lundi, 07 mars 2011

Luc Ferry ne connaît pas la crise

Par Raphaël Stainville
04/03/2011 | Mise à jour : 17:36

Sorti en miettes du ministère de l'Éducation nationale, l'écrivain philosophe, qui vit désormais de sa plume, publie L'Anticonformiste, un essai en forme d'autobiographie intellectuelle, sans renoncer totalement à la politique.

 

Des essais qui se vendent comme des romans à succès, des invitations à discourir à travers le monde, Luc Ferry savoure le bonheur de «vivre pour écrire». (Sandrine Roudeix/Le Figaro Magazine)
Des essais qui se vendent comme des romans à succès, des invitations à discourir à travers le monde, Luc Ferry savoure le bonheur de «vivre pour écrire». (Sandrine Roudeix/Le Figaro Magazine)

 

Luc Ferry savoure sa revanche. Son retour en grâce. Ses livres sont des best-sellers. Il compte parmi les intellectuels les plus influents de France. Où qu'il aille, le philosophe fait salle comble. Juste avant qu'il ne s'envole en Martinique pour quinze jours de vacances, ils étaient encore mille à Chambéry à avoir payé 10 euros pour venir l'écouter, presque religieusement, dans une salle qui aurait pu aisément en accueillir le double si elle avait été plus grande. Il n'y a pas si longtemps, jusqu'en 2005, le philosophe ne pouvait plus prononcer une conférence publique sans qu'elle soit interrompue «par des guignols armés de barres de fer ou de bâtons». Idem dans les facultés: «Dès lors que je mettais un pied dans un amphi arrivait l'inévitable cortège de SUD et autres excités qui voulaient à tout prix me mettre dehors manu militari, comme si j'étais un fasciste.» En quittant la rue de Grenelle, celui qui fut, de 2002 à 2004, ministre de l'Education nationale a cru perdre tout ce qu'il avait patiemment bâti. «Je n'avais plus de métier, plus de voiture et plus de statut, sinon celui d'écrivain dont je ne savais pas si le passage au ministère ne l'avait pas anéanti.» Alors, maintenant qu'il triomphe à nouveau, pas question de céder à la tentation du pouvoir. Dans son grand appartement parisien du VIIe arrondissement, lui le pur esprit semblerait presque s'accrocher désormais à son patrimoine comme le dernier des parvenus. «En dehors de ma vie privée, l'écriture est la seule chose qui m'intéresse vraiment! Depuis toujours, mon but dans l'existence a été d'avoir la liberté matérielle et intellectuelle d'écrire mes livres. J'y arrive aujourd'hui, c'est très nouveau et il faut protéger cela.» Il a tourné la page.

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jeudi, 03 mars 2011

Lire Bergson à toute heure

Visuel de l'invité du tchat

La première édition critique des oeuvres du penseur du temps s'achève par les «Ecrits philosophiques». Frédéric Worms, qui a codirigé «Lire Bergson» (PUF), répond à vos questions.

espace blanc

http://www.liberation.fr/

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jeudi, 18 novembre 2010

Lu dans la presse: Journée mondiale de la philosophie

la Philo a l’Unesco C’est aujourd’hui la Journée mondiale de la philosophie, promue par l’Unesco. Au siège de l’Organisation que dirige Irina Bukova (7 place de Fontenoy, 75007), sont à cette occasion, outre des expositions, des cafés philosophiques et des ateliers, proposés

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vendredi, 08 octobre 2010

Luc Ferry, professeur d'optimisme

 

Assez de lamentations ! Si elles sont loin d'être parfaites, les sociétés dans lesquelles nous vivons - ces démocraties tant décriées du Vieux Continent - représentent encore ce qui s'est fait de mieux jusqu'à présent.

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lundi, 26 juillet 2010

Soyons sages!

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jeudi, 17 juin 2010

"L'art peut-il se passer de règles ?", la dissertation d'Ollivier Pourriol

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Baccalauréat : coup d'envoi avec la philo

Baccalauréat : coup d'envoi avec la philo<br/>

Pour l'ensemble des académies, environ 2000 sujets de philosophie ont été conçus cette année.


http://www.lefigaro.fr/

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Les sujets du bac philo 2010

«Le rôle de l'historien est-il de juger ?», «L'art peut-il se passer de règles ?» : depuis 8 heures, quelque 500.000 candidats planchent sur l'un des neuf sujets au programme des filières générales.

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jeudi, 03 juin 2010

Philo en fête

L’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm organise, vendredi 4 juin (de 20 heures à 7 heures du matin), la première Nuit de la philosophie. 

http://www.liberation.fr/livres/0101639114-philo-en-fete

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jeudi, 27 mai 2010

Les petits disciples de Socrate

Pourquoi attendre qu'ils soient en classe de terminale pour leur apprendre à réflechir ? Les livres qui prétendent initier les enfants à la philosophie se multiplient. 

http://www.lefigaro.fr/livres/2010/05/26/03005-20100526AR...

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vendredi, 21 décembre 2007

L’événement comme écriture, Cixous et Derrida se lisant, sous la direction de Marta Segarra, éd. Campagne Première, 22 €.

Ce n’est pas seulement un compte-rendu de colloque, c’est une mer glaciale et impétueuse dans laquelle il faut se laisser chuter, pour s’accrocher à quelques récifs bienvenus : des bribes de discours, des pensées à la dérive, que l’on engrange dans sa petite tête en se disant que cela fera bien son chemin un jour. A Barcelone, en 2005, cogiteurs du monde entier se sont réunis pour une étude croisée des œuvres d’Hélène Cixous et Jacques Derrida. On le sait, jusqu’à la mort de Derrida, le 9 octobre 2004, les deux philosophes ont noué une amitié totale, téléphonique, manuscrite, « conversationnelle ». Ils ont écrit plusieurs livres (édités chez Galilée) à deux ou quatre mains pour chanter cette fusion cérébrale. L’intérêt du nouvel ouvrage que publient les éditions Campagne Première est de sortir de leur cocon intellectuel pour montrer qu’il fait aussi bon aux alentours, et que les deux écrivains ont su se mettre à la portée de tous. Comme écrit Hélène Cixous, « Jacques Derrida a eu l’extraordinaire audace de faire apparaître que la philosophie écrit de tout son corps, que la philosophie ne peut être mise au monde que par un être en chair en sang en sueurs ». Il y a quelque chose de physique dans cette épaisse compilation universitaire, pas seulement dans l’effort de concentration qu’elle réclame, mais aussi dans les transformations intimes que sa lecture implique. ◆ M.Ln.

Source: Télérama.fr

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