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Chaque phrase d'un texte est une suite de mots qui peuvent être des substantifs (S), des verbes (V), des adjectifs (A), des adverbes (Adv), des noms propres (Np) et des tas d'autres petites choses. Vous allez écrire un nouveau texte en utilisant la structure d’un texte déjà existant. Réécrivez ainsi soit un poème sur l'amitié soit un récit de promenade fantaisiste à partir de la seule structure du texte original.
Exemple : Si vous avez la suite SVSSA vous pouvez écrire :
« Un agneau (S) se désaltérait (V) dans le courant (S) d’une onde (S) pure (A) »
Vous avez le droit d’ajouter des pronoms relatifs, des prépositions et tout ce que vous voulez du moment qu’on retrouve la structure demandée :
"Un loup (S) passa (V) par-là qui avait faim (S) et la réputation (S) d’être assez malhonnête (A)".
Vous pouvez ajouter de la ponctuation en plus de celle des phrases d’origine, voire la modifier.
Vous pouvez faire, au choix, le récit de la promenade fantaisiste ou le poème sur l’amitié voire les deux si vous avez le temps.
Bon courage !
N.B. Cette consigne est adaptée depuis la page 20 ,"Homosyntaxisme", du livre "L'Atelier d'écriture : éléments pour la rédaction du texte littéraire" d'Anne Roche, Andrée Guiguet et Nicole Voltz. - Paris : Dunod, 1995.
Les deux structures à respecter sont dans le document ci-dessous :
oyau du patrimoine toulonnais, la Tour Royale est classée «monument historique» depuis 1947. Rachetée à la Marine nationale en 2006, elle a depuis été restaurée, sécurisée et mise en lumière, confirmant ainsi la vocation maritime de Toulon.
Construite entre terre et eau et en partie creusée dans la roche, elle est l'un des monuments les plus emblématiques de la Ville. On y accède par une passerelle surplombant les douves. Avec ses 60 m de diamètre et ses murs de 7 m d'épaisseur, elle est un parfait exemple des " Torrioni ", tours à canons, construites en Italie au XVIe siècle.
La « grosse tour », comme on la nommait au XVIe siècle est aujourd’hui devenue le théâtre de rendez-vous festifs et culturels durant l’été : Festival de musique classique, Rockorama, spectacles de danses, odyssées musicales et chorégraphiques de Constellations, aventures costumées avec Noob, journées du patrimoine ou spectacles de fin d’année des écoliers et des enfants fréquentant les centres de loisirs.
Les terrains attenants à la Tour Royale ont été entièrement aménagés :
un parking gratuit de 6 000 m2,
un parc public paysager de 3,5 hectares comprenant entre autres des aires de jeux pour enfants,
de nombreux espaces verts,
une promenade en bord de mer qui offre une vue remarquable sur la rade,
le monument national érigé en hommage aux sous-mariniers morts ou disparus en mer depuis 1905 au service de la France,
le célèbre bathyscaphe FNRS 3 qui a réalisé un record de plongée à 4 050 mètres le 15 février 1954 sous le commandement de Georges Houot (pilote) et de Pierre Willm (ingénieur). Un film de Jacques Ertaud, « Profondeur 4 050 », retrace l’histoire de cette première plongée,
la petite plage de Pipady, à l'entrée de la rade, ancienne propriété militaire, rouverte au public.
Ouvertures au public :
Du 1er juillet au 30 septembre,
Tous les jours de 9h à 18h
Visites guidées à 10h30 et 15h30,
Entrée 2€ / gratuit pour les moins de 6 ans
Renseignements : 04 94 36 89 16
Transport en commun :
Lignes de bus 3 et 23 (arrêt Polygone) du réseau Mistral
Le 14 juillet 1789, la Bastille, forteresse située en plein Paris et symbole de la tyrannie monarchique, était prise d'assaut par des milliers d'émeutiers. Retour sur cet épisode emblématique de la Révolution française à travers les publications des journaux de l'époque grâce avec notre partenaire RetroNews, le site de presse de la BNF.
