Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Une affaire de trois jours

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«Il s'agissait d'une lutte de vitesse (celeritas), pour décider qui occuperait le premier les défilés et les montagnes. Ce fut César qui arriva le premier», rappelle le général en parlant de lui, dans son récit, la Guerre civile , lors de sa première campagne en Espagne. «Nous savons avec quelle facilité et quelle rapidité (celeritas), César a écrit ses Commentaires sur la guerre des Gaules», admire Hirtius, l'un de ses principaux collaborateurs. César écrit comme il conduit une bataille: «Veni, vidi, vici.» Avec trois mots, il résume la guerre éclair contre Pharnace, le roi du Bosphore, pendant l'été 47 avant J.-C.

EN IMAGES - À mi-chemin entre Zagreb et le littoral adriatique, le «jardin du diable» est un joyau de la nature, classé au patrimoine de l'Unesco depuis 1979. Recouvert aux deux tiers par des forêts - dont une partie dite «primaire» -, il intrigue les scientifiques.

Bercé par le ronronnement sourd des deux énormes moteurs de son Lockheed P-38 Lightning, le commandantAntoine de Saint-Exupéry vient d'atteindre les 10.000 mètres, son altitude de croisière. Il a du carburant pour six heures de vol. Nous sommes le 31 juillet 1944, entre 9 heures et 9h30 du matin. Devant ses yeux se dessine un monde plus simple que celui qu'il vient de quitter. Il n'a pas beaucoup dormi la nuit passée. Invité à dîner par le colonel américain Paul Rockwell, venu spécialement pour s'entretenir avec lui, il a décliné son offre pour rejoindre des amis à Miomo, sur le Cap Corse. Un rare moment de détente, où il a brillé, comme toujours, en faisant des tours de cartes et en racontant des histoires. Même lorsque la mélancolie le ronge, Saint-Ex sait donner le change et paraître joyeux devant ses camarades. Mais, en l'air, il n'y a plus de théâtre. Plus de politique ni d'amertume, juste le plaisir de voler et de remplir méthodiquement la mission de reconnaissance photographique sur les Alpes, dans la zone de Grenoble et d'Annecy, qui lui a été confiée. Une observation tactique dans l'azur d'une région chère à son cœur, où il a passé une partie de son enfance, au château de Saint-Maurice-de-Rémens dans l'Ain.
Guerrier, Sophie
30/06/2014 | Mise à jour : 16:54
Le journal Nice-Matin a été placé fin mai en redressement judiciaire. Crédits photo : ERIC ESTRADE/AFP
Le groupe Rossel et Paris-Normandie sont notamment en lice.
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MAISON SERIEUSE FONDEE DEPUIS UN BON MOMENT
TROIS BONNES RAISONS DE VENIR CHEZ NOUS
LE DIMANCHE 27 JUILLET 2014
Au Muy, les reliefs de Stella ont induit l'architecture. Crédits photo : Venet foundation/archives Bernar Venet
Dans sa nouvelle fondation au domaine du Muy, près de Saint-Tropez, le sculpteur a inauguré la chapelle imaginée par Frank Stella pour accueillir ses œuvres monumentales.
Il y a des lieux magiques, hors du temps, où l'architecture est un superbe écrin pour l'art. Pour sa fondation de droit américain qu'il vient d'inaugurer dans sa résidence secondaire au Muy, Bernar Venet a toujours rêvé secrètement d'un espace de méditation conçu par un de ses amis artistes. Quand il a vu chez l'Américain Frank Stella ses grands reliefs composites, il a tout de suite eu le coup de foudre. Il est finalement reparti avec six de ses œuvres monumentales sans savoir quel emplacement il pourrait leur consacrer.
Leurs dimensions imposantes (environ 450 x 250 x 150 cm) avait découragé les institutions de les prendre en dépôt. Au fil des discussions entre les deux hommes, l'idée de la chapelle est née, sur le modèle de celle de Rothko construite dans les années 60 à Houston au Texas pour le célèbre couple de collectionneurs franco-américain Jean et Dominique de Menil. Celle-ci abrite quatorze peintures noires aux subtiles nuances de couleurs créées spécialement pour l'endroit, selon les exigences de ses commanditaires.
Vue extérieure de la chapelle. Crédits photo : Venet foundation/archives Bernar Venet
Au Muy, les reliefs de Stella qui ont induit l'architecture. Techniquement, le bâtiment est une prouesse. Sur ce site classé qui n'est pas à l'abri des inondations - la dernière a emporté le pont en acier imaginé par Venet au fond de la rivière! -, il n'est pas possible de construire ce que l'on veut. Au départ, l'architecte Rudy Ricciotti installé à Bandol, dans le Var, et connu pour ses dentelles de béton du Mucem, avait imaginé une haute tour de plusieurs dizaines de mètres.
Le projet n'était pas recevable et a laissé la place à celui dessiné par Frank Stella lui-même sur pilotis pour laisser passer l'eau au cas où. Il s'agit d'une création inédite car, s'il s'était déjà intéressé à l'architecture - en témoignent les maquettes qui furent exposées dans sa «rétrospective works» au musée de Wolfsburg -, aucun de ses bâtiments n'avait été réalisé jusqu'alors.
L'édifice hexagonal de 15 mètres de diamètre accueille un de ses amoncellements métalliques sur chacun de ses murs qui ont dû être redressés après installation en raison de leur poids. la structure comme un champignon géant planté dans la nature est chapeautée par une toiture innovante en fibre de verre et toile de bateau ayant la forme d'un étrange œil dessinée lui aussi par Stella lui-même en collaboration avec la jeune architecte Veronika Schmid dont l'agence est basée à New York (Impossible-Productions). Dans cette boîte blanche et noire ouverte sur la nature, le visiteur déambule librement.
La chapelle est le point d'orgue d'un parcours à travers le parc parsemé d'arches métalliques de Bernar Venet. Un jeu de courbes et contre-courbes si cher à l'artiste qui a impressionné une fois de plus ses invités avec sa toute nouvelle création, Effondrement, à l'entrée de la fondation, dans l'usine réhabilitée en espace d'exposition: 200 arches de 7 mètres de long et d'une tonne chacun se superposant les uns aux autres dans un magique équilibre.
Pour inaugurer sa fondation que l'on pourra visiter en privé sur rendez-vous, Bernar et sa femme Diane nous avait promis une magnifique soirée entre amis, parmi lesquels Jacques et Lise Toubon, Bernard Blisten du Centre Pompidou, les anciens galeristes Jérôme et Emmanuel de Noirmont, Jean Todt et bien sûr la star du jour, Frank Stella dont on connaît l'amour pour les cigares. L'orage menaçant toute la journée s'est évincé comme par miracle pour permettre à chacun de se promener dans cet immense musée à ciel ouvert résultant de 25 ans de travaux d'agrandissement et d'embellissement.
On commence par le Moulin où l'on peut voir les coups de cœur de Bernar: la compression de sa voiture par César, la «poubelle» d'Arman, son ami des premiers jours, les installations lumineuses de Morellet et Dan Flavin, les pièces minimalistes de Richard Long et Carl Andre et surtout les wall drawings de Sol Lewitt, allant du salon à la salle à manger où trône une table peinte du même Lewitt. «L'histoire de cette collection est celle de mon amitié avec les artistes», explique le propriétaire des lieux. La visite se termine au fond du parc de 4 hectares avec une nouvelle œuvre conçue pour l'occasion par Daniel Buren et dont Bernar fera peut-être l'acquisition. Le pari de ce nouveau lieu est réussi. Et l'émotion garantie!

