Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Grâce à une expo, j'ai découvert:Notre Dame des Jacobins à Agen

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En 1304, Philippe Le Bel ordonne sa construction, il est achevé en 1335. II mesure 205 mètres de long et possède un tablier plat, chose rare au Moyen-Age. Sept arches ogivales, munies de becs, sont percées de hautes ouvertures afin d'évacuer davantage d'eau pendant les crues. Autrefois, une tour carrée s'élevait à chaque extrémité pour défendre l'entrée de la ville. Celle de la rive droite, où logeait le bourreau, est détruite en 1663 afin de construire le Palais Episcopal. L'autre est démolie en 1701 et remplacée par un arc de triomphe célébrant une victoire de Louis XIV. Tel le pont Saint Bénézet d'Avignon, le pont Vieux possédait une Chapelle sur la quatrième pile, dédiée à Sainte Catherine, protectrice des bateliers.

http://www.montauban.com/Ville_d_art_et_histoire/Les_monuments/Le_pont_Vieux-190.html
13:01
Le violon de Jean-Auguste-Dominique Ingres a été utilisé pour la première fois lors d'un concert en 2005 au théâtre de Montauban, par Flavio Losco. © Georges Gobet/ AFP
http://www.hotel-montauban-restaurant-spa-reunion.com/Galerie-Photos_78_1.html

Du 3 juillet au 2 novembre 2014
Présentation d’un ensemble de tapisseries de cet artiste aux multiples talents.

http://www.museeingres.montauban.com/Expositions_temporaires-15.html

Ancien Palais épiscopal du XVIIè siècle, le musée Ingres abrite les collections de deux illustres Montalbanais, le peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres et le sculpteur Antoine Bourdelle. La salle du Prince Noir vestige du château érigé par les anglais lors de la guerre de 100 ans abrite les collections archéologiques gallo-romaine.
Le rez de chaussée accueille les sculptures de Bourdelle, Montalbanais célèbre. Le sous-sol dans lequel s'installent régulièrement les expositions du musée, présente des oeuvres contemporaines de la seconde moitié du XXè siècle (Olivier Debré, Zao-Wou-Ki, Vieira da Silva...). Deux salles sont réservées à la céramique française et étrangère des XVIIIè et XIXè siècles. On y découvre notamment les pots à pharmacie d'Ardus et le célèbre pot à thériaque de Montauban.
Six salles du premier étage sont consacrées à Ingres. On y trouve de grandes compositions révélant l'influence de l'Antiquité et de Raphaël mais aussi des oeuvres de jeunesse.
Du 3 juillet au 2 novembre 2014
Présentation d’études dessinées d’Ingres pour La Naissance des Muses (1856).
Cette aquarelle conservée au musée du Louvre fut commandée par le Prince Napoléon qui la destinait à la tragédienne Rachel. Elle devait prendre place sur la « façade » arrière d’un petit temple dessiné par Hittorff.