"Aux armes ! Aux armes !" : le récit de la prise de la Bastille du 14 juillet 1789 par les journaux de l'époque
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C'est sans aucun doute l'un des épisodes les plus célèbres de l'histoire de France. Et pour cause, sa date est devenue fête nationale. Chaque année, au 14 juillet, l'Hexagone se pare ainsi de bleu, blanc, rouge pour célébrer en grande pompe ce tournant emblématique survenu plus de deux siècles plus tôt : la prise de la Bastille.
Le 14 juillet 1789, une foule d'émeutiers prenait d'assaut la forteresse située à la porte Saint-Antoine, en plein Paris. La Bastille avait été édifiée au XIVe siècle pour protéger la capitale et avait depuis servi, tour à tour, de prison d'Etat et de coffre-fort royal. De construction protectrice, la forteresse était devenue un symbole de la tyrannie monarchique.
Or, en cette année 1789, la France était plongée dans une crise majeure. Et les tensions n'avaient fait que s'accentuer avec la réunion des Etats généraux décidée par Louis XVI entre mai et juin. Quelques semaines plus tard, le 11 juillet, le renvoi de Jacques Necker, principal ministre d'Etat, annoncé par le journaliste Camille Desmoulins, mettait le feu aux poudres.
Dès le 13 juillet, l'insurrection s'étendait au tout-Paris et les émeutiers se rendaient aux Invalides pour demander des armes. La Bastille allait être leur prochaine cible.
"Aux armes ! Aux armes !"
Après la prise de la forteresse, la révolte des Parisiens fit logiquement couler beaucoup d'encre dans les journaux de l'époque et certains n'hésitèrent pas à publier des récits épiques de l'enchaînement des événements. A l'instar de la Gazette nationale ou le Moniteur universel qui revint en détail, à partir du 17 juillet, sur les circonstances à l'origine de l'insurrection.
Alors que le peuple vient d'apprendre la nouvelle du renvoi de Necker et que l'agitation se répand dans les rues de la capitale :
Dans ce moment, un jeune homme (Camille Desmoulins) monte sur une table, crie aux armes ! tire l’épée, montre un pistolet et une cocarde verte. La foule qui le regarde et l’écoute en silence, électrisée par son courage, pousse tout-à-coup de violentes clameurs. On s’anime, on s’excite ; et les feuilles des arbres arrachées en un instant, servent de cocardes à plusieurs milliers d’hommes, et donnent le premier signal de l’insurrection dans tous les quartiers de la ville.
Les cris redoublés aux armes ! aux armes ! se répètent successivement du Pont-Royal dans tout Paris, quelques épées brillent, le tocsin sonne dans toutes les paroisses ; on court à l’Hôtel-de-ville, on se rassemble, on enfonce quelques boutiques d’armuriers ; des gardes-françaises s’échappent de leurs casernes, se mêlent avec le Peuple, et déployant une marche plus régulière, impriment ainsi le premier mouvement à la révolution.
D'heure en heure, les Parisiens sont de plus en plus nombreux, s'armant de tout ce qu'ils peuvent trouver sur le chemin, poursuit le journal dans son édition du 20 juillet.
Depuis vingt-quatre heures, les enclumes retentissaient sous les coups redoublés du marteau. Tout le fer est forgé en instrumens de carnage ; le plomb bout dans les chaudières, et arrondi en balles ; des batteries sont dressées dans les postes les plus exposés à l'attaque et les plus favorables à la défense ; des faulx tranchantes, des lames acérées sont fixées au bout de longues perches, des haches pesantes, de lourdes massues arment des bras nerveux ; dans les rues, dans les promenades et sur les places publiques, des guerriers de tous les âges, des machines de mort de toutes les formes [...] tel est l'horrible tableau de Paris offrait au 14 juillet.
La première expédition vers les Invalides permet aux émeutiers de s'armer de milliers de fusils et canons. Ne manque plus que de la poudre qu'ils pensent trouver à la Bastille.