Effondrement (2014), une pièce monumentale de 200 tonnes d'acier, dans l'ancienne usine reconvertie en hall d'exposition. Crédits photo : Venet foundation / archives Bernar Venet New York.
Demain, l'aube sera sanglante.»C'est ainsi que s'exprime le lieutenant-colonel Samuel Bourguet, dans la dernière lettre à sa femme, le 24 septembre 1915. Samuel est un personnage étonnant au sein de l'armée. Polytechnicien, artilleur, breveté de l'École de guerre, partisan de la liaison entre infanterie et artillerie, il s'est élevé contre le sort fait à Alfred Dreyfus. Cela lui a valu des déboires dans sa carrière militaire. Envoyé à Lima, il n'est encore que commandant en 1914. Il demande alors à prendre la tête d'un régiment d'infanterie, ce qu'il obtient finalement au printemps de 1915, et sera tué, le 25 septembre, en menant l'assaut en Champagne, à la tête du 116e RI.
Jusqu'où peut aller une amitié née sur les bancs de grandes écoles de commerce, en l'occurrence HEC, à Jouy-en-Josas, et la New York University? D'habitude, elle ne résiste guère aux tensions nerveuses du premier emploi. Pourtant, Michel Behar, financier et juriste international à la tête de la Financière Equitor, Dominique Auzias, cofondateur des guides Le Petit Futé et producteur dans le Languedoc, ainsi que Wu Feng, homme d'affaires chinois officiant dans le pétrole, l'ont prolongée en créant un vignoble en Chine. «Il nous a fallu plus de cinq ans avant de dénicher l'endroit où nous allions nous installer. Pour cela, nous avons sillonné la Chine dans tous les sens!», précise Auzias, dont l'activité d'éditeur le conduit souvent vers l'empire du Milieu pour les impressions de ses ouvrages. Il est vrai que le pays est vaste et qu'il existe une bonne quinzaine de zones où la vigne prospère. La seule vraie limite demeure le climat, tropical au sud, un peu trop froid au nord. Cependant, tous les vignobles sont situés dans la partie nord. Certains y enterrent même la vigne en hiver pour la protéger du gel.
Avec 1,7 million de visiteurs, le Puy du Fou est un indéniable succès populaire en France. Outre la Cinéscénie, spectacle de nuit qui mobilise 1200 comédiens et raconte le destin de la famille Maupillier du Moyen Âge à la Seconde Guerre mondiale, le parc d'attractions offre d'autres épopées, autour des mousquetaires, des chevaliers ou des Vikings. S'y ajoutent un château et un hôtel, le tout sur 50 hectares. Les spectacles, visant un public familial, mélangent mythe et réalité, histoire et légendes, et mettent en scène des cascades et des lumières. C'est ce cocktail qui visiblement plaît aux États-Unis - il y a reçu le Thea Classic Award, l'oscar du meilleur parc d'attractions en 2012. Mais aussi en Russie, où un investisseur proche du Kremlin, Konstantin Malofeev, vient de signer un accord avec Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou, afin de décliner le concept près de Moscou. D'ici à 2017, un parc d'attractions intitulé - cela ne s'invente pas - Tsargrad, abordera mille ans d'histoire de la Russie. L'investissement sera le fait de l'homme d'affaires. L'ingénierie et le savoir-faire seront français, les équipes du Puy s'engageant à mettre au point les spectacles et l'animation. «Tout comme le Puy du Fou, le récit des différents shows mêlera la petite et la grande histoire, explique Nicolas de Villiers. Les Russes ne souhaitent pas offrir un cours d'histoire à un public qu'ils veulent large mais un moment spectaculaire et plein d'émotions.»

