL ET DO à l'octave.

    Ces intervalles fondamentaux de la gamme pythagoricienne seront repris et complétés au Moyen Age. Notre gamme actuelle DO, RÉ, MI, FA, SOL, LA, SI est donc la résultante de siècles de recherche.

    Ces rapports, Pythagore les applique à l'âme: «De même que l'harmonie d'une lyre résulte d'un certain rapport entre la longueur des cordes, de même l'âme est une harmonie du corps...».

    Est-ce que ce rapport mathématique de la musique nous livre tous les secrets de l'oeuvre musicale? «...Certains pythagoriciens modernes, nous dit Jeanne Vial, ont tenté de fonder l'esthétique musicale sur l'arithmétique. [...] Les concepts musicaux sont-ils réductibles aux concepts mathématiques?» Jeanne Vial montre que le clavier tempéré, sur lequel est basée toute la musique occidentale depuis Bach, est une rationalisation qui fausse «systématiquement tous les intervalles. [...] Or malgré leurs battements l'oreille s'accommode fort bien de ces intervalles faux. Les concepts du physicien-mathématicien ne correspondent donc pas toujours aux mêmes réalités sensibles que ceux du musicien, et lorsqu'ils y correspondent, c'est que le musicien a pensé puis désigné cette réalité à l'attention du physicien. [...]» «nous mesurons les intervalles parce que l'oreille les trouve justes, loin de les utiliser parce que le physicien les a établis»1. On pourrait appliquer à la musique ce qu'un penseur du XIXe siècle, Séailles, disait de l'art: La musique «naît du libre mouvement de la vie jouant avec ses propres lois».

    1-Jeanne Vial, De l'être musical, Neuchâtel, Éditions de la Baconnière, 1952, p.41


    Documentation
    Ivan Gobry, Pythagore, Éditions Universitaires, Paris 1992.


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    Jean-François Mattéi

    Documents associés
    Fragments attribués à Pythagore
    Jacques Dufresne
    "Pythagore dit que le monde est né de la pensée, et non pas du temps". (Stobé) (13) "Pythagore enseigne que la naissance du monde trouve son origine dans le feu et dans un cinquième élément". (Plutarque) (14) "Ceux qui procèdent de Pythagore disent qu'il y a hors du monde un vide vers lequel et duquel le monde respire". (Plutarque) (15) "Héraclite et les Pythagoriciens disent que chacun des astres est un monde renfermant une terre et de l'air, et situé dans un éther illimité". (Plutarque) (16) "Comme le pensaient les Pythagoriciens, le mal est le fait de l'Inachevé, le bien est le fait de l'Achevé". (Aristote) (17) Notes (13) GOBRY, Ivan, Pythagore ou la naissance de la philosophie, Paris, Éditions Seghers, 1973, p. 165. (14) Ibid, p. 165. (15) Ibid, p. 167. (16) Ibid, p. 167. (17) (...)
    http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Pythagore
  • Catégories : La philosophie

    Confucius

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    Confucius (latinisé de Kong Fu Zi) (551 av; J-C. - 479 av. J-C.) est le personnage historique ayant le plus marqué la civilisation chinoise. Considéré comme le premier "éducateur" de la Chine, son enseignement a donné naissance au Confucianisme, une doctrine politique et sociale qui a été érigée en "religion d'état" dès la dynastie des Han et qui ne fut officiellement bannie qu'au début du XXème siècle. Né à Qufu dans l’actuelle province du Shandong, il est généralement appelé Kǒngzǐ (孔子) ou Kǒng Fūzǐ (孔夫子) par les Chinois, ce qui signifie « Maître Kong » et qui a été latinisé en "Confucius" par les Jésuites.

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  • Catégories : La philosophie

    Le Yi King

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    Le Yi King
    Richard Wilhelm

    Le Yi King, « Le livre des transformations » en français, fait partie des livres les plus importants de la littérature universelle. Il est à la base de la philosophie chinoise où confucianisme et taoïsme puisent leurs racines communes.

     

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