http://www.museeingres.montauban.com/Expositions_temporaires-15.html

Le musée de Montauban conserve plus de 4500 dessins d’Ingres légués par l’artiste à sa ville natale. Ils sont présentés par roulement pour des raisons de conservation étant donné la sensibilité des œuvres graphiques à la lumière, autour d’un thème, d’un tableau ou d’une époque.
L’exposition actuelle traite de la gestation, à travers une centaine de feuilles, du Vœu de Louis XIII, tableau majeur d’Ingres peint pour la cathédrale de Montauban.
Commandé par le Ministère de l’Intérieur en 1820, il devait représenter « le Vœu de Louis XIII qui met sous la protection de la Sainte Vierge à son Assomption le Royaume de France ». Ce sujet n’alla pas sans poser à l’artiste quelques problèmes qui y voyait deux sujets distincts et anachroniques : une scène religieuse, l’Assomption de la Vierge et une scène historique : la remise du royaume de France sous la protection à la Vierge par Louis XIII en 1638 après les divisions sanglantes des guerres de religion.
Toutefois Ingres finit par accepter de relever le défi et commença à travailler dès 1821 dans son grand atelier de la via des Belle Donne, à Florence, réunissant tout d’abord une abondante documentation faite de copies et de gravures. Celles d’après Raphaël vont lui servir pour le registre supérieur occupé par la Vierge. Ainsi les images de la Madone de Dresde, de la Vierge de Foligno ou de la Madone du Grand Duc , provenant des collections de l’artiste montrent clairement l’influence de l’Urbinate sur le Montalbanais même si la pose finale de la Vierge fut prise par Ingres lui même, complètement nu et juché sur un escabeau avec un chapeau dans les bras en guise d’enfant Jésus. Un dessin croqué par son ami Constantin rappelle cette anecdote.
Pour le registre inférieur, inquiet de l’éventuel manque de noblesse des habits du XVII° siècle, il trouve son modèle dans le Portrait d’Henri IV par Pourbus, exposé au musée des Offices, écrivant à son ami Gilibert qu’il allait « habiller le fils de l’habit du père ». Plusieurs des dessins exposés témoignent de cette recherche.
Ce tableau, dans lequel Ingres assimile si brillamment l’influence de la Renaissance italienne et du Classicisme français avec quelques accents baroques très présents dans la figure des anges, l’impose au Salon de 1824 où il séduit même la jeunesse romantique.
Le triomphe est tel que le gouvernement cherche à retenir l’œuvre pour une église parisienne. Mais Ingres s’y oppose fermement et le Vœu e Louis XIII rejoint enfin Montauban en 1826 où après quelques jours d’exposition triomphale à l’Hôtel de Ville (actuel musée Ingres), il arrive enfin à la Cathédrale. Plusieurs dessins témoignent des réflexions autour de l’emplacement à donner au tableau. D’abord envisagé dans le chœur puis dans la sacristie pour des raisons d’éclairage, il est définitivement installé dans le transept nord où il se trouve encore aujourd’hui.
Du 30 mai au 2 novembre 2014
Avec la collaboration exceptionnelle du Museum d’Histoire Naturelle de Montauban.
Présentation d’une centaine de dessins d’Ingres représentant des animaux.

http://www.museeingres.montauban.com/Expositions_temporaires-15.html
«à la peinture qui vous emporte et ne vous quitte plus»,
dirait Michel Ragon qui signe à point nommé son Journal d'un critique d'art désabusé(Albin Michel). Un exercice nostalgique. Les confessions d'un promeneur solitaire. Il y a beaucoup à apprendre des digressions de ce grand critique, ami de Soulages, Atlan, Poliakoff, Zao Wou-ki et Dubuffet, qui navigua sans cesse des grands textes aux grandes amitiés, se risqua à l'aventure de l'art, discuta avec Asger Jorn et défendit la France contre Dotremont dans les rangs de COBRA, dansa avec Ca lder comme «deux ours se piétinant les orteils» et comprit «l'Outrenoir» tout seul, sans qu'on lui fasse un dessin. Homme de lettres, il cite son cher Soulages, géant bien français qui «aime répéter ce mot d'Ingres: “Les artistes qui ont du talent font des merveilles ; moi qui ai du génie je fais ce que je peux”».
1881, Abbaye de Flaran, Coll. Simonow.

Plus de 3 000 objets y sont exposés en permanence, parmi lesquels des chefs d'œuvre de Goya, Tintoret, Corot, Boudin, Sisley et Caillebotte dans 26 salles. Plus de 20 000 visiteurs y sont accueillis chaque année. Le musée participe à des échanges d’œuvres avec d’autres musées et organise deux grandes expositions par an. Plus de 6 000 enfants par an y sont pris en charge dans le cadre d’animations scolaires. Les adultes peuvent aussi bénéficier de conférences, découvrir la pratique artistique en ateliers ou assister à des concerts.
L’entrée du musée Soulages à Rodez (©Photothèque Grand Rodez).