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Le Polonais Rafal Majka (Tinkoff-Saxo) a remporté la quatorzième étape, devant Vincenzo Nibali et Jean-Christophe Péraud. L'Espagnol Alejandro Valverde a perdu du temps sur Thibaut Pinot et Romain Bardet. |
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Bardet-Pinot, le duel bleu

Les îles Solovki abrtièrent l'un des pires goulags. Une bibliothèque extraordinaire fut constituée par les prisonniers. - WIKIMEDIA COMMONS

Jan dilenschneider, Brume d’or dans les marais, 2013, huile sur toile, 75 x 100 cm (Courtesy Galerie Pierre-Alain Challier, Paris).

Depuis son classement au titre des Monuments historiques en 2003, le domaine départemental du château d’Avignon ouvre ses portes chaque été à un parcours d’art contemporain qui puise son inspiration dans l’histoire même du bâtiment.
Paul Delvaux, Solitude, 1955, huile sur panneau, 99,5 x 124 cm (Fondation Paul Delvaux, Saint Idesbald ©Mixed Media).
Une exposition réalisée en collaboration avec le musée d'Ixelles à Bruxelles rassemble une centaine d'oeuvres de l'artiste belge, rarement exposé en France. En six grandes sections, ce parcours met en lumière quelques-uns des thèmes favoris de l'artiste : la femme, l'Antiquité, les gares et les trains, les paysages, les relations intimes et les squelettes. La dimension onirique des toiles de Paul Delvaux, marqué par James Ensor et le Surréalisme, se révèle dans La Vénus endormie I (1932), dans l'anachronique Paysage antique (1944), les Squelettes (1944) sur une causeuse, et l'énigmatique Annonciation dans une maison close (1955).
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« Les sujets les plus simples sont éternels, affirmait Renoir. La femme nue sortira de l’onde amère ou de son lit, elle s’appellera Vénus ou Nini. On n’inventera rien de mieux. » Ainsi l’artiste résume- t-il la constance d’une inspiration, puisée aux meilleures sources de la peinture, celles de Titien, de Boucher ou Fragonard.