Un nombre assez considérable de citoyens vint alors se présenter devant la Bastille pour demander des armes et des munitions de guerre. Comme ils étaient la plupart sans défense, et n'annonçaient aucune intention hostile, M. de Launay les accueille, et fait baisser le premier pont-levis pour les recevoir. Les plus déterminés s'avancent pour lui faire part du motif de leur mission. Mais à peine sont-ils entrés dans la première cour, que le pont se relève, et qu'un feu roulant de mousqueterie et d'artillerie fait mordre la poussière à une partie de ces infortunés qui ne peuvent ni se défendre ni se sauver.
Mais bientôt une immense multitude armée de fusils, de sabres, d'épées, de haches, se précipite dans les cours extérieures en criant : "La bastille , la bastille ; en bas la troupe", s'adressant aux soldats placés sur les tours.
Des "prodiges de bravoure"
C'est le début de la prise de la forteresse, relatée par la Gazette nationale dans son édition du 23 juillet.
La foule des assaillans augmente de moment en moment ; elle se grossit de citoyens de tout âge, de tout sexe, de toutes conditions, d'officiers, de soldats, de pompiers, de femmes, d'abbés, d'artisans, de journaliers, la plupart sans armes, et rassemblés confusément ; tous mus par une impulsion commune, s'élancent des différens quartiers de Paris et se précipitent par cent chemins divers, à la Bastille.
Le Peuple se jette en foule dans la cour du gouvernement, et court au second pont pour s’en emparer, en faisant une décharge de mousqueterie sur la troupe. Elle riposte par un feu vif et soutenu qui force les assaillans à se retirer en désordre, les uns sous la voûte de la porte de bois, dans la cour de l’Orme ; les autres sous celle de la grille, d’où ils ne cessent de tirer sur la plateforme, sans néanmoins oser s’approcher pour attaquer le second pont.
Le désordre et la confusion règnent, les pertes sont importantes dans les deux camps mais l'armée des insurgés tient bon et parvient à dominer les assiégés complètement dépassés par les multiples attaques.
Jamais on ne vit plus de prodiges de bravoure dans l'armée la plus aguerrie, que n'en fit en ce jour cette multitude sans chef, d'individus de toutes classes, d'ouvriers de toute espece, qui, mal armés pour la plupart, et n'ayant jamais manié d'armes, affrontaient le feu des remparts, et semblaient insulter aux foudres que lançaient les ennemis.
L'armée de la Bastille dont son gouverneur, le marquis De Launay, doit se rendre à l'évidence : la forteresse est perdue.
Trompé dans son attente, effrayé des efforts incroyables et de l'acharnement de la multitude, tourmenté de remords, [De Launay] ne prend plus conseil que de son désespoir [...] Le gouverneur, hors de lui-même, demande alors par grâce un seul baril de poudre. Enfin, il s'adresse à la garnison, et lui demande s’il ne vaut pas mieux se faire sauter, que de s'exposer à être égorgés par le Peuple, à la fureur duquel on ne pouvait plus se promettre d’échapper.
"Remontons, dit-il, sur les tours ; et s’il faut mourir, rendons notre mort funeste à nos ennemis ; écrasons-les sous les débris de la Bastille". Mais les soldats lui répondent qu’ils aiment mieux mourir que de faire périr un si grand nombre de leurs concitoyens, et qu'une plus longue résistance étant désormais impossible, il faut faire monter le tambour sur la plate-forme pour rappeler, arborer un drapeau blanc et capituler.
Le drapeau blanc ne suffira pas à arrêter les assauts des insurgés qui envahissent la forteresse, tuent les soldats et s'emparent de poudre et de balles. Ils libèrent les sept détenus qui se trouvaient dans la Bastille et font prisonniers tous les officiers avant de les conduire vers l'Hôtel-de-ville. De Launay n'y arrive pas en vie. Il est roué de coups, décapité et sa tête montée à l'extrémité d'une pique.