par Élisabeth Martin et Christiane Naffah | Article publié en septembre 1997, dans Le Festin n°23-24
Dès 1903, cinq tableaux de Goya entraient au musée d'Agen grâce au legs de la collection du comte Damase de Chaudordy. Il s'agissait du Ballon, de l'Autoportrait, de l'esquisse du Portrait de Ferdinand VII à cheval, de la Messe des relevailles et du Caprice.
Cependant, aucune étude scientifique suffisamment approfondie n'avait réussi à lever le mystère des Goya d'Agen, car de nombreuses questions restaient en suspend, notamment quant aux dates, aux circonstances de leur exécution et même, pour certaines œuvres, au sujet. Ainsi, la présence inexpliquée d'une mongolfière, d'un crayon – et non d'un pinceau – pour l'Autoportrait, ou l'absence de décoration sur la poitrine de Ferdinand VII restaient sujets à caution. C'est grâce à la campagne d'analyses et de restauration menées par le laboratoire de recherches des musées de France que des réponses sont apparues au terme d'une passionnante enquête. Ces découvertes fournissent de nouvelles pistes pour les historiens de l'art qui pourront désormais progresser dans leur analyse artistique. Le fruit de ces investigations a fait l'objet d'une exposition à Agen qui a montré les différentes étapes de ce voyage au cœur de la peinture de Goya.
L'œuvre d'art est en sol un lieu de mémoire accumulant des indices matériels que certaines analyses scientifiques aident souvent à déchiffrer. Les découvertes peuvent concerner l'œuvre avant même qu'elle n'existe, lorsqu'une autre composition a été peinte sur la toile utilisée. Elles peuvent aussi mettre en évidence les modifications effectuées par l'artiste en cours d'exécution ou révéler les aléas de la vie des tableaux bien après leur achèvement.
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Par Marie-Dominique Nivière
Extrait de Visions d'Orient, des cités mésopotamiennes à la Jérusalem des Croisés ![]()
Une exceptionnelle donation d’archéologie orientale – près de 1600 pièces – est désormais présentée au musée des Beaux-Arts d’Agen grâce à la générosité du diplomate libanais Camille Aboussouan.
Constituée sous les auspices de la légende de l’Enlèvement d’Europe, princesse phénicienne que Zeus séduisit avant de la déposer en Crète, carrefour des civilisations africaine, asiatique et européenne, la collection Aboussouan, marquée par la double origine du donateur (français par sa mère, libanais par son père), rappelle les liens étroits et historiques entre l’Orient et l’Occident ; elle constitue aujourd’hui un des aspects majeurs de la section archéologique du musée.
Camille Aboussouan a commencé très jeune à acquérir des objets sur le marché de l’art, provenant principalement du Liban, de la Syrie et de l’ancienne Mésopotamie. Figurines féminines, chars miniatures ou animaux de terre cuite, tablettes cunéiformes, bijoux, précieuses verreries ou vaisselle quotidienne, armes et outils de bronze, monnaies : tous ces objets sont d’émouvants témoignages de la vie quotidienne, des usages et des croyances des populations qui ont vécu dans cette région du monde du IVe millénaire av. J.-C. jusqu’à l’époque des Croisades. Ils permettent de suivre les grandes évolutions historiques, culturelles et techniques qui ont marqué l’Orient ancien, berceau de la civilisation occidentale.
Parmi les pièces les plus remarquables de la donation, celles datant des âges du Bronze et du Fer (du IIIe au Ier millénaire) méritent une attention toute particulière.

Tête de cheval en bronze, trouvée dans la région d'Agen. Sans doute un ornement, dont le style est caractéristique de l'art gaulois. Musée d'Agen.
Le banquier Christophe Mazurier et la chanteuse d’opéra Cécilia Bartoli font partie de la dizaine de personnalités du monde de la finance et de la culture qui se sont unies autour de la romancière italienne Donna Leon afin de sauver le Centre de musique baroque de Venise.
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