Les dernières paroles qu'il prononça furent : "Ah ! mes amis, tuez-moi, tuez-moi sur-le-champ, ne me faites pas languir". Le Peuple, craignant qu'on ne lui enlevât sa victime, l'avait égorgé sur les marches de l'hôtel-de-ville.
Une Bastille intégralement démolie
C'en est fini de la Bastille. Quelques heures après la reddition, des ouvriers et bénévoles s'activent déjà pour détruire intégralement l'édifice, à l'initiative de Pierre-François Palloy, un entrepreneur de 34 ans. Le 16 juillet, il est nommé inspecteur général du chantier dont l'accès est peu après réservé aux ouvriers. Au grand dam des Parisiens qui se faisaient une joie de participer à la démolition comme le confirme le journal Le Mercure de France le 25 juillet 1789.
Depuis la prise de la Bastille, on travaille sans relâche à la démolition de ce château, si longtemps l’objet de l’effroi public. La circulation est rétablie, les portes sont ouvertes, les voitures ont le passage libre, et les travaux reprennent leur cours ordinaire. On ne sauroit trop célébrer les sages dispositions, l’activité et le zèle du Comité de sûreté, non plus que l’enthousiasme général avec lequel tous les Citoyens se sont empressés de concourir aux mesures nécessaires.
Si quelques vestiges ont été redécouverts au fil des siècles, notamment lors des travaux de la première ligne du métro parisien, il ne reste aujourd'hui plus de traces de la forteresse. Sur la place de la Bastille, un pavage particulier a cependant été installé pour marquer au sol les anciens contours de l'édifice.
La prise de la Bastille constitue un tournant majeur et est considérée comme le point de départ de la Révolution française. De Paris, le soulèvement populaire va se propager à travers toute la France et mettre fin à l'Ancien régime et à la monarchie absolue. En 1790, le premier anniversaire de la Prise de la Bastille est célébré en grande pompe avec la Fête de la Fédération. C'est aujourd'hui ces deux événements qui sont commémorés le 14 juillet.
C'est le titre d'un court recueil de nouvelles sur le thème des vacances. Il est dû à la plume de Frédéric Martinez.
L'animateur à relevé le titre, la première phrase et la dernière phrase de neuf d'entre elles.
A vous de jouer avec ces éléments.
Facultatif : vous pouvez (ré)utiliser les illustrations de la consigne précédente "Scrabble à Cléder" si elles vous inspirent.
Titre
Première phrase
Dernière phrase
Passantes
— Où partez-vous ?
Rien ne sert de partir quand on ne sait plus voir.
Nostalgie du mardi soir
La jeune femme qui marche dans la rue Saint-Martin avec les gestes encore gauches de l’adolescence possède de grands yeux naïfs, prompts à s’émerveiller.
La parenthèse heureuse s’ouvrait dans la voiture où m’attendait mon grand-père et tandis que défilaient derrière les vitres de la Simca les immeubles et les maisons de la banlieue sud, je m’apprêtais à boire jusqu’à la dernière goutte ce concentré de vacances.
Une évasion
Une évasion désigne une fuite hors d’un endroit déterminé, le fait de s’échapper d’une prison pour un détenu.
C’est plus facile que ce qu’il pensait ; le voici déjà entre ciel et terre.
Sous les arbres
Aussi loin que je me souvienne, il y a le ciel et les tilleuls.
Quand tombait la première, lente, silencieuse, c’était pourtant comme une déflagration et je savais, le cœur serré, que les vacances filaient vers leur fin, que nous avions commencé de descendre la pente douce de l’été.
L’été sur toutes les lèvres
Je continue ma promenade dans Paris que les grandes vacances n’ont pas encore changé en ville fantôme.
Il faut fuir, s’arracher à la ville, à la torpeur moite qui s’y installe ; mais aucun train, aucun avion ne mène au pays que je voudrais rejoindre…
Vacances antiques
Tandis que Lola achevait son Coca, j’ai pu reprendre des forces.
Trouville, c’est parfait ; ça va me rafraîchir.
Sous la pluie
Ils me plaisent bien, ces deux-là ; je leur adresse mes vœux muets de bonheur tandis qu’ils tournent dans la rue Dupuis, pressent le pas sous l’averse qui éclate.
Un couple y échange des baisers clandestins ; je me demande si Pierre et Manon iront sur leur île grecque, y vivront un jour d’amour et d’eau fraîche.
La folle journée de Mme de B***
La marquise de B*** a trente ans, le teint frais, le nez court, les yeux noirs ; elle préfère l’été à l’automne et les remords aux regrets.
Le Centre Pompidou présente la première rétrospective en France de Georgia O’Keeffe (1887 – 1986), l’une des plus grandes figures de l’art nord-américain du 20e siècle. Riche d’une centaine de peintures, dessins et photographies, l'exposition propose un parcours complet à travers sa carrière artistique. Disparue à 98 ans, Georgia O’Keeffe aura traversé l’essentiel des aventures esthétiques du siècle précédent. Dans les années 1920, elle appartient au cercle restreint des inventeurs du modernisme américain, puis participe, dans les années 1930, à la recherche identitaire qui marque les États-Unis, avant de devenir dans les années 1960 une pionnière de la peinture abstraite « hard edge ».
Cette exceptionnelle réunion d’œuvres a été rendue possible grâce au soutien des principales collections privées et publiques internationales, principalement nord-américaines : Musée Georgia O'Keeffe de Santa Fe, MoMA, Metropolitan Museum de New York, Whitney Museum of American art, Art Institute de Chicago, Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid… Le parcours de l’exposition, délibérément fluide et ouvert, déroule chronologiquement la trajectoire artistique de Georgia O'Keeffe ; des premiers vertiges « cosmiques » que lui inspire l’immensité des plaines texanes en 1910, aux métropoles et aux paysages ruraux de l’État de New York des années 1920-1930, jusqu’au Nouveau Mexique, où elle s’établie définitivement après la Seconde Guerre mondiale.
Lieu déterminant dans la carrière artistique de Georgia O’Keeffe, l’exposition s’ouvre sur un espace consacré à la Galerie 291. Lors de son installation à New York en 1918, elle y découvre les artistes et mouvements novateurs de l’art moderne européen, qui l'inspirent. Le photographe Alfred Stieglitz, co-fondateur de la galerie, organise entre autres les premières expositions américaines d’Auguste Rodin, Henri Matisse, Francis Picabia et Paul Cézanne.
La Galerie édite la revue Camera Work, dans laquelle Georgia O’Keeffe découvre la traduction d’un extrait du Spirituel dans l’art (1912) de Vassily Kandinsky. Elle se reconnaît dans l’esthétique du peintre russe, ancrée dans un symbolisme conciliant sentiment romantique de la nature et spiritualisme. Cette filiation revendiquée par O’Keeffe conduit l’historiographie américaine, Barbara Rose et Barbara Novak notamment, à placer son œuvre dans la postérité du premier paysagisme américain incarné par Thomas Cole, Albert Bierstadt, Thomas Moran, ainsi qu’à la rattacher à l’enseignement « transcendentaliste » du philosophe Ralph Waldo Emerson et à la poésie de Walt Whitman.
Alfred Stieglitz est le premier à exposer les dessins de Georgia O’Keeffe à la galerie 291 (Special No. 15, 1916-1917) ; un coup de foudre artistique, puis amoureux s’opère entre la jeune peintre et le photographe qui consacrera dès lors chaque année une exposition aux œuvres récentes d’O’Keeffe. Il associe à sa peinture les « plumes » les plus perspicaces de la critique de son temps, contribuant à sa reconnaissance publique et à conforter sa place sur un marché de l’art en pleine expansion. En 1929, elle est la première artiste femme à intégrer les expositions du MoMA qui vient d’être créé. Plus tard, elle est la première encore à qui les plus grands musées américains consacrent une rétrospective (Chicago en 1943, le MoMA en 1946). Pour la génération d’artistes féministes des années 1960, Georgia O’Keeffe fait figure de « brise-glace », elle est celle qui ouvre la voie à la reconnaissance d’un art qui n’est plus nécessairement associé au genre de son auteur.
Au-delà des peintures de fleurs qui ont fait sa renommée, l’exposition « Georgia O'Keeffe » au Centre Pompidou restitue à son œuvre sa complexité et sa richesse iconographique. Des gratte-ciels de New York et des granges de Lake George aux ossements de bovins qu’elle rapporte de ses promenades dans les déserts indiens (Ram’s Head, White Hollyhock-Hills, 1935), la peinture de Georgia O’Keeffe se réinvente au cours des décennies. Si l’inspiration végétale est un motif récurrent de l’artiste, l’exposition la replace dans une tradition qui s’enracine dans le grand sentiment de la nature hérité du Romantisme historique. Réinventé par le panthéisme de l’écrivain D.H. Lawrence, il innerve l'œuvre d’O'Keeffe et teinte d’érotisme ses paysages et motifs végétaux.
Je rappelle à mes chers écrivains que vous pouvez aller lire les textes des participants puisque je met leur lien. Par ailleurs , je rappelle aussi, qu'un texte court est plus facilement lu, compte tenu des nombreux textes à lire..
L'atelier a lieu tous les 10, 20, 30 de chaque mois.
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Je vous propose 2 choix
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Pensez à donner votre lien avant la parution de l'atelier suivant. Au plus tard les 9,19,29.
Le printemps arrive, l’occasion de venir flâner au jardin des Tuileries et de découvrir les premières fleurs de l’année. Tulipes, narcisses, jacinthes, fritillaires… se mélangent en couleurs inspirées des tableaux du Louvre.
L'histoire de l'esplanade est liée aux remparts de la ville. C'est après le siège de la ville, en 1622, où Louis XIII a ordonné au duc de Montmorency de canonner la rébellion protestante1, qu'une première partie de la commune clôture ou des remparts est détruite afin de pouvoir tenir la ville sous le feu des pièces d'artilleries situées sur la citadelle2.
Encore partiellement visible de nos jours, la géographie des lieux de l'époque est composée par un bastion nord, dit « bastion du Roy », installé à proximité du Corum actuel, était relié par un mur à la Porte du Pila Saint Gély et le bastion sud, dit « bastion de la Reyne », situé à proximité du « monument aux morts de toutes les guerres », était relié par un fossé large et profond à la Porte de Lattes2, située a proximité de la station de tramway de la place de la Comédie actuelle. Les murs de la commune clôture ont été abattus et le fossé comblé, en 1679, donnant naissance à un chemin carrossable2. Ce dernier est utilisé comme terrain militaire qui servait pour les manœuvres des soldats basés dans la place forte voisine, la citadelle, devenue l'actuel lycée Joffre.
En 17233 et l'année suivante, le duc de Roquelaure, lieutenant du roi en Languedoc, fait nettoyer le terrain sauvage et y fait aménager une promenade4,5. Cette dernière s'étend entre la citadelle et la ville3. Les travaux sont conduits par l'ingénieur Dominique de Sénès6. Elle est baptisée la Roquelaure en honneur de son créateur4,5. Elle est complétée par le « Champ de Mars » en 17933. Une colonne de la Liberté est érigée de 1791 à 1814.
En 1844 avec l'émergence des chemins de fer de l'Hérault reliant Montpellier à Nîmes, le creusement d'une tranchée est réalisé au pied des bastions ouest de la citadelle et le « Champ de Mars »3.
Le jardin du Champ-de-Mars est vendu par l'armée à la Ville et transformé en esplanade en 1900. On y a aménagé des bassins, de nombreuses statues et un monument aux morts qui, à l'origine, était situé près de l'actuel Corum, opéra Berlioz et palais des congrès.
O. C, II, VO, 184 : « Une heure après, par le plus rude et le plus gai chemin du monde, j’arrive à Lausanne, et je traverse la charmante plate-forme qui sert de promenade publique et de jardin au casino. »